#BlackFriday, un attentat contre la langue française et la dignité du peuple de France !…

LE VENDREDI 29 NOVEMBRE, DISONS TOUS M…. aux « COLLABOS DE LA PUB ET DU FRIC »… Et préparons le JEUDI ROUGE du 5 DÉCEMBRE !

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Ce vendredi 29 novembre, un cartel indigne d’entreprises géantes « françaises » et d’agences de « com », docilement suivies par toutes sortes de gagne-petit sans scrupules de l’euro-mondialisation « transatlantique », va harceler, bassiner et « matraquer »  les citoyens ravalés au rang de « conso-minus » pour qu’ils s’insèrent dans le raz-de-marée commercial planétaire qui déferle chaque année sur le monde à partir des « States » : l’ainsi-dit «  » (vendredi noir).  

Alors que, par ailleurs, on culpabilise à longueur d’antenne les travailleurs à propos de l’ « épuisement des ressources planétaires » et de la nécessité – austérité salariale oblige ! – d’adopter des comportements « sobres » en matière de consommation, cet appel au déchaînement consumériste est choquant, voire dangereux. Et l’on applaudit les mouvements citoyens qui agissent contre cette campagne éco-irresponsable.

Mais il faut aussi dénoncer deux aspects que, hélas, peu de mouvements écolos mettent en avant :

  • Il s’agit d’une atteinte supplémentaire à notre dignité nationale la plus élémentaire. Assez de cette imitation servile des Etats-Unis, dont on nous inflige tous les us et coutumes pour faire de nous, comme le montre l’écrivain Régis Debray, des « Américains de seconde zone ». En quoi avons-nous besoin, si ce n’est pour remplir les coffres des mercantis, d’importer Halloween et ses pratiques de mendicité macabre, de guetter jusqu’au moindre « gazouillis (« tweet ») » stupidissime du super-prédateur planétaire Donald Trump, de participer par procuration aux moindres « caucus » des « primaires » américaines, dont Hollande et Sarkozy ont tenté d’importer (avec le succès mitigé que l’on sait, et tant mieux !) la pratique foncièrement ANTIdémocratique* en France ? Il ne s’agit évidement pas de se dresser contre le peuple états-unien comme tel, mais de refuser l’alignement « globalitaire », sur UNE culture, UNE façon de faire de la politique, UNE manière de gérer l’économie au mépris de la diversité culturelle de la planète.
  • Il s’agit d’une nouvelle grave atteinte à la française puisque, bien entendu, l’expression « Black Friday » n’est jamais traduite et que l’on voit même un géant mondial de la distribution qui ne mérite pas d’être nommé, tant ses pratiques sont antisociales et antisyndicales, se payer des pages entières dans les journaux sous l’intitulé aggravé « Black Friday Week » ? Outre le mépris total de la Constitution française et de son Article II-a (« la langue de la République est le français ») et de la loi Toubon de 1994 (« le français est la langue du travail, de l’enseignement et des échanges »), donc du fameux « état de droit » que l’Etat français, complice de cette entreprise de basculement linguistique au tout-anglais, n’allègue que pour l’opposer aux travailleurs en lutte, il s’agit manifestement – et de manière concertée – d’habituer les Français et les autres francophones de France et d’ailleurs, à laisser l’oligarchie capitaliste et ses suiveurs substituer la langue de l’Empire euro-atlantique à la langue de Molière, de Victor Hugo et de Kateb Yacine.

Alors, si peu que ce soit, réagissons en parlant autour de nous, en nous rebiffant dans les commerces et en stigmatisant ce vendredi SOMBRE pour notre pays, pour sa langue, pour la planète… et pour nos portefeuilles. En un mot, sachons dire le mot de Cambronne à ceux que le philosophe Michel Serres appelait « les collabos de la pub et du fric ».

Et faisons en sorte que le 5 décembre soit un JEUDI ROUGE pour le « tous ensemble, en même temps et … jusqu’à la victoire toujours », de notre classe et de la jeunesse populaire.


*car il revient aux adhérents de chaque formation politique (ils militent et paient des cotisations !) de désigner leur représentant à la présidentielle, et non à un « corps électoral » amorphe et pré-formaté par les médias du grand capital qui peut ainsi, en réalité, présélectionner à coups de millions d’euros comme aux Etats-Unis, les « candidats crédibles »… qui feront sa politique !