COVID 19, CRISE GÉNÉRALE DU CAPITALISME, QUELLE ISSUE HUMANISTE POUR LE MONDE ? Le président de la République de Cuba, Miguel Diaz Canel, s’adresse à toute l’humanité à travers l’Assemblée générale de l’ONU …

Nous reproduisons ci-dessous le discours empreint de noblesse et d’humanité du président cubain devant l’Assemblée générale de l’O.N.U. Comme on sait, à l’inverse des irresponsables Donald Trump, Joao Bolsonaro et autre Boris Johnson qui niaient la gravité du virus avant de tomber eux-mêmes malades, Cuba socialiste a, d’emblée, pris très au sérieux la pandémie.

Les autorités communistes cubaines ont pris sans traîner des mesures drastiques pour soigner les malades et briser la contagion, tout en dépêchant les brigades de médecins internationalistes habitués à la gestion des crises médicales dans tous les pays du monde, en tête, qui avaient requis et accepté l’aide désintéressée des Cubains. À l’arrière-plan de ce magnifique effort médical, les recherches pionnières de Cuba en matière de technologies biomédicales de pointe*.

Ainsi, côte à côte avec leurs collègues français, les médecins cubains ont-ils fait merveille contre le virus aux Antilles françaises. Sans y voir le moins du monde une relation simple de cause à effet, et sans sous-estimer le moins du monde l’héroïsme et le savoir-faire de nos soignants malmenés par l’euro-austérité accablant depuis des lustres les hôpitaux français, nous sommes heureux d’apprendre ce 8 décembre 2020 que le confinement a pu être levé à la Martinique.

Une fois de plus nous constatons que face à ce que nous, PRCF, nommons l’ « exterminisme » capitaliste, Cuba socialiste montre la voie de la vie, de la raison et du front anti-impérialiste à tous ceux qui préfèrent la vie humaine au tout-profit capitaliste.

C’est pourquoi, tout en stigmatisant comme ils le méritent les grotesques rédacteurs du « Point« , lesquels n’ont rien trouvé de mieux à faire que de traiter les médecins cubains internationalistes d’ « esclaves de Castro » (les autorités italiennes ont été hautement plus chevaleresques en remerciant chaleureusement Cuba…), le PRCF soutient chaleureusement la motion des députés communistes grecs: ceux-ci ont en effet suggéré au de proposer les brigades de médecins internationalistes cubains pour le Prix Nobel de la Paix. 

À sa réponse ou à sa non-réponse à cette juste requête, on aura tôt fait de voir si ledit « parlement » européen est capable d’un zeste d’humanisme ou s’il n’est bon qu’à voter des motions de chasse aux sorcières plaçant sur le même plan le Troisième Reich nazi et son principal vainqueur, l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques : c’est-à-dire mettant odieusement à égalité les exterminateurs hitlériens et les 27 millions de Soviétiques qui sont tombés pour notre libération. Georges Gastaud et Fadi Kassem, co-secrétaires nationaux du PRCF

*En 2003, une délégation officielle du PRCF composée de Georges Gastaud, d’Odile Hage et de Daniel Antonini, avait eu le grand honneur de dialoguer à ce sujet avec le professeur Eduardo Penton et avec d’autres brillants (et combien modestes!) chercheurs du Centre biomédical de La Havane. Eux aussi méritent dix Prix Nobel ! 


Intervention de Díaz-Canel Bermúdez devant l’Assemblée générale des Nations Unies

estudios revolucionarios

Intervention de Miguel Mario Díaz-Canel Bermúdez, président de la République de Cuba devant l’Assemblée générale des Nations Unies, à sa Trente-et-Unième Session extraordinaire : Réponse au Covid-19 – source granma.cu

Monsieur le Secrétaire général ; 

Monsieur le Président ;

Chers chefs d’État ou de gouvernement ;

Chefs de délégation,

Je tiens tout d’abord à remercier la République d’Azerbaïdjan, qui préside le Mouvement des pays non alignés, d’avoir lancé l’initiative qui a permis la convocation de cette session extraordinaire de l’Assemblée générale.

En effet seul cet organe, le plus universel et le plus représentatif des Nations Unies, est en mesure de promouvoir à grande échelle une réponse coordonnée au Covid-19 et à ses conséquences, conformément aux protocoles et aux bonnes pratiques de l’Organisation mondiale de la santé.

La pandémie – réalité triste mais indéniable – a aggravé les graves problèmes et les enjeux colossaux sur lesquels buttait l’humanité avant son apparition.

Je veux parler de guerres, dont les guerres non classiques ; de recours et de menace de recours à la force ; d’application de mesures coercitives unilatérales, mais aussi de carence ou de précarité de services de santé, d’éducation et de sécurité sociale, malmenés par les règles aveugles du marché et par l’échange inégal qui régissent notre monde.

On ne saurait fermer les yeux devant les signes dramatiques de ce que certains experts qualifient de pire récession économique depuis la deuxième guerre mondiale, et nul ne doute que le poids de la crise retombera surtout sur les pays du Sud, déjà frappés par les abus du néolibéralisme qui a aggravé les ravages de la pauvreté.
La dette extérieure des pays en développement, déjà épongée plusieurs fois et augmentée par la pandémie, une dette qui tue dans l’œuf leurs aspirations au bien-être économique et social, est irrécouvrable et doit être éliminée.

Il est urgent, dans les conditions actuelles, d’instaurer un nouvel ordre économique juste, démocratique et équitable, condition sine qua non de la survie de notre espèce dans un monde toujours plus interconnecté, mais, paradoxalement, toujours plus inégal.

Le Covid-19 a mis à nu les coûts humains de cette inégalité et souligné la nécessité urgente de renforcer les systèmes de santé nationaux, de favoriser l’accès universel et aux services de santé élémentaires et de garantir la distribution équitable de ressources vitales.

Le monde constate, stupéfié, pour ne prendre qu’un exemple, que les Etats-Unis, qui représentent à eux seuls 38 p. 1oo des dépenses militaires mondiales, s’avèrent pourtant incapables de faire face à la pandémie du Covid-19 au point d’enregistrer plus de 11 millions de contagieux et plus de 238 000 morts.

Dès lors, quand on voit la terrible situation de contagions, de nouvelles flambées et d’effondrement de services de santé dans des nations à la prospérité enviable, une simple question se pose : pourquoi n’emploie-t-on pas les sommes énormes englouties aujourd’hui dans la course aux armements à combattre cette pandémie-ci et bien d’autres plus anciennes, telles la faim et la pauvreté ?

Monsieur le Président,

À peine le SARS-CoV-2 apparu, Cuba a, compte tenu du risque qu’il se transforme en pandémie, mis en place un Plan national de prévention et de contrôle, à partir des points forts de notre système de santé, à la qualité éprouvée et accessible à tous, et du développement scientifique de notre pays.

Nous pouvons expliquer aujourd’hui au monde, sans fausse modestie parce que nous en sommes fiers, comment cela a été possible.

Nous avons mis en œuvre un système de gestion gouvernemental fondé sur la science et l’innovation qui a fertilisé les connexions entre différents secteurs : connaissance, production, services et maillage social.

Il s’agit d’un bloc inclusif, participatif, systémique, transdisciplinaire et intersectoriel qui cristallise et atteint ses meilleurs résultats grâce à la robustesse des protocoles appliqués dans le combat contre le Covid-19 et au sens de ses responsabilités de la part de notre peuple.

Bref, ce que nous faisons est une expression pratique de la façon dont opère le système social cubain, capable de résoudre avec succès des problèmes très complexes parce que le gouvernement fait de l’être humain la priorité de son action.
Le rôle de la science et son articulation avec la gestion gouvernementale ont été fondamentaux. Les acquis importants de l’industrie médico-pharmaceutique et de la biotechnologie nous permettent de faire face à la pandémie dans de meilleures conditions. Deux candidats-vaccins cubains en phase d’essais cliniques sont inscrits parmi les quarante-sept retenus à ce jour par l’Organisation mondiale de la santé.
Fidèles à notre vocation humaniste, nous avons envoyé 53 brigades médicales dans 39 pays et territoires pour appuyer le combat contre la maladie, en sus des celles qui prêtaient déjà service dans 59 nations du monde.

Et ce, malgré le blocus criminel et injuste que nous impose le gouvernement des Etats-Unis et que l’administration actuelle a durci à des niveaux sans précédents, et malgré la campagne de discrédit qu’orchestre celle-ci contre notre coopération médicale internationale.

Je dénonce ici la conduite agressive de cette administration envers Cuba et d’autres nations souveraines et sa volonté affichée de ressusciter la Doctrine Monroe au mépris du droit international et de la Proclamation faisant de l’Amérique latine et des Caraïbes une Zone de paix.

Nous restons invariablement attachés aux buts et principes qui ont donné naissance à cette Organisation. Nous continuerons d’œuvrer fermement et résolument en faveur du multilatéralisme, de la solidarité, de la dignité humaine et de la justice sociale.
L’urgence planétaire que nous impose le Covid-19 résonne comme un nouvel appel à la conscience du monde. Cette fois-ci, du moins, écoutons-le ! Oui, on peut ! Cuba en donne la preuve.

Je vous remercie.

(Cubaminrex)   sourcehttp://fr.granma.cu/cuba/2020-12-03/intervention-de-diaz-canel-bermudez-devant-lassemblee-generale-des-nations-unies

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