2021 : BONNE ANNÉE, BONNE SANTÉ, …BONNE VACCINATION ?

Army Spc. Angel Laureano holds a vial of the COVID-19 vaccine, Walter Reed National Military Medical Center, Bethesda, Md., Dec. 14, 2020. (DoD photo by Lisa Ferdinando)

Voici maintenant presque une année que nous vivons une situation sanitaire anxiogène et très difficile pour la plupart d’entre nous. Nous avons à faire face à une pandémie virale qui met surtout en danger la vie des plus fragiles, par leur âge ou leurs problèmes de santé pré-existants. La gestion anarchique, mensongère et criminelle de la crise par nos gouvernants durant le printemps, puis cet automne et maintenant durant l’hiver, n’a bien évidemment fait qu’aggraver le désarroi général et la situation matérielle de millions de nos compatriotes. L’espoir, qui a fini par renaître avec l’apparition de vaccins, se trouve cependant tempéré par l’apparition de « variants » du virus et la persistance de questions importantes sur les vaccins eux-mêmes.

Covid-19 : « grippette » ?

2020 : un mortalité très supérieure à la moyenne 1975 -2019 (comprenant la sévère épidémie de grippe H1N1 de 1978 et la terrible canicule de 2003)

Impossible de nier la gravité de la pandémie virale actuelle, même en tenant compte des difficultés de comparaison objective entre les dégâts faits depuis près d’un an par la covid-19 et ceux faits annuellement par la grippe. La grippe, en France, c’est chaque hiver au moins 10 000 morts malgré l’existence d’un vaccin assez largement partagé, et tout le monde médical s’accorde donc à dire que la grippe est une très sérieuse, intrinsèquement grave ! Et toute comparaison avec la létalité d’autres pathologies pour prétendre le contraire est ici déplacée, irrecevable !

Le nombre de décès imputés au coronavirus Sars-CoV-2, plus de 70 000 en France actuellement, est difficilement contestable dans son ordre de grandeur, même si on peut imaginer que les « autorités » n’ont pas hésité à forcer parfois le trait en étiquetant « covid » des décès dans lesquels le Sars-CoV-2 n’avait pas grand-chose à voir. Mais cela ne peut-être qu’à la marge, les chiffres de l’INSEE montrant indéniablement une forte sur-mortalité en France en 2020 par rapport à 2019.

La covid-19 est donc une maladie grave, tout autant ou plus que la grippe, et certainement pas une « grippette ». Notons de plus qu’on ne sait pas grand-chose de l’évolution dans le temps de la covid-19, certains n’ayant prédit cet été qu’un « rebond épidémique automnale » alors qu’en ce mois de janvier, le virus et des « variants » font encore des dizaines de milliers de morts de par le monde. C’est le cas surtout des pays « occidentaux » victimes d’une mondialisation capitaliste effrénée et notamment de la France, où l’euro-austérité, appliquée avec zèle par nos gouvernements successifs depuis 2 à 3 décennies, a mis notre système de santé dans un état lamentable.

Covid-19 : quelles armes ?

Recenser les armes dont disposent les médecins et la médecine contre la covid-19, c’est recenser les armes dont on dispose (devrait disposer) contre les maladies virales en général et leur transmission :

  • Limiter la diffusion du Sars-CoV-2 à travers la planète en limitant les déplacements internationaux : c’est hors de portée actuellement sauf à fortement « contrarier » la mondialisation capitaliste !
  • Se conformer aux injonctions de « bonne conduite », appliquer les « gestes-barrière » : c’est important mais la vie en société met des limites, ne serait-ce que dans le temps, à ces pratiques « inhumaines »
  • Confiner ou semi-confiner (couvre-feu) les populations : c’est partiellement possible, partiellement efficace mais ça se heurte, assez vite, aux nécessités économiques et sociales de fourniture et d’acheminement des biens « essentiels » à notre vie. On l’a expérimenté pour de bon ces derniers temps : les travailleurs sont indispensables à la bonne marche de la société et indispensables… à la poursuite des profits ! Pas question donc de les confiner, eux !
  • Reste la question du soin, des soins, très divers dans leurs formes : éducation, prévention dont la vaccination, traitements médicamenteux, soins non médicamenteux très divers, médecine d’urgence et parfois de réanimation. Force est de constater que la «  » de nos gouvernants (et de leurs conseillers scientifiques) se résume à s’adapter de façon opportuniste, presque au jour le jour, au déroulement « naturel » de la pandémie, en préservant toujours et avant tout les intérêts des grands groupes financiers. D’où leur mépris affiché pour les différents traitements médicamenteux proposés, d’où le lamentable feuilleton du printemps sur la nécessité (pourtant évidente) ou non des masques et de leur port, d’où la psychose entretenue sur le manque de lits de réanimation alors qu’ils en sont tous objectivement responsables, d’où enfin la promotion d’un « remède miracle » (et juteux pour certains), le vaccin !

Covid-19 :  Vaccinons-nous… et demain…

Les médias ont fait grand bruit, dès le début de l’automne, d’un vaccin « révolutionnaire », anti-covid-19, que différents grands groupes capitalistes, notamment états-uniens, ont « pré-vendu » aux Etats bourgeois sans donner aux scientifiques, aux médecins et au public français aucun véritable élément permettant d’en vérifier scientifiquement la validité. 

La vente par le PDG de Pfizer de ses actions lors de l’annonce de l’efficacité de son vaccin fait les gros titres jusque dans la presse économique

Le premier effet produit de ces effets d’annonce a été de faire monter les cours boursiers des mastodontes de Big-Pharma. Avant même toute autorisation de « mise sur le marché » (expression qui exprime bien le scandale de la santé en régime capitaliste..!), des millions de doses ont été achetés par l’Union européenne et l’Etat français. Qu’on ne vienne pas nous dire que ces acquisitions se sont faites par unique souci de disposer rapidement des vaccins : le lamentable retard mis à démarrer la vaccination de nos compatriotes, faute d’avoir mis en place les dispositions pratiques nécessaires, prouve le contraire !

Entendons-nous bien : il n’est pas question ici de rejeter le principe de la vaccination, bien connu depuis les travaux d’avant-garde de Jenner, Pasteur et Koch, et dont l’efficacité a été prouvée sur nombre de maladies graves que la vaccination a d’éradiquer ou de fortement neutraliser. C’est ainsi que la campagne de vaccination contre la variole, qui faisait environ 2 millions de victimes par an, proposée à l’OMS par l’URSS en 1958, a permis l’éradication de la variole et la vaccination a pu être suspendue en 1979 !

Notons que comme l’ensemble des nations, la Russie, Cuba socialiste ou la République populaire de Chine, tant diabolisés par nos medias, vaccinent massivement leur population contre toutes les maladies dont la prévention est  possible, et que la vaccination anti-covid-19 y est (ou va y être) lancée à grande échelle.

Les différents types de vaccins contre le covid-19 selon leur fabricant

Rappelons d’abord que classiquement, pour la vaccination antivirale, c’est-à-dire pour stimuler des défenses spécifiques de notre organisme contre un virus et ses conséquences pathologiques, on peut injecter ce même virus entier inactivé, « mort » (méthode sans danger mais d’efficacité médiocre), ou simplement atténué (méthode plus efficace mais possiblement plus dangereuse pour des personnes « sensibles » qui seront donc écartées de la vaccination). On a mis au point aussi, ces dernières décennies, des vaccins « à protéine recombinante », où la technique consiste à n’injecter qu’une partie du virus, et notamment sa protéine de surface.

sinovac – le vaccin à virus atténué développé par la Chine

Dans le cas de la vaccination anti-covid-19, on peut utiliser des virus atténués (comme en Chine où on a donc joué la sécurité en privilégiant des techniques bien maîtrisées) ou des vaccins « à protéine recombinante » (Sanofi-Pasteur) mais « on » a choisi, dans l’Union Européenne et donc en France, de faire appel, et c’est ça qui interroge, à une nouvelle génération de vaccins dits « vaccins génétiques », reposant sur des techniques assez récentes et qui consistent à injecter tout ou partie du matériel génétique du virus (de l’ADN pour les virus à ADN, de l’ARN pour les virus à ARN comme Sars-CoV-2) en faisant ce qu’il faut pour qu’il pénètre dans nos cellules afin d’y faire fabriquer les protéines virales souhaitées qui induiront ensuite nos défenses.

Les vaccins génétiques à ADN (Astra-Zeneca, Sputnik) se servent d’un autre virus « désarmé », « recombinant », pour faire pénétrer le matériel génétique du Sars-CoV-2 dans nos cellules ;

Les explications de l’institut Gamaleïa sur le fonctionnement du vaccin SpoutnikV – https://sputnikvaccine.com/fra/about-vaccine/

les vaccins génétiques à ARN « messager » (Pfizer-bioNTech, Moderna) se servent de nanoparticules dans le même but. Ils ont chacun leurs avantages et… leurs inconvénients ; ils ont aussi des problèmes potentiels communs !

On pourra consulter avec profit la très didactique vidéo https://criigen.org/covid-19-les-technologies-vaccinales-a-la-loupe-video/ même si les conclusions du conférencier font un peu l’impasse sur les conséquences dramatiques de la covid-19. Il a par contre le mérite de soulever la question des conséquences potentiellement négatives de ces « vaccins génétiques » en cours d’administration.

       Nous n’avons bien évidemment aucun avis définitif à donner sur les différentes sortes de vaccins proposés par les transnationales du médicament. Nous disons simplement qu’il est plus que jamais indispensable :

  • de refuser toute précipitation et d’exiger une transparence absolue dans le travail d’élaboration d’un vaccin qui ne doit absolument pas se faire au détriment des soins aux malades.
  • d’éviter si peu que ce soit de transformer en cobayes une partie de la population.
  • de donner tous les moyens nécessaires au corps médical, pour prescrire ou pas en leur âme et conscience, et après consentement du patient, les vaccins “mis sur le marché”.
  • de produire en France les vaccins dont on a besoin, et le plus vite possible sous un système nationalisé échappant aux profits capitalistes.

Pour la commission santé du PRCF,

  • Alexandra Tricottet, maçon,
  • et Jean-Claude Houseaux, médecin.

les illustrations sont le fait de la rédaction d’IC

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