Le FMI bloque les financements demandés par le Venezuela pour faire face au #Coronavirus.

Le Fonds monétaire international () a rejeté la demande du concernant un programme de soutien d’urgence de 5 milliards de dollars pour aider à renforcer le système de santé du pays dans la lutte contre l’épidémie de coronavirus.

Le président Nicolas Maduro a écrit à l’organisation financière mondiale au début de la semaine pour lui demander de l’aide alors que le pays lutte pour faire face aux sanctions économiques américaines qui instituent un véritable économique et commercial contre le peuple vénézuélien.

Dans une lettre adressée à la directrice du FMI, Kristalina Georgieva, il a déclaré: «Ce n’est que dans un esprit de solidarité, de fraternité et de discipline sociale que nous pourrons surmonter la situation qui se présente à nous et nous saurons comment protéger la vie et le bien-être des nos peuples. “. Le président vénézuélien souligne également que l’Organisation mondiale de la santé a déclaré l’épidémie de coronavirus comme “une urgence de santé publique d’importance internationale qui nécessite l’union de tous les pays” . C’est pour cela que Nicolas Maduro , pour protéger sa population et pouvoir renforcer les mesures de diagnostics, de tests et de soins sollicite l’appui du FMI. Sans attendre, à l’inverse du régime Macron, le gouvernement de Caracas a lancé une «quarantaine collective» lundi, avec fermeture des écoles.

Il a reçu le soutien de Cuba, qui a envoyé une équipe de médecins et de fournitures, y compris des stocks du médicament interféron alfa-2b qui serait efficace pour traiter les patients atteints de coronavirus.

Mais le FMI a déclaré que la demande de Maduro ne pouvait pas être prise en compte, affirmant qu’il n’y avait “aucune clarté” parmi les États membres sur la personne à reconnaître comme leader du Venezuela.

Un certain nombre de pays, dont les États-Unis, la Grande-Bretagne et le Canada, reconnaissent le chef de l’opposition Juan Guaidó, qui s’est déclaré président par intérim du Venezuela l’année dernière, peu de temps après l’investiture de Maduro.

Guaidó a lancé un certain nombre de tentatives de coups d’État ratées contre Maduro, qui ont toutes abouti à une humiliation embarrassante car il n’a pas réussi à obtenir le soutien du peuple et des forces armées du pays.

Maduro a également lancé un appel au soutien de l’OMS, avertissant que la Colombie ne prenait pas suffisamment de mesures pour sécuriser la frontière et que des Colombiens potentiellement infectés étaient contraints de passer au Venezuela pour éviter des factures médicales élevées à domicile.

Les États-Unis ont été critiqués pour l’augmentation des sanctions contre le Venezuela.

Le porte-parole des Affaires étrangères de la Chine, Geng Shuang, a averti: «À un moment crucial où les gouvernements et les peuples de tous les pays luttent ensemble contre l’épidémie d’un nouveau coronavirus, la partie américaine est cependant déterminée à continuer de secouer le bâton de sanctions contre le Venezuela. , qui va à l’encontre de l’esprit minimum de l’humanité. “

Pas meilleurs qu’Adolf Hitler ! – À propos du refus d’aide opposé par les maîtres du FMI au Venezuela secoué par la pandémie

Sous la pression des gouvernants américains, anglais, canadiens et autres barbares en costume trois-pièces, le FMI refuse d’aider le Venezuela en pleine crise sanitaire.

En revanche, la Chine et Cuba socialiste – elle-même frappée par de premiers cas de contamination et affaiblie par le blocus US – aident le Venezuela à la mesure de leurs possibilités.

QUI SONT LES « BARBARES » ? QUI SONT LES « TOTALITAIRES », sinon ceux qui conditionnent l’aide humanitaire à la mise en place de régimes, y compris putschistes, favorables à leur système de mort ?

Demain, les Trump, Johnson et autre criminels cravatés et léchés à la Trudeau devront rendre des comptes à l’humanité qu’ils torturent ! Qu’ils n’escomptent aucune indulgence !

G. Gastaud

Le FMI refuse son aide au Venezuela en pleine crise du coronavirus

Alors que l’organisme financier s’est engagé à apporter un soutien économique aux pays frappés par la pandémie, il a obéi aux intérêts américains et a refusé un prêt au Venezuela, une décision qui risque de coûter des vies humaines.

Le 19 mars 2020 — par Ana Maldonado, Paola Estrada, Vijay Prashad, Zoe PC

Le 16 mars 2020, la directrice du Fonds monétaire international (FMI) Kristalina Georgieva a publié un billet de blog sur le site du FMI ; il décrit le genre de générosité nécessaire en pleine pandémie mondiale. « Le FMI est prêt à mobiliser sa capacité de prêt de 1000 milliards de dollars pour aider nos membres », a-t-elle écrit. Les pays avec « des besoins urgents de balance des paiements » pourraient être aidés par « la boîte à outils de réponses d’urgence flexibles et à déboursement rapide » du FMI.  Grâce à ces mécanismes, le FMI a déclaré qu’il pourrait fournir 50 milliards de dollars aux pays en développement et 10 milliards de dollars aux pays à bas revenu, à un taux d’intérêt zéro.

La veille de cette déclaration publique de  Georgieva, le ministère des Affaires étrangères du gouvernement du Venezuela a envoyé une lettre au FMI lui demandant des fonds pour financer les « systèmes de détection et de réponse » du gouvernement dans ses efforts de lutte contre le coronavirus. Dans la lettre, le président Nicolas Maduro écrivait que son gouvernement « prend différentes mesures de prévention et effectue des contrôles stricts et complets pour protéger la population vénézuélienne ». Ces mesures nécessitent un financement, raison pour laquelle le gouvernement « se tourne vers votre honorable organisation pour lui demander d’évaluer la possibilité d’autoriser le Venezuela de bénéficier d’une ligne de crédit de 5 milliards de dollars provenant du fonds d’urgence de l’Instrument de financement rapide ».   

La politique de Georgieva visant à fournir une assistance spéciale aux pays aurait dû être suffisante pour permettre au FMI d’apporter l’aide demandée par le gouvernement vénézuélien. Mais, très rapidement, le Fonds a décliné la demande du Venezuela.

Il est important de souligner le fait que le FMI a exprimé ce refus à un moment où le coronavirus avait commencé à se répandre au Venezuela. Le 15 mars, lorsque le gouvernement du président Nicolas Maduro a envoyé la lettre au FMI, Maduro a rencontré des hauts fonctionnaires de ce même gouvernement à Caracas. L’organisme pharmaceutique vénézuélien (CIFAR) et les entreprises vénézuéliennes de matériel médical ont dit qu’elles seraient en mesure d’augmenter la production de machines et de médicaments pour endiguer la crise ; mais, ont-ils dit aussi, ils auraient besoin de matières premières qui doivent être importées. C’est pour payer ces importations que le gouvernement vénézuélien s’est tourné vers le FMI. Le refus du prêt punira directement l’appareil sanitaire vénézuélien et empêchera le Venezuela de s’attaquer efficacement à la pandémie du coronavirus.

« C’est la situation la plus grave à laquelle nous avons été confrontés », a déclaré le président Maduro lorsqu’il a pris de nouvelles mesures. Le gouvernement a imposé une quarantaine nationale de durée indéterminée et a mis en place — en s’appuyant sur l’autonomie locale (les communes) — un processus de distribution de nourriture et de biens essentiels. Toutes les institutions de l’État sont maintenant impliquées pour « infléchir la courbe » et « briser la chaîne » de la contagion. Mais, en raison du refus du FMI d’accorder un prêt, le pays aura plus de mal à produire des kits de tests, des respirateurs et des médicaments essentiels pour ceux qui sont infectés par le virus.

Le Venezuela et le FMI

Le Venezuela est un membre fondateur du FMI. Bien qu’il soit un pays riche en pétrole, il s’est adressé à diverses reprises à cette institution pour obtenir diverses formes d’aide. Le cycle des interventions du FMI au Venezuela dans les années 1980 et au début des années 1990 a conduit à un soulèvement en 1989 qui a délégitimé l’élite vénézuélienne ; c’est en s’appuyant sur les protestations populaires contre le FMI que Hugo Chávez a construit la coalition qui l’a propulsé au pouvoir en 1998 et qui a lancé la Révolution bolivarienne en 1999. En 2007, le Venezuela a remboursé la totalité de ses dettes envers le FMI et la Banque mondiale ; il a coupé ses liens avec ces institutions, espérant construire une Banque du Sud,  ancrée en Amérique latine, comme alternative. Mais avant que cette banque puisse être mise en place, un cycle de crises, provoqué par la chute des prix des matières premières, a frappé l’Amérique latine.  

L’économie du Venezuela reposait sur les exportations de pétrole pour générer les revenus nécessaires à l’importation de marchandises. Avec la chute des prix du pétrole, le Venezuela a subi une attaque directe par une nouvelle série de sanctions unilatérales imposées par les États-Unis. Ces sanctions ont empêché les compagnies pétrolières et les entreprises de transport de faire des affaires avec le Venezuela ; les banques internationales ont saisi les avoirs du pays placés dans leurs coffres (dont 1,2 milliards de dollars en or dans ceux de la Banque d’Angleterre) et ont cessé de commercer avec le Venezuela. Ce régime de sanctions, encore renforcé après l’arrivée de Donald Trump à la présidence des États-Unis, a lourdement frappé la capacité du Venezuela de vendre son pétrole et d’acheter des produits, y compris des fournitures pour son secteur de santé publique.

Le FMI prend parti

En janvier 2019, le gouvernement américain a tenté un coup d’État contre le gouvernement du président Maduro. Il a choisi comme instrument Juan Guaidó, que les États-Unis ont désigné comme le président actuel du pays. Les banques étasuniennes se sont empressées de saisir les biens de l’État vénézuélien qu’elles détenaient et les ont remis à Guaidó. Ensuite, dans un geste surprenant, le FMI a déclaré que le gouvernement vénézuélien ne serait plus autorisé à utiliser ses 400 millions de dollars en droits de tirage spéciaux (DTS), la monnaie du FMI. Il a déclaré qu’il avait pris cette mesure en raison de l’incertitude politique au Venezuela. En d’autres termes, en raison de la tentative de coup d’État, qui a échoué, le FMI a déclaré qu’il « ne prendrait pas parti » au Venezuela ; en ne « prenant pas parti », le FMI a refusé d’autoriser le gouvernement vénézuélien d’accéder à ses propres fonds. De manière frappante, le conseiller de Guaidó, Ricardo Hausmann, ancien président du comité de développement de la Banque interaméricaine de développement, a déclaré à l’époque que s’il y avait un changement de régime, l’argent serait disponible pour le nouveau gouvernement. C’est le FMI qui s’ingère directement dans la politique vénézuélienne.  

Ni à l’époque ni maintenant, le FMI n’a nié que le gouvernement de Nicolas Maduro était le gouvernement légitime du Venezuela. Il continue de reconnaître sur son site que le représentant du Venezuela au FMI est Simon Alejandro Zerpa Delgado, le ministre des Finances du gouvernement de Maduro. L’une des raisons pour cela est que Guaidó n’a pas pu prouver qu’il avait le soutien de la majorité des États-membres du FMI. Comme il n’a pas pu prouver sa position, le FMI — de nouveau de manière extraordinaire — a refusé au gouvernement Maduro son droit légitime d’accéder à ses propres fonds et d’emprunter grâce aux facilités accordées par le Fonds à ses membres.  

Le FMI dément

Normalement, le FMI prend son temps lorsqu’il reçoit des demandes de fonds. La requête doit être étudiée par les analystes, qui examinent la situation dans le pays et la légitimité de la demande. Dans ce cas, le FMI a répondu immédiatement. Il a dit non.

Un porte-parole du Fonds, Raphael Anspach, n’a pas voulu répondre aux questions spécifiques sur ce refus ; en 2019, il avait été tout aussi prudent en ne disant rien du refus d’accéder aux 400 millions de dollars en DTS. Cette fois, Anspach nous a envoyé une déclaration formelle que le FMI a diffusée à la presse. La déclaration disait que bien que le FMI compatisse avec la situation difficile de la population vénézuélienne, « il n’est pas en position de prendre en compte cette requête ». Pourquoi ? Parce que, dit le FMI, son « engagement avec les pays membres est fondé sur la reconnaissance officielle du gouvernement par la communauté internationale ». « Il n’y a, dit la déclaration, aucune clarté sur la reconnaissance en ce moment. » 

Mais si, c’est clair. Le FMI continue de mettre le ministre vénézuélien des Affaires étrangères sur sa liste. Les Nations unies continuent de reconnaître le gouvernement vénézuélien. Ce devrait être la norme officielle pour que le FMI prenne sa décision. Mais ce n’est pas le cas. Il se laisse dicter sa conduite par le gouvernement étasunien. En avril 2019, le vice-président des États-Unis Mike Pence, est allé au Conseil de sécurité de l’ONU, où il a déclaré que les Nations unies devraient accepter Juan Guaidó comme le président légitime du Venezuela ; il s’est tourné vers l’ambassadeur vénézuélien auprès de l’ONU, Samuel Moncada Acosta, et a dit : « Vous ne devriez pas être là. » C’est un moment hautement symbolique, les États-Unis agissant comme si l’ONU était leur maison, où ils peuvent inviter qui ils veulent.

Le refus du FMI d’accéder à la demande du Venezuela de se faire prêter 5 milliards de dollars est dans la droite ligne du sentiment de Pence. C’est une violation de l’esprit de coopération internationale qui est au cœur de la Charte des Nations unies.

Ana Maldonado fait partir du Frente Francisco de Miranda (Venezuela). 

Paola Estrada est au secrétariat de l’Assemblée internationale des peuples et est membre du chapitre brésilien des mouvements de l’ALBA (Coordination continentale des mouvements sociaux pour l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique).

traduction depuis l’anglais par DG pour www.initiative-communiste.fr