L’ÉBRANLEMENT : l’épopée de la révolution d’Octobre en poésie – Partie 1 (2/3)

A travers un recueil de poésies, l’écrivaine belge revient sur l’épopée de la d’Octobre à l’occasion du centenaire de la grande révolution russe. Barbara a confié à  www.initiative-communiste.fr la publication en ligne et en plusieurs épisodes de cette épopée.

Cette épopée se décompose en plusieurs parties qui seront publiées chaque mercredi matin, jusqu’au 4 novembre, date du Meeting international du centenaire de la Révolution d’Octobre, à Paris (cliquez ici pour retrouver toute les informations)


À Petrograd…

Le Prêche

-La souffrance est d’essence divine.
Ô vous enfants ! qui avez ouvert vos poitrines
Au baiser du Christ à l’humanité
Restez contre la violente insanité
Qui dresse l’homme contre son destin
Les enfants du Saint Empire
Et contre délire conservez la bonté
Qu’en ses élus seuls, Dieu insère
Tel un barrage contre l’assaut des misères.
Enfants du profond dessein du Maître des vies
Gardez sainte votre foi et sainte la Russie !

Ecoutez… les ondes sonores de vos âmes
Appellent-elles l’or ? Ou cette flamme
Intérieure, en écho à la voix de Jésus
Éternellement promu
Roi
Au-dessus des rois.
Également fils du Tout-Puissant
Le tsar et son peuple enfant.

Les visages effilés à la lame des faims
À la lame du pouvoir, à la lame des chagrins
Les cœurs zébrés de pleurs
Zébrés d’humiliation tour à tour acceptée et refusée
Visages cœurs  et haillons
Figés dans une interrogation
Au monde. L’homme ou Dieu ?
Lequel est suprême ? Ooooh être heureux…

Les disicples

Peuple de hardes essoufflées
D’estomacs rabougris

Au front doux de patience tassée
Inquiet et indécis

Entre le passé qui tenaille
Et l’avenir qui s’insinue.

 

Une convulsion pince tes entrailles
Et ta misère crue.

Ton front fébrile hèle le savoir.
À ta puissance rétractée

À ta bonté inutile il faut un exutoire,
Peuple de hardes essoufflées.

En toi sommeillent tous les Potemkine
À venir et s’immortalisent les Pouchkine
Les Gogol et les Tchernychevski.
Lis! Lis donc ce que Lénine écrit!

Peuple par Dieu dévoré et dévorant Dieu
L’homme est seul maître sous et dessus les cieux.
Tissée dans la fibre populaire
Une pensée nouvelle déchire tes voiles funéraires.

Peuple des usines-cauchemars
En Lénine Marx vit
En toi en la graine qui mûrit en l’étendard
En Lénine Marx vit!
Le blé même t’es blessure et l’acier.
T’es mains marchandises
À vil prix valent moins que le pédigrée
D’un épagneul ou une friandise

Le pain la terre!

C’est le moins que tu puisses prétendre
Tu vaux par tes gloires elles sont de ton ventre.
La terre…
Prends-la!
Soulève-toi aux folies qui bâtissent
Des chemins de granit.
Crée ton monde et crée ses normes
De la beauté les nouvelles formes
Crée tes poètes crée tes savants!
Comme un fauve bondis! Peuple… c’est ton temps!


Synthèse