Procès politique en Pologne contre le KPP et le journal Brzask : appel à la solidarité et à interpeler l’ambassadeur de Pologne

Attaque contre le droit des femmes avec l’interdiction totale de l’IVG, mise au pas des institutions publiques au service direct du pouvoir (fin du statut de la fonction publique qui place les agents sous la tutelle politique du PiS,  transformation des médias publics en outils de propagande), casse des libertés publiques avec la mise sous contrôle des ONG bénéficiant d’un financement public et surtout l’extension des pouvoirs discrétionnaires des services de renseignement, attaque contre la justice avec la mise sous tutelle du tribunal constitutionnel et de l’ensemble de l’appareil judiciaire, la  fuite en avant réactionnaire, cléricale et autoritaire du régime au pouvoir ne cesse de s’amplifier. Avec le soutien des gouvernements européens, y compris le régime Macron, et l’assentiment de l’Union Européenne. Au delà des froncements de sourcils de la commission européenne, chacun peut observer en effet que la Commission Européenne agit avec bien plus de force et de vigueur quand il s’agit d’imposer des memorandums de mesures austéritaire, la privatisation de l’économie et des services publics des états membres, imposant des amendes énormes, bloquant les budgets des états voir prenant directement en otage leur système financier comme elle l’a fait avec la Grèce ou Chypre.

Pologne : l’ symptôme dangereux de l’euro fascisation

C’est que l’Union Européenne et les pouvoirs capitalistes d’ Occidentale ont encouragé de toute leur force l’établissement de force ultra réactionnaire au pouvoir en Pologne. Le PiS est le rejeton directe de la politique polonaise de l’Union Européenne.  En effet, les forces qui constituent la base du PiS sont les forces réactionnaires, nationalistes et cléricales qui ont été poussées en avant pour faire tomber la Pologne populaire et à la suite du mur de Berlin établir un pouvoir pro Union Européenne et pro USA, à l’idéologie ultra libérale sur le plan économique. L’Union Européenne s’est employée à la réhabilitation des idées d’extrême droite, à travers de violentes campagnes anticommunistes, telles que celles conduisant au rapport Lindblad en 2006 criminalisant le communisme. Faisant souffler le vent mauvais de la fascisation. Et les conséquences sont dramatiques. Dans les pays baltes, les armées nazies et collaboratrices des nazies sont célébrées tandis que les monuments aux morts de la lutte contre le troisième reich de l’armée rouge sont démolies, et les symboles communistes criminalisés.

Et en Pologne, malheureusement sans surprise, ce sont les communistes qui sont les premiers – comme dans les années 1930 – dans le viseur du pouvoir d’extrême droite.

C’est ainsi que des camarades du parti communistes polonais () sont menacés de de deux ans de prison en raison des enseignements positifs qu’ils tirent de l’expérience novatrice menée en Pologne populaire de 1944 à 1989.  Que l’on soit ou non d’accord avec eux, c’est la liberté d’expression de tous qui est ici attaquée. Car il s’agit bien ici :

  • d’interdire un parti d’opposition
  • de s’en prendre à ses militants
  • de viser les journalistes de ses journaux et les médias

Le 4 janvier dernier, plusieurs militants et journalistes ont ainsi été convoqués en procés et sont menacés de peine de prison.

Lors de cette audience du 4 janvier 2019, l’avocat du KPP a notamment rappelé que la Constitution polonaise garantissait le droit à la liberté de conscience, d’expression et d’opinion… aujourd’hui menacée par l’extrême droite au pouvoir. Le verdict sera rendu le 18 janvier prochain.

Une fois le précédent établis, on ne sait que trop quel sera la suite. L’anticommunisme sert toujours l’accélération de la fascisation. C’est ainsi que le régime polonais s’en prend également aux symboles de l’antifascisme en Pologne. Démolissant de façon illégale et en dépit des condamnations judiciaires les monuments antifascistes en Pologne. Entreprenant d’obliger, malgré l’opposition populaire à la débaptisation des rues et avenue, des places et bâtiments portant le nom d’antifascistes polonais célèbres – dont certains ont écrits parmi les plus belles pages des  luttes sociales et antifascistes en France, dans le bassin minier du Nord Pas de Calais par exemple – pour tenter d’effacer la mémoire progressiste et antifasciste de la Pologne populaire.

Pétition et action de solidarité pour défendre les libertés et stopper les persécution

Dans ces conditions, ce qui se passe en Pologne concerne tous les amis de la Pologne et au delà l’ensemble des progressistes, des démocrates, des antifascistes et bien sûr des communistes.

C’est pourquoi une large campagne de solidarité internationaliste a été lancée en France. Ainsi le PRCF a initié une pétition internationale auprès de l’ONU pour faire stopper l’interdiction du Parti Communiste Polonais et la répression anti communiste. Une pétition qu’il est possible de signer en ligne en cliquant ici.

Cette pétition était cette automne l’une des principales campagne du stand du PRCF à la fête de l’Humanité, stand qui a accueilli une des héroïque camarade polonaise visée par la répression.

Mais cette campagne s’appuie également sur des manifestations auprès des ambassades et consulat polonais, ainsi que des actions de communications.

Le 4 janvier, alors que le pouvoir de Varsovie ouvrait le procès politique des camarades polonais, se tenais à l’initiative de l’association des Amis d’Edward Gierek et de la section PCF de Grenay et en partenariat avec le PRCF, une conférence de presse à la veille de l’ultime audience de ce procès qui dure depuis longtemps.

Au cours de la conférence de presse, Laurence Louchaert (section PCF de Grenay), Jacques Kmieciak (Les Amis d’Edward Gierek)
et Jean-François Dejours (PRCF) ont pris la parole, en présence de Christian Champiré, maire PCF de Grenay.
Dénonçant la montée des fascismes en Europe, ils ont exigé la relaxe en faveur des militants persécutés par la régime.

L’appel à la solidarité antifasciste et internationaliste avec le Parti Communiste Polonais