USA guerre impérialisme ukraine front antifascisteAlors que les médias en France, en Europe ou aux USA déchainent une propagande guerrière anti russe, aux Etats Unis les deux candidats à la présidentielle se mdéclarent prets à lancer une attaque nucléaire contre la Russie. C’est dans ce contexte que la censure des médias russes, afin de maximiser le bourrage de cranne et la propagande guerrière de l’oligarchie capitaliste, se prépare.

plus que jamais, la mobilisation de tous pour défendre la paix mondiale est indispensable.

Revue de presse de la rédaction d’Initiative Communiste.

Revue de presse :

La doctrine nucléaire dite de la « frappe préventive » ne changera pas, a déclaré Carter

Source : Military.com, le 27/09/2016

Military.com, le 27 septembre 2016, par Richard Sisk

Le Secrétaire à la Défense Ashton Carter a déclaré mardi que la doctrine de dissuasion nucléaire, qui permet la possibilité d’une « frappe préventive » avant une attaque ennemie, restera à la base de la doctrine américaine, en dépit de l’introduction de nouvelles générations d’armes nucléaires.

« C’est notre doctrine actuelle et nous n’avons pas la moindre intention de la changer, » a dit Carter aux aviateurs lors d’une session de questions-réponses sur la base aérienne de Kirtland, au Nouveau Mexique.

Carter répondait à une question à propos de nations telles que la Corée du Nord et la Russie qui exhibent leur arsenal nucléaire pour bousculer, intimider et voir si les États-Unis donneraient suite.

« Ce n’est pas la méthode américaine de brandir ses armes, pas la méthode américaine d’intimider, a précisé Carter. Aussi loin que je puisse me souvenir, les dirigeants américains se sont toujours conduits avec un immense respect vis-à-vis de l’effrayant pouvoir destructeur de ces armes. »

OB : il ne ment pas, notez, vu qu’il est né en 1954…

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Toutefois, Carter a suggéré que la doctrine de la dissuasion pourrait être « ajustée » dans le futur pour s’adapter aux nouvelles menaces. « On ne peut pas toujours faire la même chose, a-t-il dit. Nous devons observer ceux que nous dissuadons et nous adapter en fonction de cela. »

Les États-Unis doivent « être conscients que les autres raisonnent différemment en matière d’armes nucléaires, » a déclaré Carter, et « nous allons devoir adapter notre approche de la dissuasion en conséquence. » Il n’a pas donné de détails sur la façon dont les États-Unis pourraient s’adapter.

Depuis l’aube de l’ère nucléaire, la base de la doctrine de dissuasion des États-Unis a été que toute « première frappe » ennemie serait suivie d’une réponse massive. Mais aucun président américain n’a exclu la possibilité de lancer d’abord une attaque nucléaire avant qu’un ennemi ne frappe.

En réponse aux rapports indiquant que le président Obama envisageait d’exclure par décret la possibilité d’une « frappe préventive », 30 sénateurs américains lui ont envoyé la semaine dernière une lettre l’exhortant à conserver la possibilité d’une telle frappe.

La politique de frappe préventive a fait partie du débat lundi soir entre le candidat présidentiel républicain Donald Trump et la candidate démocrate Hillary Clinton.

Dans un premier temps, Trump a semblé plaider en faveur de la destruction des stocks d’armes nucléaires. « J’aurais aimé que tout le monde y mette fin, que tout le monde s’en débarrasse, tout simplement. Je ne ferais certainement pas de frappe préventive. »

Puis Trump a semblé changer d’avis : « En même temps, nous devons être prêts, je ne peux éliminer cette hypothèse. »

Clinton a critiqué les précédents commentaires de Trump, qui suggérait que les États-Unis pourraient bénéficier du développement de l’arme nucléaire par des alliés comme le Japon, la Corée du Sud et l’Arabie saoudite. « Son attitude désinvolte au sujet des armes nucléaires est très inquiétante, » a-t-elle affirmé.

Kirtland constituait la seconde escale du voyage d’une semaine de Carter, destiné à faire pression pour la modernisation de la triade nucléaire de la nation et aussi pour renouveler l’engagement des États-Unis pour le rééquilibrage des forces américaines dans la région du Pacifique.

Lundi, Carter était sur la base de l’Air Force de Minot, dans le Dakota du Sud, où sont basés le 5e Bomb Wing et le 91e Missile Wing. Là, il a déclaré que le Département de la Défense des États-Unis cherche 108 milliards de dollars pour les cinq prochaines années afin de débuter le processus de mise à niveau de la triade nucléaire de la nation, comprenant les missiles balistiques intercontinentaux, les sous-marins et les bombardiers stratégiques.

« Je pense que nous sommes maintenant déterminés à rattraper l’époque où les investissements étaient insuffisants, » a déclaré Carter à Kirtland, siège du 377e Air Base Wing et du 498e Nuclear Systems Wing, et où se trouve également le Nuclear Weapons Center (NWC) de l’Air Force Materiel Command. Le NWC a la responsabilité d’acquérir et de moderniser les programmes nucléaires pour les Départements de la Défense et de l’Energie.

Mercredi, Carter visitera le Sandia National Laboratory et le Los Alamos National Laboratory au Nouveau-Mexique, et, jeudi, il a prévu d’être à bord du porte-avions Vinson, mouillé au port de San Diego, pour un discours sur les priorités américaines croissantes dans le Pacifique. Carter se rendra ensuite à Honolulu pour des réunions avec les ministres de la Défense asiatiques.

Le Congressional Budget Office (CBO) a prévu un financement pour la modernisation de l’arsenal nucléaire de la nation jusqu’en 2024 à hauteur d’environ 348 milliards de dollars. Dans son rapport, le CBO a déclaré :

** « Les forces nucléaires stratégiques actuelles, constituées de sous-marins lance-missiles balistiques (SSBN), de missiles balistiques intercontinentaux terrestres (ICBM), de bombardiers à long rayon d’action, avec les armes nucléaires qu’ils transportent, atteignent la fin de leur durée d’utilisation. »

** « Au cours des deux prochaines décennies, le Congrès devra prendre des décisions dans la mesure où la quasi-totalité des systèmes d’armes nucléaires et leur logistique devront être modernisés ou remplacés par de nouveaux. »

Source : Military.com, le 27/09/2016

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

L’Occident se dirige vers l’interdiction des médias russes (Strategic Culture Foundation)

Fanian CUNNINGHAM

Les parlementaires européens ont voté cette semaine en faveur d’une résolution appelant à de plus grandes « capacités institutionnelles pour contrer la propagande inspirée par le Kremlin ». La résolution a été votée par la commission des Affaires étrangères de l’UE et sera présentée devant le parlement européen le mois prochain. Si la résolution est adoptée, la prochaine étape sera la mise en place de mécanismes institutionnels pour bloquer l’accès aux médias russes.

Ce serait un événement monumental, mais les pays occidentaux semblent se diriger, inéluctablement, vers l’interdiction des médias d’information russes à partir de plates-formes satellitaires et de l’Internet. Ce résultat – avec des implications éthiques et politiques énormes – semble être la conclusion logique de la campagne transatlantique de plus en plus frénétique visant à diaboliser la Russie.

Washington, Londres et Paris semblent coordonner une attaque médiatique sans précédent qui diffame la Russie pour pratiquement tous les méfaits imaginables : crimes de guerre en Syrie, menaces contre la sécurité de l’Europe, avions civils abattus, subversion des élections présidentielles américaines. Et ce n’est qu’un échantillon.

Le Secrétaire britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, a déclaré cette semaine que la Russie risque de devenir un « Etat paria ». Ironiquement, ce destin a moins à voir avec le comportement réel de la Russie qu’avec les objectifs recherchés de la politique occidentale vis-à-vis de Moscou, à savoir isoler et présenter la Russie comme un voyou international.

Si les gouvernements occidentaux réussissent à diaboliser suffisamment la Russie aux yeux de leurs opinions publiques, alors un contexte politique sera créé pour procéder à des mesures drastiques qui autrement seraient considérées comme des violations inacceptables des droits démocratiques. Des mesures qui iraient bien au-delà des sanctions économiques et viseraient la censure des médias. N’est-ce pas étrange ? Le « monde libre » qui déplore « l’autoritarisme russe » se dirige vers la censure des médias et la répression de ce qu’il considère comme un « crime de pensée ».

Les parlementaires européens ont voté cette semaine en faveur d’une résolution appelant à de plus grandes « capacités institutionnelles pour contrer la propagande inspirée par le Kremlin ». La résolution a été votée par la commission des Affaires étrangères de l’UE et sera présentée devant le parlement européen le mois prochain. Si la résolution est adoptée, la prochaine étape sera la mise en place de mécanismes institutionnels pour bloquer l’accès aux médias russes.

L’hostilité envers la Russie telle qu’elle apparaît dans la formulation de la résolution de l’UE ne peut être décrite que comme enragée, pour ne pas dire paranoïaque. Le gouvernement russe y est accusé de recourir activement à une « campagne de désinformation », de « ciblage des politiciens et des journalistes de l’UE », et de « perturber les valeurs démocratiques à travers l’Europe ». En bref, Moscou est accusée de comploter la chute du bloc Européen.

Il convient de noter un point particulièrement sinistre, le comité des affaires étrangères de l’UE a accordé une attention particulière au recours par la Russie d’un « large éventail d’outils et d’instruments tels que des stations de télévision multilingues et de pseudos organismes d’information pour diviser l’Europe ».

Ainsi donc, non seulement le gouvernement russe est ouvertement accusé de nourrir des desseins subversifs et destructeurs envers les Etats européens, mais ses professionnels dans les médias sont confondus avec un supposé projet politique russe de guerre hybride. L’Etat russe est diabolisé comme un ennemi étranger et ses médias font partie de son arsenal de guerre hybride. En d’autres termes, les médias d’information publics russes légitimes sont en train d’être délégitimés par le Parlement européen.

Étonnamment, les médias professionnels tels que RT et Sputnik sont qualifiés de « pseudo agences de presse » et « d’outils de propagande du Kremlin ».

Le fait, souvent avancé, que ces médias « appartiennent à l’État » et sont financés par le gouvernement est sans importance. Car il en est de même pour Voice of America, Radio Free Europe, BBC, France 24 et Deutsche Welle, pour ne citer que quelques-uns des diffuseurs occidentaux appartenant à des Etats. En fait, le budget global des gouvernements occidentaux consacré au financement de médias d’information est plusieurs fois supérieur au budget de la Russie.

Le battement de tambour occidental visant à délégitimer les médias d’information russes populaires a augmenté au cours des derniers mois. Le mois dernier, par exemple, l’alliance militaire de l’OTAN sous commandement US a publié un autre rapport d’avertissement : « L’Occident est en train de perdre la guerre de l’information contre la Russie ».

Voici une bonne question à se poser : pourquoi une organisation supposément dédiée à la sécurité militaire intervient-elle dans les domaines du journalisme et des services d’information publics ?

Un article de Voice of America ajoute : « Selon les responsables de l’OTAN, l’Occident doit intensifier ses efforts pour combattre et contrer la guerre de l’information menée par ses adversaires. Ils avertissent que des pays comme la Russie exploitent la liberté de la presse dans les médias occidentaux pour répandre la désinformation ».

Remarquez comment la Russie est accusée en quelque sorte d’« exploiter » sournoisement la liberté des médias occidentaux. L’implication ici est que les sanctions-représailles contre les médias russes seraient donc justifiées à cause de ces transgressions supposées.

Pendant ce temps, toujours le mois dernier, le directeur de l’US National Intelligence, James Clapper Jr, aurait informé des membres du Congrès sur la « guerre de l’information » russe. Il a cité RT et Sputnik comme armes médiatiques de la « guerre de l’information » russe [pas le Grand Soir ? snif, snif… grosse déception du traducteur]. Leur but, selon Clapper, est de subvertir les sociétés occidentales en influençant les groupes radicaux et en semant la confusion dans le public.

Ceci marque une détérioration dramatique des relations entre l’Occident et la Russie, où des médias d’information russes sont désignés comme des armes ennemies. Une telle pensée trahit aussi à quel point de dégénérescence les dirigeants politiques occidentaux ont sombré dans leurs stéréotypes de guerre froide ; et comment ils sont disposés à aller encore plus loin pour contrer la Russie.

Depuis que la politique tant vantée de rétablissement de relations « plus amicales » avec la Russie a été abandonnée sous la première administration du président Barack Obama, vers 2011, l’hostilité de Washington et de ses alliés européens est allé crescendo pour atteindre les niveaux actuels d’hystérie.

La raison principale pour laquelle Washington a abandonné sa politique de normalisation est probablement parce qu’il a compris que le président russe Vladimir Poutine ne sera pas aussi docile que son prédécesseur Boris Eltsine, qui a lâchement soumis son pays à l’hégémonie US, que ce soit sur des questions d’intérêts géopolitiques, de la finance mondiale, ou de ressources/guerres à l’étranger. Poutine ne veut rien entendre. La Russie ne sera pas un Etat vassal des Etats-Unis, contrairement aux Etats membres de l’Union européenne qui le sont de toute évidence.

C’est à cause de l’indépendance et de l’audace de la Russie à s’exprimer contre la désinvolture des Etats-unis à l’égard du droit international, par exemple dans sa conduite de guerres illégales et de changements de régime au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et en Ukraine, que Washington trouve cette attitude si intolérable.

Lorsqu’on lui a demandé récemment dans des médias allemands pourquoi l’Occident est si hostile envers lui, Poutine aurait répondu laconiquement : « la peur ».

Le dirigeant russe ne voulait pas dire par là que l’Occident avait peur d’une agression militaire russe. Il voulait dire que la peur était due à sa puissance de démonstration. Un fort contre-poids aux menées impérialistes des Etats-Unis constituait une puissante négation de la présumée suprématie US unipolaire sur le monde entier. Ce qui signifie que le monde n’est pas un paillasson pour l’assujettissement US. Le défi de la Russie à l’hégémonie US est un signe avant-coureur d’un monde multipolaire, un monde dans lequel les Etats-Unis et ses filiales européennes devront commencer à travailler de concert avec d’autres nations, d’égal à égal et dans le cadre du droit international, et non pas comme des renégats au-dessus des lois.

La Syrie est une illustration classique. Washington et ses alliés britanniques et français, ainsi que des Etats vassaux régionaux, ont présumé qu’ils pouvaient mener une nouvelle opération illégale de changement de régime dans ce pays arabe, comme ils l’avaient fait auparavant en Libye, en Irak et en Afghanistan. L’intervention militaire de la Russie en appui à son allié syrien fut une manifestation éclatante que l’Occident ne pouvait plus continuer son petit jeu de changement de régime. En outre, l’intervention de la Russie a également exposé l’implication criminelle secrète de Washington et de ses partenaires dans le recours aux mercenaires terroristes pour mener leurs changements de régime.

La même chose peut être dite sur l’Ukraine, où le soutien politique de la Russie aux séparatistes ethniques russes a empêché que le coup d’État de Washington à Kiev en Février 2014 ne transforme le pays tout entier en un régime marionnette des Etats-Unis.

C’est la raison pour laquelle Washington craint la Russie sous Poutine. Il est un obstacle à sa « domination mondiale à spectre complet », telle que prévue par les idéologues impérialistes US suite à l’effondrement de l’Union Soviétique.

Cependant, la Russie est plus qu’un obstacle. Dans sa conduite d’une politique étrangère indépendante, la Russie expose les crimes US contre le droit international et son parrainage d’Etat du terrorisme. Et la Russie expose également la servilité pathétique et la complicité des Etats européens, des médias occidentaux et des institutions des Nations Unies pour se plier aux ambitions hégémoniques de Washington.

La politique étrangère de la Russie est, bien sûr, tout à fait légitime. Mais du point de vue de Washington, elle constitue un défi intolérable à sa volonté tyrannique. À cette fin, la Russie doit être métamorphosée en un Etat ennemi. Et les dirigeants européens serviles adhèrent à cet ordre du jour, afin de dissimuler leur complicité odieuse.

Il se trouve que les médias russes ont démontré une indépendance des journalistes et des analyses critiques sur les grands événements mondiaux, comme ce qui se passe réellement en Syrie et en Ukraine. Le fait que les gouvernements occidentaux soutiennent secrètement les réseaux terroristes pour mener un changement de régime illégal n’est plus à démontrer. Si cela vous paraît exagéré ou un « commentaire injuste », c’est uniquement parce que les médias occidentaux se sont refusés à dénoncer les fausses revendications et prétentions de leurs propres gouvernements. Ce qui n’est pas une raison pour délégitimer le journalisme des médias russes. En fait, c’est ce qui rend un tel journalisme louable.

Dire que les Etats occidentaux sont frustrés par la Russie est un euphémisme. Ils sont livides, comme on peut le voir à la façon dont leur entreprise criminelle de changement de régime en Syrie a été mise en déroute. Par conséquent, les efforts occidentaux visent à accuser la Russie de « crimes de guerre » et de la comparer à l’Allemagne nazie [Méga Point Godwin pour l’Occident – NDT].

Combinez cette diabolisation avec les affirmations à sensation selon lesquelles la Russie tente de subvertir les démocraties occidentales, le climat politique toxique devient alors propice pour des mesures de plus grande portée.

Il s’agit là d’une logique réductionniste osée : la Russie est un Etat ennemi, et les médias russes sont des outils de propagande ennemis.

Etant donné que les législateurs européens voteront cette semaine sur la lutte contre les médias russes, on peut supposer que la prochaine étape logique sera l’interdiction pure et simple des chaînes russes sur les ondes et Internet.

Mais comme a déclaré Margarita Simonyan, rédactrice en chef de RT, à Deutsche Welle, le mouvement draconien visant à interdire les médias russes ne fait que démontrer à quel point les discours occidentaux sur la « liberté d’expression » sont vides.

« C’est une interprétation plutôt intéressante des valeurs occidentales tant vantées, en particulier sur la liberté d’expression – qui dans le concret signifie apparemment d’attaquer une voix de dissidence rare parmi des milliers de médias européens » a ajouté Simonyan.

Les gouvernements occidentaux sont en train d’adopter des méthodes de despote.

Incapables de faire ce que bon leur semble, y compris de violer le droit international et d’aller en guerre où et quand bon leur semble, ils s’en prennent alors aux pays qui résistent, comme la Russie, au point de désigner la Russie comme un pays ennemi, susceptible donc de faire l’objet d’une agression militaire.

Et lorsque des médias exposent les doubles normes et l’hypocrisie criminelle de l’Occident, ces médias sont alors fustigés comme étant de la propagande ennemie, qui doivent être arrêtés et interdits.

La décadence occidentale est vraiment en train de sombrer dans le caniveau ou dans la corruption et l’absurde. Un destin qui est le résultat de l’effondrement interne due à la politique et au bellicisme de sa propre oligarchie. Et l’opinion publique occidentale le comprend de mieux en mieux, avec ou sans l’aide des Russes.

Tirer sur le messager ne modifie pas le message.

Finian CUNNINGHAM

Traduction « eh non, l’admiration de l’Occident pour les dissidents n’est plus ce qu’elle était… » par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles.


Blocage des comptes de RT au Royaume-Uni : la banque revient sur sa position

Margarita Simonyan, rédactrice en chef de RT, a annoncé que tous les comptes bancaires de la chaîne RT seront bloqués au Royaume-Uni. Devant le tollé, la NatWest, filiale de RBS a rouvert la discussion et a annoncé qu’elle réévaluerait la situation.

Le banque NatWest, qui fait partie du groupe bancaire Royal Bank Scotland (RBS) a annoncé le blocage des  services attachés aux comptes de RT UK, mettant en avant un «réexamen des arrangements bancaires», sans donner plus de raisons, mais précisant que la décision était définitive.

«Nous avons réexaminé notre arrangement avec vous et avons pris la décision de ne plus vous fournir ces services», a fait savoir à RT UK la banque NatWest dans le courrier officiel qu’elle lui a adressé.

Il est également précisé que toutes les entités de Royal Bank of Scotland, dont NatWest fait partie, refuseraient à l’avenir de coopérer avec RT. Selon le document, cette décision est «définitive» et «n’est pas sujette à discussion».

© Capture d’écran

«Tous nos comptes bancaires ont été bloqués au Royaume-Uni. Tous. « La décision est unilatérale ». Vive la liberté d’expression !», avait alors tweeté la rédactrice en chef de RT, Margarita Simonyan.

Anticipation de nouvelles sanctions contre la Russie ?

«Nous n’avons aucune idée de la raison pour laquelle cela s’est passé parce que ni hier, ni avant-hier, ni le mois dernier, rien d’extraordinaire ne nous est arrivé, personne ne nous a menacés. Théoriquement, cela pourrait être lié à de nouvelles sanctions antirusses britanniques et américaines qui pourraient être publiées très prochainement. Peut-être que ces deux évènements ne sont pas liés. Notre département juridique étudie maintenant cette situation», a précisé Margarita Simonyan.

Concernant le blocage des comptes de la chaîne russe à vocation internationale, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a précisé qu’en quittant l’UE le Royaume-Uni avait «laissé tomber toutes ses obligations liées à la défense de la liberté d’expression».

«Comme on dit : on entame une nouvelle vie sans mauvaises habitudes», a-t-elle ironisé.

Rétropédalage de NatWest ?

Selon le quotidien The Guardian, le Trésor britannique n’est pas à l’origine de la décision de la banque. Toutefois, face à l’ampleur médiatique de cette décision unilatérale, qui reste peu argumentée, la banque a indiqué qu’elle était disposée à la discussion et a fait parvenir le mail suivant en réponse aux interrogations de RT – après plus de six heures de délibération :

«Cette décision n’a pas été prise de façon légère. Nous sommes en train de réévaluer la situation et avons pris contact avec le client [RT UK] afin de poursuivre la discussion. Les comptes auprès de la banque sont toujours ouverts et continuent de fonctionner».

Réaction officielle de la Russie

Sergueï Jelezniak, membre de la commission des Affaires étrangères du Parlement russe, a d’ailleurs annoncé son intention de demander des explications aux autorités britanniques et d’aider l’équipe de RT UK à défendre ses droits.

«Nous demanderons aux organisations internationales comme le Conseil de l’Europe et l’ONU, ainsi qu’aux associations de défense des droits de l’Homme de donner leur avis sur cette question», a précisé le député du parti au pouvoir, Russie Unie.

«On dirait que c’est plus qu’une coïncidence que cela soit arrivé au moment où la propagande antirusse a atteint un niveau sans précédent», a déclaré l’écrivain John Wight à RT.

«Cela reflète l’ampleur avec laquelle l’Occident perd la guerre de l’information. RT joue un rôle clé en mettant en doute les récits de l’Occident et des médias occidentaux quand il s’agit des évènements en Ukraine, en Syrie et au Moyen-Orient», a-t-il poursuivi.