9 novembre (1970), 11 novembre (1940) : face aux collabos révisionnistes, défendons la Résistance communiste !

Les communistes ont été de très loin la première et principale force de la en France, payant pour la libération du pays et la victoire contre le fascisme un lourd tribu

En l’espace de deux jours, le négationnisme historique qui s’abat sur la Résistance a frappé un grand coup, et cette fois-ci sans uniquement concerner les communistes qui ont une nouvelle fois été la cible des calomnies, injures et accusations négationnistes de la part des ennemis de classe réactionnaires et fascisants. Cela a commencé avec l’Action française, dont l’immense majorité des membres a massivement approuvé et participé au régime pétainiste tout en menant la chasse aux Juifs et aux communistes – sans parler de la collaboration avec l’Allemagne nazie de nombre d’entre eux –, qui a osé écrire à Gérald Darmanin pour exiger la dissolution du Parti communiste français (PCF), accusant ce dernier d’être le parti des « 75.000 collaborateurs » ! À ce niveau, ce n’est même plus de la calomnie, mais le néant absolu de la (non-)pensée rationnelle et factuelle. Bien entendu, l’Action française aura beau jeu de s’engouffrer dans la brèche ouverte par la honteuse résolution adoptée par le Parlement européen le 19 septembre 2019, assimilant le nazisme au communisme…

Et comment ne pas citer l’antijacobin et anticommuniste primaire Michel Onfray, faux subversif « antisystème » (en tout cas, ni anticapitaliste ni antifasciste : tout le contraire de ce que fut le Front populaire !) qui n’a pu s’empêcher, une nouvelle fois, de déverser toute sa billevesée haineuse envers les communistes désormais accusés de véhiculer un « immonde antisémitisme » et d’avoir les Juifs comme « ennemis communs avec les nazis » – calomnie assez cocasse de la part d’un admirateur de Proudhon qui, lui, contrairement à Marx, Engels et Lénine, a clairement versé dans l’antisémitisme (au point que fut fondé le fasciste Cercle Proudhon en 1911…).

            Mais en ce 9 novembre 2020, jour du 50e anniversaire de la mort de Charles , M6 a choisi de célébrer… l’hymne états-unien. En effet, lors de l’émission « Morning Night » (en globish, naturellement…) a été entonné l’hymne national des États-Unis à la suite de la victoire de Joe Biden[1]. Et voilà que M6 préfère rendre hommage à un partisan acharné de la guerre en Irak en 2003, un ennemi juré de la Russie et de la Chine – Chine populaire que de Gaulle reconnut officiellement en 1964 – mais aussi des républiques progressistes et socialistes d’Amérique latine, de l’Iran et de la Syrie, un homme qui a su s’illustrer par ses propos racistes envers les Afro-Américains par le passé[2], plutôt qu’à l’un des grands résistants de la France ; quant à espérer entendre l’hymne de la France, la Marseillaise, patriotique et révolutionnaire, n’y comptons nullement ! Un sacré déshonneur vis-à-vis du général de Gaulle, qui s’opposa à l’établissement d’une administration militaire états-unienne en France – AMGOT – en 1944 et qui décida de faire sortir la France du commandement militaire de l’OTAN (réintégré en 2009 à la suite de la décision du laquais atlantiste Sarkozy) ; notons au passage que de Gaulle, féru d’histoire et réaliste géopolitique, admit au moment de la signature du pacte franco-soviétique de décembre 1944 que « les Français savent que la Russie soviétique a joué le rôle principal dans leur libération ». Quand l’atlantisme et le globish transforment la France en colonie…

Un des premiers actes de résistance dans Paris occupé: le 11 novembre 1940, les lycéens et étudiants bravent l’interdit et manifestent pour commémorer la victoire de la France contre l’Allemagne en 1918. Parmi eux, beaucoup sont venus à l’appel de l’UEC.
Un des premiers actes de résistance dans Paris occupé: le 1940, les lycéens et étudiants bravent l’interdit et manifestent pour commémorer la victoire de la France contre l’Allemagne en 1918. Parmi eux, beaucoup sont venus à l’appel de l’UEC.

            Par ailleurs, le Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF) tient à la fois à rendre hommage aux milliers de résistants du 11 novembre 1940, qui se réunirent place de l’Étoile à Paris et bravèrent les interdictions de la police et des nazis pour chanter la Marseillaise interdite par les Allemands (sans que protestent Pétain et les collaborateurs antipatriotes), et à réaffirmer son objectif majeur de combattre le négationnisme historique frappant le communisme, que ce négationnisme émane d’Onfray, de l’Action française, de l’UE ou d’autres. Le PRCF a déjà célébré le 11 novembre 1940 à plusieurs reprises, comme lors du 75e anniversaire en 2015[3], et continuera d’entretenir la flamme de la Résistance qui ne s’éteindra pas et qui, portée par le PRCF, visera à en finir avec tout asservissement de la souveraineté nationale et populaire, en alliant les drapeaux tricolore et rouge, la Marseillaise et l’Internationale, comme le fit le PCF de Thorez et Duclos dans le Front populaire, dans la Résistance et à la Libération.

            C’est pourquoi le PRCF milite pour le Frexit progressiste, à savoir la sortie de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme exterministe, condition indispensable pour reconstruire une République une et indivisible, sociale et laïque, souveraine et démocratique, fraternelle et pacifique, afin de conduire l’ensemble des travailleurs et des citoyens vers de « nouveaux Jours heureux » !

Retrouvez les analyses du PRCF dans les vidéos suivantes :

  • Non la France ne sera pas un pays colonisé !

  • Que s’est-il passé le 11 novembre 1940 ? les communistes lancent la résistance !


[1] https://twitter.com/M6/status/1325833583475499013

[2] Hors de question toutefois de regretter Trump, bien au contraire ! Lire ceci : https://www.initiative-communiste.fr/articles/international/elections-aux-etats-unis-fin-du-cauchemar-trump-pas-de-limperialisme-capitalisme/

[3] https://www.initiative-communiste.fr/articles/billet-rouge-2/la-rsistance-communiste-la-preuve-par-le-11-novembre-1940-par-georges-gastaud/