La crise institutionnelle appelle un bouleversement de l’offre sociale et politique

Malgré les prêches du Parti Maastrichtien Unique (qui va du RN euro-compatible à l’union des euro-gauches pseudo écolos, pseudo socialistes, pseudo communistes et mollement insoumises passant par les LR, les LREM et le PS), la masse des électeurs français, jeunes et ouvriers en tête, a confirmé par l’abstention de masse son rejet d’un système institutionnel conçu pour exclure du champ officiel les forces radicalement euro-critiques et anticapitalistes. Pas plus que les députés actuels, “élus” par 44% des inscrits de 2017, pas plus que les présidents successifs qui ont entériné de fait le viol de facto du Non populaire à la constitution européenne, ces gens n’ont la moindre légitimité pour parler au nom du peuple, et encore moins pour imposer en son nom la masse de privatisations, de délocalisations et de contre-reformes que Macron et autres proconsuls de Bruxelles et Berlin sont chargés de faire passer à l’arrache sur fond d’euro-dislocation et de fascisation du pays.

Dans ces conditions, la question pressante qui est posée aux vrais communistes, c’est-à-dire à ceux qui ne relaient pas avec componction les dérives électoralistes tour à tour beaufs ou boboïsantes de M. Roussel, est de savoir si oui ou non ils vont enfin s’unir sur une ligne à la fois antifasciste, patriotique, anti-impérialiste, anticapitaliste sans tourner 107 ans autour du pot, à savoir : la France doit-elle sortir par la gauche, par la voie des nationalisations démocratiques et du Frexit progressiste, dans la direction révolutionnaire du socialisme-communisme pour notre pays, de l’UE, de l’euro et de l’OTAN ?

C’est cette stratégie novatrice claire et précise que porte le PRCF en appelant à construire le des syndicalistes de classe, des gilets jaunes et des militants progressistes émancipés de l’UE et de sa mensongère Europe sociale.

Plus que jamais il apparaît plus clairement que le soleil à midi qu’il n’y a rien entre cette Alternative rouge et tricolore incarnée notamment par la campagne de Fadi Kassem, et l’étau politique de la fascisation et de l’euro-dissolution nationale. À chacun de prendre à temps ses responsabilités devant l’histoire. Chaque jour présents sur le terrain, les militants franchement communistes du PRCF prennent les leurs.

Georges Gastaud co secrétaire national du PRCF – 27 juin 2021 -20h