La remontée des luttes sociales (SNCF, EDF, hospitaliers, enseignants, secteur privé) est un motif d’inquiétude pour la « Bande des Quatre réacs » (Macron, Pécresse, Le Pen et Zemmour) qui fait tout pour accaparer la présidentielle 2022, en l’absence d’une franche alternative progressiste médiatiquement visible à l’euro-dislocation de la France, à la fascisation du pays (et de l’Europe !) et aux préparatifs de guerre de l’UE/OTAN à l’encontre de la Russie et de la Chine.
Tout est fait en effet par l’audiovisuel d’État et les médias des milliardaires pour cadenasser la présidentielle sur des problématiques xénophobes, fascisantes, bellicistes (à bas la Russie et la Chine !) et antisociales. Face à cela, les candidats de la gauche institutionnelle prennent la tangente dès qu’on évoque le Frexit progressiste, c’est-à-dire la sortie par la gauche de l’UE imbriquée dans l’OTAN, la nationalisation démocratique des secteurs clés de l’économie et la reconstruction planifiée du produire en France, les attaques contre le grand capital. Dès lors, les mesures sociales proposées par les candidats d’une gauche « radicale » qui n’osent même plus mettre en débat devant le peuple la perspective d’une rupture franche avec l’UE, sont condamnées à l’échec sans un affrontement sans merci avec le grand capital et avec sa marche à l’« État fédéral européen » programmé par Berlin et applaudi par Macron et le ME-DEF.

SÉCESSION(S) DE CLASSE(S) ET MONTEE DES LUTTES

Mais la classe ouvrière de France est intelligente : les ouvriers et les employés qui, en mai 2005, ont massivement voté Non à la constitution d’un État européen et ne sont pas dupes, sont tentés par une très large abstention de classe et un boycott de la présidentielle, comme cela a été le cas pour les européennes, les municipales et les régionales (certains quartiers populaires s’abstenant à 80%). Il s’agit bien d’une sécession de classe, en réponse au séparatisme anti-national des élites oligarchiques et qui heurtera de front la « légitimité républicaine » du futur élu.
Car les ouvriers ne se contentent pas de s’abstenir : avec nombre de salariés d’autres catégories, ils re-prennent insolemment le chemin des luttes et des grèves offensives, passant par-dessus les confédérations syndicales affiliées à la C.E.S. qui ont refusé de se doter d’une plateforme revendicative fédératrice et d’un vrai calendrier de lutte.

COURSE DE VITESSE POUR L’ALTERNATIVE ROUGE ET TRICOLORE ET LA RECONSTRUCTION DU PARTI DE COMBAT !

Le grand capital, son euro-gouvernement, ses chiens de garde fascistes, son Empire européen supervisé par Berlin et Washington, veulent écraser le mouvement ouvrier et enterrer la gauche populaire et patriotique ; mais de moins en moins, « ceux d’en bas » se soumettent aux oligarques. Dans ces conditions, le rôle des militants franchement communistes est, d’une part, d’aider le mouvement social du printemps 2022 à s’organiser et converger sur des revendications de classe claires, tout en appelant les syndicalistes de classe à se fédérer sans attendre ; d’autre part, d’appuyer les projets de construction du parti communiste de combat et d’Alternative populaire et patriotique dont le PRCF est porteur.
Si les communistes, les syndicalistes de lutte, les citoyens républicains et patriotes épris de paix s’y mettent « tous ensemble et en même temps » pour proposer des perspectives fondées, alors la présidentielle euro-verrouillée jouera le rôle d’un couvercle mal vissé qui n’empêchera pas éternellement la « grande explication » inéluctable entre le peuple souverain en révolte (Non de 2005, puis Gilets jaunes) et ses pseudo élites « post-nationales » et de plus en plus tentées par le fascisme.

La course de vitesse est engagée entre fascisation et « explication » populaire :
faisons triompher cette dernière !

 

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220414-tract paix antifascisme