Info Luttes – Un seul mot d’ordre : la lutte dans les entreprises et dans la rue – n° 27 — juillet 2017

Face au nouveau gouvernement fantoche et aux nouveaux députés godillots de la France « en marche », le seul mot d’ordre pour la classe ouvrière est la lutte de classes dans les entreprises et dans la rue, tous ensemble et en même temps, pour créer une véritable opposition à Macron et à son Premier ministre Philippe et s’opposer à la casse du Code du travail et à notre modèle social issu des grandes luttes ouvrières. Il faut faire aboutir les revendications : augmentation du SMIC, réduction de la durée du travail à 32 heures, pour la retraite, revenir aux 37,5 annuités, étendre les CDI avec respect scrupuleux de la période d’essai tout en limitant les CDD, sanctionner les entreprises qui ne créent pas d’emploi alors qu’elles font d’énormes profits, auxquels s’ajoutent les milliards d’euros (40 MILLIARDS EN 2016) de cadeaux offerts par les présidents SARKO ET HOLLANDE, pris dans les poches des travailleurs.

En matière de luttes, nous devons aussi mener le combat pour la sortie de l’UE, de l’euro et de l’OTAN, c’est à dire pour un Frexit progressiste et révolutionnaire.

avec la contribution de la commission luttes/syndicalisme du PRCF


Les en cours :

  • dans les collèges Nadaud et Neruda à Wattrelos les 29 et 30 juin 2017
  • au collège Les Loges à Nevers les 29 et 30 juin 2017
  • au Cham à Amilly depuis le 27 juin 2017
  • de la crèche du CHU Purpan (Toulouse) depuis le 27 juin 2017
  • au collège Cadou à Montoir-de-Bretagne depuis le 27 juin 2017
  • des centres de loisirs et cantines à Versailles dès le 26 juin 2017
  • nationale à la SNCF du 26 juin au 3 juillet 2017
  • au collège Jean-Vilar à Vert-Saint-Denis du 26 juin au 4 juillet 2017
  • des bus et trams CTS à Strasbourg du 25 juin au 9 juillet 2017
  • des cantines et du périscolaire à Rouen du 20 au 30 juin 2017

Les grèves à venir :

  • générale et nationale le 12 septembre 2017
  • Dans les wagons-bars des TGV (SNCF) le 2 juillet
  • chez la compagnie aérienne Transavia du 3 au 9 juillet 2017
  • chez la compagnie aérienne Hop! du 13 au 18 juillet 2017
  • dans les crèches de la ville de Paris le 3 juillet 2017
  • chez Véolia Eau le 3 juillet 2017

Revue de presse des luttes

Lutte gagnante pour les salariés d’Id Logistics Moissy (77)

Source : CGT

Les salariés d’Id Logistics (entreprise sous-traitante du groupe Safran) Moissy étaient en grève reconductible depuis le 14 juin pour le maintien des emplois, des acquis et des salaires.

Durant une semaine les salariés avec la CGT ont mené des actions devant les sites du groupe Safran, devant la préfecture et ont organisé avec les syndicats CGT locaux, la solidarité nécessaire pour assurer la victoire.

Elles et ils voulaient garder leur travail, métier spécifique du fait de la traçabilité exigée dans l’aéronautique.

L’action des salariés, a permis d’imposer une négociation tripartite ID/ logistique/ONET et les représentants des salariés, au terme de cette négociation un accord de fin de conflit a été signé garantissant aux salariés du site, le maintien de leur emploi.

Elles et ils ont fait la démonstration que les salariés sous-traitants ne sont pas des Kleenex !

Premières mobilisations post Assemblée et anti-Macron

Source : CGT

Premières mobilisations post Assemblée et anti-Macron 35 ont eu lieu lundi 19 juin en France, au lendemain des élections législatives, à l’appel du Front social, rassemblant des milliers de syndicalistes, militants associatifs et politiques contre les prévues par Emmanuel Macron et la « destruction sociale » du pays. « Ce soir est le premier épisode d’une occupation des lieux. C’est très important d’être là dès les premiers jours qui suivent les élections législatives. La situation de ce rassemblement est très symbolique : l’Assemblée nationale d’un côté, et l’Automobile club de l’autre où se rencontrent les oligarques qui décident et les lobbyistes qui font valoir leurs intérêts. » Comme la sociologue Monique Pinçon-Charlot, beaucoup ce lundi soir, lendemain de vote, n’estime pas légitime la majorité parlementaire obtenue par la République en marche à l’Assemblée avec un taux d’abstention record de 57 %. Et ils sont venus le crier place de la Concorde à Paris et dans trente-quatre autres villes (Nantes, Lyon, Strasbourg, Toulouse, Le Havre, Bordeaux, Lille…)

Rassemblement place de la Concorde à Paris et dans trente-quatre autres villes (Nantes, Lyon, Strasbourg, Toulouse, Le Havre, Bordeaux, Lille…). « Plus de 27 millions d’inscrits ne sont pas aller voter, rappelle Mickael Wamen l’ex-délégué CGT de Goodyear à Amiens, figure de proue de ce Front social appelant au rassemblement. Ils ne se reconnaissent pas dans une démocratie où les politiques ne respectent pas leurs engagements comme nous l’a montré

François Hollande. Nous avons besoin de gagner dans la rue en créant un outil, une courroie de transmission pour se faire entendre. » Le Front social veut représenter cet outil en agrégeant pour l’instant des syndicats (Sud PTT, CGT info’com, Sud santé sociaux…) peu suivis par leurs confédérations, même si Solidaires à l’issue de son congrès en Bretagne la semaine dernière, appelait dans sa motion générale à manifester dès le 19 juin avec le front social, tout en poussant à de nouvelles initiatives « dans le cadre le plus unitaire possible », à l’image de l’intersyndicale opposée en 2016 à la loi Travail.

A la tribune, un camion sono en lieu et place de la grande roue qui accueille d’habitude les touristes place de la Concorde, les syndicalistes en lutte ou discriminés décryptent le projet délétère de la loi travail XXL en préparation que veut imposer par ordonnances Emmanuel Macron. Mais les revendications sont plus larges :

l’intention annoncée d’inscrire l’Etat d’urgence dans le droit commun épouvantent les militants dont nombreux ont vu leurs actions revendicatives interdites sous couvert de ces lois abusives. Les interdictions préventives de manifester ont d’ailleurs été condamnées le 9 juin par le Conseil constitutionnel. Sur 683 personnes, 574 en avaient fait les frais pendant le mouvement contre la loi El Khomri.

Mouvement de grève EIFFAGE route Sud ouest

Source : CGT

Les délègues syndicaux centraux  CGT, CFDT, FO ont appelé les salaries a un mouvement de grève sur l’ensemble de l’entreprise EIFFAGE ROUTE SUD OUEST,

Cette grève a été un grand succès pour les organisations syndicales, recensant une forte mobilisation sur l’aquitaine dont 85% des salaries étaient devant les portes de leur agences de bordeaux ( Le Haillan ), a Bayonne, la mobilisation a été de 50%,sur Poitou Charente limousin les salaries très mobilisés, avec 90% des effectifs répondant a l’appel, dont au moins 4 agences travaux complètement arrêté par une mobilisation a 100% de l’effectif.  Sur  Midi pyrènes, seul 60% des salaries de l’agence du Tarn  a suivit le mouvement de grève , les agences de Toulouse, du Quercy, se sont abstenu suite a l’affichage et diffusions de SMS de la section syndicale CFDT se positionnant contre ce mouvement de grève, et contre leur DSC.

Le résultat de cette action du 20 juin 2017 a permis a 75% des salaries de EIFFAGE ROUTE SUD OUEST de s’exprimer et revendiquer une reconnaissance de leur travail par des augmentations dignes, du respect de leur emplois par une égalité de traitement professionnels a travail égal salaires et qualifications égales.

Revalorisation de leur déroulements de carrières qui stagnent depuis trop longtemps pour une 1ère mobilisation sur un périmètre aussi important que la région du sud ouest, les délégations syndicales sont fières des salaries qui ont permis que cette journée d’action soit une totale réussite malgré l’action de la CFDT sur Toulouse.

Pour l’agence du Tarn, le mouvement est reconduit pour le 21 juin 2017 avec un entretient avec la direction en courant de matinée

Lutte gagnante  – pour l’emploi, contre la précarité à la médiathèque de Mérignac (33),

Source :CGT

Les agents de la médiathèque de  Mérignac, se sont mobilisés à l’appel de la CGT, de FO et de la CFDT concernant les emplois menacés et la volonté du maire de ne pas reconduire des CDD. Suite à cette mobilisation, la médiathèque a été fermée un samedi matin et des tracts ont été distribués sur la place en face de la médiathèque, accueillant ce jour-là le marché.  Au final le maire a dû revoir sa position et prolonger  les contrats des CDD jusqu’au 31 décembre 2017. Dans le même temps, le maire s’engage au maintien d’un personnel suffisant/jour à la médiathèque, en reconduisant les 4 CDD qui seront prolongés par la suite.

Les postiers de l’Hérault dans l’action

Source : La Marseillaise

Un rassemblement de postiers a eu lieu hier matin devant la PIC à l’appel de la CGT et de SUD. Ils dénoncent la dégradation des conditions de travail au sein de la plateforme industrielle courrier. Mauguio Le rassemblement été prévu hier dès 6h devant la plate-forme industrielle courrier de Mauguio.

Dans le cadre d’un appel national, les fédérations CGT et SUD de l’Hérault avaient déposé un préavis de grève hier à la plate-forme industrielle courrier (PIC) de Mauguio. Un mouvement “bien suivi”, s’est réjoui Zairi Hammezan, secrétaire de la section CGT FAPT qui annonce 80% de grévistes dans la matinée, et en attendait 50 à 60% pour le service de nuit. “Ça faisait sept ans qu’il ne s’était rien passé à la PIC”, rappelle le syndicaliste qui explique cette mobilisation par des “conditions de travail qui se dégradent de plus en plus”. Parmi les revendications des organisations syndicales, la question de la baisse du nombre d’emplois sur le site est l’une des plus préoccupantes. “La direction assure qu’il n’y pas de suppression de postes, mais avec le non remplacement des départs, on va arriver à 17 emplois supprimés d’ici fin 2017”, dénonce Zairi Hammezan. Or, dans le même temps, la PIC de Mauguio devrait “intégrer complètement tout le trafic de l’Aude, du Gard, de l’Hérault, des Pyrénées-Orien- tales, de la Lozère et du Vaucluse”, rappelle-t-il. En clair, c’est ici que va être acheminé tout le courrier de ces six départements pour qu’il soit trié par des machines et remis aux facteurs selon l’ordre de leur tournée. “A cause de la baisse d’activité, la direction veut reprendre sur la PIC toute l’activité des grandes plate formes de distribution (PPDC). Sauf qu’on prend toutes les machines, mais pas toutes les personnes, ce qui fait qu’on se retrouve en surcharge de travail”, explique Zairi Hammezan. Le cégétiste dénonce “des cadences infernales” et une “infantilisation du personnel”. Les postiers craignent particulièrement une nouvelle réorganisation des cycles du travail, notamment la réinstauration du cycle 3h-11h, qui serait “une abstraction complète des recommandations de la médecine du travail pour la santé du personnel”. Il s’agirait également de la création d’une tranche 6h-13h ou de la suppression de celle de 8h à 15h, tandis qu’il y aurait “beaucoup plus de samedis et de lundis travaillés”. “Il y a un ras-le-bol complet”, prévient Zairi Hammezan, qui attend les discussions prévues le 29 juin prochain avec la direction pou décider avec les autres salariés de la PIC de la suite à donner au mouvement. “A la CGT, on n’est pas contre l’évolution, mais il faut que l’évolution sociale suive.” Du côté de la direction, on estime que ce mouvement n’avait pas, hier, eu d’impact sur la distribution du cour- rier, mais pourrait en avoir aujourd’hui. En revanche elle se dit prête à discuter sur “l’évolution du régime du travail” et même “ouverte sur le fond” mais précise qu’on en est qu’au “début de la discussion”. “Le mécontentement s’exprime alors que rien n’est bouclé, s’étonne-t-on. Il faut prendre en compte les désirs des organisations sociales et des postiers, mais aussi les contraintes de production et les exigences en matière de sécurité au travail.

 

Cotisation à plusieurs régimes ? Baisse des retraites annoncées !

Source : FNIC CGT (Fédération Nationale des Industries Chimiques CGT)

Après le décret du 21 mars 2017, qui supprime pour les retraités le plafonnement à 50 % du surcoût des cotisations complémentaires santé après 3 ans, après le projet Macron d’augmenter la CSG de 1,7 % pour les retaite au-dessus de 1 198 € par mois, une autre mauvaise nouvelle se profile pour les retraités au 1er juillet 2017.

Introduite subrepticement par la loi du 20 janvier 2014 (Valls-Macron), la réforme dite de Liquidation unique des retraites des régimes Alignés (LURA), passée largement inaperçu, va entrer en vigueur au 1er juillet prochain. Sous couvert de simplification, elle aura pour effet de réduire le montant de la pension pour environ deux-tiers des retraités dits « poly-pensionnés »

En clair, seront concernés ceux qui ont occupoé durant leur carrières plusieurs emplois et ont cotisé, successivement, alternativement ou simultanément, au régime général (CNAV), au régime social des indépendants (RSI) et à la sécurité sociale agricole (MSA).

A compter du 1er juillet donc, les assurés nés après 1953, qui ont cotisé à ces différents régimes, vont percevoir une seule pension de base au lieu de plusieurs. La liquidation des droits et le versement des pensions vont être réalisés par un des régimes de base au nom des autres.

Pour les poly-pensionnés, dans deux tiers des cas, cela pourra se traduire par une pension moins élevée.

Cette mesure technique ne devrait pas déséquilibrer les comptes des régimes, car chacun continuera à payer sa cote-part. Mais elle se traduira par une perte moyenne de pension de l’ordre de 0,9 % chez l’ensemble des nouveaux retraités qui y sont affiliés entre 2018 et 2037, selon une note transmise au Conseil d’orientation des retraites par la Caisse nationale d’Assurance Vieillesse (CNAV). En 2020, l’économie ainsi réalisée par les trois régimes s’éléverait à 150 millions d’euros.

Ce manque à gagner impactera les poly-pensionnés, soit environ 3 personnes sur 10 parmi les nouveaux retraités de ces trois régimes,  en 2017. Et en particulier, sur les poly-pensionnés ayant cotisé plus longtemps que la durée requise d’assurance, ou bien ayant cumulé plusieurs régimes simultanément et validé plus de quatre trimestres la même année.