#Coronavirus : LES COMMUNISTES À L’AVANT-GARDE POUR L’APPLICATION DES MESURES-BARRIÈRES INDIVIDUELLES ET COLLECTIVES INDISPENSABLES À LA SANTÉ PUBLIQUE ; MAIS « EN MÊME TEMPS », UNION ET ACTION POUR UNE COOPÉRATION INTERNATIONALE AFFRANCHIE DES HORREURS DE L’EURO-MONDIALISATION CAPITALISTE !

Par Georges Gastaud, secrétaire national, Fadi Kassem, secrétaire national adjoint, Gabriel Casadesus et Jean-Claude Houseaux, responsables de la commission du Pôle de Renaissance Communiste en France

Les mesures annoncées ce 12 mars par Emmanuel Macron pour freiner le coronavirus sont, pour certaines, nécessaires (« mesures-barrières » individuelles et collectives), même si elles interviennent trop tardivement et davantage dans la réaction que dans la planification (par ex. l’indispensable fermeture des établissements scolaires).

 Par ailleurs, à supposer qu’il faille absolument maintenir le calendrier des municipales, quelles mesures contraignantes seront-elles prises par les autorités nationales et locales, dans les bureaux de vote, pour protéger les électeurs et ne pas surexposer à la contagion les présidents de bureau et autres assesseurs, tous partis confondus ?

 À plusieurs reprises, Macron a souligné qu’il fallait privilégier la santé publique et n’avoir cure des coûts immédiats pour terrasser l’épidémie. Nous l’avons toujours dit, mais cette exigence humaniste est en contradiction avec ce que Macron a fait, plus encore que ses prédécesseurs maastrichtiens, les Raffarin, Sarkozy, Hollande, pour stranguler les services publics, notamment l’hôpital, et pour réduire les acquis sociaux dans notre pays (retraites, remboursements maladie, indemnités chômage, niveau des salaires, investissement sur l’école, la recherche et l’université, etc.) au nom des INDÉFENDABLES « critères de Maastricht » associés à la monnaie unique européenne.

 Par ailleurs, les propos de Macron condamnant implicitement la mondialisation néolibérale et réclamant plus de « souveraineté » (« française et européenne », alors que la seconde phagocyte notoirement la première !) ne sont pas loin de rappeler le discours mensonger de Sarkozy en 2008 : ce destructeur des acquis syndicaux français osait alors se présenter en héraut de la résistance antilibérale dans le monde ! Quant au « nouveau Monde » cher à Macron, il n’est rien d’autre qu’une dérégulation sauvage détruisant l’indépendance de la France et les conquêtes du CNR sur l’autel de la « l’économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée ».

 Quel aveu néanmoins, s’agissant d’un chantre du néolibéralisme tel que lui, que de voir Macron renier – dans les mots ! – la mondialisation capitaliste et faire l’éloge de la « solidarité », du « faire nation », voire de la Sécu à la française créée par Ambroise Croizat ! Ces déclarations sont liées au fait que des millions de Français comprennent mieux désormais, à la lumière de la pandémie, que la mondialisation néolibérale, et son antenne européenne qu’est l’UE, ne « protègent » pas les peuples : au contraire, elles les livrent aux pandémies à répétition, à la surchauffe climatique, à la guerre économique permanente et à la spéculation la plus éhontée ! Car au moment où le président des hyper-riches en appelle à l’union sacrée des Français de base contre le virus, ses bons amis actionnaires – et tout particulièrement ceux de la place financière « française » – jouent contre l’économie réelle et contre ce qui reste du produire en France en organisant une spéculation baissière sans précédent, même en 2008 !   Dans ces conditions, le PRCF

 appelle les citoyens

1.           à respecter avec la plus grande discipline les mesures-barrières et à LES FAIRE RESPECTER AUSSI PAR LE PATRONAT et par l’ÉTAT y compris par la suspension des activités de travail partout où elles sont dangereuses pour les travailleurs et les usagers : ce n’est pas au contribuable de payer les indemnités pour chômage partiel des grandes entreprises du CAC 40, les patrons des firmes monopolistes qui ont reçu des milliards de l’État doivent assumer leurs responsabilités et non ruiner un peu plus les finances publiques. Solidarité de classe sur chaque lieu de travail, il y va de la vie humaine qui doit passer avant n’importe quelle considération de profitabilité !

2.           à exiger de l’État des milliards pour l’hôpital public et ses personnels : AU DIABLE LES CRITÈRES DE MAASTRICHT !

3.           à sortir “de la loi du marché” et “quel qu’en soit le coût” – on cite le discours d’hier soir de Macron – l’alimentation, les médicaments, etc.

4.            à exiger la réquisition des moyens industriels nécessaires pour produire en urgence les ressources médicales indispensables (masques, etc.)

5.            à exiger une vraie coopération internationale d’État à État (européens et non européens qui est le contraire de l’anarchie de la production que signifie le capitalisme, ce système proprement exterministe qu’aggravent encore l’UE, l’OMC, le FMI et toutes les autres institutions mortifères du grand capital.

6.           Solidarité « en bas » (travailleurs, voisins, etc.) pour s’entraider sans considération d’argent ! solidarité entre les peuples ! Réapprenons à « faire nation » en bas, non pas AVEC MM. les capitalistes et leurs commis politiques, mais avec tous ceux qui préfèrent l’intérêt général à leur avantage privé !

7.            Nationalisation des labos pharmaceutiques sans indemnités pour les actionnaires incapables d’approvisionner correctement le pays en médicaments

8.            Suspension sine die de toutes les contre-réformes tournées contre ceux que Macron appelle « les plus fragiles » : retraites, indemnités chômage, services publics, etc.

Faisons face au coude-à-coude à l’horreur du coronavirus. Mais n’oublions pas qu’il ne pourrait pas frapper ainsi toute l’humanité s’il n’avait pour vecteur planétaire un système capitaliste de plus en plus débridé qui fait passer le profit avant la vie. Plus que jamais, comme disait Fidel Castro, la question posée est : « le socialisme ou la mort !» ; car soit l’humanité se débarrassera à temps du capitalisme, soit le capitalisme finira par détruire l’humanité, et il ne s’agit pas d’échéances à très long terme !  

 Le PRCF termine en remerciant tous les travailleurs qui continuent à faire tourner le pays, et spécialement à soigner les gens quitte à se mettre eux-mêmes en danger ; alors que, honteusement, les capitalistes s’efforcent de maximiser leurs gains en appelant l’État à la rescousse et en spéculant sans vergogne contre l’économie réelle.

4 Commentaires de lecteur “#Coronavirus : LES COMMUNISTES À L’AVANT-GARDE POUR L’APPLICATION DES MESURES-BARRIÈRES INDIVIDUELLES ET COLLECTIVES INDISPENSABLES À LA SANTÉ PUBLIQUE ; MAIS « EN MÊME TEMPS », UNION ET ACTION POUR UNE COOPÉRATION INTERNATIONALE AFFRANCHIE DES HORREURS DE L’EURO-MONDIALISATION CAPITALISTE !

  1. Francois V
    13 mars 2020 at 12:50

    Excellente analyse ! Il est indispensable d’avoir présent à l’esprit ces éléments de réflexion.
    Hier soir, il était scandaleux d’assister au pitoyable spectacle d’un Macron vantant les mérites des travailleurs au service de la Santé, ces “héros en blouse blanche” (sic), alors qu’il les méprise depuis des mois, et qu’il intensifie la casse de tous les services publics restants. Principalement tout ce qui concerne la Santé.

  2. ARPONTAR
    17 mars 2020 at 09:48

    L EUROPE DES PEUPLES N existe pas ni celle de la “santé” l’écologie armée LA FINANCE SEULEMENT §§§§§§

  3. 18 mars 2020 at 00:39

    Guy-17-0he 45.
    Ok sur l’analyse, en raccourci, j’ajoute simplement que les entreprises ont les moyens de financer les salaires et qu’elles doivent ne pas rembourser leurs dettes pour assécher le capital financier à l’opposer des propositions de MACRON qui vont accroître la spéculation et la crise financière.

  4. Solidarność
    19 mars 2020 at 06:48

    Macron président impérialiste de la guère … :
    Guère de masques,
    Guère de lit aux urgences,
    Guère de lits dans les hôpitaux,
    Guère de respirateurs,
    Guère de solidarité
    Guère de retraite,
    Guère de sécurité sociale,
    Guère de tout.

    Par contre Guerre contre le peuple.