Élections allemandes : une dérive réactionnaire de plus en plus inquiétante.

Les élections au Bundestag confirment le glissement droitier de la déjà très droitière République fédérale.

  • Angela , véritable « dame de fer » de l’Europe et impitoyable Shylock des peuples grec, portugais, italien et espagnol (sans parler de l’ex-RDA et des ex-pays socialistes de l’Est transformés en réserves de main-d’œuvre « détachables » par la puissante industrie allemande) sera reconduite au poste de chancelière. Alors que Macron et les médias aux ordres encensent , les travailleurs conscients de toute l’Europe savent bien qu’elle poursuivra, et même qu’elle durcira, sa politique visant à renforcer l’impérialisme allemand au cœur de l’ intégrée à l’OTAN, plus agressif que jamais aux portes de la Russie.
  • Etrillé par les travailleurs, le paie le juste prix de sa collaboration au gouvernement de droite.
  • Et surtout, le parti d’extrême-droite (Alternative für Deutschland), qui est notoirement truffé de nostalgiques du Reich, fait une entrée tonitruante au Bundestag avec 90 députés : une terrible « première » depuis 1945 ! Aussitôt, la « patriote française » bien connue, Marine le Pen, dont le père tient les chambres à gaz nazies pour un « point de détail » de la Seconde Guerre Mondiale, a déclaré voir dans cette nouvelle, très inquiétante pour tous les peuples européens, « un nouveau symbole du réveil des peuples européens »…

Les médiacrates français qui pleurnichent sur la montée de l’AFD devraient réfléchir aux effets de leur acharnement anticommuniste et euro-maccarthyste : on ne peut pas, depuis 25 ans, criminaliser la RDA et les communistes allemands (fer de lance de la lutte antinazie), soutenir les gouvernements pronazis des pays baltes et d’Ukraine, diaboliser le socialisme réel, célébrer la nouvelle Grande Europe pilotée par Berlin, sans encourager du même coup les pires réactionnaires. Partout et toujours, criminaliser le communisme conduit à banaliser le fascisme ! Les néofascistes et les néonazis prolifèrent toujours sur le fumier des régressions sociales (lancées par les sociaux-démocrates Schröder et Hartz), du réarmement de l’impérialisme allemand, de la pression permanente de l’UE/OTAN sur les frontières de la Russie postsoviétique. Imitant en cela le premier ministre japonais Shinzo Abé qui dénie les énormes crimes de guerre de l’armée impériale contre les peuples chinois et coréen, certains députés allemands osent désormais faire l’éloge décomplexé de la Wehrmacht exterminatrice (30 000 000 de Soviétiques ont été massacrés par l’armée allemande et ses Einsatzgruppen…) !

La poussée relative de « die Linke » montre cependant que la gauche allemande résiste bien dans ce grand pays qui a donné au monde Marx, Engels, Clara Zetkin, Rosa Luxemburg, Brecht, etc. La question posée est toutefois de savoir si cette gauche saura mériter l’épithète de radicale en s’émancipant du « Parti de la Gauche Européenne » actuellement présidé par Gregor Gysi et Pierre Laurent. Appeler à une euro-rupture progressiste avec l’UE, cette prison des peuples dominée par Berlin, voilà ce que serait une position franchement anti-impérialiste et internationaliste (alors que tant de progressistes allemands croient encore, hélas, faute d’une analyse de classe de la « construction » européenne, que « l’Europe » est une garantie contre le nationalisme allemand !).

En attendant, tous les politiciens euro-béats de France, qu’il s’agisse du PS, de Macron, des LR, doivent déchanter : le « modèle ordo-libéral » allemand, où le « plein emploi » se paie par la précarisation d’une masse de salariés, et la prétendue « exception allemande » (la RFA étant censée être vaccinée contre l’extrême droite…), deviennent de plus en plus repoussants. Dans ces conditions, il serait irresponsable de continuer, comme Macron le fera néanmoins avec le soutien antinational du PS et des LR, à promouvoir la « défense européenne » intégrée à l’OTAN ; ce qui reviendrait, aux dépens de la sécurité de la France, à remettre les clés de la dissuasion nucléaire française à Berlin au moment où les forces les plus réactionnaires gagnent du terrain en , y compris par le truchement du FDP (parti dit libéral) : car ce parti patronal, fer de lance de l’hégémonie allemande sur l’UE, risque fort d’obtenir des postes-clés dans le futur gouvernement fédéral…

Il faut donc que les vrais communistes reconstituent, en dehors du PGE, l’Axe rouge franco-allemand qui existait à l’époque de Thälmann et de Thorez. C’est indispensable pour contrer l’Axe impérialiste franco-allemand incarné par le couple Merkel-Macron. Travailleurs des deux rives du Rhin, combattons ensemble l’OTAN et la dictature continentale du capital. Il faut décidément reconstituer l’union des forces antifascistes, pacifiques et progressistes qui permirent la défaite en 1945 des nazis-fascistes : de Berlin à Paris, non aux dangers de guerre, il n’y a qu’une issue, sortons, par la gauche, de l’Euro, de l’Union Européenne, de l’Otan et du capitalisme.

Pour la commission internationale du PRCF, Pierre Pranchère, président, Antoine Manessis, secrétaire, et Christophe Pouzat, secrétaire adjoint


Das Wahlergebnis stellt, bei gestiegener Wahlbeteiligung, einen Rechtsruck mit den damit verbundenen Gefahren dar. Mit der AfD ist eine rassistische, nationalistische Kraft, die eine Scharnierfunktion zu den offenen Faschisten, mit 13 Prozent zur drittstärksten Partei im Bundestag geworden. In Sachsen ist sie stärkste und in Ostdeutschland insgesamt zweitstärkste Partei. , SPD, Grüne und Linke verloren Stimmen an die AfD.

Die 13 Prozent für die AfD entsprechen den Ergebnissen der sogenannten „Sinus“-Studien, die seit den 80er Jahren belegen, dass 13 Prozent der (west-)deutschen Bevölkerung über ein „in sich geschlossenes rechtextremes Weltbild“ verfügen. Zufall oder nicht? Auf jeden Fall ist das „U-Boot“ namens „Neofaschismus“ wie schon einmal in Form der NPD in den 60er Jahren für alle unübersehbar wieder aufgetaucht.

Die Wahlergebnisse von CDU und SPD sind historische Tiefstände. Die traditionelle Sozialdemokratie ist in einer tiefen Krise. Die FDP konnte sich wieder bei denen etablieren, die sich auf der Gewinnerseite der Umverteilung von unten nach oben sehen. Die Grünen hielten ihr Ergebnis. Die Linkspartei hat unter dem Strich ein kleines Plus errungen, aber ihr Stimmen- und Bedeutungsverlust in den früheren Stammländern auf dem Territorium der DDR hält an. Sie verlor etwa 500.000 Stimmen an die AfD. Die viel zu frühzeitige Festlegung auf ein Wahlbündnis mit der SPD und den Grünen ohne wirkliche Klarstellung der „roten Linien“ oder der wichtigsten Inhalte für die ein solches Bündnis stehen würde, trug zum Profil- und Ansehensverlust gerade im politischen bewussteren linken Wählerpotential bei.

Sollte tatsächlich eine Koalition aus CDU, FDP und Grünen die Regierung bilden, wird diese, vor allem auch mit dem Druck von rechts durch die AFD für eine Verschärfung des aggressiven, sozialreaktionären Kurses des Deutschen Imperialismus stehen.

Die SPD, die den sozialen Abstieg von Massen mit der Agenda 2010 und Hartz-IV zu verantworten hat, die Kriegseinsätze des deutschen Imperialismus möglich machte gibt keinen Grund zur Hoffnung auf eine tatsächliche Oppositionspolitik. Zumindest nicht auf eine Oppositionspolitik, gegen Krieg und sozialen Kahlschlag, wie sie dringend notwendig wäre.

Das Wahlergebnis drückt vor allem die große Widersprüchlichkeit im Massen-, aber auch im Klassenbewusstsein aus. Viele Menschen – vor allem auch im entindustrialisierten Osten – empfinden zu Recht Angst, vor allem hinsichtlich ihrer sozialen Perspektive, hinsichtlich der Sicherheit ihrer Lebenssituation. Diese Unsicherheit hat Nichtwähler wieder zur Wahlurne gebracht. Sie wollten der Politik der großen Koalition aus CDU und SPD eine Absage erteilen. Sie haben dieser Politik eine Absage erteilt. Sie glaubten den falschen und demagogischen Versprechen und Losungen. Indem sie mit der AfD eine Partei wählten, die keinen Hehl daraus macht, dass sie für einen sozialreaktionären, spalterischen, rassistischen Kurs steht, wählten sie einen „Ausweg“, der sich über kurz oder lang gegen sie selbst richten wird.

Die Linkskräfte in Deutschland waren nicht in der Lage überzeugende Antworten auf die berechtigte Perspektivangst zu geben. Wir bleiben dabei, dass Perspektivangst kein Rassismus ist, aber zum Nährboden für Rassismus werden kann, wenn keine nachvollziehbaren Wege für erfolgreiche Kämpfe um Frieden, soziale Rechte und Demokratie aufgezeigt werden. Diese Anforderung ergibt sich für alle Linken aus diesem Wahlergebnis.

Das Ergebnis der DKP mit 11.713 Stimmen ist sehr niedrig und kann uns nicht befriedigen. Es ist auch die Quittung dafür, dass wir seit 1989 zu keiner Bundestagswahl eigenständig angetreten sind. Unser Antritt war richtig, nicht weil wir auf Wahlergebnisse hofften, sondern weil wir damit einen Beitrag geleistet haben, um die DKP und ihre Inhalte bekannter zu machen und zu stärken. Wir haben „Rot auf die Straße“ getragen und werden das weiter tun. Das ist mittel- und langfristig der richtige Weg, um Massen- und Klassenbewusstsein zu ändern und auf den richtigen Gegner zu lenken.

Die DKP wird daher weiter mit ihrem Sofortprogramm für Frieden, Arbeit, Solidarität auf der Straße sein und aufzeigen, wo das Geld für Bildung und ein Gesundheitswesen, das Patienten und Beschäftigte nicht krank macht, zu holen ist: Aus dem Militärhaushalt und bei den Superreichen. Sie wird weiter für Abrüstung, das Ende aller Auslandseinsätze der Bundeswehr und Frieden mit Russland ringen. Sie wird sich weiter für Arbeitszeitverkürzung bei vollem Lohn- und Personalausgleich und die Schaffung von Arbeitsplätzen im Öffentlichen Dienst einsetzen.

Sie wird weiter das Monopolkapital als Hauptgegner benennen und zum gemeinsamen Kampf aufrufen – wissend, dass Veränderung auf der Straße und nicht mit dem Stimmzettel erreicht werden. Kämpfen für gemeinsame Interessen unabhängig von Weltanschauung, Alter, Herkunft und Geschlecht – kurzum: die Solidarität – ist das, wovor die Herrschenden am meisten Angst haben. Solidarität ist unser Trumpf – sei es beim Streik im Betrieb, der Verhinderung einer Zwangsräumung in der Nachbarschaft oder einer Blockade neofaschistischer Demonstrationen. Solidarität ist auch unser Trumpf gegen die AfD.

Essen, 25.09.2017