Non à la basse vengeance du gouvernement contre l’IHU Méditerranée – Oui à l’accès pour tous aux soins à l’hôpital public !

La propagation de l’épidémie de covid-19 enfle massivement de jour en jour. Mettant encore une fois en lumière la gravité catastrophique et criminelle de la politique poursuivie pour complaire aux ordres de l’Union Européenne du Capital et satisfaire aux critères de Maastricht et autres diktats de la Commission Européenne consistant à étrangler l’hôpital public en France. En fermant les hôpitaux par dizaines et les lits par centaines de milliers, en restreignant massivement l’accès pour la jeunesses aux formations de médecins et d’infirmiers. Le résultat c’est que le pays manque cruellement des moyens humains et de matériels pour répondre à la crise épidémique. Ce n’est pas une surprise : depuis des années déjà les syndicalistes manifestent pour dénoncer la situation. Aux alertes des collectifs hospitaliers le régime Macron répondait encore en 2018-2019 par des coupes budgétaires, ricanant qu’il n’y aurait pas d’argent magique pour nos hôpitaux publics. Cet argent qui est cependant rendu disponible pour gaver les actionnaires des multinationales du médicament, ainsi que les structures d’hospitalisations privées.

Au soir du 28 octobre 2020, on ne peut pas ne pas comparer l’annonce des 15 177 hospitalisations de malades positifs au covid-19 sur la semaine écoulée avec les seulement un peu plus de 210 000 lits disponibles dans les hôpitaux publics du pays. Et qui expliquent grandement pourquoi le régime Macron en est réduit à annoncer en prenant un ton martial sonnant faux que tous les malades ne pourront plus être soignés. Évidemment que sa politique consistant à fermer hôpitaux et lits, à supprimer des postes de et bloquer la formations et le recrutement de médecins ne peut aboutir qu’à accroitre le risque de survenue d’une telle catastrophe. Si la pandémie de covid-19 de part sa puissance en est la tragique concrétisation, nous n’oublions pas qu’en 2019 les soignants avaient déjà indiqué que l’hôpital public n’avait plus les moyens de pouvoir faire face à une épidémie de grippe. Déjà en 2003 une canicule avait révélé ce à quoi mène une telle politique. À l’inverse des dogmes euro austéritaires, traduction politico-économique des priorités du capitalisme qui sont que les profits de la classe capitaliste valent mieux que la vie des travailleurs, c’est au contraire l’accès aux soins pour tous à l’hôpital public qui devrait être la règle. Pour la santé de chacun, comme pour la santé du pays et de ses .

C’est bien cette exigence que les militants du PRCF de l’ARC13 rappellent dans un communiqué, s’indignant de la politique poursuivie par le gouvernement de Macron contre l’hôpital de la Timone et son centre des maladies infectieuses, préférant entretenir une fausse polémique autour de certains médicaments très peu coûteux, en prétendant les interdire d’accès aux médecins jusque dans le cadre hospitalier tout en assurant la promotion de molécules coûteuses, plutôt que de répondre à la question urgente, celle de l’accès aux soins pour tous.

On rappellera également utilement le communiqué du PRCF : Coronavirus : la vigilance sanitaire est indispensable, le départ de la macronie aussi !


Non à la basse vengeance du gouvernement contre l’IHU Méditerranée – Oui à l’accès pour tous aux soins à l’hôpital public.

le PRCF 13 dans la première manifestation de France lors du déconfinement

PRCF 13 – le 28 octobre 2020

Le PRCF n’a pas vocation à se prononcer sur les traitements médicaux comme tels. Cependant, sans sortir de son rôle, le PRCF a déjà eu l’occasion d’exprimer son indignation à propos de l’interdiction faite aux médecins de ville comme aux structures médicales de prescrire en leur âme et conscience, et avec l’ éclairé des patients, des médicaments à potentialité antivirale connus depuis des décennies et dont les risques peuvent donc être facilement encadrés. Rappelons en outre que cette interdiction a été prononcée sur la base d’études falsifiées de l’aveu même de leurs auteurs, parues dans une revue médicale naguère plus exigeante sur la solidité de ses articles.

L’interdiction que vient ainsi de prononcer le gouvernement de livrer à l’IHU Méditerranée ses commandes ordinaires d’hydroxychloroquine (produit en France et diffusé sans ordonnance avant mars dernier) relève manifestement de la basse vengeance si ce n’est d’une volonté de favoriser un médicament produit par une transnationale américaine (le remdesivir), soutenu par l’UE et dont le moins qu’on puisse dire est qu’il est bien plus controversé médicalement que l ‘hydroxychloroquine interdite 

Les centaines de médecins et de soignants travaillant à l’IHU Méditerranée, et dont la population marseillaise n’a eu qu’à féliciter pour l’accès le plus large aux dépistages et aux soins qu’ils ont tentés et réussis à garantir à toute la population y compris la plus précarisée au sein de l’hôpital public, sont ainsi humiliés publiquement sans aucun souci de la liberté de prescrire, de l’obligation de soigner et de l’unité nationale tant vantée. On voudrait ainsi accroître les tensions entre “Paris’ et Marseille et détourner l’attention des responsabilité du gouvernement sur l’état désastreux de l’hôpital public résultat de l’euro austérité en entretenant une polémique inutile qu’on ne s’y prendrait pas autrement…. D’autant que dans le même temps, le 1er ministre Castex et son ministre de la Santé Véran ont lors de leur dernière visite à Marseille une nouvelle fois refusé l’effacement de la dette du CHU de la Timone, l’un des plus dégradées de France, malgré l’appel à la solidarité nationale lancée par la nouvelle municipalité.

Mais les Marseillais ne tomberont pas dans ce piège grossier. C’est tous ensemble et en même temps que les travailleurs de notre pays doivent se dresser, comme aux grandes heures de la Révolution française, pour virer l’oligarchie capitaliste et les lobbyistes de Big Pharma et pour imposer pour le service public et les médecins et soignants le droit et les moyens de soigner sur tout le territoire de la République.


Olivier Véran, la méthodologie scientifique et la controversée hydroxychloroquine

Décidément l’affaire du traitement contre le Covid-19 à base d’hydoxycloroquine et azythromicine mis au point par les équipes de l’IHU de Marseille n’en finit pas. IC fait le point sur la situation, sans se prononcer sur la pertinence ou l’efficacité de tel ou tel traitement, ce qui dépasse et de loin les compétences de vos serviteurs officiant au sein de la rédaction, mais en s’intéressant à ce qu’elle révèle de l’usage apparent de certains arguments méthodologiques, et ce alors que l’on ne peut que déplorer de ne pas disposer des éléments permettant de conclure totalement. À titre d’information nous rappelons que l’hydroxychloroquine et l’azytrhomicine restent d’usage possible à Cuba comme au Venezuela, pays où l’épidémie est par ailleurs sous contrôle, par la mise en œuvre de bien d’autres mesures, y compris le port du masque et des mesures de confinement, de dépistage et d’isolement.

Alors que les études qui tendaient à démontrer son efficacité étaient toutes critiquées pour leurs biais méthodologiques, l’étude Discovery lancée sous le haut patronage de l’INSERM devait mettre un terme à la polémique. 

Garantie à la méthodologie irréfutable grâce à une étude “internationale”, soutenue, s’il vous plaît, par la « super Union Européenne », ses résultats devaient être irréfutables et rapides.

Résultat : débutée en mars 2020, les résultats n’en sont toujours pas connus…

Quoique certains éléments commencent à fuiter et ils sont pour le moins déconcertants !

Première information, les résultats ne peuvent être pertinents car les « bras » (comprendre le groupe de participants qui reçoivent le même produit) n’ont pas recruté assez de patients. La faute revient, entre autres, à nos « partenaires » européens qui n’ont jamais joué le jeu de l’étude et n’ont jamais entrepris aucune étude sur aucun bras. On voit ici combien l’Union Européenne n’aura jamais apporté aucune aide dans le combat contre la pandémie, mais uniquement contribué à la catastrophe en détruisant notre industrie d’une part, en accélérant la circulation du virus au nom du dogme de la libre circulation des marchandises, des capitaux et des personnes, interdisant la mise en place des contrôles sanitaires aux frontières….

Autrement dit, les résultats ne peuvent être pertinents à cause d’un problème… de méthodologie ! Comble s’il en est un, quand on se souvient que c’est sur ce point que les études sur l’hydroxychloroquine ont été critiquées par les mêmes qui nous vantaient cette étude fantôme Discovery, à commencer par un certain Oliver Véran…

Ce dernier est d’ailleurs clairement responsable du manque de candidats dans le bras testant l’hydroxychloroquine, puisqu’il a interdit l’usage de ce médicament dès le 26 mai 2020 après l’étude bidonnée du Lancet et ne l’a jamais réautorisé, alors que le traitement était clairement l’un des plus prometteurs de ceux retenus par cette étude comparative !

Car c’est le deuxième enseignement de l’étude, les résultats, qui faute de patients sont donc partiels et ne permettent ainsi pas une démonstration totale et définitive, laissent apparaître une premier tendance à l’efficacité, certes modérée, du traitement à base d’hydroxychloroquine sur la mortalité du covid-19!

Ces premiers résultats bruts sont les suivants :

  • il y aurait moins de morts dans le groupe soigné à l’hydroxychloroquine que dans le groupe qui n’en a pas reçu;
  • il y aurait également plus de patients guéris au bout de 29 jours;
  • toutefois à ce stade de l’étude, il demeure un risque statistique non négligeable que cette observation ne soit pas due au médicament mais au hasard (estimé à 40%), et cela en raison du trop faible nombre de patients inclus dans ce bras de l’essai.

Pire, vous pourrez lire ci-dessous que selon certaines sources une autre étude, française, démontrait une efficacité plus que certaine de l’hydroxychloroquine mais qu’elle a été, encore une fois, stoppée nette!

Il s’agit de l’étude française Hycovid, étude randomisée contre placebo conduite à Angers. Les résultats obtenus feraient état de 48% de décès de moins parmi les malades soignés à l’hydroxycloroquine. Étude portant sur des malades hospitalisés non admis en réanimation de plus de 75 ans.

Alors bien sûr ces éléments sont toujours insuffisants pour trancher de façon claire et définitive si oui ou nom l’hydroxycloroquine est un médicament efficace contre le covid-19. Mais le moins que l’on puisse dire est qu’il est très regrettable que les essais devant répondre à cette question aient été arrêtés avant même d’avoir permis d’apporter la réponse scientifiquement argumentée.

Observons au demeurant que les mêmes qui se sont acharnés pour décider de l’interdiction de l’hydroxychloroquine, sont ceux qui se sont précipités pour :

  • acheter sans qu’aucun essai randomisé en double aveugle n’ait alors prouvé une quelconque efficacité, un médicament couteux et sous brevet de la firme US Gilead, le remdesivir. La Commission Européenne a ainsi passé pour près d’un milliard d’euros de pré- commande

Bref, après le scandale des masques, de la situation de l’hôpital public, d’un confinement trop tardif, d’un déconfinement prématuré et totalement raté, d’une rentrée des classes improvisée, de transports en commun bondés, d’un couvre-feu qui ne répond que de manière incertaine aux préoccupations sanitaires, etc., l’incurie criminelle du régime Macron n’en finit plus de nous étonner : on n’en attendait rien et on est quand même déçu.

Bref, à quand le procès de ce régime, qui, en l’espèce, est synonyme de « révolution » ?

T et C pour www.initiative-communiste.fr