#affaireBenalla Macron parle comme Mussolini, preuve de la fascisation

“Le Capitalisme porte le comme la nuée l’orage.”

L’affaire d’Etat Benalla fait tomber les masques. Dans une scandaleuse intervention privée à la maison de l’Amérique Latine où il avait convoqué les députés LREM – piétinant la séparation des pouvoirs pour écraser la commission d’enquête parlementaire lancée par l’Assemblée Nationale – a prononcer un discours d’une rare violence. Menaçant tour à tour les journalistes indépendants ou les parlementaires qui oseraient porter un mots à l’encontre du pouvoir absolu de celui qui se prend pour Jupiter. Un discours qui prouve la En Marche. Une dénoncé de longue date par les militants du PRCF et qui jusqu’il y a peu encore était nié par une parti de la gauche. A l’inverse du PRCF qui a pris ses responsabilités dans l’entre deux tours, le PCF comme le PS n’ont ils appelés d’une seul voix à voter Macron ?

Écoutez donc le discours aux accents mussolinien de Macron. Pouvoir législatif, pouvoir judiciaire, contre pouvoir médiatique, Macron menace, éructe et prétend faire taire toute opposition. L’ révèle le danger fasciste qui menace notre pays, si l’on ne s’en inquiète pas dès maintenant.

Comparez donc les discours de Macon et a propos d’une même affaire de tabassage et de matraquage de l’opposition populaire :

S’ils cherchent un responsable, dites-leur, dites-leur chaque jour, vous l’avez devant vous. Le seul responsable de cette affaire c’est moi et moi seul. Celui qui a fait confiance à Alexandre Benalla, c’est moi, le président de la République. Celui qui a été au courant et a validé l’ordre, la sanction de mes subordonnés, c’est moi et personne d’autre. Ce qui nous a conduit là, ce n’est pas la République des fusibles, ce n’est pas la République de la haine, celle où l’on fait trinquer un fonctionnaire ici, un collaborateur là. On ne peut pas être chef par beau temps et vouloir se soustraire lorsque le temps est difficile. S’ils veulent un responsable, il est devant vous, qu’ils viennent le chercher. Et ce responsable, il répond au peuple français, au peuple souverain.”

“Maintenant, je dois vous dire que ce qui m’inquiète, c’est le spectacle auquel nous assistons depuis quelques jours. (…) Ce que je regarde depuis quatre jours, c’est un spectacle où la tentation de presque tous les pouvoirs est de sortir de son lit. Nous avons une presse qui ne cherche plus la vérité. Elle disait ce matin : “Regardez, un directeur de la préfecture de police a dit que c’était faux”. Il dément quelques heures plus tard mais on n’en parle pas.”

“Regardez ces images tournent en boucle, d’une scène inadmissible et que je condamne. Mais on ne voit jamais la scène d’avant, la scène d’après, le contexte. S’agissait-il d’individus qui buvaient un café gentiment en terrasse ? Que s’est-il passé juste après ? J’ai cru comprendre qu’il y avait des images. Sont-elles montrées avec la même volonté de chercher la vérité et d’apporter de manière équilibrée les faits ? Non. Je vois un pouvoir médiatique qui veut devenir un pouvoir judiciaire, qui a décidé qu’il n’y avait plus de présomption d’innocence dans la République et qu’il fallait fouler aux pieds un homme et avec lui toute la République.”

“Je vois un pouvoir judiciaire qui va continuer à faire son travail et c’est essentiel. C’est ce à quoi je suis attaché de là où je suis avec force, conviction. Mais je constate que nous avons un problème dans le fonctionnement quotidien. Pas une audition, pas une recherche ne sort à la seconde même dans la presse. Comment conjuguer la présomption d’innocence avec un tel fonctionnement ? Il nous faudra aussi répondre à cela.”
“Je vois certains qui voudraient faire sortir le pouvoir législatif de son lit, considérant qu’il appartient au Parlement de se substituer à la justice et de devenir un tribunal populaire, d’oublier la séparation des pouvoirs et de considérer qu’il est de son ressort de contrôler chaque décision de l’Elysée. Les mêmes parfois qui vous disent que la Ve République est un totem qu’il ne faudrait pas réformer.”
“Sur ce sujet, je ne donnerai pas des têtes parce que je ne fonctionne pas comme ça (…). Lorsque nous en sommes encore à l’élucidation de la vérité, on ne sacrifie pas des collaborateurs, des fonctionnaires ou des ministres sur l’autel de l’émotion populaire, de la démocratie de l’opinion instantanée.”
“Ne vous laissez pas intimider par les oukases, les attaques, les forfaitures.”
“Je prendrai aussi des décisions profondes de réformes, de refontes de certaines des structures, qui s’imposent au vu de ce que nous avons vécu et de ce que nous avons commencé à travailler.” Emmanuel Macron

 


“Je vous déclare ici en présence de cette assemblée et devant tout le peuple italien, que j’assume à moi tout seul la responsabilité politique, morale et historique de tout ce qui est arrivé… Si le fascisme n’a été qu’une affaire d’huile de ricin et de matraques, et non pas, au contraire, la superbe passion de l’élite de la jeunesse italienne, c’est à moi qu’en revient la faute !
Si le fascisme a été une association de délinquants, si toutes les violences ont été le résultat d’une certaine atmosphère historique, politique et morale, à moi la responsabilité de tout cela, parce que cette atmosphère historique, politique et morale, je l’ai créée par une propagande qui va de l’intervention dans la guerre jusqu’à aujourd’hui.
Un peuple ne respecte pas un gouvernement qui se laisse vilipender. Le peuple veut que sa dignité soit reflétée dans la dignité du gouvernement, et le peuple même avant moi a dit : “Assez ! La mesure est comble !”
Lorsque deux éléments sont en lutte et lorsqu’ils sont irréductibles, la solution est dans l’emploi de la force. Il n’y a jamais eu d’autres solutions dans l’histoire et il n’y en aura jamais d’autres.
Maintenant j’ose dire que le problème sera résolu. Le fascisme, à la fois gouvernement et parti, est en pleine puissance. Messieurs, vous vous êtes fait des illusions ! Vous avez cru que le fascisme était fini…
L’Italie, Messieurs, veut la paix, la tranquillité, le calme laborieux ; nous lui donnerons tout cela, de gré si cela est possible, et de force si c’est nécessaire.
Soyez certains que, dans les 48 heures qui suivront mon discours, la situation sera éclaircie, comme l’on dit, dans toute son ampleur. Et que tout le monde sache que ce n’est pas là le caprice d’un homme, que ce n’est pas un excès de pouvoir de la part du gouvernement, que ce n’est pas non plus une ignoble passion, mais qu’il s’agit seulement d’un amour puissant et sans bornes pour la patrie” (Discours de Benito Mussolini devant la Chambre des députés, 3 janvier 1925)

Macron la menace : veut il faire abattre les députés LREM osant défendre la République ?

Est ce Mussolini qui parle en appelant à faire taire toute opposition, à ne répéter que comme des perroquet la parole du conducator ?

“Et donc, nous nous sommes parfois trompés en pensant qu’émettre une voix dissonante était le signe d’une force (…) penser qu’on réussit parce qu’on se décale au moment où un texte est difficile (..) est toujours une erreur. Ça peut être un gain personnel au moment où on le fait, mais c’est toujours une erreur pour le collectif (….) les tireurs couchés d’un jour finissent abattus avec les autres quand ils décident de tirer sur les camarades (…).”

Non c’est bien Macron, occupant de l’Elysée empétrée dans une affaire d’Etat qui révèle la construction d’une police parralèle participant (voir conduisant ?) la répression du mouvement sociale. Des menaces explictes “d’abattre” ce qui signifie tuer les députés de sa majorité qui oseraient émettre la moindre critique.
Macron barrage contre l’extrême droite et le fascisme disaient certains ? c’est aux fruits que l’on reconnait l’arbre.

Et ceux du régime Macron ont une vilaine couleur brune, et des relents nauséabonds de cette tentation autoritaire, fasciste. ceux de la nature profonde du système capitaliste, toujours plus brutal et dictarial à mesure qu’il veut toujours maintenir voir augmenter son taux de profifs, et donc doit toujours plus exploiter et pour cela restreindre les travailleurs et opprimer les peuples.

JBC pour www.initiative-communiste.fr