Bolivie : la chef de la sanglante junte fasciste Añez arrêtée

Le procureur général de a demandé l’arrestation préventive de Jeanine Añez, la tête du régime fasciste qui s’était installé par un coup d’État soutenu par les États-Unis et l’Union Européenne durant près d’un an à La Paz. En violation des élections qui avaient vu l’écrasante réélection de Evo Morales dès le premier tour. Des violences, les pressions des impérialismes euro-atlantiques et l’intervention de l’armée avait permis à Jeanine Añez de s’emparer du pouvoir. Lançant immédiatement répression sanglante causant des dizaines de morts. Après plus d’un an de résistance acharnée et alors qu’Evo Morales avait dû prendre la voie de l’exil, le peuple bolivien a réussi à arracher la tenue d’ nouvelle élection, chassant par un résultat implacable Anez et le régime putschiste, pour rétablir la victoire totale du MAS

Terrorisme, conspiration… c’est pour leurs actes commis durant le coup d’État contre Evo Morales que l’ancienne « présidente » autoproclamée Jeanine Anez et ses « ministres » Alvaro Coimbra et Rodrigo Guzman sont sous mandat d’arrestation.

Le mandat d’arrestation a été délivré en raison du très grand risque d’évasion de Anez. Cette dernière – à la manière d’un Carlos Goshn – a été pitoyablement retrouvée en train de se cacher dans un coffre alors qu’elle tentait de quitter le pays et de fuir la justice.

Anez devrait être placée en détention provisoire à la prison pour femmes d’Obrajes à La Paz, tandis que ses deux comparses devraient rejoindre la prison de San Pedro.

Le tribunal examinera dans prochaine audience ce lundi les conditions de libération conditionnelle ou de détention provisoire.

Un mandat d’arrêt a également été délivré par la justice contre Williams Kaliman, le chef de l’armée qui avait chassé Evo Morales, le président en exercice et réélu par la force le 10 novembre 2019. Également concernés par les enquêtes l’ex-commandant de la police, le général Vladimir Yuri Calderon et l’ex-commandant de la marine bolivienne, l’amiral Flavio Arce, pour les délits de terrorisme et sédition.

Victoire électorale confirmée pour le MAS aux élections locales

Après avoir remporté les élections nationales (présidentielle et législatives), le MAS a remporté une victoire quasi totale aux élections locales avec 7 des 9 gouvernorats. « Notre frère, le président Luis Arce, a sept gouverneurs qui accompagneront le gouvernement. Dans les prochaines heures, il pourrait y en avoir au moins trois autres de plus », a précisé l’ex-président Evo Morales.

JBC pour www.initiative-communiste.fr d’après agences