Esprit de confinement : es-tu là ?

Le peuple conscient de ce qu’il est privé de masques, de gel hydro-alcoolique et de tout ce qu’il faut pour combattre l’épidémie, a bien compris que pour éviter une catastrophe sanitaire encore plus grande, le est nécessaire. C’est pourquoi face à un régime Macron et une Union Européenne qui jusqu’au bout ne voulaient fermer ni écoles ni lieux de travail pour préserver ses profits, les travailleurs demandaient le . Nos vies plutôt que leurs profits. Ce sont également les travailleurs, et leurs syndicats, qui revendiquent de ne pas risquer leur vie à aller produire des jets privés chez Dassault, des missiles, des boites de vitesses, à livrer des iphones et cie, mais à ne travailler que pour les besoins essentiels.
Dans un pays où le gouvernement Philippe se vante de distribuer plus de PV que de masques, posons-nous la question : pour faire respecter le confinement, point besoin de déploiement d’hélicoptères dont l’heure de vol coûte le prix d’un respirateur…. pourquoi donc les policiers ne vont-ils pas contrôler les mesures barrières dans les entreprises, ne vont-ils pas vérifier que l’on ne fait pas perdre sa vie à la gagner à des pères et mères de famille, des jeunes et moins jeunes ?
Pourquoi d’ailleurs envoyer en masse ces policiers et gendarmes sans masques dans nos rues ?


Coronavirus
Semaine 2

Esprit de confinement : es-tu là ?

Je vous présente par avance mes excuses
Mais dès qu’il y a étalage de chaussures à clous
je ne peux me priver d’imaginer un loup !

Dans la pétaudière présente
où certains cherchent à mêler l’eau et l’huile
où les mères n’y retrouvent plus leurs petits,
il serait salvateur de séparer le bon grain de l’ivraie ;
au moins d’en chercher le chemin.

Comme souvent l’analyse retient deux versants :
1. Les faits, la pandémie.
2. L’image des faits, la représentation que nous construisons.

Pour le premier point, nous laisserons l’initiative
aux professionnels du monde de la santé, médical et scientifique.
Nous avons la chance d’être nés dans une Nation
où les Lumières et la République ont engendré de très grands savants :
Louis Pasteur et son principe de vaccination, contre la Rage ;
Alexandre Yersin de l’Institut Pasteur, découvreur du Bacille Yersinia Pestis de la Peste,
Albert Calmette et Camille Guérin pour leur vaccin contre la tuberculose,
ou bien encore Pierre Lépine pour ses travaux sur le vaccin de la poliomyélite,
sans oublier bien sûr tous les chercheurs internationaux
issus de pays émergents comme la Chine ou Cuba et bien d’autres
qui réalisent à leur actif des prouesses épatantes et époustouflantes.
Nous avons confiance en ce précipité de matière grise aux succès lumineux.
La recherche médicale est entre de bonnes mains et sur le bon chemin.
Elle ne part pas de rien
et justifie pour le présent d’un nombre incalculable de réussites extraordinaires.
La variole, la lèpre, le choléra, la diphtérie, le tétanos, les MST, etc…
autant de démons d’antan qui sont bannis des angoisses quotidiennes.
Le serment d’Hippocrate peut briller de tout son éclat.

Pourvu et surtout
qu’on ne le laisse pas gangrener par des pratiques politiciennes véreuses et mortifères.
Voilà pour le Diable microscopique, virus, bacille ou microbes…

Passons maintenant à l’autre Diable, le vrai
d’autant plus dangereux qu’il règne en Maître absolu
sur bon nombres de leviers décisionnels
et d’instruments de domination ;
Qu’il tisse continuellement sa toile narcotique
vecteur de prostration et d’hébétude,
ceinture d’un public qu’il souhaite le plus anesthésié possible.

Regardons les faits, rien que les faits.
La Police et l’Armée partout.
À chaque coin de rue, aux péages autoroutiers,
aux abords des plages et des rives, au cœur des forêts, à proximité des parcs et jardins
partout des chaussures à clous et des fusils à pompe.
Carnet de verbalisation à la main ; menace d’embastillement.
La Nation française est tombée bien bas.

Elle, la Nation éclairée,
aux jugements conduits par la raison,
réduite à ne proposer pour réduire une pandémie sanitaire mondiale
qu’un recours massif aux Force de l’Ordre,
fusils d’assaut en bandoulière et carnets à souches à la main;
aux opérations militaires d’opérette ;
Hôpitaux de campagne, Porte-hélicoptère, TGV militarisés…
déployés pour la photo d’une campagne médiatique autant que publicitaire.
Quand c’est le gouvernement par décret (celui du 25 mars 2020)
qui indique aux médecins eux-mêmes
comment prescrire leurs ordonnances.
Comme si le véritable corps médical, dans son esprit d’abnégation,
avait affronté et réduit des menaces d’une hostilité terrifiante
comme la Variole, la Grippe espagnole, le Paludisme, la Fièvre Jaune,
à coup de Pères Fouettards, de godillots et de procès verbaux.

Cette perversité est doublement machiavélique :
L’exhibition d’un tel niveau de FDO
n’est-il pas l’affirmation aux yeux du monde entier
d’une certaine imputabilité populaire,
à l’irresponsabilité de cette foule toujours prête à faire n’importe quoi,
qu’il suffirait de la mâter et de la soumettre fermement
pour élucubrer une issue supportable
à ce feuilleton sanitaire.

D’autre part, n’est-il pas possible de relever certaines similitudes
avec le traitement des calamités météorologiques
aussi limitées et ordinaires soient-elles.
Le gel, la neige par exemple.

Ne reconnaissez-vous pas là une certaine procédure déjà vécue :
1. On ne fait rien ; tout va bien ; ça va passer. Les statistiques, tout ça.
2. On ne fait toujours rien mais on fait monter sur des estrades médiatiques tout un tas d’individus qualifiés d’experts qui disent tout et son contraire, qui explique avec conviction que l’État providence ne peut pas tout faire, qu’il n’y a pas d’argent magique ; qu’il va falloir se débrouiller individuellement.
3. Les bénévoles sont les bienvenus pour gérer les débordements et passer à la TV.
4. Les experts nous expliquent qu’il va falloir attendre le dégel.
5. On nous annonce que la police va être déployée pour faire respecter ce consensus par les éternels indisciplinés qualifiés de mauvais citoyens. Que tout un chacun est un délinquant en devenir.
Le principal étant de n’avoir rien fait sinon d’avoir fait patienter la population le temps de ce mauvais moment à passer.

À propos de la crise du corona-virus,
nous aurions pu nous attendre,
en toute naïveté bienveillante,
comme cela s’est fait en Chine
à ce que le gouvernement prenne tout un tas de décisions effectives
pour mettre en ordre de marche et dynamiser le secteur hospitalier,
les professions médicales, la médecine libérale et para-médicale ;
relancer en urgence les laboratoires sur la recherche médicale spécifique
et les ateliers de fabrication des accessoires et outils nécessaires (masques, thermomètres, blouses, etc…)

Que se sont-ils contenté de faire :
1. Rien. Allez au théâtre.
2. Rien. Lavez-vous les mains ; Éternuez dans votre coude.
3. Rien. Tout un tas de bonimenteurs sont venus monter sur l’estrade exposer leurs opinions, pour expliquer et commenter tout et n’importe quoi.
4. Rien. Restez chez vous. Ils ferment les commerces.
5. Rien. Confinement à la petite semaine. Ils sortent les pleureurs de service. Mon nombril ceci, mon nombril cela.
6. Toujours rien. Il va falloir vous démerder. Ils décident tout un tas d’interdictions exotiques. Fermeture des plages et des berges, des parcs et jardins, de la forêt de Fontainebleau, enfin, ils amusent la galerie avec des ausweis de sortie surréalistes.
7. Encore Rien. On nous refait le coup de la ligne Maginot et de la méthode Coué.
8. Toujours rien. Quoique le déploiement massif des FDO accompagné d’opérations militaires d’opérette ne soit pas rien ( NdC : d’ailleurs avez-vous remarqué qu’on ne dit plus Police Nationale mais Forces de l’Ordre )
9. Rien. Mais ils s’apprêtent à jouer les chaises musicales entre les hôpitaux et à se renvoyer la “patate chaude” d’une région à l’autre. Sacrée conception de la quarantaine.
10. Rien, rien, rien. Ils n’ont fait que bavarder et jouer avec le travail de la population.
11. Par contre, la seule chose qu’ils essaient de faire : c’est la remise en cause généralisée des conditions élémentaires de travail ; congés, repos, heures de présence. Gageons qu’ils vont être là d’une très efficacité redoutable.

Attendre le dégel ! Voilà le mot d’ordre.
comme avec la disparition il y a quelques années
des services de la DDE et du déneigement.
Ça a protesté quelques temps
et puis c’est rentré dans les mœurs.
Dès qu’il neige, nous en attendons tous la fonte.
Ils sont capables d’attendre cyniquement le dégel
aussi bien que l’extinction naturelle de la pandémie.
Ils veulent donner l’habitude à la population de croire
qu’elle ne peut compter que sur elle-même,
sans aucun support de l’État.
Quoi qu’il se passe. Débrouillez-vous.
Restez chez vous.
<< Ne te demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, mais demande toi ce que tu peux faire pour ton pays. >>
dixit “John Fitzgerald Kennedy”
Telle est la nouvelle doctrine.
Justifiée par une logique de l’impôt minimum
où la cause commune n’existe plus
où la société s’est dissoute
où il faut payer partout pour tout,
puisque plus rien n’est mutualisé
Péage à tous les étages !

Ils ont surnommé “L’État Providence”
ce qui constitue en fin de compte le fond de commerce
et la finalité de toute société civilisée;
c’est-à-dire protéger ses populations
et organiser son dynamisme laborieux
en route vers un avenir plus clément.

Ils sont en lutte pour casser cet État ;
le vider de tout ce qui peut devenir profitable pour un des leurs
sans forcement privatiser tout d’un coup,
en conservant juste les infrastructures régaliennes ;
Forces de l’Ordre, judiciaires, policières et militaires.
Tout le reste peut être dissout.
Leur obstination immédiate,
c’est l’abrogation totale et entière de tout le programme du CNR,
symbole des prémisses d’une société socialiste
qui entendait gérer par elle-même
dans l’intérêt du plus grand nombre,
ses secteurs économiques jugés indispensables ;
Qui entendait entretenir la souveraineté populaire
et l’indépendance nationale.

Il suffit de fermer les services, les ateliers, les administrations ;
pour qu’aussi sec, la nature ayant horreur du vide,
l’entrepreneuriat privé ouvre dans ces secteurs dévastés, des activités rémunératrices.

La pandémie du coronavirus aura au moins servi à quelque chose.
La vulgarisation de l’opportunisme à tout crin.
Il s’est révélé au grand jour être le nerf de la guerre.
Peu importe les dégâts collatéraux,
l’essentiel réside dans la forêt d’opportunités
qui apparaissent à l’aune des crises, quelles qu’elles soient !
Mais que d’aubaines à saisir sur une terre toujours plus vierge.

Ils ont besoin d’ajuster leur discours de prédateurs opportunistes
à la moraline acceptable par le plus grand nombre.
Ils ne craignent pas de se présenter sous le masque de la bêtise crasse.
À raconter tout et son contraire, n’importe quoi
en clair : “Je t’emmerde. Va te faire foutre !”
du moment que la priorité intellectuelle
reste au taux de profit et à la table du casino ;
le délai suffisant pour donner aux “chiens de garde”
le temps de se rassembler pour catéchiser
une sainte parole accordée,
cet évangile magique des mentalistes du grand capital.
Ils n’hésitent pas à travers leur management des circonstances historiques
à brouiller et à battre les cartes de leur baccara.
C’est alors la “sélection naturelle en milieu dirigeant”
qui se charge de distinguer les plus efficaces et d’éliminer les autres.
Ce que Mao aurait pu appeler
la juste résolution des contradictions au sein de la classe exploiteuse.

N’oublions jamais
qu’ils ont choisi de dépenser l’argent du contribuable
dans des commandes extravagantes
de lacrymogènes et de grenades de dés-encerclement
de Flash-ball et autres investissements répressifs
en lieu et place de masques, de thermomètres, de vaccins,
de blouses, des solution hydroalcooliques,
de personnels, de rémunérations appropriées,
et de remise à niveau des infrastructures médicales.

Le roi est nu.
Hormis ses protections régaliennes.
Les tenues de robots-cops ne sont pas imperméables aux virus.
Les boucliers, bombes lacrymogènes et autres grenades de dés encerclement ;
les fourgonnettes, blindés urbains, canons à eau, chasse neige, etc…
ne sont de nul secours et ne représentent aucun recours.
Que va-t-il se passer quand les corps militaires, de gendarmerie ou des FDO, les corps armés,
vont se sentir menacés dans leur intégrité physique ?
Qu’ils auront le sentiment d’être exposés à un péril mortel
de l’ordre d’un nuage radioactif du pauvre.

L’épopée du Coronavirus ne fait que commencer.

Reitnomud sined