L’EBRANLEMENT : l’épopée de la révolution d’Octobre en poésie – 2e Partie (1/2)

À travers un recueil de poésies, l’écrivaine belge revient sur l’épopée de la d’Octobre à l’occasion du centenaire de la grande russe. Barbara a confié à  www.initiative-communiste.fr la publication en ligne et en plusieurs épisodes de cette épopée.

Cette épopée se décompose en plusieurs parties qui seront publiées chaque mercredi matin, jusqu’au 4 novembre, date du Meeting international du centenaire de la Révolution d’Octobre, à Paris (cliquez ici pour retrouver toute les informations)


II –PREMIER EBRANLEMENT

Lénine  ‘’… une propagande révolutionnaire systématique en faveur de la transformation de la guerre impérialiste en guerre civile au moyen d’une action révolutionnaire de la masse ouvrière contre son gouvernement et sa bourgeoisie et au moyen de la fraternisation des soldats.

Liebknecht: “le principal ennemi est à l’intérieur de notre propre pays”.

Deuxième ballade du soldat

Aux chantres du clairon, aux chauvines hystéries,
Lénine répond que cette guerre est impie.
Ma baïonnette est fourbue
D’avoir crevé tant de têtes pointues,
Girouettes au vent des drapeaux,.
Des frères pourtant, eux comme moi égaux
Sous le hurlement des sirènes
Qui ordonne chaque jour de reprendre la peine.
Petrograd chauffe sous le gel
Des boulets ivres de lendemains cruels.
Le sais-tu? Petrograd appelle ses soldats
A quitter le front pour un autre combat.

Le 15 mars 1917 la révolution éclate en Russie. Comme l’avait prévu Lénine, le pouvoir passait à la bourgeoisie libérale. Kérenski devenait ministre du gouvernement provisoire. 

Nicolas

Le monde dérive au large de l’obscur.
Comme filé de bure
L’air s’épaissit dans une spire ,
Il m’enroule.
Chavire ma sérénissime autorité.
Basculant, titubant
tombent comme des mouches
Les aigles
Sous la faux de la roture.
L’ordre se disjoint, la laideur se dégrafe,
Le dogue se veut un cou de girafe
Et lointain le sigle de Dieu…
Ma laque, est-ce ce que Lénine veut
Contre le pet du peuple? Qu’il nourrira
jusqu’à répugnance.. jusqu’à bouffissure…

Le monde dérive au large de l’obscur.
Demain se lèvera
Miteux
Huileux de graisse populaire.

Une épaisse trogne taillée dans la serpillière
Epanouira son rire plénipotentiaire
devant  mon trône, et sur le silence tragique
Des Romanov crachera sa bave  de parjure.
Bouffon dans sa grandeur illusoire.
O piètre Russe, tu m’offres une hallucinante foire !
La superbe ne s’acquiert point
De naissance elle nous vient
Comme le bleu dans l’œil
Que je ferme devant l’écueil
De ce millénaire. O mon trône,
Puissance amie ,,, Donne-moi un dernier accueil,
Couvre-moi de ton éclat avant la mort de la Russie.

La Russie meurt un jour de carnaval populaire
Un jour flambant de haine vulgaire
Où les démons supraterrestres
Brouillant l‘ombre et la lumière
Couronnèrent le péché, l’abominable.

L’œil populacier lubrique pervers
Attend
La reddition définitive catégorique irréversible
De la dernière majesté
Des majestés.

Voilà, Messieurs je signe
Face au monde stupéfié.
A déposer le pouvoir suprême je me résigne.


Synthèse