Que valent les droits démocratiques face aux diktats du Capital ? on peut le mesurer à l’aune de la répression du mouvement social à travers d’ignobles violences policières mais également des arrestations politiques massives, le harcèlement judiciaire et les menaces visant les figures des gilets jaunes. Une dizaine de milliers d’arrestations, des milliers de blessés des centaines de blessés graves, un mort et des milliers de condamnations !

Avalanches d’arrestations politiques, harcèlement judiciaire, violences et menaces contre Eric Drouet et Maxime Nicolle

Il y a quelques jours on apprenait que l’automobile et le domicile d’Éric Drouet ont été lâchement attaqués: maison et voiture peintes en jaune, pneus crevés. On ne se souvient pas d’une quelconque condamnation par le ministre de l’Intérieur de ces violences. En même temps, des lieux de réunions de gilets jaunes sont attaqués et incendiés. Là aussi avec le soutien implicite d’un régime Macron qui ne fait que désigner les gilets jaunes comme des ennemis.
Maintenant c’est l’arrestation politique et le harcèlement judiciaire qui visent et Eric Drouet et Maxime Nicole, deux figures principales du mouvement des gilets jaunes.
Le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur semblent se souvenir de l’article 40 du Code Pénal, article dont ils ont pourtant refusé de faire usage s’agissant des violences filmées de M. Benalla, homme de main de l’Élysée et de LREM. Et cet article 40, ils l’instrumentalisent pour intimer à des procureurs aux ordres de harceler judiciairement ces deux porte-paroles d’une opposition populaire qui refuse qu’on la réduise au silence, par le mépris et la violence de classe tout en oubliant qu’ils s’imposent à eux lorsque s’affichent sur tous les écrans de France en haute résolution les sanglantes violences policières qui à chaque manifestation désormais ensanglantent les rues de France.
Tandis que les amendes, les convocations, les condamnations pleuvent sur les gilets jaunes, Benalla et Crase voyagent sous passeports diplomatiques, et l’impunité est la règle pour les violences policières, couvertes, elles aussi, par Macron. De Nice à Besançon, de Toulon à Bordeaux.

L’appel à la solidarité de classe pour stopper ces agissements totalitaires

Le PRCF appelle les communistes, et plus largement l’ensemble des travailleurs à la solidarité de classe et à condamner et faire stopper ces agissements totalitaires. Des agissements qui témoignent de l’accélération de la fascisation d’un régime Macron qui, minoritaire et illégitime, accélère sa fascisation pour imposer de façon autoritaire et violente la mise en œuvre des ordres fixés par l’Union Européenne et à travers elle le Grand Capital.

Ne nous leurrons pas. Ils ont commencé par les Air France et les Goodyears, ils poursuivent par Eric Drouet et Maxime Nicolle. Et ils continueront. Déjà un député des Bouches-du-Rhône appelle à l’interdiction de la CGT ! Déjà des mesures antiterroristes sont utilisées pour attaquer des militants écologistes et des manifestants.  Déjà ils interdisent les manifestations et pour cela arrêtent des milliers d’opposants.

Front antifasciste, populaire, patriotique et écologiste !

Cela suffit. Face à la fascisation En Marche sous les ordres de l’Union Européenne et du MEDEF , opposons un front populaire uni. Un front résolument antifasciste, populaire, patriotique et écologiste.

JBC – PRCF avec le plein soutien de la commission luttes du PRCF