Qu’a à nous dire le marxisme-léninisme sur l’état actuel du monde, alors que le capitalisme s’étale au grand jour sous ses formes ultra-belliqueuses inter-impérialistes et que sa quintessence exterministe affleure de toutes parts ?
Cette université populaire se déroule à 2 voix et en 2 parties :
- Impérialisme & capitalisme, de quoi parle-t-on (J-F. Dejours) ?
- En quoi l’impérialisme US est-il devenu hégémonique, puis exterministe (G. Gastaud)?
L’enjeu sera avant tout ici une réflexion sur la paix, nourrie par quelques grands auteurs (des lumières et de la tradition marxiste).
Sommaire :
00:46: intro & présentation de la séance à deux voix Première partie (présentée par J-F Dejours) :
04:40: l’impérialisme, de quoi s’agit-il ? Présentation de trois modèles interprétatifs à travers quelques repères conceptuels & historiques
14:00: Le modèle « libéral », ou la paix par le droit… au risque de l’impuissance.
21:15: Le modèle « civilisationnel », ou la paix par la force… au risque de la guerre perpétuelle.
30:38: Le modèle « marxiste » du matérialisme historique, ou la paix par la sortie du capitalisme… au risque d’être pris de vitesse. Deuxième partie (présentée par G. Gastaud) :
43:47: remarques sur l’hégémonie impérialiste US depuis 1945
52:28: L’exterminisme, stade ultime de l’impérialisme ou vérité du capitalisme ?
01:04:20: Vers une paix perpétuelle autre que celle des cimetières…
George, on est à nouveau dans une université populaire à domicile. Merci donc de nous accueillir dans ton salon pour aborder la question de l’impérialisme dans sa relation au capitalisme mais aussi dans sa version ultime.
Le titre un petit peu à tiroir étant au fond de savoir si l’exterminisme peut-être pensé comme l’ultime stade suprême du capitalisme.
Et dans cette interview que je qu’on se propose de faire au fond deux temps importants.
- première période où je vais et c’est toi qui va m’interviewer d’une certaine manière, revenir sur ce que le marxisme a à nous apporter sur la question de l’impérialisme et au fond quels sont les grands modèles théoriques dont on dispose pour se situer un petit peu dans notre vie militante
- dans une seconde partie tu développeras au fond une thèse qui te tient à cœur qui est de montrer que le visage actuel de l’impérialisme est exterministe. Voilà, si tu veux ajouter un mot d’introduction,
c’est tout à fait correct et parfait mais , peut-être juste une mise en situation. Peut-être à l’heure où nous parlons, ce que nous voyons c’est que Trump ne sait pas quoi faire pour aggraver la situation au Proche-Orient, que par ailleurs, il alimente par la bande avec ses amis européens le front en Ukraine et que tout ça peut nous conduire à une guerre contre la Russie qui ne pourrait manquer d’être mondiale. Que le blocage du détroit d’Ormuz non plus par les Iraniens mais par les Américains qui ajoutent une deuxième couche de blocage en quelque sorte pour débloquer le premier. pour débloquer premier mais là c’est pas une négation de la négation c’est plutôt une deuxième couche aboutit tout simplement un bras de fer avec la Chine et que tout ça est extrêmement dangereux ça se tend entre l’Europe et la Russie ça se tend entre les États-Unis et la Chine. Et à l’arrière-plan Cuba n’a plus d’électricité. les hôpitaux ne fonctionnent plus la nuit parce que les Américains bloquent les Caraïbes avec leurs bateaux. Et deuxièmement c’est Gaza, c’est le Liban et cetera. Tous ces ces pays qui n’en finissent pas d’être écrasés par les bombes.
Donc notre discussion est loin d’être comment dirais-je purement conceptuelle et et éthérée. Elle est hélas tout à fait liée à la réalité explosive actuelle. Et donc effectivement, il est utile que nous fassions, je pense ce que nous allons essayer de faire, c’est-à-dire d’abord effectivement éclairer d’un point de vue, je dirais conceptuel, méthodologique et c’est Jean-François qui va s’en charger la question de l’approche de l’impérialisme.
Comment peut-on comprendre ? Comment peut-on penser l’impérialisme notamment à la lumière du marxisme, léninisme ? puisque l’un des apports propres de Lénine par rapport à à Marx, c’est effectivement d’avoir étudié l’impérialisme. Donc ça c’est Jean-François qui va s’occuper comme il l’a fait récemment de façon brillante dans un autre cadre.
je reviendrai par la suite effectivement sur ce que l’impérialisme contemporain a de spécifiquement exterministe. Il ne s’agit pas d’ailleurs d’une autre d’une autre phase du capitalisme mais de l’approfondissement dramatique de la de la phase impérialiste. Voilà. Alors, je te laisse Jean-François développer donc la différence qu’il y a entre les approches disons de type idéaliste de l’impérialisme et les approches plus matérialistes, plus marxistes par conséquent de ce qu’on appelle l’impérialisme. Le but n’étant pas seulement de savoir ce qu’il est bon de penser, mais quel moyen de penser on se donne pour ensuite mieux agir. Oui. contre l’impérialisme. Voilà. Oui, ben c’est dans cet esprit là que je je propose intervenir. Alors au fond, si la question de l’impérialisme est revenue sur le devant de la scène, on pourrait a priori s’en réjouir puisque aujourd’hui c’est difficile d’éviter ce terme.
Ça revient dans le discours des médias puisque nous saute au visage des conflits dont le ressort semble bien relever, c’est difficile de le nier, de logique interimpérialiste. Mais du coup de quoi on parle ? Qu’est-ce que c’est que l’impérialisme ? Qu’est-ce que le marxisme a pu ajouter à cette réflexion et au fond quels sont les différents modèles théoriques dont on dispose et qui éclair en fait aussi nos actions militantes ? alors au fond, si on voulait partir d’une définition élémentaire de de l’impérialisme, on pourrait l’associer à
un processus expansionniste militaro-politique. Là où là où il y a expansionnisme géo militaro politique, il y a une forme ou une autre d’impérialisme. La question me semble-t-il, c’est de se dire « Mais quel est le ressort ? Quel est le mécanisme ? quelle est la la dynamique qui permet de comprendre, de penser cette ce mouvement expansionniste ? Et donc au fond il me semble qu’on peut ramener la discussion à trois modèles dont bien sûr celui qui nous intéresse premier chef qui est le le modèle marxiste qui s’inspire du matérialisme
dialectique. Mais je pense qu’il est utile aussi de distinguer un modèle qui renvoie l’idéologie dominante qui est très largement non pas géopolitique mais théologicolitique pourrait-on dire où le le religieux fait son grand retour à travers une espèce de vision apocalyptique du choc des civilisations pour reprendre un ouvrage célèbre alors qui n’a pas une grande valeur scientifique mais qui me semble utile a une valeur idéologique pour penser l’idéologie dominante au fond D’une certaine manière, Trump, il veut anéantir une civilisation. Enfin, 12h avant de négocier avec l’Iran, c’est quand même ce qu’il annoncé. Un représentant de la civilisation soit disant porteuse de paix à travers la planète, dit je vais éradiquer une autre civilisation. Donc ce discours lâ, il est bien celui des dominants qui nous vend une paix par la force, qui nous vend une paix par la guerre au risque d’ailleurs d’une extermination totale.
et donc il est quand même un peu utile d’en repérer les ressorts. Et puis une dernière un dernier modèle, donc je les énumère un peu rapidement mais on va y revenir un tout petit peu qui renvoie à une tradition qui a lettre de noblesse qui est la tradition libérale qui là nous propose un modèle, j’allais dire géopolitique presque pur en tout cas avec l’idée que la paix peut se construire par le droit.
C’est pas rien puisque quand même dans nos mouvements associatifs, il y a un petit coup de sonnette, [rires] dans nos mouvements associatifs, on a bien cette idée quand même que là où le droit notamment international recule, c’est la guerre qui avance et que ce défendre le droit international aujourd’hui reste sinon la condition suffisante, en tout cas la condition nécessaire.
Alors certes on pourrait nous objecter que l’impérialisme ça date pas d’aujourd’hui. Des historiens comme Ferdinand Brodel Fernand d’ailleurs, Fernand Fernand Brodel est connu pour nous rappeler que l’impérialisme est aussi vieux que le monde et que il est pas la conséquence du capitalisme qui en serait peut-être la cause.
Bon, en tout cas, oui, on peut dire que l’impérialisme est aussi vieux que les la civilisation que l’histoire qui commence à Sumer et les premiers les premières cités état sumérien coïncident avec le premier empire en Mésopotamie, l’empire d’Akadi. Donc oui, c’est vrai, ça date au moins de 4500 ans et que tout ça est lié à l’origine de l’écriture pour qui est des administrations étatiques et l’origine certainement de la propriété privée.
Donc on est d’accord, l’impérialisme n’a pas attendu ni après le capitalisme, ni après l’énine. Néanmoins, il y a quelque chose qui se passe au cours du 19e siècle et même plutôt dans la 2e dans dans la fin la toute fin du 19e siècle qui justifie quand même la pertinence d’une analyse marxiste et même ici léniniste du du de l’impérialisme.
Alors qu’est-ce qui se passe de particulier ? En tout cas, au niveau historiographique, un historien comme Écbourne, j’ai pas c’est pas très facile de prononcer son nom, mais voilà, on verra de qui il s’agit. Définit une ère des empires autour de 1875, donc vraiment le dernier quart du 19e siècle. Et si on s’entend pour dire que le grand 19e siècle va jusqu’à la guerre 14-18, c’est la période au fond des empires.
Et là, le capitalisme, si on s’intéresse à son histoire, connaît un moment particulier puisque après le capitalisme marchand de la Renaissance et même la fin du Moyen-Âge, après le le capitalisme industriel qui naî dans les manufactures en Angleterre notamment au 18e siècle et qui va exploser que la machine à vapeur au 19e, il y a quelque chose qui se met en place et qui est une financiarisation de l’économie.
Et si on regarde l’histoire du capitalisme, la première mondialisation financière, c’est pas dans les années 1980, il y en a une évidemment qui se met en place à ce moment-là, mais il y a une première mondialisation financière, c’est-à-dire d’il une fusion entre le capital industriel et le capital bancaire, c’est-à-dire la naissance d’un capital financier à vocation impérialiste et planétaire exportation.
Voilà, exportation des capitaux. Donc cette exportation des capitaux va même être un des critères majeurs dont se sert les Nin dans son petit ouvrage de 1916 qui est quand même assez facile à lire en fin de compte et et en tout cas assez compact très très actuel. écoute, voilà, il y a il y a un certain nombre d’ouvrages qui méritent d’être lu.
Je suppose que tu nous parleras tout à l’heure du projet de paix perpétuel de Kant, mais parce que il décrit ce qui est une guerre exterministe. Mais en tout cas, on voit bien dans cette description de la financiarisation de l’économie que quelque chose donc il y a une rencontre, il y a un saut qualitatif en quelque sorte qui s’opère.
L’impérialisme dans sa rencontre avec le capitalisme financi financiarisé de la fin du 19e siècle donne naissance à une situation particulièrement explosive. Et peut-être que ça vaut quand même le coup puisqu’on est dans le cadre d’une université populaire de lire un un premier extrait. Le but du jeu, c’est quand même que les gens qui nous qui auront la la patience de nous écouter apprennent un certain nombre avec un certain nombre de de choses.
Alors, je la on est donc dans le texte de de Lénine, l’impérialisme stade suprême du capitalisme, c’est à la fin du chapitre 7. Faut-il se demander s’il y avait, c’est une question rhétorique, , donc ça ça prend la forme d’une question. Faut-il se demander s’il y avait sur le terrain du capitalisme un moyen autre que la guerre de remédier à la disproportion entre d’une part le le développement des forces productives ? qu’il est en train de décrire l’avant 1418 et l’accumulation des capitaux et d’autre part le partage des colonies et
des zones d’influence pour le capital financier. On va voir que cette notion de d’accumulation des capitaux elle est majeure puisque c’est la manifestation la plus empirique de ce que les marxistes appellent la baisse tendancielle du taux de profit. Voilà comment ça se manifeste.
Oui, l’impérialisme n’a pas attendu après le capitalisme. N’empêche que cette rencontre entre le capitalisme financier et l’impérialisme va aboutir à ce que Lénine décrit en disant « Ben, une fois que le monde a été intégralement conquis par les grandes puissances capitalistes, qu’est-ce qui reste à faire ? Et bien, à se le repartager selon des rapports de force.
Et finalement, on est là-dedans, quoi. On est encore là. Voilà. Voilà. Ne faut-il pas ajouter un petit mot sur la manière dont l’impérialisme sert à compenser la baisse du taux de profit ? C’est prévu. Ouais, d’accord. C’est prévu. C’est prévu. oui, il me semble que si l’analyse marxiste a un un petit intérêt là-dessus.
Alors, une fois qu’on a ce cadre là, oui, c’est pertinent de parler d’impérialisme aujourd’hui. oui, l’impérialisme de associé au capitalisme aboutit à une transformation qualitative qui mérite de l’analyser es qualité. C’est pas un impérialisme en général ou éternel à la BR.
Il y a un impérialisme qui est vraiment l’aboutissement d’un capitalisme financiarisé qui se repartage la planète à coup de de fusil et de canon. De quel modèle on on dispose dans comment dire le le champ théorique actuel où on essaie de comprendre ce qui se passe et d’engager évidemment une défense acharnée de la paix.
puisqu’on défend dans la paix, on a bien tous conscience qu’on se enfin qu’on est en train de sauver notre peau, quoi. Alors, le modèle qui mérite quand même qu’on s’arrête un instant, celui qu’on on pourrait appeler le modèle libéral. alors le le libéral au sens politique du terme, c’est-à-dire cette philosophie libérale, on rappelons quand même qu’elle se met en place à la à la fin du 17e siècle en Angleterre avec un auteur comme John Locke, mais que évidemment en France, on la connaît surtout au siècle des Lumières au moment
de la Révolution française , avec des auteurs comme Montescquieu, avec des auteurs comme Benjamin Constant, Condorcet puis en Allemagne, on en reparlera mais Emmanuel Kant est dans cette filiation au fond pour le pour le la pensée la pensée libérale, le moteur de l’impérialisme, pourrait-on dire, c’est que c’est l’idée toute simple que le politique qui a une totale autonomie pour les penseurs libéraux, il pense il parle régulièrement d’un mal politique qui serait un historique.
Enfin, quel que soit le régime, quel que soit l’époque, le politique souffrirait d’une espèce de de mal métaphysique qui serait une propension à l’hypertrophie. Voilà, c’est le pouvoir quel qu’il soit tend vers alors jusqu’à trouver des limites. Par exemple dans chez Montesquieu dans l’esprit des lois, on on peut lire ceci juste avant qu’il propose la solution de la séparation des pouvoirs.
Mais c’est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser et va jusqu’à ce qu’il trouve des limites. Soit il y en a pas de limite, évidemment le pouvoir enfle, soit le pouvoir en enflant trouve des limites naturelles, notamment les religion et les langues d’ raconte. Ça va limiter évidemment ce mouvement expansionniste des entités politiques.
Mais évidemment les libéraux, une fois qu’ils ont identifié le problème, le mal politique étant là, c’est la théorie de de l’aquarium en quelque sorte, dans un aquarium, vous remplissez avec de l’eau et l’eau va occuper tout l’espace possible jusqu’à buter sur une paroi. C’est un peu ça la pensée libérale, c’est la théorie de l’aquarium.
S’il y a pas de s’il y a pas de limite, le pouvoir enfle presque de manière indéfinie. Et donc les libéraux vont développer une théorie de la limite qui est une théorie du droit en disant que pour protéger les citoyens d’un risque de despotisme par hypertrophie du pouvoir, il faut des barrières juridiques.
Donc ça va être le rôle des constitutions de constituer des Républiques et des états de droit. Donc séparation des pouvoirs et puis même depuis John Lock défense et maintien et déclaration d’un droit naturel que les États aurait le devoir de protéger. Et puis au niveau international, ça va être le droit international précisément qui va permettre aux États d’éviter de d’empiéter sur leurs voisins, enfin bref de succomber à la tentation justement impérialiste.
Alors ce modèle là au fond, qu’est-ce qui nous propose comme solution ? une solution par le droit justement qui mérite quand même qu’on s’y arrête puisque à l’ors où Trump est en train de fouler au pied, de vouloir en finir avec l’ONU et la charte des Nations- Unies, on voit bien quand même que même si on se fait aucune illusion sur ni la société des nations qui était évidemment celle-là une expérience éminemment critiquable, mais on se fait pas non plus d’illusion sur l’ONU qui quand même au départ part serrent les intérêts américains.
quand même dans l’ONU, il y a une charte, il y a une assemblée générale, il y a une cour internationale de justice qui enquiquine Trump, on voit bien donc il y a une le droit international fonctionne au moins pour dénoncer des crimes et nous militants de la paix, on voit bien quand même que on trouve un un champ avec nos petits camarades qui partageaient pas forcément toutes nos analyses en disant il faut au moins défendre le cadre du droit international, .
C’est une condition qui sera pas suffisante. Pour nous, il faut aussi sortir du capitalisme mais c’est quand même une condition probablement nécessaire. donc voilà, le champ cette pensée libérale, on n’est pas en train de la mettre à la poubelle. On est juste en train de dire que la paix par le droit, oui, mais comme condition sine qua non mais pas qu’ ça suffira pas.
L’ONU ne suffira pas à nous. Voilà. et si on on en croit d’ailleurs enfin le le la fin de l’histoire dont rêvent un peu nos auteur du 18e siècle. Enfin, je pense d’une certaine manière la paix per la paix perpétuelle de Kant serait une fin de l’histoire. Un certain Fukuyama pensait même qu’elle était arrivée après la défaite de de l’URSS.
On voit bien que c’est pas ça à quoi on assiste, mais on est plutôt dans une entre de guerre perpétuelle que dans une paix perpétuelle. J’en profite pour citer à nouveau un petit texte de Lénine. Au moins ceux qui nous écoutent auront un petit un peu accès à ce à ces documents. on est on est dans le chapitre 9, l’avant-dernier chapitre et il dit en régime capitaliste, .
Voilà pour voilà ce qu’est la la paix en régime capitaliste. Donc vous pouvez faire toutes toutes les constructions juridiques internationales que vous voulez dans un système capitaliste. Hélas, le partage des zones d’influence, des intérêts, des colonies et cetera repose sur autre chose que ne repose pas sur autre chose que sur la force de ceux qui prennent part au partage la force économique, financière, militaire.
Or, les forces respectives de ces participants au partage varient d’une façon inégale. Théorie au fond du développement inégal du capitalisme qui a son importance puisque les dominants d’aujourd’hui ne sont pas les dominants d’hier et cetera. à la sortie de il faut pas rêver d’un capitalisme apaisé. C’est ça. Ca viendra pas de là quoi. Il y aura toujours finalement ça ça marche sur un différentiel . C’est pas gagnant gagnant. Il y a toujours les vases communiquant entre un un impérialisme qui domine et des impérialismes qui sont dominés. Par définition, le capitalisme est un régime inégalitaire.
C’est ça. Voilà. à l’intérieur d’un pays ou entre les pays. Donc le partage au partage varie donc d’une façon inégale car il ne peut y avoir en régime capitaliste de développement uniforme des entreprises, des trustes, des industries, des pays. C’est ce que tu viens de dire. Et donc un petit peu plus loin, il dit au fond voilà ce que les alliances interimpérialistes, donc en régime capitaliste, ça ne pourra être que ça.
Ça n’est d’une guerre et ça prépare la guerre suivante. On est dans un non pas dans une paix perpétuelle mais dans un entre de guerre perpétuel. Je lis ce dernier petit passage. Les alliances pacifiques, entre guillemets pacifiques, , préparent les guerres et à leur tour naissent de la guerre.
penser à la SDN qui né de la guerre 1418 et qui va préparer la suivante et cetera. Espérons que ça soit pas la même chose pour pour l’ONU. Elles se conditionnent les unes les autres engendrant des alternatives de lutte pacifique et de lutte non pacifique sur une seule et même base, celle des liens et des rapports impérialistes de l’économie mondiale et de la politique mondiale.
Second modèle pour penser l’impérialisme, il est celui-là inspiré par les les idéologies. En gros, quand même, c’est une vision idéaliste qui consisterait à dire que ce sont les idéologies qui mènent le monde. Alors, les idéologies pouvant être prises dans un sens strictement politique comme pouvaient le faire des auteurs de la deuxième moitié du 20e siècle, par exemple à Rent.
Mais aujourd’hui, on voit bien que il y a au fond l’idée que les matrices idéologique qui anime les civilisations, elles sont infrapolitiques. C’est même plus politique, ça devient civilisationnel, c’est-à-dire la langue, la culture, la religion, quoi. En gros, si on vous les caricaturer, le peuple russe du à Poutine en passant par Linine et Staline, c’est le même.
[rires] Il y a une espèce de civilisation russe qui nous menace d’ailleurs comme chacun le sait. Et donc il est urgent de s’armer contre cet impérialisme qui serait animé par une force, une dynamique civilisationnelle. Oui. D’ailleurs, Solomonine et Stadine, ce qui dominait détestablement encore à l’Union soviétique, c’était l’orthodoxie.
Ces gens-là ne peuvent pas sortir de l’orthodoxie. Donc les orthodoxes étant bien sûr puisque alors on fait référence là à une théorie je présente pas du tout comme ayant une valeur scientifique c’est Samuel Huntington qui donc on est tout à la fin des années 2000 enfin 1000 la dernière décennie donc des années 90 et et va développer cette idée que non les la chute la défaite de l’URSS n’est pas synonyme d’une heureuse fin de l’histoire histoire d’un capitalisme
réconcilié où tout le monde pourrait prétendre gagnant gagnant à vivre dans la prospérité, dans la paix. C’est au contraire un monde de guerre, de conflit. Et là, on pourrait dire que les idéologies, alors non pas au sens politique du terme, mais au sens de représentation du monde, he une idéologie, c’est c’est une représentation du monde.
Les religions, les langues sont des représentations du monde. Et donc au fond, c’est cette idée absolument non marxiste que c’est les représentations religieuses que les gens ont dans la tête qui déterminent en dernière instance l’histoire. Le marxisme dira à peu près le contraire. C’est pas la conscience des hommes qui déterminent leur être social, c’est leur être social qui détermine leur conscience.
Ce qui veut pas dire que ce qui se passe dans la conscience des hommes n’intéresse pas les marxistes, mais c’est pas ce qui est déterminant en dernière instance. Et même ils ajoutent Marx Engels que par exemple les lutes religieuses donnent leur coloration ou leur forme à ce qui est plus profond qu’elle, c’est-à-dire des luttes de classe qu’elles dissimulent, qu’elles habillent. Oui.
Sachant qu’effectivement qu’elle soit habillée de façon religieuse ou non religieuse ea son importance. Bien sûr. Oui. Alors il y a là il y a des textes intéressants d’Engel sur la révolte des paysans notamment on est au début du 16e siècle et il montre bien que derrière les conflits entre les chrétiens et des chrétiens entre des catholiques et des protestants et même entre des protestants et des protestants Luther versus Münzer c’est les lutes des classes.
Voilà. Donc il s’agit pas de nier le fait que les hommes puissent se battre pour des idées, mais que en dernière instance ces idées sont poussées par un vent de l’histoire qui trouvent des déterminants qui sont pas que dans la tête des gens quoi. Voilà. Alors là on va pas s’étendre éternellement sur le modèle mais ça fonctionne tout en ayant cette idée que on a affaire à une représentation totalement idéologique de la situation.
N’empêche que cette idée du choc des civilisations, on a quand même l’impression que c’est ce qu’on nous sert. Par exemple, si on veut comprendre comment l’extrême droite européenne soutient le projet sioniste d’Israël, au fond, que ça soit Netanyahou ou que ce soit les extrêmes droites européennes, il voit Israël comme étant l’avant-poste d’un empire d’un saint empire judéo-chrétien contre l’islam, quoi.
Donc c’est on est bien dans une espèce de logique de choc des civilisations. Et voilà comment des gens qui sont historiquement antisémites, l’extrême droite est antisémite sont prosionnistes et que ceux qui nous disent que il y a une menace extrême qui vient de de la Russie nous développe aussi cette idée-là.
Alors on va trouver en Russie des fous furieux qui qui développent ces thèses. Dougin, Caraganov sont des auteurs que je je découvert un peu en faisant mon enquête là. Mais effectivement, c’est des c’est des théoriciens d’extrême droite qui développent l’idée de un projet néoeurasien grand russe avec l’idée que la Russie doit autour de la religion orthodoxe doit retrouver son air.
comment le plus grand pays du monde peut manquer d’espace ? Ça c’est un mystère. Mais voilà pourquoi nous sommes-nous en tout cas menacés par un impérialisme russe, grand russe qui serait animé par cette dynamique civilisationnelle. Voilà pourquoi je disais que c’est intéressant, non pas pour la valeur scientifique du truc, mais ça c’est intéressant parce que ça c’est une idéologie qui est à l’œuvre quand même chez un certain nombre de n de nos contemporains.
Puis d’une certaine manière, Trump qui est complètement lui aussi dans un délire religieux, enfin il a il est aussi Alors, que Poutine soit manipulé par ses idéologues qui manipulent enfin qui véhiculent une théologie de l’histoire, c’est moins sûr, mais c’est possible aussi qu’ qui qui ait évidemment que ça soit pas complètement étanche, de même que Trump fréquente des gens quand même qui sont embarqués dans une vision messianique de l’histoire, une théologie de l’histoire.
soir quasiment on est vraiment ici contrairement à la pensée libérale qui voyait dans le politique une autonomie là le politique il est complètement dans une hétéronomie puisqu’il est soutenu par en dessous par des déterminants profonds qui sont civilisationnels. Au fond on peut changer d’idéologie politique mais la civilisation continue à travailler par en dessous et là là les guerres sont pensées comme étant une tectonique des plaques, quoi.
En gros , c’est cette image que les empires alors Huntington en en distingue h ou ou neuf et puis, c’est évidemment un peu farfelu parce que on voit bien qu’entre les États-Unis et l’Europe ça ça fonctionne quand même pas si bien que ça. même si on pourrait y voir un conflit religieux puisqu’après tout les protestants américains peuvent Oui.
La querelle avec le pape récente nous rappelle que il y a des frictions entre les catholiques et les protestants. Oui. Et puis même quand on regarde les bricks, regardons par exemple le Brésil c’est plutôt catholique. Brix ça veut dire Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud.
Le Brésil c’est plutôt catholique. La Russie c’est orthodoxe, l’Inde c’est hindouiste comme son nom l’indique. La Chine c’est communiste ou en tout cas ça s’en réclame. Et l’Afrique du Sud c’est disons pour le dire vite tiermondiste. Et à l’arrière-plan, il y a Cuba ou la Corée du Nord. Qu’est-ce qu’il y a de commun idéologiquement entre tout entre tout ça ? Donc on voit bien que peut-être quand même c’est pas le vrai ressort.
Ah oui, voilà. C’est je le présente vraiment comme étant l’idéologie dominante et une idéologie ici évidemment qui n’a pas de valeur explicative autre que identifier un discours dominant quoi. Mais effectivement l’objet ici c’est pas de dire c’est c’est une vision parfaitement légitime.
autant je pense que la la vision e libérale mérite un peu quand même notre attention puisque on est sensible aussi à la question du droit. et les auteurs du libéralisme ont des choses intéressantes à à nous à nous dire. Autant ce discours là il est délirant. Enfin, c’est une forme de d’interprétation.
Oui, [raclement de gorge] puis c’est c’est un joli masque quand on dit choc des civilisations pour cacher peut-être la civilisation du choc, si l’on peut dire, c’est-à-dire ce qu’est de façon unifiante ce capitalisme impérialiste. En fait, si on devait lui faire une objection à cette vision civilisationnelle, cette tectonique des plaques, les frictions, alors pour le coup, il avait prévu quand même un certain nombre de frictions après les attentats du 11 septembre.
Voilà, on était on était parti là-dedans quoi. Donc l’Occident contre l’Islam et on voit bien que il y a une croisade anti anti-islam qui est porté par toutes les extrêmes droites d’Europe et d’ailleurs mais dit en passant juste c’est complètement absurde. On a bien vu George George Bouche attaquer l’Irak qui est un pays plutôt laïque.
Ouais. et laisser laisser bien tranquille l’Arabie Saoudite alliée traditionnelle des États-Unis qui est elle typiquement un pays musulman intégriste. Donc ça montre bien quand même les failles du discours. Bien sûr. Et puis alors ce bloc comment dire cette civilisation qui serait censée être arabomusulmane enfin ça aucun sens.
au enfin autour du golf pers qu’il y a des des lignes de tension qui qui qui traversent tout ça. D’ailleurs, tectonique des plaques ou lutte des classes internationale, c’est-à-dire conflit entre le capital et le travail. c’est évidemment de dans cette direction là que on va aboutir à un ultime modèle qui nous intéresse tout particulièrement qui est le modèle économique et politique, on va dire.
où cette fois-ci contrairement aux libéraux, on pense pas que le politique et l’État soient autonome. Il y a pas d’autonomie de l’État qui serait au-dessus de la société civile. Il y a une porosité entre la lutte des classes qui traverse la société civile et cette superstructure qui l’État. Donc là là-dessus, on n’est pas d’accord avec les libéraux.
Voilà pourquoi il suffit pas, le droit ne suffit pas à garantir la paix perpétuelle ni d’ailleurs une République, il faut aussi qu’elle soit sociale. Mais derrière ce choc des civilisation, évidemment que c’est le choc du du capital et du travail à l’échelle des nations et de manière à l’échelle internationale. Alors [raclement de gorge] qu’est-ce que on en vient quand même à l’objet de [rires] cette intervention.
Qu’est-ce que le marxisme a d’intéressant à nous dire sur sur l’impérialisme ? E bien il me semble que on peut partir de l’idée centrale que le capitalisme est mortel pour les marxistes et que il est voué à des crises non pas conjoncturelles mais structurelles. Il est tellement mortel que si on veut vraiment le penser dialectiquement ben il faut le penser comme étant l’ensemble des forces qui résistent à sa mort.
comme disait Bicha au 18e siècle pour définir la vie comme étant l’ensemble des forces qui résistent à la mort. Et donc au fond quelles sont ces ces forces de résistance et au fond quelle est cette espèce de pesanteur mortifère enfin qui entraîne le capitalisme vers sa mort et sa fin. C’est ce que les marxistes appellent la baisse tendancielle du taux de profit.
Alors ce concept là, il est précieux, il est finement dialectique puisque il est c’est un déterminisme tendanciel et donc dialectique qui nous dit que qui nous permet de penser un ensemble d’interaction. Donc en fait, le capitalisme n’est pas une chose, c’est un processus. Là, on sera tous d’accord là-dessus.
Et dans ce processus, il y a des actions et des réactions et des actions réciproques qui jouent pas forcément à à force égale. C’est un petit peu comme un avion qui obéit à une pesanteur. Ça, on pourrait dire que c’est la baisse tendancielle de son altitude et qui va réussir à voler plus ou moins longtemps et à gagner en altitude en fonction des contreforces, des contre tendances qu’il va réussir à développer, surtout si c’est un avion à réaction.
[rires] C’est encore plus dialectique. Donc au fond, le capitalisme, voilà comment on peut le penser, , comme un l’ensemble de ces de ces contre tendances, de ces contre de ces contre ces mesures de comment dire de pour contrer cette pesanteur principale qui alors c’est quoi de quoi on parle quand on parle de la baisse tendancielle du taux de profit.
Je vais essayer d’en donner une définition d’abord un peu empirique. Enfin, c’est l’idée tout simplement que le progrès industriel et et technique coûte de plus en plus cher et que il faut investir de plus en plus de un capital de plus en plus important en espérant un retour sur investissement de plus en plus mince.
Investir de plus en plus cher pour un retour de plus en plus mince. Dit de manière un tout petit peu plus savante, mais peut-être prendre un exemple avant. l’intelligence artificielle, en fait, on en espère un retour sur investissement avec des gains de productivité démesuré. Dès qu’on lit un petit peu quand même des analyses un petit peu plus fines de ce qu’on peut espérer en retour sur investissement, on se rend compte qu’on risque d’être plus que déçu.
Ça risque de rapporter beaucoup moins que ce qu’on espérait. Par contre, les investissements pour développer l’intelligence artificielle et tout simplement pour la faire fonctionner. sont énormes. Les data center coûtent des fortunes, les puces graphiques qui sont par dizaines dans les data center coûtent des fortunes.
Elles ont une durée de vie très courte. L’énergie que que ça consomme, sans parler même de l’eau et cetera. Autrement dit, on on va dépenser des milliards pour un gain de productivité qui risque quand même d’être faible. Et bien cette espèce de disproportion, elle n’a pas vocation à s’estomper du marxisme à au contraire tendance à s’aggraver.
C’est-à-dire que faut de plus en plus investir lourdement pour avoir un un espoir de taux, pourrait-on dire, de taux de profit. Alors si j’essaie de retrouver un petit peu de les notes que je voilà le le taux de de plus value si en fait c’est une fraction dont le numérateur est le taux de plus value ou le taux d’exploitation et où le dénominateur c’est la composition organique du capital qui croit plus vite.
le dénominateur dans une fraction croit plus vite que le numérateur, ce qui fait que la fraction tend à diminuer, diminuer, diminuer et tendre à l’infini vers zéro. Oui. Si si je puis si je puis ajouter ceci, simplement que le capitalisme, enfin les capitalistes pour se faire concurrence ne cessent d’augmenter effectivement la quantité de machine ou l’équivalent machine.
Par exemple, l’intelligence artificielle c’est un équivalent machinique, on peut dire. Et du coup le taux de profit baisse aussi tout simplement parce que la part venant du travail humain diminue et comme le profit le profit proprement dit vient du travail humain et non pas des machines et bien globalement voilà la composition organique du capital fait que le capital mort c’est-à-dire les machines est de plus en plus lourd par rapport au capital vif et donc pour finir et bien
les et puis en plus de ça les par exemple les dizaines ou les centaines de millions de personnes qui vont être mis au mise au chômage par le capitalisme s’il utilise pour ça l’intelligence artificielle, non pas pour diminuer le temps de travail de tout le monde mais pour mettre au chômage des centaines de millions de gens va faire qu’il y aura aussi des quantités de gens qui n’auront plus de moyens de survivance qui pourra par exemple ne pourront plus acheter les produits de l’économie capitaliste. Donc tout ça fait que tout
tous les moyens que le capitalisme utilise pour retarder sa chute, la retarde dans l’immédiat mais en aggrave la violence à l’arrivée quelque part. Alors on sait que les les économistes libéraux nous objecteraient que le travail n’est pas le seul à créer de la valeur. Mais c’est bien là le fond du débat.
Si on pense comme les marxistes que le seul producteur de valeur c’est le travail, on voit bien qu’en remplaçant le travail humain par des machines qui coûtent de plus en plus cher, imaginons qu’un jour on fabrique un arbre synthétique qui produisent des montres Rolex. Quel sera le prix d’une montre Rolex si elle est produite par un arbre artificiel ? seront gratuites gratuites, sauf que l’arbre aura coûté des fortunes.
dans une société de robots qui font le travail des hommes à leur place, on tend vers la gratuité des biens de de enfin ce qui est produit par une machine ne coûte tant que la part du travail humain tend vers une gratuité avec des machines qui coûtent de plus en plus cher.
Donc dans ce modèle là, évidemment le taux de profit ne peut que baisser. Du coup, comment ça se manifeste dans la vie économique de tous les jours ? par des capitaux [rires] par des capitaux qui ne trouvent pas à s’investir par une suraccumulation des capitaux et je terminerai là-dessus pour pas entraîner nos auditeurs dans un un marathon de 4 heur et cette suraccumulation du capital c’est la manifestation donc de cette baisse tendancielle à chaque fois qu’il y a du suraccumulation une suraccumulation du capital tout simplement parce que le
capital ne trouve pas à s’investir de manière rentable et bien un certain nombre de contremesures viennent à la rescousses et c’est là que l’hypothèse de l’impérialisme va intervenir. Alors, il y a il y a deux types de mesures. L’État va intervenir en fait. L’État intervient pour soutenir le capital.
Et en interne, ça porte un nom, c’est le capitalisme d’État et même le capitalisme oligopolistique ou monopolistique d’État. Le complexe militaire ou industriel, c’est typiquement l’illustration de ça. Une économie de guerre, comment on dit ? oui, une économie de guerre qui qui semble être le déboucher économique de l’Europe.
C’est ce qu’on est en train de nous vendre. Regardez, on va créer des emplois, on va créer aussi des cimetières, mais enfin, on va créer des emplois. Quelle bonne nouvelle. Donc en fait l’État vient à la rescousse du capital qui n’arrive pas à s’investir sur les marchés. Un sénateur communiste qui s’appelle Gay a fait piloter une commission d’enquête en 2025 qui évalue le chiffre bas des aides publiques au capitalisme français à 211 milliards pour 2025.
X’est le chiffre bas quoi. Il y a pas d’argent pour la SQ, il y a pas d’argent pour l’hôpital, il y a pas d’argent pour l’éducation nationale. Donc l’État Oui, ça se traduit par de l’austérité tout ça. Donc on peut difficilement défendre une économie de guerre d’autant qu’on est convaincu queon est menacé par l’impérialisme russe et en même temps défendre les services publics. Ça va être compliqué.
Et je terminerai là-dessus. Si l’État intervient pour soutenir le capitalisme en interne, il le fait aussi en externe. Et là, ça prend la forme précisément d’une d’un expansionnisme économique qui est à la fois économique et militaire parce qu’il faut bien quand même qu’il y ait des huissiers qui s’assurent que le capital investi à l’étranger rapportera bien les sommes promises.
Et donc les huissiers , c’est les bases américaines. Au fond, si on se, j’ajoute quand même que l’Europe peut se penser sur ce modèle là. L’Europe est une expansion du capitalisme franco-allemand au départ à l’échelle continentale où c’est le Deutch mark qui va servir de référent à l’euro qui au passage coûte une fortune à l’industrie française puisque le Francfort puis le l’euro qui est une monnaie forte est une catastrophe pour l’économie française.
Donc l’impérialisme va ne peux plus exporter. oui, sauf à alimenter et à soutenir à coup de milliard cette économie. Donc l’impérialisme va se penser dans ces termes là et je terminerai là-dessus vraiment et peut-être que tu pourras préciser les choses puisqu’on entend des gens qui renvoient d’ à dos les impérialismes du moment en disant « Oui l’impérialisme américain oui c’est un des impérialismes parmi tant d’autres mais après tout il y en a plein d’autres et il s’agit d’être sans d’ailleurs envisager que l’Europe puisse être
elle-même pensée comme une construction impérialiste. qui se souci de l’Ukraine et cetera par rapport simplement à des espoirs d’investissement àpuisque le coût de la main d’œuvre dans en Ukraine est quand même très très bas. Le SMIC doit être à 160 € un truc comme ça. onc que monsieur Zelenski a supprimé le code du travail c’est parfait quoi.
Donc on voit bien quand même que nos industriels et puis le les lobby patronaux européens louchent évidemment sur un élargissement. C’est ce qui demande d’ailleurs la table ronde des industriels européens demande encore aujourd’hui un élargissement supplémentaire. Il reste la question du dollar et on voit bien que il y a un expansionnisme monétaire, le dollar comme monnaie mondiale renforcé par le pétrodollar dans la suite à la crise du pétrole des années 70.
J’accélère un petit peu et au fond, demandons nous pour pour voir si tous les impérialismes sont à égalité. d’ailleurs derrière l’Iran, il y a aussi la question de la vente d’un pétrole en dans une autre monnaie que le dollar. On voit bien que avec la Chine, c’est le Yan qui entre en ligne de compte et plus le dollar.
Il y a les États-Unis vivent à crédit grâce à une monnaie qui verrouille l’économie mondiale et qui permet une extra territorialité de leurs droits. donc cet impérialisme là, il est particulièrement hégémonique faisant un transfert en quelque sorte de du poids de la dette américaine sur le reste du monde puisque leur dette c’est notre problème puisqu’on fait notre commerce en dollars.
Et je je conclus , mais voyez le nombre de bases militaires américaines. L’OTAN a fait de l’Europe une sorte de porte-avion géant des États-Unis. Israël est une certaine d’une certaine manière un porte-avion au Moyen-Orient. Les bases américaines en Arabie Saoudite enfin dans le sont légion. Et donc il y a il y a il y a il y a de quoi établir des hiérarchies indispensable entre l’impérialisme américain qui écrase la partie et qui est peut-être agonisant et d’autant plus dangereux et les autres formes d’impérialisme. Voilà.
Et bien bravo. Et puis tu as foncé et on peut pas faire autrement malheureusement mais je pense que tu as dit l’essentiel. Si je puis me permettre et pour faire la transition avec ma partie, j’ajouterai effectivement une petite touche sur la notion d’hégémonisme. C’est-à-dire que le capitalisme tel que lénine l’a étudié donc dans les années de la Première Guerre mondiale, a pris une coloration hégémonique en ce sens que il y a aujourd’hui un un impérialisme qui domine et de la tête et des épaules les autres.
Quand on dit par exemple pour aller vite l’impérialisme euroatlantique en parlant de ce bloc que formé jusqu’ici les pays de l’OTAN, donc les pays européens plus les États-Unis, le Canada et quelques autres pays, et bien en réalité il y a un cheval et une alhouette là-dedans, , si l’on peut dire, parce que c’est quand même les États-Unis qui possèdent 80 % des arbres mondiales, par exemple.
Et donc, qu’est-ce qui s’est passé ? C’est ce que dit Lacroix Riz, historienne marxiste bien connue à ce sujet, c’est que après la deuxième guerre mondiale, il n’y a plus eu de bataille pour se partager le monde. Les capitalistes ne se sont plus partagés le monde.
Avant, il y avait encore l’empire français, l’empire anglais, l’empire États-Uien avec surtout l’Amérique du Sud et cetera. Et après la deuxième guerre mondiale, ben l’impérialisme américain veut tout et aujourd’hui il veut encore plus tout. et qui ne le voit avec la bataille des tarifs de Donald Trump qui veut le beurre, qui veut l’argent du beurre et le sourire de la crémière si l’on peut dire , y compris au dépend de ses amis et vassaux qui d’ailleurs ont de plus en plus de mal et c’est logique à le supporter sauf qu’ils n’ont pas les moyens ni
financiers ni militaires de le contrer ce qui rend la situation encore plus dangereuse. Il y a cet étage de plus, il y a le capitalisme, ça c’est ce que tu as bien montré, le capitalisme disons en gros de type manufacturier, de type concurrentiel et cetera qu’on a principalement au 19e siècle pour simplifier .
Après, il y a cette ce capitalisme monopoliste monopoliste d’État et impérialiste qui est une des causes qui est la cause même principale de la Première Guerre mondiale et de la seconde quand l’impérialisme allemand déçu va vouloir et battu va vouloir prendre sa revanche, . Et puis depuis 45, il y a cet hégémonisme donc qui ajoute encore sa touche disons et qu’il a ajouté encore plus fortement à partir du moment où il a réussi à vaincre l’Union soviétique et où il s’est retrouvé maître du monde et par conséquent faisant la pluie et le
beau temps comme l’ont fait les États-Unis depuis 1991 avec toutes sortes de guerres chaque année pour approfondir leur main mises sur le monde. Je dirais même quelquefois faire une guerre par an, même sans raison véritable, ne serait-ce que comme un peu le costaud dans la cour de récréation qui va de temps en temps casser la figure au premier qui passe pour établir sa puissance sur le reste de la cour de récréation en quelque sorte.
Ouais, il faut qu’il ait les stocks. Voilà. Exactement. Il faut et puis aussi bien sûr pour sans sans cesse faire tourner la machine du complexe militaro-industriel. Cela étant effectivement cet hégémonisme, il est aujourd’hui remis en cause et c’est là qu’effectivement les dangers de guerre mondiale et donc de guerre d’extermination sont encore plus forts dans le contexte par la montée de la Chine, par la montée des bricks d’une manière ou d’une autre du point de vue disons tout simplement de la part du produit intérieur brut
mondial. À une époque au sortir de la 2e guerre mondiale, les États-Unis possédaient l’industrie qui de loin dominait mondialement. plus de 50 % de la production industrielle mondiale. H aujourd’hui il c’est moins de 10 %. Donc on on est dans des situation tel que les États-Unis peuvent se dire et ça c’est pas de la folie de la part de Trump Biden c’était déjà comme ça que c’est maintenant qu’ils doivent jouer leur va-tout car maintenant ils sont en quelque sorte équilibre si l’on peut
dire avec les cinq briques et notamment avec la Russie. Et s’il laissent la Russie, la Chine, l’Inde prendre petit à petit leur envol, c’est-à-dire développer leur industrie à proportion de leur population tout simplement. Si nous sommes démocrates, nous devons considérer que si un homme en vote un autre, effectivement et bien les pays qui sont les plus peuplés, peuplés doivent avoir une part du gâteau proportionnelle à leur population.
Et bien les États-Unis peuvent se dire très bien ou là là, qu’est-ce qui va nous arriver ? Il faut faire quelque chose maintenant. on a le feu au derrière et ce n’est pas pour rien que ils sont si débridés en matière de politique internationale. Alors, tout ça étant dit le concept de d’exterminisme que je développais déjà dans les années 80 en gros la première version de ce livre tiens voilà il est là j’en fais un peu de pub donc mondialisation capitaliste et projet communiste qui est paru au temps d’esprit à l’époque cette première version a été pensée en 845 au moment de la crise des euromissiles quand les Américains installaient les fusées Pershing en Allemagne en Hollande et en Sicile. pour menacer l’Union soviétique. Et bien donc depuis lors l’Union soviétique est tombée et ce n’est pas sans rapport avec la lutte qu’elle a dû mener sur le terrain économique en s’effondrant littéralement à force de voir qu’on malgré elle malgré elle participait à une course aux
armements qu’elle ne pouvait pas suivre, qu’elle n’avait pas les moyens de suivre car elle était beaucoup plus pauvre que les États-Unis. et bien par rapport à cette période la situation s’est encore aggravée puisque malgré tout à ce moment-là l’Union soviétique faisait rempart à la guerre mondiale.
Il y avait un système socialiste mondial qui pouvait contenir notamment en Europe les visées impérialistes hégémonistes et exterministes. depuis que ce n’est plus le cas, depuis que en gros même si la Chine populaire a monté en puissance depuis ce qui n’était pas le cas dans les années 80 où elle était beaucoup plus pauvre , et bien depuis cette époque effectivement le danger est devenu beaucoup plus grand parce que les forces de guerre sont toujours plus fortes mais les forces de paix elles ont pris un méchant coup un
coup géopolitique. La chute du camp socialiste excusé du peu. Ouais. la chute de ce qui s’était construit à la suite de la révolution d’octobre et surtout de la victoire de Stalingrad et de l’Union soviétique sur la nazi. Donc tout ça a été balayé en quelque sorte. On est dans un régime de contre-révolution mondiale et là c’est l’aspect proprement politique disons.
Il faut penser l’exterminisme en lien avec la contre-révolution. avant que tu tu avant que tu prolonges juste une petite parenthèse cette ces années 80 course à l’armement Euromissile et c’est le moment d’une mondialisation financière qu’on a tous à l’esprit. Tout à l’heure, je disais qu’il y en avait une première à la fin du 19e siècle et il y en a une importante parce que c’est le moment où les États vont titriser leur dettes et se financer directement auprès des marchés pour alimenter la machine. Il y a des victimes collatérales au fond. Aujourd’hui, le la dette publique d’un état et ben c’est auprès des marchés financiers. Cette espèce de logique de financiarisation des dettes publiques et des budgets des États, c’est ces années-là. Voilà, c’est des dégâts collatéraux. C’est ça. Financiarisation, militarisation de l’économie, choc avec les pays socialistes, volonté d’arraser tout ce qui est socialiste sur la surface de la terre, nécessité pour les États-Unis surtout de reconquérir le marché mondial puisque au fond quand même à l’époque un tiers de l’humanité leur échappé. de Berlin à Hanoi en gros, c’était quand même le drapeau rouge qui flottait et donc c’était toujours ça que Wall Street n’avait pas sous la dent en quelque sorte. Donc en gros à cette époque en faisant tomber l’Union soviétique, il faudrait revenir sur les conditions de cette contre-révolution que beaucoup de marxistes n’ont pas du tout compris.
Mais alors on peut pas se tromper davantage. C’est littéralement prendre le sud pour le nord et l’est pour l’ouest qu’ils ont fait à l’époque . Le bilan du bilan là le bilan du bilan. le bilan de la chute de du socialisme. Il s’agit pas d’idéaliser le socialisme passé, il s’agit de voir ce qu’il y avait quand il était là et ce qu’il n’y a plus depuis qu’il n’y ait plus.
En gros, et bien ce bilan n’a pas n’a jamais été fait. Donc en fait en gros enfin n’a jamais été fait n’a jamais été fait par ce qui monopolisait en quelque sorte je dirais le marxisme officiel quoi. Tu as consacré quand même quelques lignes toi. Oui mais j’ai fort peu accès au médias, aux journaux et cetera.
Donc en gros, c’est resté complètement comme on dit aujourd’hui silencier. Voilà. Alors simplement moi si vous voulez je reviens un peu sur le concept d’exterminisme parce que moi aussi il faut que j’aille vite. Donc effectivement ce concept et bien il m’a sauté aux yeux en quelque sorte dans les années 80 parce que tout simplement ce que je voyais et qu’il me semblait extraordinaire que personne ne voit à l’époque, c’était comment les partisans de Reagan à l’époque du trio Rean Tatcher et Elmoukol enfin surtout le premier
cours vers la guerre mondiale avec le risque à l’arrivée d’une catastrophe nucléaire parce que s’il y avait eu un choc entre l’Union Soviétique et les États-Unis évidemment, ben c’était l’anéantissement probable de l’humanité et certains de l’Europe par exemple . Et ils y couraient en quelque sorte la fleur au fusil avec l’idée que ma foi, il faut ce qu’il faut.
Et donc on voyait même des théoriciens comme André Glucksman, le père, le papa de Raphaël Glucksman, non moins belliciste d’ailleurs que que que son géniteur en quelque sorte, qui vous expliquait froidement dans des bouquins vendus à 100000 exemplaires en France que pour se débarrasser de l’Union soviétique et bien ça valait bien le coup de tenter pourquoi pas ce que André Gman appelé la seconde mort de l’humanité.
La première mort, c’est quand je meurs, moi à la fin de ma vie, mais je meurs, mais encore ma famille, mes enfants et cetera, les les gens que j’aime qui continue d’exister h et donc je me prolonge quelque part à de mes projets vont au-delà de moi-même grâce à l’humanité. Et donc, il y a du sens.
Ma vie a du sens parce qu’elle ne s’arrête pas à moi. Sinon, si elle s’arrêtait à moi, ben elle serait en quelque sorte anéantie et le sens de ma vie avec le jour où je disparaîtrai. La deuxième mort, nous expliquait Glucksman à ce moment-là, c’est la disparition plus récente de l’humanité. il allait jusqu’à dire que je je préfère, disait-il, ou j’aime mieux, disait-il, être je j’aime mieux succomber dans un échange de Pershing et de SS20 avec mon enfant que j’aime, le petit Raphaël Glucksman soit dit en passant. bel héritage
plutôt que l’imaginer, disait-il, entraîner vers quelques Sibérie planétaires, c’est-à-dire vers une victoire fantasmé d’ors de l’Union soviétique. On voit comme l’Union Soviétique était dangereuse à l’époque puisque elle a disparu depuis quoi. donc tout ça c’était il y a toute une dimension fantasmatique là derrière mais ils ont besoin de fantasme pour fonctionner.
Ils ont besoin de délirer quelque part. Et donc je me disais mais enfin c’est extraordinaire. Ce type-là est en train d’expliquer que on a le droit pour abattre le socialisme de détruire l’humanité s’il le faut. La second plutôt mort que rouge quoi. Plutôt mort que rouge comme on disait tout à l’heure en Allemagne, liber total sot.
Et effectivement on voyait aussi toute une partie de la gauche extraordinairement qui suivait la derrière avec des gens qui vont vous expliquer que rien n’était pire que l’Union soviétique et cetera et cetera. Ce qui est évidemment une absurdité complète, on y reviendra. Même si on n’aime pas l’Union soviétique et même si on l’a considéré comme quelque chose d’épouvantable, il n’empêche que qui a le droit de mettre en péril toute l’humanité pour faire triompher soi-disant le droit et les valeurs.
Avec ça ne tient pas debout parce que pour qu’il y ait un droit et des valeurs, il faut qu’il y ait des êtres humains vivants, . Donc tout ça ne tenait pas debout. C’était une construction totalement absurde du point de vue même de ces fondements logiques, sans parler de ces fondements moraux en quelque sorte.
Et pourtant, c’était le discours archi dominant. Archi dominant. Donc c’est là que je me suis dit bon, il faut penser l’exterminisme. Qu’est-ce que c’est que l’exterminisme ? Donc alors ça va plus loin si l’on peut si l’on peut dire que l’impérialisme et que l’hégémonisme et ce n’est pas un stade nouveau pour autant.
Je ne dis pas que l’exterminisme est le stade suprême du capitalisme. Le stade suprême du capitalisme, c’est toujours ce qu’a dit Lénine, c’est-à-dire l’impérialisme. Mais cet impérialisme, surtout depuis qu’il est mâtiné de la bombe atomique, c’est-à-dire de la possibilité de des moyens techniques de faire disparaître l’humanité, ce que n’avait pas le Kaiser pendant la première guerre mondiale, ni Adolf Hitler tout au moins au début de la deuxième guerre mondiale.
Et je rappelle que la première bombe atomique n’a pas été utilisée par IER mais par les Américains contre les Japonais alors qu’ils étaient déjà battus militairement . Donc voilà, qu’est-ce qui se passe quoi de ce côté-là ? Et c’est là qu’on voit qu’effectivement et bien il y a une dimension nouvelle. C’est pas un stade nouveau, c’est une dimension nouvelle du stade que nous connaissons déjà.
L’impérialisme portait déjà en lui l’exterminisme. Lénine d’ailleurs en parle dans son opuscule de l’époque quand il note le nombre de guerres d’extermination, ce qu’on a appelé par la suite les génocides qui étaient déjà pratiqués par les puissances coloniales avant la guerre de 14, .
Mais disons que ce qui se passe désormais, c’est que le capitalisme moderne et le dos au mur sur tous les terrains. sur le terrain économique, Jean-François l’a brillamment montré, c’est la baisse du taux de profit qui ne peut que s’accélérer en réalité et encore plus si l’on met sur le marché des forces productives complètement nouvelles dont le seul but réel c’est de liquider de la force de travail en définitive et donc de creuser encore plus le la tombe du capitalisme en voulant le faire survivre quelque part . Il y a ça, mais il y
a aussi tous les autres aspects. Déjà dans le capital Marx notait que le capitalisme ne crée la richesse qu’en épuisant ces deux sources qui sont la terre et le travailleur. Pas seulement le travailleur, ça c’est l’exploitation capitaliste au sens étroit du terme, mais disait Marx, la terre, c’est-à-dire les ressources naturelles.
Et effectivement alors on le voit, il n’est que de regarder la figure grimaçante de Donald Trump. On a à la tête du capitalisme quelqu’un qui a nié l’existence du Covid quand il était là, ,qui était covidoceptique, qui disait que c’était une gripette en fait et sans doute près de des centaines de millions de gens sont morts non soignés aux États-Unis à l’époque quand il racontait ses sornettes à ce sujet.
Deuxièmement qui est climatosceptique dont le mot d’ordre c’est creuse bébé creuse . Donc en gros il faut extraire toujours plus de pétrole de tous les côtés et cetera et cetera qui donc sea fiche totalement de l’avenir écologique de la planète pourvu qu’on fasse des bénéfices.
quelqu’un qui à Gaza par exemple et là vous voyez ce n’est pas que du concept que je m’ ce sont des faits qui qui sautent aux yeux qui à Gaza donc arase disons toute une bande de territoire pour notoirement je ne l’invente pas tout de même c’est extraordinaire mettre en place une construire une rivière qui va rapporter des milliards à sa famille et on voit ce qu’il fait à Cuba dans quand il coupe le pétrole au Cubain et que Donc actuellement, les hôpitaux cubains n’ont plus de d’électricité pour pouvoir opérer les gens, par exemple. tout ça, c’est un génocide lent ou un génocide rapide, mais c’est un génocide ce qui se passe en Iran, ce qui se passe quand il dit qu’il va raser la civilisation iranienne et ainsi de suite. Et si un jour ou l’autre crime de guerre sur crime de guerre, crime de guerre sur crime de guerre comme au Liban.
Et donc si effect et puis quand il dit et là d’un seul coup il détruit complètement la construction idéologique dont tu as parlé tout à l’heure Jean-François à savoir la paix par le droit parce que la paix par le droit ça marche très bien tant qu’il y a du droit mais le jour où la puissance la plus costaud de la planète dit le droit je m’assois dessus et et Trump l’a dit quasiment comme ça on voit bien que c’est pas ça qui va régler le problème.
Je suis pour qu’on défende le droit dis son conseil de la paix. Mais bien entendu, voilà, pour défend le droit international, mais ne croyons pas que c’est le droit international qui va nous défendre. C’est nous qui devons le défendre quelque part. donc il y a tout cette ensemble de choses. Derrière tout cela surtout, il [y a à prendre en compte une analyse qu’avait déjà faite des gens comme Bertold Brecht quelque part ou comme Lucaks le philosophe hongrois marxiste quand il parlait de la destruction de la raison.
Lucaks notait que, c’était quand même extraordinaire de voir que le pays le plus civilisé de l’Europe, c’est-à-dire l’Allemagne, avait produit Hitler quoi, avait produit Hitler, l’obscurantisme, l’antisémitisme de masse, les camp les camps de la mort et ainsi de suite et qu’il avait produit cette doctrine plus folle que toutes, c’est-à-dire le racisme et derrière le génocide.
[Et donc, il disait « Mais comment ça se fait ? » Et là, il notait que tout simplement, ben le capitalisme est au bout du rouleau. Il est au bout du rouleau sur tous les terrains. ] Et ce capitalisme qui a commencé au fond avec disons un bel élan printanier quelque part, malgré les crimes qu’il commettait à l’époque, il a tout de même produit l’humanisme, il a produit la Renaissance, il a produit les Lumières, il a produit la révolution française, la révolution américaine, la révolution
anglaise avec les mérites qu’elle a pu avoir. Libéralisme politique dont on parlait tout à voilà. Exactement. Nous jouissons quand même maintenant parce que sinon on pourrait pas faire cette cette vidéo, . Donc c’est tout ça qu’il a produit. Et maintenant qu’est-ce qu’il produit ? Il produit de l’obscurantisme, il produit de la fascisation, il produit une restriction permanente des libertés, des régressions sociales qui n’en finissent pas sur quelque terrain que ce soit.
Et au bout du bout, il nous il nous promet, s’il gagne une guerre, de préparer la suivante quelque part. h bel avenir pour la jeunesse et étonnez vous ensuite que la plupart des pays est aujourd’hui un grave problème démographique. Donc réellement, ce capitalisme conduit l’humanité à l’autodestruction et donc l’exterminisme quelque part, c’est un peu comme Hegel lisait dans ces textes classiques, la vérité du capitalisme.
La [vérité du capitalisme, c’est-à-dire au fond son noyau dur. le paradoxe que développé tout à l’heure Jean-François, c’était que la vie c’est ce qui résiste à la mort mais la vie du capitalisme c’est ce qui en résistant à la mort du capitalisme produit la mort de l’humanité et donc aussi bien sûr la possibilité de la mort du capitalisme.
Donc quand le capitalisme est malade, il tue il nous tue. [rires] Voilà quand le capitalisme est malade disait le philosophe Yve Vargas il fait mourir les autres. Oui, mais il fait pas seulement mourir les autres parce que venu un moment passé un certain seuil et ben il détruit les conditions même de l’existence de la vie sur terre.
Pas seulement de l’être humain d’ailleurs mais de la vie sur terre. Donc quelqu’un le comprend intuitivement en ce moment, plus que bien des marxistes. Je pense toujours à la petite pardonnez moi cette expression un peu condescendante par la grandissante, je dirais plutôt Greta Thunberg qui au début était un peu l’idole comment dirais-je sympathique mais inoffensive des écolos qui allaient de par le monde dire que il fallait faire attention à la dégradation des sols de l’air et ainsi de suite.
Très bien. Mais ça mangeait pas de pain. la mettait très en avant parce que ça ça dépolitisait le discours quoi. Et ben elle a elle a fini par comprendre puisque avec un grand courage, elle est allée récemment avec la flottille de Gaza. Elle s’est fait d’ailleurs arrêter et maltraitée par les l’armée israélienne et récemment elle s’est rendue à Cuba.
Ouais. Donc il y a toute une prise de conscience que ce système alors peut-être Greta ne va-t-elle pas appeler ce système là le capitalisme ? Et peu importe, peu importe les noms, elle voit bien qu’il y a quelque chose ici qui tourne autour du profit maximal et qui conduit l’humanité à l’autodestruction. Et au fond, le choix devient de plus en plus entre les forces de vie et les forces de mort.
socialisme ou la mort ? le socialisme ou la mort, comme dira comme a dit Fidè Castro, c’était aussi la la devise de son compagnon Guevara à l’époque . Est-ce que tu pourrais dire un mot de ce beau texte de Kant de 1795 sur les guerres la guerre d’extermination dont il décrit en quelque sorte les ressorts dans la première section de ce ce traité où on est encore dans un état de nature qui régit les rapports entre les États, c’est droit du plus fort et où il dit quand même en vue de la paix, il faut au moins des comment dire des accords préliminaires
avant de passer à à Cette deuxième étape qui nous proposera une sorte de fédération de République. La société la première société des nations est pensée par par Kant. or, il y a une proposition, je sais pas si c’est pas la 6e dans la première section qui est énumère tout ce qui fait qu’une guerre ayant détruit les conditions de possibilité de la paix ne peut plus mener l’humanité qu’à une guerre de d’extermination.
<oui bien sûr. quand c’est un héritier de Rousseau qui pense à peu près la même chose à l’échelle d’une société. Je vais pas rentrer peut-être trop dans le détail parce que je vais pas faire en cours de philo de terminal mais disons dans le contrat social Rousseau montre que parvenu à un certain degré de développement des forces humaines, les hommes se marchent sur les pieds et s’ils ne trouvent pas un moyen de s’accorder entre qu’il appelle le contrat social, ils vont tout simplement à l’extermination à l’intérieur même
d’un territoire [donné. il pensent pas les choses à l’échelle de différents pays mais d’un seul pays et donc il faut un contrat social et quand est dans la même problématique [mais à l’échelle mondiale à l’échelle internationale et il se dit comment sortir de cet état de nature où on se marche sur les pieds où c’est la guerre de tous contre tous pour reprendre une formule célèbre et où par conséquent il faut une sorte de contrat social entre les nations.
La paix n’est pas simplement l’absence de guerre, c’est des rapports de droit qui existent entre les nations. Et elle alors effectivement quand n’est pas un utopiste pour autant parce que un utopiste ne se poserait pas la question de savoir comment on y va et il dirait [raclement de gorge] voilà il faudrait faire ceci, il faudrait faire cela, il faudrait telle et telle constitution, telle telle charte de l’ONU.
Et quand ne va pas directement à ça. Quand considère qu’il y a d’abord l’état de nature entre les hommes, c’est-à-dire un état de jungle entre eux et puis une dialectique de la guerre et de la paix, de de l’insiable sociabilité entre les hommes et entre les États. Voilà, c’est ça. Mais je vais peut-être pas trop développer quand même juste l’essentiel sur Quant.
Disons juste ici que du coup effectivement si quand les hommes se font la guerre, ils ne respectent pas de façon comment dirais je plus ou moins implicite un certain nombre d’interdits et bien il ne pourra y avoir un truc que l’escalade. Alors il emploie pas le terme d’escalade mais c’est ce que ça veut dire quoi.
C’est les prémisses d’un droit de la guerre. Voilà c’est les prémisses d’un droit de la guerre. Il ne faut pas dans l’état de guerre par exemple effectivement s’ingérer dans les affaires de l’autre. C’est-à-dire, on combat l’autre pays comme un tout et non pas en cherchant effectivement à choisir plutôt tel parti que tel autre, en essayant de jouer sur la guerre civile à l’intérieur de pays donné comme essaye de faire les États-Unis actuellement en essayant de dresser une partie de de l’Iran contre l’autre et ainsi de suite.
Et deuxièmement, il ne faut pas, dit-il aussi par exemple utiliser des assassins, tenter de d’assassiner les chefs, le chef d’état adverse. C’est la liste de tout ce que font les États-Unis [rires] est listé par à l’avance. en quelque sorte vous commencez des négociations et pendant les négociations, vous attaquez la nuit sans déclarer la guerre et vous tuez les négociateurs.
Si vous faites ça, ben vous allez nécessairement à une guerre d’extermination parce que l’adversaire n’aura plus aucune confiance en vous et les conditions d’un traité de paix futur seront détruites à priori. Et enfin donc quand atterrit sur le 6e, ça s’appelle le 6e article préliminaire au traité de paix perpétuelle préliminaire.
Oui. Oui. On est encore dans l’état de nature, c’est un droit de la guerre. C’est toujours dans la dans l’état de guerre effectivement. Et il explique que si effectivement on va comment dirais je h enfin on s’autorise l’idée que pour faire régner ses propres objectifs, on a le droit si si c’était nécessaire d’aller à une guerre d’extermination détruisant toute l’humanité. Et bien on dit une ânerie.
Alors, c’est très intéressant pour les anciens, pour les gens qui ont été un peu luquantes, je m’excuse pour les autres, , qui peut-être sont pas trop à l’aise avec tout ça, mais en gros, quand on n’est pas un penseur si formaliste qu’on le dit, on dit toujours que quand respecte les règles, faut respecter les règles morales, les impératifs catégoriques, quoi qu’il en coûte et cetera.
Oui, mais l’impératif catégorique des impératifs catégoriques qui rend possible tous les autres, c’est l’existence de l’humanité. C’est vraiment un un concept conséquentialiste par excellence. L’interdit absolu, c’est ce qui rend la paix. impossible et la survie de l’humanité. Voilà, il faut quand même que pour finir, il y ait une sorte de d’interdit de détruire la vie.
ou et donc ici est un penseur effectivement très comment dire très actuel quoi. Oui, c’est pour ça que tout à l’heure il était pas question de jeter au à la poubelle les penseurs libéraux puisque quand même le droit les conventions de Genève qui vont rendre convertir ce droit naturel en droit positif, c’est quand même chez Kant et chez Rousseau qu’on les trouve.
C’est les penseurs de la guerre. Mais voilà, je dirais presque aujourd’hui que les vrais libéraux, ce sont les marxistes. Paradoxe quoi, puisque effectivement, c’est le capitalisme de l’intérieur qui détruit le libéralisme en produisant le capitalisme monopoliste. Monopoliste c’est plus la concurrence d’État. Oui. Oui. Oui. Donc les les États qui étaient en train sans arrêt d’alimenter la caisse des capitalistes, c’est pas tellement la concurrence, .
Deuxièmement, la fascisation et troisièmement, la marche à la guerre mondiale. Où est là-dedans le libéralisme ? ce que tu appelles ce que tu appelles l’exterminisme et cette espèce de destruction de la raison, c’est la destruction des lumières et quant dans la foulée quoi. C’est que ou mais voilà le libéralisme il passe aussi mais la révolution française mais Robespierre mais tout ce qu’on voudra tout ce qui d’une façon ou d’une autre renvoie à la naissance en quelque sorte comment dirais je au départ plutôt comment dire positif pour l’humanité
quoi, du du capitalisme. Don Marx fait quand même l’éloge dans le manifeste du Parti communiste. Tout ça est détruit par le capitalisme lui-même et c’est plutôt au marxisme, au communisme et ainsi de suite de retrouver effectivement pour la prolonger dans les conditions actuelles l’élan des lumières, l’élan de l’humanisme, l’élan du libéralisme au sens du terme , c’est-à-dire le l’exaltation des forces de liberté tout simplement.
C’est la libération de l’être humain. Peut-être pour conclure du coup la paix sinon par le droit en en tout cas pas par la force par la sortie du capitalisme. Alors, par la sortie du capitalisme, mais simplement disant ici, je je veux ajouter un point, c’est que il y a une objection qui m’a souvent été faite, c’est que penser l’exterminisme, ça serait sortir de la politique parce que me dit me disait-on déjà à l’époque, si les deux partis qui s’opposent dans une guerre d’extermination se détruisent mutuellement, et bien le précepte de Clausewitz qui dit que la guerre et la continuation de la politique par d’autres moyens semblent disparaître. Hm. Il y a plus de politique si tout le monde meurt, il y a plus de politique. Donc c’est pas un projet politique. Il y a plus de sujet politique donc il y a plus de politique. Mais c’est une très grave erreur.
C’est la plus grave erreur qu’on puisse faire. Il faut être claus et vitien plus que jamais parce que en réalité c’est hautement politique et j’en veux pour preuve l’histoire elle-même. Lorsque Rean et compagnie on fait chanter parce que c’était un chantage littéralement toute l’humanité y compris la direction soviétique avec l’idée que et bien s’il n’abandonnait pas s’il ne capitulait pas sur le socialisme et bien ça serait la guerre mondiale et donc la fin de l’humanité.
Ça a été diablement efficace politiquement efficace. Quoi de plus politiquement efficace que la contre-révolution ? cette espèce disons de d’hystérie de conversion dirait Fred pratiquement entre la contre-révolution et l’exterminisme. L’exterminisme c’est le chantage qui permet la contre-évolution.
La contre révolution redynamise, relance l’exterminisme et ça joue comme ça d’une manière extrêmement négative. Donc c’est extrêmement politique. Ouais. Et le dernier truc que je voulais dire effectivement donc sur la question de combattre, alors moi je je vais à la même conclusion que toi pour arriver à une à une paix perpétuelle au sens de Kant H c’est-à-dire à des rapports de droit entre les nations analogues à ce que sont les rapports de droit dans une société.
Au fond, nous vivons dans une paix perpétuelle dans les sociétés un peu policées où on ne va pas tuer son voisin s’il vous a coupé une branche d’arbre. on porte plainte quelque part et c’est un juge qui décide quelque part et ça ça s’appelle la paix perpétuelle, c’est l’état de droit et bien avec des gardiens de la paix avec des gardiens de la paix effectivement donc idéalement idéalement parce bien sûr je sais bien que dans une société réelle c’est pas faut une république sociale pour que ça marche.
Voilà parce que sinon c’est un masque pour des rapports de classe. Mais si on veut aller jusqu’au bout il faut aller vers une société socialiste, communiste. plus de classe sociale, plus d’impérialisme, plus de capitalisme. Et à ce moment-là, les conditions de la guerre étant extirpée, on peut construire un droit véritable qui va tenir debout et tenir debout solidement.
Mais moi aussi, je ne suis pas un utopiste. Et si je dis ça, on va me regarder en me disant « Ouais, mais on y est pas mon pauvre ami là. Alors, l’éradication du capitalisme et de l’impérialisme et cetera et cetera. » Bien sûr que si on pouvait appuyer sur un bouton et dire allez hop, ça y est, on est sorti du capitalisme et donc on est sorti du même coup de la guerre .
Jesse qui disait le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage. j’appuie sur le bouton tout de suite . Mais on est dans les rapports de force qui sont les rapports existants, . Donc il faut en tant que marxistes qu’on parte de ça effectivement. Et bien moi, je dis simplement que la question de l’exterminisme a un sens très intéressant pour nous, pour nous, c’est-à-dire les amis de la paix tout simplement.
Si on la prend pour ainsi dire à l’envers, ce que je veux dire par là, c’est que l’exterminisme est intéressant par l’anti exterminisme. Il y a aujourd’hui, de par le monde des tas de gens, alors principalement les travailleurs à la classe dominée qui elle ne demande rien d’autre que de pouvoir vivre en paix en vivant de son travail, en vivant correctement de son travail, en menant ses affaires, en ayant des enfants, en les élevant et cetera comme la plupart des braves gens dans le de par le monde
. On demande rien d’extraordinaire en fait. BAlors ça, mais il y a pas que il y a pas que il y a des tas de bourgeois aussi qui n’ont pas envie de mourir et que leurs enfants meurent et qui n’ont pas envie de voir des gros champignons nucléaires partout et qui n’ont pas envie de voir Trump se déchaîner comme un malade sur tous les terrains possibles, sur tous les théâtres possibles de par le monde en chaque soir en s’endormant, en se demandant si le lendemain, il va pas y avoir encore une catastrophe plus grave
que la veille. Il y a des tas de gens qui sont des bourgeois pour autant, ça reste des ennemis de classe quelque part. Je ne suis pas en train de dire « Embrassons-nous Folville. H il y aura encore une lutte de classe avec des gens comme Dominique de Ville comme Henry Gen comme royal qui est social-démocrate qui est pour l’Europe et cetera mais tous ces gens d’une manière ou d’une autre disent halte au feu à Gaza disent halte au feu sur Cuba, disent hal pour certains d’entre eux pour les plus conscients.
Disent aussi que Trump ça va bien que la course à la guerre contre la Russie c’est une folie. Je l’ai entendu dans la bouche même de gens comme le louche alors qui n’est pas du tout sur Gaza mais qui ou même tiens de Luc Ferry que j’ai pourtant diablement combattu et toi donc en 2003 sur les retraites et cetera qui dit il faut arrêter le déconomètre quand il quand il parle de un grand penseur du libéralisme aussi grand penseur du libéralisme.
et tous ces gens-là font partie d’un potentiel front anti exterministe mondial de ce que et je ne suis pas ici en train de d’inventer je ne sais pas le mouton à cinq pattes puisque déjà enfin les soviétiques dans les années 80 avec notamment Yuri Andropov quand il était secrétaire général du parti communiste de l’Union soviétique parler de la nécessité de mettre en place un front de la raison ça s’appelait comme ça un front de la raison qui dépassait très largement simplement les milieux
prolétariens où socialiste. Mais attention , attention à condition là encore de ne pas tomber dans l’excès contraire celui de Gorbatchev qui lui sous prétexte de front de la région avec les capitalistes. Alors lui avec les exterministes, avec Reagan , avec donc là c’est stupide plutôt vivant que rouge. Voilà, c’est plutôt plutôt vivant à n’importe quel prix que rouge, c’est-à-dire plutôt esclave, plutôt bazarder le socialisme.
Là, évidemment, c’est de la sotise à l’état pur. Ça n’a mené qu’à détruire le socialisme, la contre-révolution et à créer les conditions d’un exterminisme encore plus virulent puisqu’il y a plus rien en face. Donc il nous faut construire un front antiexterministe, anti-hégémoniste, anti-impérialiste, antifasciste parce que le fascisme va de paire, la fascisation va de paire avec l’exterminisme.
C’est en quelque sorte la manière de lier la sauce, si je puis dire, au niveau de chaque pays, . Et donc au bout du bout l’anticapitalisme. Mais chacun de ces étages alimente le suivant. Si on était capable d’alimenter sur des bases disons de défense de la vie l’anti-exterminisme, on serait plus fort contre l’hégémonisme puisque c’est l’hégémonisme qui alimente l’exterminisme.
En en battant l’hégémonisme, ça suppose aussi de soutenir les brics avec tous les défauts qu’ils ont sans du tout se leurrer une seconde sur leur côté socialiste, je ne sais trop quoi, . On serait plus fort aussi à ce moment-là pour combattre l’impérialisme. Imaginons que l hégémonisme américain soit battu par exemple en Iran, par exemple en à Gaza et ainsi de suite avec derrière tous ses alliés et ainsi de suite.
Ça serait un formidable appel d’air pour les luttes anti-impérialistes au sens strict du terme derrière. Et si l’impérialisme était battu, mais ça ouvrirait une énorme brèche à l’anticapitalisme et donc au socialisme. Et donc toutes ces luttes, c’est un peu comme des poupées russes. Elles s’alimentent les unes les autres.
Elles ont chacune leur spécificité et il faut tout les mener. Et ce que je dis là est donc extrêmement politique. Et le dénominateur commun quand même c’est la paix quoi. Et le dénominateur commun c’est la paix, c’est la raison, c’est la vie. OK. Mais c’est dans ce sens-là que on s’engage au quotidien et on essaie en tant que militant. Bien.
George, merci. Merci à toi.


![Cuba face à l’impérialisme étatsunien : une conférence de Salim Lamrani et Otto Vaillant [ @cafe_marxiste vidéo 1h50 ]](https://www.initiative-communiste.fr/wp-content/uploads/2026/04/2060428-cuba-salim-lamrani-ambassadeur-blocus-cafemarxiste-350x250.jpg)

