Appel-pétition de syndicalistes et de travailleurs en lutte pour un printemps d’espoir jaune et rouge !

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initié par le Front Syndical de Classe

Depuis plusieurs mois, malgré la répression qui les frappe, les Gilets jaunes ont construit le plus puissant mouvement social depuis 1968 avec le soutien affiché des deux tiers de la population. Parti d’une colère populaire contre les taxes injustes, ce mouvement s’est développé autour de revendications proches de celles de nombreux militants syndicaux et travailleurs : justice fiscale, hausse des salaires et des pensions, défense des services publics de proximité, fin des privilèges, démocratie directe…

S’il a pour le moment insuffisamment mis en cause le Medef et l’UE, le mouvement des GJ a néanmoins soudé dans une action combative diverses fractions des classes populaires (ouvriers et employés, précaires, petits et moyens agents publics, retraités, petits commerçants, artisans…) toutes maltraitées depuis des années par le pouvoir inféodé aux grands groupes capitalistes. Il a mis en cause la confiscation du pouvoir par une élite oligarchique, dénoncé son illégitimité et mis en lumière la fascisation accélérée de ce régime pourrissant. Se référant aux traditions combatives de la Révolution française, ce mouvement a également mis l’accent sur la volonté de lutter collectivement et de faire société fraternelle contre la dictature de l’argent, la concurrence sans merci entre les travailleurs et l’inégalité.

Hélas, les états-majors confédéraux de nos syndicats sont longtemps restés réservés voire hostiles aux Gilets jaunes : pas seulement la CFDT dans son rôle habituel de chien de garde du système, mais aussi P. qui déclarait le 17 novembre ne pas vouloir manifester avec les GJ assimilés à l’extrême-droite, au lieu de s’appuyer sur les aspirations, les revendications démocratiques et anti-oligarchiques présentes dès le départ dans le mouvement social naissant … Cette attitude a favorisé les manœuvres de division et les tentatives de mainmise sur le mouvement de l’extrême droite, semblant aussi justifier les préventions de nombreux GJ contre les « syndicats et la politique ».

Depuis, les choses ont évolué dans de nombreux départements, surtout à l’initiative des bases combatives de la , débouchant sous cette pression à un début de convergence positif le 5 février dernier qu’il importe à présent de porter au plus haut niveau afin d’infliger une défaite majeure au pouvoir du CAC 40 et de l’Union européenne qui, incarné par Macron, est décidé à poursuivre son entreprise de destruction massive des conquis sociaux et démocratiques : retraites, allocations, chômage, Fonction Publique, santé, éducation, loi anti-manifestation et muselage des oppositions, fuite en avant dans une construction européenne négatrice de la souveraineté populaire tandis que la répression de masse atteint des proportions proprement totalitaires.

Dans ces conditions, nous, syndicalistes, travailleurs, retraités, enseignants, étudiants, lycéens, privés d’emploi… nous réaffirmons la nécessité d’unifier les colères et d’entreprendre enfin la construction d’un rapport de forces conscient, utilisant toutes les formes de luttes sans les opposer (grèves, manifestations le samedi, blocage des profits capitalistes, manifestation pacifique nationale de masse « tous ensemble en même temps » un samedi sur les Champs-Elysées pour préparer la inter-pro reconductible…) afin de battre le gouvernement de l’oligarchie et de mettre en perspective une démocratie véritable agissant par le peuple et pour le peuple.

Nous nous inscrivons aussi dans la préparation des congrès syndicaux CGT et qui doivent se tenir cette année et qui doivent absolument permettre à ces organisations de retrouver au niveau national leur caractère de classe et de masse afin de reprendre le seul chemin gagnant : faire le lien entre toutes les contre-réformes, s’affranchir de la tutelle étouffante de la CFDT et de la Confédération européenne des syndicats (pro-Maastricht), travailler concrètement à préparer avec les salariés les conditions de l’affrontement de classes victorieux avec ce pouvoir destructeur, construire l’unité dans l’action des travailleurs, des démocrates et de la jeunesse.

  • Bernard Colovray, ouvrier, 38
  • Jean-François Dejours, enseignant, FSU, 62
  • Giovanni Di Mino, FSU, 13
  • Véronique Duval, Aide soignante Hôpitaux publiques, CGT, 74
  • Benoit Foucambert, FSU, 81
  • Danielle Gautier, UFR C.G.T. Métaux, USR C.G.T.,  UL C.G.T. DE RIOM, 63
  • Cédric Géronde, FSU, 81
  • Jo Hernandez, ancien secrétaire UD CGT 81
  • Annie Lacroix-Riz, historienne, FSU, 75
  • Philippe Marchetti, Cheminot retraité et CGT, 74
  • Stéphane Martin, agent territorial, Cgt, 84
  • José Minard, ouvrier militant , 62
  • Jacky Omer, Syndicaliste CGT, ancien SG du syndicat des cheminots CGT d’Ivry S/Seine, 13
  • Anna Persichini, CGT métallo, 06
  • Laurent NARDI, CGT, 74
  • Gilbert Rodriguez, CGT, 92
  • Pascal Rolando, FSU, 28
  • Joël Vuylsteker, FSU, 62