Le PRCF au côté des travailleurs de la culture.

Le régime Macron, qui fut si long à réagir à l’épidémie virale en février , a mis en place un confinement et un couvre-feu de classe : celui-ci interdit aux citoyens d’aller au spectacle ou de fréquenter les musées, mais il leur prescrit de travailler, d’aller à l’école (où les conditions sanitaires sont souvent “limite”), de prendre le métro aux heures de pointe ou de s’entasser sans contrôle dans les supermarchés, cela dans des conditions sanitaires souvent acrobatiques et sans obligation sérieuse de surveillance de la jauge pour les patrons de grandes surfaces. Les choses en sont au point que, sans ralentir réellement l’épidémie, qui repart à la hausse faute de moyens hospitaliers, thérapeutiques et vaccinaux suffisants, quantité de lieux et d’entreprises à vocation culturelle et créative sont menacés de mort avec de graves conséquences prévisibles pour l’avenir de la culture française et pour la situation sociale et professionnelle des travailleurs et des créateurs concernés.

Qui plus est, pour obtempérer aux constantes injonctions austéritaires de Bruxelles sommant la France de “réduire ses dépenses de santé”, les gouvernements maastrichtiens successifs ont sabordé l’hôpital et la médecine de ville, les rendant inaptes à encaisser les chocs épidémiques… et futurs. Ces mêmes gouvernants ont, à l’unisson des grands actionnaires du CAC 40, cassé la recherche biomédicale française et les capacités de production nationale en matière de vaccin, de masques, d’appareils respiratoires et de recherche thérapeutique. 

Ce n’est donc pas, sous réserve de protocoles sanitaires stricts et appliqués de manière responsable (non seulement dans les lieux de spectacles mais à leurs entours), en torpillant la culture et en réduisant au chômage et à la misère les artistes et autres intermittents du spectacle, que l’on stoppera la pandémie dans notre pays: il faut pour cela se donner les moyens de dépister, d’isoler, de traiter et/ou de vacciner (sans a priori stupides et empreints de préjugés politiques contre les vaccins russe, chinois ou cubain…) tout en forçant le patronat, les transporteurs et les services publics d’État, Éducation nationale en tête, à protéger sérieusement les salariés, les usagers, les élèves et les étudiants, sans parler des personnes seules atteintes du coronavirus et qui sont trop souvent laissées sans soin et sans vraie supervision médicale à domicile.

C’est pourquoi la commission culture du PRCF appuyée par le secrétariat national soutient l’action des travailleurs du secteur culturel pour une réouverture raisonnée et sanitairement contrôlée des lieux culturels : musées, bibliothèques, cinémas, théâtres, etc.