Le gouvernement afghan agit comme ISIS contre les jeunes et les étudiants.

Kaboul. La nuit dernière, la police du régime de Kaboul soutenu par les Etats-Unis et l’OTAN a attaqué la tente des protestataires montée près du palais présidentiel, à Kaboul. De nouveau, la police a tiré directement sur les manifestants et envoyé des chars blindés contre la foule tuant et écrasant au moins deux adolescents et blessant sérieusement 27 autres.

Après l’explosion du camion piégé à proximité de l’ambassade d’Allemagne à Kaboul, qui a provoqué la mort de 100 personnes et 500 blessés, les civils, étudiants et jeunes sont descendus dans la rue et ont condamné cette tragédie sanglante, demandant la démission du président Ghani et du  chef de l’Exécutif Abdullah pour leurs échecs répétés à maintenir la sécurité au moins dans la ville de Kaboul. Le 2 juin 2017, des milliers de jeunes et d’étudiants ont organisé un rassemblement pacifique à Kaboul. Ils ont demandé au gouvernement des réformes dans le domaine de la sécurité et l’ont appelé à rejeter l’Accord bilatéral de sécurité avec les Etats-Unis. Mais le régime fantoche non seulement n’a pas répondu aux revendications des manifestants, il a aussi scandaleusement ouvert le feu sur eux, tuant 7 d’entre eux et blessant 20 autres. La police gouvernementale a bloqué toutes les rues conduisant en ville avec des couloirs et des conteneurs et a arrêté dix manifestants pour les empêcher de rejoindre le rassemblement au centre de la ville. La manifestation a été durement réprimée par la police, mais les manifestants, les jeunes et les étudiants ont promis de poursuivre leur lutte jusqu’à ce que leurs revendications soient satisfaites. Ils ont installé une grande tente près de l’endroit où le camion avait explosé et en ont monté plusieurs autres en différents endroits de la ville de Kaboul. Depuis le 2 juin 2017, la protestation, qui a gagné le soutien des jeunes dans tout le pays, est connue sous le nom de « Soulèvement pour le changement ». Le mouvement a réussi à formuler ses revendications et a commencé à discuter avec le gouvernement des réformes importantes à mettre en place dans le domaine de la sécurité. Le gouvernement d’, pour  montrer qu’il acceptait les demandes des manifestants, s’est contenté de suspendre de leurs fonctions le commandant de la garnison de Kaboul et le chef de la police.

Le gouvernement a averti les contestataires qu’ils devaient mettre fin à leurs manifestations et démonter leurs tentes, y compris la grande près du palais présidentiel. Un délégué du Parlement afghan a également fait office de médiateur entre le gouvernement et les protestataires, mais n’est pas parvenu à convaincre ces derniers de mettre fin à leur mouvement ni à persuader le gouvernement d’écouter les revendications des jeunes et des étudiants.

Le régime de Kaboul soutenu par les Etats-Unis et l’OTAN est totalement incapable de répondre aux exigences de base des citoyens. Les jeunes dans les rues se sont adressés au gouvernement : « Nous ne nous attendons pas à ce que vous nous fournissiez de la nourriture, des services de santé et d’enseignement ; nous ne vous demandons pas de nous procurer du travail et un abri mais nous vous demandons la sécurité et non des explosions, des meurtres, des enlèvements, de la violence et de la corruption au quotidien. » Ils ont souligné que les autorités qui ont échoué à faire correctement leur travail, qui ont ouvert le feu et lancé des chars blindés et des véhicules sur les manifestants devront rendre des comptes au peuple, et que le gouvernement ne doit plus les soutenir.

Mais le gouvernement fantoche traite les civils come ISIS : depuis l’apparition de en 2014 en Afgghanistan, ils ont ciblé principalement les civils dans les rues, sur les routes et même dans les mosquées et dans leurs maisons. La première fois qu’ils ont commencé leur djihad dans la province de Zaboul, ils ont décapité 7 civils, y compris une petit fille de 9 ans. De même, la garnison de Kaboul a attaqué des manifestants avec des chars militaires et des armes à la fin de la nuit, pour les forcer à plier leur tente, mais la police a fait face à la résistance des braves protestataires. Résultat de l’action barbare de la police : au moins deux jeunes hommes ont été tués, 27 ont été gravement blessés et 11 d’entre eux ont été battus et emprisonnés.

La Gauche radicale d’Afghanistan (LRA dans son sigle anglais) condamne fermement ce genre d’action du gouvernement fantoche dans le style d’ISIS et dénonce également le silence de la soi-disant communauté internationale et de l’UNAMA sur les violences du gouvernement contre des manifestants pacifiques. Nous pensons que le gouvernement fantoche et ses patrons comme les /OTAN, avec leur fausse démocratie et leurs droite de l’homme, ont montré leur vrai visage au peuple, et le peuple afghan ne se laissera plus tromper par leurs fausses promesses.

Nous appelons nos frères et sœurs du monde entier à exprimer leur solidarité avec les jeunes et les étudiants de Kaboul et à demander à leurs gouvernements de faire pression sur le gouvernement Ghani-Abdullah à Kaboul pour qu’il cesse la répression, verse une indemnisation correcte aux victimes et libère les personnes détenues.

Gauche radicale d’Afghanistan (LRA)– le 20 juin 2017 – Afghanistan

traduction DG depuis anglais pour www.initiative-communiste.fr le journal du PRCF sur la toile