Octobre 1965 – Octobre 2015 : les victimes du génocide en Indonésie témoignent, les historiens balayent la propagande capitaliste.

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Notre histoires ( de gauche à droite) D’anciennes militante du Mouvement des Femmes Indonésiennes () Pudjiati, Lestari et Sri Sulistiawati présente la version indonésienne d’un livre de l’universitaire hollandais Saskia E. Wieringa qui dévoile la répression du Mouvement des Femmes Indonésienne après les événements de 1965. Ces femmes ont été parmi les milliers d’anciens prisonniers politiques détenus sans procés qui ont souffert de stigmatisation, les Gerwani étant présentées comme des meurtrières sadiques et amoral. Ces femmes présentaient ce livre à Jakarta en avril 2010 (JP/Nurhayati)

Parmi les explications au fait que le responsables des et les déportations qui ont touchés des millions de personnes du milieu des années 1960 aux années 1970 demeurent impunis, il y a d’une part l’ servant de justification à ce comme éradication nécessaire du mouvement communiste, d’autre part le fait que les faits sont désormais largement ignorés alors que l’histoire officielle produit un bourrage de crane cachant la réalité. Peu d’indonésiens sont conscient de combien de milliers de familles ont été détruites alors que les couples étaient séparés, leurs enfants laissés à des voisins avec l’espoir qu’ils pourraient échapper aux opérations civiles et militaires visant les communistes.

Privés de tous leurs droits, la plupart n’ont pas pu continuer leurs études, aggravant leurs difficultés à gagner leurs vies. Et dans une société indonésienne reposant en premier lieu sur l’aide familiale dans les temps difficiles, beaucoup ne réalisent pas que cette aide était impossible car quiconque les auraient aidés auraient été également pris comme cible de la répression.

Une femme dont le père a été arrêté dans les années 1960 témoigne : “Je n’ai même pas pu demander de l’aide à mon frère. Je l’aurai mis lui et sa famille en grave danger si j’avais seulement essayé de le contacter”.

Une autre femme, Lestari, ancienne militante agée désormais de 70 ans, a été parmi ceux qui ont fui vers Blitar, à Java Est vers 1967, où elle a été arrétée durant l’Opération Trisula l’année suivante. Elle explique qu’elle a du laisser son 5e bébé a une femme dont l’enfant était mort à l’accouchement. Mais, quand les raids sont devenus plus intenses, ils ont abandonné sa fille – Trisulaningrum, à la porte d’un cimetière.

“Sans doute ils ont été terrorisés parce que le bébé était ma fille” écrit Lestari. Heureusmenent, le nourisson a été receuilli par un soldat. Trisulaningrum est maintenant enseignant. Cette histoire est l’un des nombreux témoignage publié dans le livre Payung Hitam Keadilan (Ombre Noir sur la Justice).

Les quelques livres qui ont été publiés récemment aident le public indonésien à prendre conscience de ces histoires, occultées durant des décennies. Les historiens bousculent également la description largement installée et diffusée que c’est parce que le Parti Communiste Indonésien (PKI) était si agressif et avec un tel support (Lors des dernières élections libres en 1955 il était arrivé en 4e position avec 16% des votes) que la chasse aux sorcières et les massacres contre lui était justifié et “spontané” selon les propres mots en 1995 du livre blanc du gouvernement sur le “Mouvement du 30 septembre”

A Java Est, Blitar, où Lestari et beaucoup d’autres ont été capturé, est un des exemples qui pose la question de la force réelle du PLI. Les militaires ont visé le sude de Blitar, où beaucoup de paysans sans terre étaient connus comme des sympathisants du PKI ou de Front Indonésien des Paysans (BTI). Comme le raconte Lestari, elle a été l’une de ces nombreuses arrestation sur la cote. Il n’y avait nul part ou fuire sinon la mer. Et même si en 1955, 85% de la population votaient PKI, d’après les travaux du chercheur Andre Liem, la résistance armé était une tout autre histoire.

Muyatno, un militant qui a réussi à fuir le sud de Blitar a raconté à Andre Liem que les préparatifs pour la resistance n’avaient consisté qu’à identifier des grottes et autres abris pouvant servir de caches près des rivières, des rizières ou dans les forêts et non de discuter des méthode de guérilla ou de résistance des autres mouvements en asie.

Selon un document militaire sur les opération d’état, le commandant de l’opération contre Blitar, le Major Genéral M Jasin avait identifié “la totalité de la population de Blitar” comme l’ennemi de l’opération militaire, les habitants étant supposés vouloir protéger les militants du PKI. L’opération en conséquence était soutenu par diverses milices civiles, même si les militaires avaient au préalable remplacé les 234 chef de villages par des hommes de l’ABRI (armée)

Un rapport des médias cité par Andre Leim donne un éclairage sur la réelle force militaire du PKI à Blitar. L’armée a déclarée que l’opération avait réussie avec la saisie de 37 armes, incluant 10 pistolets et diverses vieilles armes de l’époque de l’occupation japonaise ou hollandaise, d’après le décompte donnée par le livre de 2004 Tahun Yang Pernah Berakhir (L’année qui ne finit jamais)

La plupart des historiens sont convaincus que ceux qui ont lancé l’élimination du PKI et du premier président Sukarno qui les défendait, en particulier Soeharto, savait que l’immense soutien populaire dont il bénéficiait ne résultait pas une force équivalente au niveau local ou national. L’historien John Roosa accuse comme l’indique le titre de son livre de 2006 que les assassinats du 30 septembre 1965 n’ont été qu’un “prétexte au génocide” alors que la tentative de coup d’état si facile à mettre en echec aurait pu facilement être punie sans avoir en aucune manière recours à ce génocide. Face aux massacre Sukarno impuissant déclarait à propos de la réaction de l’armée : “l’armée est en train de bruler la totalité de la maison pour tuer un rat”.

Aujourd’hui les victimes attendent toujours d’être reconnues, réhabilité et indemnisés. Sri Sulistiawati ancienne prisonnière déportée depuis Blitar espère toujours être réhabilité et obtenir une indemnisation pour les maisons et les biens des communistes saisis par la dictature.

Elle ajoute ” Mon espoir c’est qu’il n’y ait plus jamais de violences telles qu’en 1965, pour des raisons politiques, religieuses ou autre chose… nous avons été beaucoup trop nombreux à en être victimes”.

JBC pour www.initiative-communiste.fr site web du PRCF d’après  The Jakarta Post http://m.thejakartapost.com/news/2012/09/29/ignorance-helps-excuse-mass-killings.html

Commentaire de lecteur “Octobre 1965 – Octobre 2015 : les victimes du génocide en Indonésie témoignent, les historiens balayent la propagande capitaliste.

  1. 19 octobre 2015 at 10:30

    voilà encore une fois,nous avons l’illustration du cynisme des tenants du libéralismes si pro à dénoncer les soits disants crimes du communisme, et qui se taisent sur leurs propres génocides,c’est symptomatiques meme d’une grande partie de la gauche occidental qui marche dans la mascarade,jamais ils ne parlerons des dirigeants occidentaux comme des dictateurs et poutant ils le sont de la plus vil façon,churchil le dictateur anglais responsable d’atrocité en afrique du sud et occidental,en grèce en 1945 avec la complicité du dictateur truman,mais aussi en inde britannique,kennedy,nixon,reagan,bush pére et fils,clinton,mitterand,sarkozy,hollande,blair,cameron,tous ces dictateur responsable des atrocités africaines, moyennes-oriental,mais aussi en yougoslavie et en asie,la liste est tellement longue qu’il m’est impossible de toute les énumérer,reliser les veines ouvertes de l’amèrique latine d’édouardo galeano,génocide aussi à cuba du à l’embargo des usa,ce monde occidental est le pire système que le monde aille jamais connu,sont brigandages s’étend sur une période de plus de 500 ans c’est peut-etre poue cela que on le vois moins