Non à la destruction des allocations familiales, de la SECU et de l’ensemble de la protection sociale issue du CNR – déclaration du PRCF

Non à la destruction des allocations familiales, de la et de l’ensemble de la protection sociale issue du – Déclaration du secrétariat politique du  et de la commission luttes

Le 22 octobre 2014

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Le gouvernement Valls-. et Macron-Merkel a décidé d’en finir avec le principe fondateur de la Sécurité sociale qui est l’universalité des prestations.

Les sociaux-libéraux en place (sociaux en paroles, néolibéraux en pratique) veulent en effet soumettre les allocations familiales à « conditions de ressources ». Malgré son emballage pseudo-« égalitariste », cette disposition, actuellement débattue à l’Assemblée nationale, est mortifère pour l’avenir de la Sécu, des allocations familiales et de l’ensemble du système social issu de 1936 et du CNR.

Rappelons d’abord que lorsque le ministre Ambroise Croizat a construit la Sécu à la Libération, il l’a fondée sur le principe « de chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins » (Marx), prétexte au nom duquel la droite ultra ne cesse de qualifier grotesquement la France de « dernier Etat du monde ».

Rappelons aussi qu’à l’époque de Robespierre, la Première République française avait disposé que tous les enfants de France n’étaient pas seulement ceux de leur famille respective, mais ceux de la République (ce qui se traduisit ultérieurement par l’idée d’une instruction publique générale, gratuite, laïque et obligatoire).

Soumettre les allocations à conditions de ressources, ce sera négligeable pour les milliardaires qui veulent supprimer l’ensemble de la protection sociale. Mais, cela revient à exclure rapidement de la protection sociale les couches moyennes et les couples de salariés, notamment les ouvriers qualifiés, techniciens, ingénieurs, cadres… Et le précédent des Allocations familiales s’imposera ensuite non seulement aux remboursement des soins, mais aux retraites et aux indemnités chômage que certains voudraient réduire au minimum vital et dissocier totalement de la qualification POUR OBLIGER N’IMPORTE QUEL CHOMEUR A ACCEPTER N’IMPORTE QUEL « EMPLOI » à n’importe quel salaire…

En outre, cette manière de faire a pour BUT REEL de faire en sorte que rapidement, les couches moyennes « décrochent » du système social et qu’elles refusent de le financer par leurs impôts et par leurs cotisations puisqu’elles ne feront que payer sans cesse sans jamais rien recevoir. COMME LE PRCF L’A RECEMMENT EXPLIQUE DANS UN « BILLET ROUGE » publié sur www.initiative-communiste.fr et intitulé « LA SOCIAL-DEMOCRATIE DIVISE LE PEUPLE », ce sera alors la mort, voire le suicide sous influence de la protection sociale « à la française », ; en effet, la destruction du principe d’universalité fera que cette mort risque d’être RECLAMEE par une partie croissante des assurés sociaux. De même que les attaques incessantes contre les retraites par répartition vont finir par provoquer le décrochage des jeunes du financement des retraites : en effet, les contre-réformes successives les obligent à cotiser… alors que l’âge du départ en retraite est sans cesse repoussé pour les nouvelles générations !

Enfin, il est très vrai que les mesures odieuses du PS vont porter un coup à la vitalité démographique de la France, qui restait un puissant atout pour l’avenir de notre nation.

CE PROCEDE MACHIAVELIQUE EST UNE HONTE pour le PS et pour tous les PARLEMENTAIRES QUI NE VOTERONT PAS CONTRE DE TELLES MESURES RADICALEMENT ANTISOCIALES. D’autant que le vrai but de Hollande, Valls, Touraine, Sapin et autres destructeurs badigeonnés de rose, n’est pas de « rétablir la justice sociale », comme ils le prétendent, car

les économies faites sur les couches moyennes n’iront en rien aux « couches défavorisées » et aux travailleurs les moins bien payés mais aux BANQUES par le biais du « remboursement de la dette » aux marchés financiers. Au lieu de quoi, il faudrait revenir à un système permettant à l’Etat d’emprunter à la Banque de France nationalisée à des taux très faibles au lieu de dépendre des prédateurs du système financier international auxquels la Banque centrale européenne, gavée de l’argent public et dépositaire de tout l’or français, se soumet volontairement en leur octroyant des prêts à des taux dérisoires tout en strangulant le peuple français (et les autres peuples dits « du Sud ») ;

Quant à l’UMP et aux prétendus « centristes » Bayrou et Cie, leurs criailleries contre les « mesures antifamiliales du PS » ne méritent que le mépris : non seulement ces partis sont d’accord pour sauver l’euro et rembourser les usuriers internationaux en dépouillant les travailleurs et le peuple de France, mais leurs propositions de guerre sociale contre les retraites, la fonction publique, l’Education nationale, le Code du travail, le CDI, les prudhommes, vont encore plus loin que celles du PS qui leur ouvre la voie.

Quant aux prétendus « frondeurs » et à l’ultra-maastrichtienne Aubry (qui fut la 1ère à proposer de moduler les allocations sous Jospin !), libre à Pierre Laurent (PCF-PGE) de les courtiser pour construire avec eux une énième version de feue l’euro-gauche plurielle en faillite ; chacun verra bien si Aubry et les « frondeurs » ont le courage politique, non pas de s’abstenir sur ces mesures en comptant sur les bourgeois du PRG et de l’UDI pour faire passer les textes, mais de VOTER CONTRE le lancement en grand du dé-(maas)tricotage de la Sécurité sociale.

PLUS QUE JAMAIS, ENTRE LEUR MAUDIT EURO, LEUR MORTIFERE UE, LEUR DESTRUCTIF REMBOURSEMENT DES USURIERS DES BANQUES ET LA DEFENSE DE LA FRANCE et de ses ACQUIS SOCIAUX, IL FAUT CHOISIR. La responsabilité des états-majors syndicaux euro-formatés qui restent passifs devant ces prédations ou qui n’organisent que des réactions symboliques, sans chercher à construire le « tous ensemble en même temps pour GAGNER » est écrasante.

C’est pourquoi le PRCF lance un appel pressant à toutes les organisations franchement communistes et franchement républicaines pour qu’elles préparent ensemble et sans plus tarder une grande manifestation unitaire pour la souveraineté nationale, la protection sociale, les retraites, les salaires, les services publics, le produire en France, les libertés démocratiques, la paix et la coopération entre tous les pays, et pour la sortie de la France de l’euro, de l’UE et de l’OTAN, dans la perspective d’une rupture révolutionnaire avec la domination du grand capital.

édité le 24 octobre 2014

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