20 mars, Semaine mondiale de la langue française et de la Francophonie : le communiqué commun des associations de défense de la langue française.

Affiche de l’association

COMMUNIQUÉ COMMUN des ASSOCIATIONS DE DÉFENSE de la LANGUE FRANÇAISE

« Langue de la République » aux termes de la Constitution, premier service public de France et socle de la Francophonie mondiale, la langue française est menacée par l’offensive débridée des adeptes du tout-anglais. 

Ceux-ci ne se contentent plus, illégalement, de basculer au tout-anglais la communication interne de grandes firmes comme Renault ou PSA, d’exiger un diplôme d’anglais de tout étudiant s’inscrivant en licence (décret Vidal) et d’imposer un nombre croissant d’appellations anglicisantes pour désigner et « vendre » des territoires de la République (« In Annecy Mountains », « Only Lyon », « Loire Valley »…): la Commission européenne prétend désormais, en plein Brexit, faire de l’anglais l’unique langue de travail des institutions européennes avec tous les dangers que ce basculement jamais débattu vers la langue unique ferait peser sur les langues d’Europe. 

Dans ces conditions, le Haut Conseil International de la Langue française et de la Francophonie, que soutiennent les associations signataires de ce communiqué, a décidé de déposer un recours contre la Commission de Bruxelles et contre le Parquet européen auprès de la Cour européenne de justice pour violation des traités européens et pour négation d’une Europe respectueuse de la diversité linguistique, culturelle et politique ; et nombre d’entre nous envisagent de mettre en cause publiquement l’incurie linguistique de la plupart de nos dirigeants. La langue française étant le principal outil de travail des journalistes, les associations de défense signataires du présent communiqué se tournent vers eux à nouveau pour leur demander de favoriser un large débat sur la politique linguistique de la France. 

Dans la perspective des échéances de 2022, nos associations s’uniront pour mettre les candidats à la présidentielle et aux devant leurs responsabilités : oui ou non s’engageront-ils pour la défense du français, dont la destruction est une dimension centrale, quoiqu’inaperçue et occultée, de la crise grave que subit notre pays. 

Signatures : 

Albert Salon, ancien ambassadeur, président d’honneur dAvenir de la Langue française (ALF), président du FFI-France, et Secrétaire général du Haut Conseil de la Langue française et de la Francophonie (HCILFF)

Georges Gastaud, philosophe, président exécutif de CO.U.R.R.I.E.L. (COllectif Unitaire Républicain pour la Résistance, l’Initiative et l’Emancipation Linguistiques) 

Catherine Distinguin, présidente d’Avenir de la Langue Française (A.L.F.)

Ilyes Zouari, président du Centre d’Etudes et de Recherches sur le Monde Francophone

Thierry Saladin, secrétaire général de l’A.FR.AV. (Association Fraterniphonie Avenir) 

Philippe Reynaud, président de Défense de la Langue Française (D.L.F.)/Pays de Savoie, ainsi que M. Lucien Berthet, DLF-Pays de Savoie. 

S’associent à cet appel: 

Philippe Carron, président du Collectif Langue Française de Suisse Romande; 

Serge Dubief, Entente Île de France/Québec;