#vidéo Massacre d’Odessa, les mères de victimes témoignent [Ukraine]

2 Mai 2014. , plusieurs dizaines de militants antifascistes sont massacrés dans la maison des syndicats d’ incendiés, plusieurs centaines blessés, dans une fasciste.

Alors que les autorités pro- de se refusent à toute enquête, que les médias occidentaux font silence, cachant délibérément les agissements de cette junte fasciste pro- de Kiev installée au pouvoir et soutenue par l’Axe USA--, des ukrainiens antifascistes, des mères de victimes sont venus en France. Pour témoigner. Pour raconter l’horreur de ce qui s’est passé à Odessa le 2 mai dernier, Pour décrire ce qui se passe en Ukraine, en Europe aujourd’hui. Le 26 janvier 2014, se tenait à Paris une conférence de presse à laquelle a assisté une cinquantaine de personnes dont seulement une quinzaine de journalistes . Étaient présents des représentants de l’Humanité dimanche, de TV5, du blog “les Crises”, et bien sûr de Initiative (journal du PRCF), et d’agences de presse indépendantes, qui ont pu s’entretenir directement avec les invités.

Vasil Borik

Evgueni Tsarkov, premier secrétaire du Parti communiste d’Ukraine (PCU KPU) pour la région d’Odessa en compagnie de militants du PRCF devant le monument à la mémoire du résistant Vasyl Poryk, soviétique ukrainien

Dans le Nord Pas de Calais, les militants du PRCF ont également pu échanger avec les autres participants de cette délégation ukrainienne, notamment à Hénin Beaumont à l’occasion d’un hommage à Vasyl Poryk, soviétique héros de la résistance contre l’occupant nazi dans le bassin minier.

  • https://www.initiative-communiste.fr/articles/international/avec-le-prcf-et-le-pcu-lantifascisme-dodessa-henin-beaumont/

www.initiative-communiste.fr retransmet la vidéo de la conférence de presse réalisés par les camarades de www.reveilcommuniste.fr, ainsi que la vidéo de la rencontre organisée par la Librairie Tropiques

Rencontre organisée par la librairie tropique :

Le témoignage des Ukrainiennes :

En mai 2014, à Odessa, se sont déroulés des faits d’une gravité comparable aux deux massacres qui viennent d’avoir lieu à Paris. Des proches des victimes sont venues témoigner en France. Le 26 janvier 2015 cette délégation venue d’Odessa a rencontré le public français à la librairie. Elle comprenait notamment Elena, mère de Andreï Brajevsky, militant connu de l’organisation de gauche Borotba, âgé de 27 ans brulé vif le 2 mai 2014 dans l’incendie criminel de la maison des syndicats d’Odessa, massacre qui a couté la vie à une quarantaine d’opposants au nouveau régime ukrainien, 200 blessés et plus de 50 autres personnes ont disparu.
Si on ne voit guère d’ukrainiens russophones s’exprimer dans les médias occidentaux c’est tout simplement qu’ils en sont dissuadés par les euro-démocrates locaux qui les incitent à la discrétion par les voies les plus comminatoires. Toute expression publique expose en effet les ukrainiens qui ne seraient pas “Maïdan-friendly” à de sévères représailles, sur eux ou sur leurs familles ou toute relation qui se trouverait à portée de matraque “europhile”. Il a donc fallu beaucoup de courage et de détermination à ces deux ukrainiennes pour venir témoigner. Mais comme on va voir elles ont de solides raisons de le faire, et des faits à révéler.
En guise d’introduction : un bref montage des images (attention : certaines peuvent choquer) qu’elles nous ont apportées, complétées par des extraits d’un reportage réalisé par une télévision notoirement “bolchevik” : la BBC …


Odessa-report1 par urbain_glandier

Ces images éprouvantes (il en est hélas de bien plus dures encore) permettent de comprendre le contexte du témoignage qui suit : en Ukraine comme ailleurs il faut des mères courage pour s’opposer à l’injustice et à l’inepte propagande atlantiste :


Odessa Odessa par urbain_glandier

Conférence de presse des témoins d’Odessa – Paris 26 janvier 2015

Ci-après, l’allocution prononcée par Gilles Questiaux en introduction de cette conférence de presse.

Nous voulons donner la parole à des témoins du massacre survenu à Odessa en Ukraine, le 2 mai 2014, Irynia et Elena, ici présentes.

Les organisateurs parisiens sont Monika Karbowska (association « Féministes pour une autre europe » , Gueorgui Chepelev (association « collectif citoyen pour la paix en Ukraine ») et moi-même (Gilles Questiaux, membre du PCF et de son réseau « Faire vivre et renforcer le PCF » et animateur du blog Réveil communiste).

La conférence de presse, ainsi que la réunion publique à la librairie Tropiques ce soir fait partie d’une tournée qui passe par sept villes de France, organisée par Danielle Bleitrach (qui anime le blog « histoire et société ») et Marianne Dunlop, membre de la fédération du PCF du Pas de Calais.

Nous disposons de la salle jusqu’à 18 heures, ce qui nous donnera le temps d’une discussion. La conférence est filmée, et sera mise en ligne sur Réveil Communiste. Le public n’apparaîtra pas sur le film. Nous remercions les journalistes qui ont répondu à notre invitation.

Bref rappel des faits :

Le massacre d’Odessa s’est produit quand des opposants de gauche au changement de régime qui a eu lieu en Ukraine en février 2014 ont tenté à leur tour de manifester. De planter à leur tour un campement permanent, en suivant la méthode non violente qui a pour but de susciter l’intérêt et la sympathie de l’opinion internationale. La réaction ne s’est pas faite attendre. Le 2 mai 2014, le campement a été détruit, et les manifestants ont été poursuivis par des nervis armés, encerclés dans la maison des syndicats qui a été incendiée. Ceux qui n’ont pas été brûlés vifs ont été battus à mort lorsqu’ils tentaient d’échapper aux flammes. Le tout sous l’œil de la police. Et filmé en direct sur les réseaux sociaux. Le bilan officiel est de 48 morts, et l’association de solidarité aux victimes a identifié 66 morts et disparus. Il n’y a pas de liste officielle ni d’enquête digne de ce nom.

La révolution du Maidan à l’envers, ou « anti-Maidan » a été ainsi jugulée. Mais au prix fort : aujourd’hui, la guerre civile ravage le pays.

Le but de notre conférence de presse est de contribuer à obtenir justice pour ceux qui ont été assassinés froidement et publiquement, pour servir d’exemple.

Pour le moment les morts et les disparus d’Odessa ne pèsent pas lourd dans les consciences occidentales. Ils n’étaient pas dans le bon camp. Pour le moment, le parti pris de l’opinion, et de ceux qui l’influencent a abouti à une situation inqualifiable et nauséeuse : un massacre politique aussi grave que ceux qui viennent d’avoir lieu à Paris, et comme il ne s’en est pas produit en Europe depuis des dizaines d’années, a été minimisé et occulté.

Le précédent qui me vient à l’esprit est celui du 17 octobre 1961. Comme pour le massacre des Algériens de Paris, le massacre des militants de gauche ukrainiens est bien connu de tout le monde. On ne prétend même pas l’ignorer. Mais on hausse les épaules, on minimise, et on change de sujet.

Il a fallu 30 ans pour que le 17octobre sorte du brouillard. Nous allons essayer de contribuer à la levée du brouillard qui plane sur le massacre d’Odessa, du 2 mai 2014, en donnant la parole aux témoins.

Irynia et Elena appartiennent au collectif qui s’est formé à Odessa pour obtenir justice. Le fils d’Elena, Andrei Brajevski, militant de gauche connu en Ukraine, âgé de 27 ans, figure parmi les victimes du massacre.

GQ, 26 janvier 2015

source : http://www.reveilcommuniste.fr/2015/01/conference-de-presse-des-temoins-d-odessa-26-janvier-2015-video.html et http://www.librairie-tropiques.fr/2015/01/ukraine-naissance-de-la-nouvelle-europe-purifiee.html

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