PAME KKE 4 févrierLa plus grande mobilisation de ces dernières années a eu lieu le 4 février en Grèce. Des milliers de personnes, des travailleurs, des agriculteurs, des travailleurs indépendants, des étudiants et des élèves ont afflué dans les rues de toutes les grandes villes du pays, ayant comme revendication centrale le retrait du projet de loi du gouvernement SYRIZA-ANEL concernant le système de Sécurité sociale.

Les manifestations  du PAME, le « Front militant de tous les travailleurs », ainsi que des forces de l’alliance sociale populaire, ont été les plus massives dans tout le pays. Les autres forces de cette alliance sont le « Rassemblement militant de tous les agriculteurs » (PASY), le « Rassemblement national antimonopoliste des travailleurs indépendants et des petits commerçants » (PASEVE), les forces du « Front militant des étudiants » (MAS), la « Fédération des femmes de Grèce » (OGE).

Cette loi est considérée comme une « loi-guillotine », car elle réduit les pensions, augmente les cotisations de Sécurité sociale des travailleurs, réduit les dépenses de l’État liées au système public de Santé et de bien-être et augmente l’âge de la retraite.

Le secrétaire général du CC du KKE, Dimitris Koutsoumpas a fait la déclaration suivante :

« Le grand succès de la grève générale, les grandes manifestations dans toutes les villes du pays, les barrages routiers militants des agriculteurs, la participation de centaines de milliers de travailleurs indépendants, des hommes de science, des jeunes et des femmes des familles populaires envoient un message : cette situation ne peut pas continuer.

Le projet de loi monstrueux qui détruit le système de Sécurité sociale doit être retiré immédiatement. Les lois anti-ouvrières et anti-populaires doivent être abolies. Nous renforçons et continuons la lutte jusqu’à la victoire finale. Avec l’unité de la classe ouvrière, avec les travailleurs en première ligne, avec l’alliance sociale populaire de tous les travailleurs dans tous les secteurs. Avec une orientation contre les monopoles qui nous exploitent, contre le système capitaliste qui tire davantage vers le bas la vie des travailleurs. Nous devons prendre les choses en main ».