La contre-révolution et le capitalisme mondialisé mènent l’Humanité à sa perte.

7 novembre 2018, anniversaire de la d’Octobre, déclaration du PRCF :

La contre-révolution et le capitalisme mondialisé mènent l’Humanité à sa perte.
La voie ouverte par reste celle de l’avenir !

Le 7 novembre 1917, approuvés par l’écrasante majorité des Soviets ouvriers et paysans de Russie, les ouvriers bolcheviks victorieux hissaient le drapeau rouge du prolétariat et de la paysannerie révolutionnaires sur les principaux monuments du pays. Annoncée en France par la Conjuration des Égaux de Gracchus Babeuf, puis par les insurrections ouvrières et républicaines de 1830 et de 1848, brièvement concrétisée par la  Commune de Paris, une ère nouvelle commençait pour l’humanité, celle du passage révolutionnaire des sociétés de classes, fondées sur l’exploitation de l’homme par l’homme, aux sociétés socialistes en marche vers le , dans lesquelles, selon le mot de Marx, « le développement de chacun devient la clé du développement de tous ».

Prolongé en 1945 par la prise de Berlin par l’Armée rouge, par les immenses avancées sociales que la défaite du fascisme, phalange de choc du capitalisme-impérialisme a permises durant des décennies y compris dans les pays capitalistes (en France, on pense aux conquêtes sans égal des ministres communistes du gouvernement de la Libération, les Thorez, Billoux, Croizat, Casanova, Wallon, Paul, alors que Jacques Duclos présidait l’Assemblée nationale), amplifié par la Révolution chinoise, par l’extension du camp socialiste à l’Europe de l’Est et à une partie de l’Allemagne, dynamisé par la Révolution cubaine (1959) et par la victoire historique du peuple vietnamien (1975), accompagné par la lutte des femmes symbolisée par la communiste Clara Zetkin, stimulé par l’impétueux mouvement, encore inachevé, de décolonisation de l’Afrique subsaharienne, des pays arabes, de l’Amérique latine, de l’Asie du Sud-Est, le mouvement enclenché par les bolcheviks russes et démultiplié par l’Internationale communiste et par les partis communistes nationaux, a séculairement mis sur la défensive les exploiteurs en apportant aux travailleurs exploités, aux femmes humiliées et aux peuples bafoués l’espérance d’une vie de liberté, d’égalité et de fraternité, réalisant enfin les grandes aspirations humanistes de la Révolution française.

Depuis que l’URSS et le Mouvement communiste international ont été défaits, un vent mauvais souffle sur le Monde

Depuis que l’URSS, le camp socialiste et le Mouvement communiste international de première génération ont été défaits par la confluence mortifère de l’impérialisme (guerre idéologique intense, course aux armements et préparatifs très concrets de croisade nucléaire contre « l’Empire du Mal soviétique » à l’époque de Reagan-Bush) et de l’opportunisme-révisionnisme interne (la trahison grossière de Gorbatchev-Eltsine a été préparée des décennies de dérives internes ; en France, la dénaturation devenue irréversible du PCF-PGE a démarré dès le milieu des années 70, bien avant Hue et le congrès de Martigues, avec l’abandon du ), un mauvais vent contre-révolutionnaire souffle sur les ex-pays socialistes (en Russie on en est à détruire la retraite à 60 ans, instituée depuis 1930 !), sur le monde, sur l’Europe et sur notre pays lui-même:

  • À l’Est, les conquêtes socialistes des peuples (plein emploi, développement planifié, éducation et soins gratuits, logement bon marché, culture à la portée de tous, création scientifique et artistique en langue nationale…) ont été ravagées, plongeant une bonne partie des couches populaires dans la sidération et, pour le moment, dans une nostalgie encore empreinte de passivité.
  • Dans les pays du Sud, les guerres ravageuses de reconquête impérialiste, les blocus, les ingérences, les « sanctions » contre les pouvoirs progressistes, font des millions de victimes et causent d’immenses migrations contraintes.
  • Dans nombre de pays, les droits des femmes sont en franche régression pendant que l’obscurantisme religieux, allié de l’impérialisme, a repris son offensive sous le drapeau dévoyé de l’ « islam », du nationalisme hindouiste, de l’intégrisme catholique (Pologne), du sionisme néocolonial (martyre infligé en permanence aux Palestiniens par Israël), ou « évangéliste » (c’est ce type d’ « Église » liée à la C.I.A. qui a porté au pouvoir Trump ou le fasciste brésilien Bolsonaro).
  • En France, l’auto-effacement du PCF, inféodé au PS et au PGE et devenu violemment antisoviétique, les dérives aussi de la confédération CGT abandonnant le syndicalisme de classe pour l’euro-réformisme de la CES, ont amplifié le tropisme droitier de la social-démocratie, lequel a finalement nourri la montée du FN, la « communautarisation » et l’ultra-droitisation de toute une partie de la société. La filiation et les interactions étant très directes entre la Révolution jacobine et la Révolution bolchévique (via 1793, Babeuf, Blanqui, la Commune, le PCF et les acquis du CNR dénoncés comme « soviétiques » par toute une partie du MEDEF), la liquidation du camp socialiste mondial et le sabordage du communisme français officiel ont alimenté une fascisation sourde de la société.  Celle-ci trouve son aboutissement dans la montée du lepénisme, mais aussi dans le très agressif pouvoir macronien, le plus antisocial, antinational, policier, belliciste et liberticide que notre pays ait eu depuis des décennies. Au point que, destruction du système social issu de 1945, « saut fédéral européen » (gouvernement de la zone euro, défense européenne, etc.), « pacte girondin » (démontage de la République une et indivisible au profit de l’euro-régionalisation/métropolisation du territoire), substitution systématique du tout-anglais des affaires à la langue française, la France façonnée par 1789, 1793, 1936, 1945 et 1968 est « en marche » accélérée vers l’euro-désintégration atlantique.
  • Et tout cela s’opère sur fond de fascisation de l’Europe (où nombre de PC sont interdits pendant que l’extrême-droite s’empare d’un nombre croissant de capitales), d’hégémonie de l’impérialisme allemand, de marche à la guerre atlantique contre la Russie et l’Iran, de sabotage du retour à la paix en Syrie, de pilonnage fasciste des expériences progressistes en Amérique latine, d’irresponsabilité historique et anthropologique majeure de l’impérialisme-capitalisme uniquement soucieux de course au profit maximal sur le terrain environnemental. De plus en plus, il apparaît que le capitalisme-impérialisme mène l’humanité à sa perte et que le -communisme, dont la défaite est provisoire, reste l’avenir de l’humanité !

Ne cachons pas le bilan globalement négatif de la contre-révolution

  • Bref, le « bilan globalement négatif » n’est pas celui que l’on croit : même si de lourdes fautes ont été commises ici ou là au cours de la première expérience socialiste de l’histoire, – ce qui appelle une autocritique marxiste constructive, et non pas une auto-flagellation sans fin -,il suffit de comparer l’avant et l’après de la contre-révolution à l’Est au lieu de réciter la vulgate antisoviétique inculquée depuis les bancs du collège, pour constater que le bilan catastrophiquement négatif est celui de la destruction du socialisme réellement existant, défauts compris. La restauration mondiale du capitalisme est à la source de la suicidaire « mondialisation » néolibérale et de son pendant européen, l’UE de Maastricht et des traités supranationaux destructeurs qui l’ont arrimée à l’OTAN et organisée comme une machine continentale destinée à stranguler les peuples, les travailleurs et la gauche populaire et progressiste. C’est pourquoi en ce 7 novembre, le PRCF invite tous les communistes, tous les progressistes conséquents et réellement dignes de ce nom à… Étudier sans préjugé l’œuvre théorique et pratique considérable de Lénine, revendiquer haut et fort l’héritage du bolchevisme et du -léninisme, fustiger les conceptions opportunistes qui, tout en ménageant Gorbatchev et en frayant avec les restes de l’eurocommunisme diviseur, ne cessent d’accabler l’URSS lâchement présentée comme un « échec » global
  • Défendre les communistes persécutés partout dans le monde, et d’abord en Europe de l’Est, notamment en Pologne, en signant et en faisant signer la pétition unitaire et plurielle qu’a remise récemment à l’ONU une délégation du PRCF contre la délégalisation du PC de Pologne. Toute persécution anticommuniste conduit inéluctablement à stranguler les libertés de tous !
  • S’affirmer plus que jamais solidaire de Cuba socialiste, des peuples et des progressistes latino-américains (Venezuela, Bolivie, Nicaragua, Équateur, Brésil…) qui résistent à la subversion yankee et oligarchique contre les acquis populaires et la souveraineté des peuples ;
  • Déployer la solidarité avec le peuple et avec la jeunesse héroïques de Palestine ;
  • Combattre à boulets rouges la marche à la guerre impérialiste du bloc euro-atlantique contre le peuple russe, dont l’apport fut majeur dans la libération du monde du joug hitlérien. Non aux préparatifs militaires contre le peuple iranien, contre le peuple nord-coréen, en se souvenant que l’impérialisme, y compris l’impérialisme « européen » et pseudo-« français », est l’ennemi principal de tous les peuples, y compris celui de notre pays détruit par la politique de (dés-)intégration euro-atlantique.
  • Combattre l’impérialisme « français » en Afrique et au Proche-Orient car les ingérences de Paris contre le Mali, la Centrafrique, la Côte d’Ivoire, la Syrie, la Libye, ne servent que les transnationales tout en nuisant aux peuples concernés ainsi qu’au peuple français et à la Francophonie internationale, que le maintien insidieux de la « Françafrique » discrédite indûment.
  • Combattre de front la « construction » européenne en cessant de flirter de quelque façon que ce soit avec le mensonge social-maastrichtien de « l’Europe sociale », de « l’euro remis au service des peuples », de « la réorientation de la BCE au profit des services publics » et autres sornettes rabattant les travailleurs vers l’euro-réformisme en les empêchant de voir que la « construction » européenne est le strict symétrique de la construction sociale, patriotique, antifasciste et sociale dessinée par le programme du CNR. C’est dans cet esprit que le PRCF organisera prochainement un Tour de France du Frexit progressiste, antifasciste et internationaliste ouvert à tout démocrate désireux de débattre sereinement de la perspective politique ;
  • Opposer à la « construction » européenne un programme communiste et progressiste de reconquête de la souveraineté nationale, de nationalisations démocratiques, de reconstitution du produire en France agricole, industriel et artisanal, de démocratisation en profondeur des institutions (en particulier, il faut mettre fin au régime antidémocratique de la « 5ème République » asservie aux diktats germano-européens), la coopération libre et égale avec tous les pays du monde, y compris avec la Chine, la Russie et tous les États qui veulent respecter le droit des nations à disposer d’elles-mêmes hors de toute ingérence impérialiste ; la perspective clairement posée avec ce programme de transition révolutionnaire serait de construire le grand rassemblement populaire majoritaire indispensable pour isoler et vaincre le grand capital et le MEDEF arc-boutés sur la « construction euro-atlantique ».
  • Tout cela dans la perspective reconstruite d’une lutte idéologique acharnée contre le capitalisme et pour le socialisme-communisme, avenir de la paix, de la démocratie, du progrès social, de la transition écologique véritable, de la coopération, de la paix et de l’humanité.

Face à l’exterminisme capitaliste, ses guerres impérialistes, sa destruction de la planète : la Patrie ou la mort, le socialisme ou mourir

Plus que jamais, comme le disait Fidel Castro, « la patrie ou la mort, le socialisme ou mourir ! ». Car le socialisme-communisme est la seule issue objectivement ouverte pour la survie et le développement de l’humanité ! Plus que jamais :  « prolétaires de tous les pays, peuples opprimés du monde, amis des nations libres, de la planète et de l’humanité laborieuse, unissons-nous ! ».

Pour le PRCF,

  • Léon Landini, ancien officier FTP-MOI, , Médaille de la Résistance française, Grand Mutilé de Guerre, décoré par l’Union soviétique, officier de la Légion d’honneur, président du PRCF
  • Pierre Pranchère, ancien député de la Nation, Combattant Volontaire de la Résistance, vice-président du PRCF, président de sa commission internationale du PRCF,
  • Jean-Pierre Hemmen, fils de Jean Hemmen (militant du Komintern, organisateur des Brigades internationales d’Espagne, Fusillé au Mont-Valérien), directeur de la revue Étincelles
  • Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF, philosophe, fils de Résistant (décoré par la France, les Etats-Unis et la Pologne populaire),
  • Fadi Kassem, agrégé d’histoire, coordinateur du PRCF en région parisienne
  • Jo Hernandez, ancien responsable syndical CGT dans le Tarn, responsable national Luttes du PRCF
  • Vincent Flament, rédacteur en chef d’Initiative Communiste, militant internationaliste
  • Annette Mateu-Casado, trésorière nationale du PRCF, fille de combattants antifranquistes
  • Jany Sanfelieu, secrétaire à l’organisation du PRCF, fille de combattant républicain espagnol
  • Annie Lacroix-Riz, membre du PRCF, professeur émérite d’histoire contemporaine à Paris-VII
  • Gilliatt de Staërck, conducteur, chanteur, animateur national des JRCF,
  • Antoine Manessis, responsable de l’action unitaire du PRCF, fils de Résistants communistes
  • Aymeric Monville, philosophe et publiciste, militant culturel,
  • Christophe Pouzat, neurobiologiste, secrétaire adjoint de la commission internationale du PRCF.