À la CGT, le ralliement de la direction de la confédération au “dialogue social” façon CFDT ne passe pas.

À la , le ralliement de la direction de la confédération au “dialogue social” façon ne passe pas.

Les structures de la CGT sont de plus en plus nombreuses à condamner la démarche de la direction confédérale d’en appeler au dialogue social avec le MEDEF de surcroît en partenariat avec des organisations comme la CFDT qui au nom de ce “dialogue” ont consenti à toutes les agressions contre les conquis sociaux des travailleurs. En témoigne les différentes lettres et motions qu’a pu se procurer la rédaction d‘Initiative Communiste, interpellant dans des termes sans équivoque la direction de la confédération. Un débat qui s’ouvre alors que le congrès de la confédération CGT s’ouvrira en 2019. Alors que depuis maintenant plus d’une décennie le a fait la preuve qu’il fait perdre les travailleurs, la volonté de retrouver le et de masse, celui rassemblant les travailleurs en toute indépendance du patronat et de ses institutions – Union Européenne notamment – est de plus en plus forte.

Union Départementale CGT de Paris

Motion du syndicat CGT Energie de Paris

Union Départementale CGT du Nord

Union Départementale CGT des Bouches du Rhône

Dans un courrier adressé à Montreuil, l’influent secrétaire départemental de la CGT des Bouches du Rhône ne mâche pas ses mots :« Nous n’avons jamais partagé la démarche consistant à considérer qu’il pouvait être bénéfique pour le monde du travail que la CGT s’inscrive dans une démarche visant à considérer les organisations patronales et la plupart des organisations syndicales qui, depuis des années maintenant, accompagnent tous les mauvais coups, pour des partenaires ». Dénonçant les « mesures réactionnaires, autoritaires » qui frappent à ses yeux les travailleuses et les travailleurs, le secrétaire de l’UD s’alarme : « nous voilà signataires d’un courrier s’inquiétant du bénéfice que pourraient tirer les entreprises d’un dialogue social qui ne sera jamais rien d’autre qu’un moyen d’empêcher toute démocratie sociale dans l’entreprise ».

Olivier Mateu accuse les instances de direction de la centrale d’avoir perdu de vue « la répression féroce qui s’abat sur nos militants-es dans les boîtes » et les « milliards qu’ils [les patrons] nous volent ». « En quoi, poursuit-il, ce courrier nous met-il à l’avantage quant au rapport de force que nous avons à construire pour imposer d’autres choix de progrès et de justice sociale au patronat et au gouvernement? ».  Cette lettre, ajoute-t-il, « tend à dédouaner le patronat de ses responsabilités en donnant à penser que nous aurions, eux et nous, des intérêts communs à défendre contre un gouvernement qui n’a de cesse d’agir dans les intérêts du patronat et de la finance ».  En conclusion, face à cette « union contre-nature », il réclame un « nécessaire débat sur la stratégie à mener pour aller à la gagne sur des contenus clairement de progrès et bénéficiant à toutes et tous ».

JBC pour www.initiative-communiste.fr