Second tour des Régionales en Ile-de-France

APPEL des présidents des associations départementales
du PRCF (93, 75, 78, 92, 94, 95)

Pas une voix républicaine pour les listes PECRE-HU(e)CHON !

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Le PRCF de la R.P. a mené une campagne de clarification au 1er tour des régionales. Il a montré qu’aucun patriote, aucun démocrate ne peut soutenir V. Pécresse, ministre de « Sarko l’Américain », qui asphyxie, dénationalise et américanise notre Recherche, nos grandes Ecoles et nos Universités, et qui tente d’y imposer le « tout-anglais » au point qu’elle a obtenu le « Prix de la Carpette anglaise » pour son acharnement à proscrire le français de l’enseignement supérieur.

Ne parlons pas du projet Sarko-pécresseux de « Grand Paris » qui, rappelant des heures sombres de notre histoire, tend à détruire l’autonomie de Paris et des communes de la Grande et de la Petite Ceinture. Un tel projet monstruex vise à mettre la R.P. à la botte de l’Elysée et du MEDEF, à parachever la désindustrialisation de Paris et environs, à marginaliser la classe ouvrière, à faire de l’Ile-de-France un bastion du « Tout-Financier » autour de l’EPAD du Sire Jean Sarkozy de Darty-Bocsa…

Mais le PRCF a également montré, avec l’appui du journal Initiative communiste, qu’il est indécent pour un progressiste, et encore plus pour un communiste, de soutenir la liste Huchon (PS) : il suffit de lire le florilège de citations ci-dessous, tirées du livre récent du sieur Huchon De battre ma gauche s’est arrêtée, pour le constater : Huchon est un ennemi déterminé de la Nation, de la République une, laïque et indivisible, des services publics, du CNRS et de l’Education NATIONALE, un serviteur non dissimulé du grand patronat et de l’école privée, un anticommuniste de choc qui n’hésite par en outre à humilier publiquement ses « alliés » du PCF. Et ce n’est pas le fait d’avoir pris sur sa liste le renégat Robert Hue, l’homme qui a dénaturé, cassé puis… déserté et combattu le PCF, qui change quoi que ce soit à cette appréciation, bien au contraire.

Il est donc indigne que la liste du PCF francilien, devenu le « Front de gauche » et conduite par P. Laurent, se retrouve en position d’otage sur la liste Huchon. Ce ralliement n’a rien à voir avec la lutte des classes et tout à voir avec la lutte des places!

D’autant que le PS annoncer clairement qu’après l’élection régionale, il travaillera comme Sarkozy, à une contre-réforme territoriale qui mettrait un point final à la République une et indivisible et qui remplacerait l’ensemble Nation/ Départements/ Communes hérité de la Révolution française, par le triptyque maastrichtien Europe supranationale/ Euro-régions absorbant les départements / Métropoles européennes absorbant les Communes : et c’est dans ce sens que va le rapport Balladur-Mauroy sur l’organisation territoriale de la France. Quant au sinistre Huchon, il déclare cyniquement : « Je vous livre le fond de ma pensée : je me sens plus Européen que Français. Il m’est très facile d’imaginer une cosmogonie institutionnelle dans laquelle il y aurait l’Europe, directement branchée sur les régions, et les régions sur des communes regroupées par l’intercommunalité ».
Ce qui bien sûr n’a rien pour effrayer les « Euro-Ecologistes » emmenés par le député de Francfort D. Cohn-Bendit, ces ennemis irréductibles de « l’exception française » sociale et républicaine !

C’est pourquoi les organisations régionales du PRCF francilien appellent les électeurs franciliens à faire la grève du vote ou, à leur choix, à glisser dans l’urne un bulletin comportant les mots suivants : NON à PECR-HUCHON, VIVE la REPUBLIQUE UNE et INDIVISIBLE ! NON à la destruction de Paris et de la Région capitale, car si Paris et l’Ile-de-France, berceaux de notre pays, cessaient d’être la capitale et la région capitale de notre pays pour devenir une « métropole » de l’Europe des régions, ILS PERICLITERAIENT RAPIDEMENT !

Battre l’UMP est une nécessité urgente, mais pour cela il faut battre sa politique qui vise à casser la France et ses acquis sociaux au service de l’Europe des régions voulue par Bruxelles et par le MEDEF.

Pas une voix ouvrière pour ces casseurs UMPS de la France républicaine. Comme Jean Ferrat, défendons la « France des travailleurs », celle qui « répond toujours du nom de Robespierre » !

C’est dans les luttes tous ensemble contre Sarkozy, contre son odieuse politique anti-ouvrière et antinationale commanditée par le MEDEF et par l’UE du capital, que nous battrons l’UMP et sa sale politique.

C’est pourquoi le PRCF francilien, en plein accord avec le PRCF national, invite les communistes et les républicains à construire une grande manifestation unitaire nationale contre Sarkozy et l’ensemble de sa politique, de manière à faire grandir le « tous ensemble et en même temps » nécessaire pour chasser ce régime odieux entièrement au service du Capital, de l’Empire euro-atlantique en construction et de la destructive mondialisation capitaliste.

LIRE et FAIRE LIRE LA PAGE SUIVANTE EST UN DEVOIR REPUBLICAIN !

J.-P. Huchon de la trahison sociale à la trahison nationale . Florilège de citations du livre de Huchon, « De battre ma gauche s’est arrêtée » (on ne saurait mieux dire en effet !).

A bas l’Education nationale !

« Il faudra quand même, un jour, oser poser la question de la régionalisation de l’Education nationale. Je sais bien que je brise, là, un tabou fondamental de la gauche, mais on vient de nous confier les personnels techniques, on va certainement nous confier dans la foulée les personnels administratifs, c’est-à-dire les intendants et les personnes qui font tourner la boutique, qu’est-ce qui empêche que l’on nous confie les professeurs dès lors qu’il existe  toujours des programmes élaborés au plan national par une cellule de prospective intelligente de l’Education ? Franchement, je ne vois rien qui puisse s’opposer à cette mutation ! » (p. 125)  et vive l’enseignement privé !
« Au sein du Conseil régional d’Ile-de-France, par exemple, j’ai fait voter par les socialistes, l’UMP, l’UDF et le Front national une aide à l’enseignement privé dans les lycées. Les chevènementistes ont voté contre mais les communistes et les Verts se sont, eux, abstenus, ce qui, en soi, est déjà un progrès ! » (p. 72)

A bas le CNRS !

« Il n’y a aucune raison que des milliers de fonctionnaires de la recherche relèvent de l’Etat »  (p. 137)

Pour la privatisation totale des entreprises publiques !

« Il ne faut pas confondre service public et entreprise publique. Je pense qu’il n’y a plus tellement de justification à l’existence d’entreprises publiques. On peut imposer à certaines entreprises un cahier des charges, l’Etat peut disposer de « Golden shares » pour faire entendre sa voix, bref on peut imaginer des dispositifs qui font que l’Etat a son mot à dire, pour autant on ne peut ignorer le marché et maintenir à tout prix une entreprise dans le secteur public lorsqu’elle est soumise aux impératifs de la concurrence. » (p. 135)

… et achevons la casse du secteur nationalisé !

« Tout débat sur la renationalisation est de nature à nous renvoyer 25 ans en arrière, donc je n’y suis pas favorable. On peut encadrer très strictement une entreprise concessionnaire sans la nationaliser. C’est ce qu’il faudrait faire si on privatisait complètement EDF. Au fond, la question, désormais, est ailleurs. Les problèmes de taille d’entreprises, d’investissement et de rapprochement qui s’imposent du fait de la mondialisation rendent le débat sur les nationalisations caduc. » (p. 136)

Membres du PCF, encore un effort pour devenir « alter-capitalistes »…

« La région Ile-de-France vote des crédits, y compris pour des grands groupes, pour développer des pôles de compétitivité. Sincèrement, il y a encore 3 ans, je n’aurais pas été capable de faire adopter ces mesures par ma majorité. … puisque les crédits sont versés dans des zones qui marchent.» (p. 72)

A  bas le département, mort aux Jacobins !

« Mais, globalement, si une collectivité devait disparaître, à long terme ce serait évidemment le département. Non parce qu’il gère la proximité (au contraire) mais parce qu’il est devenu, en fait, le refuge du jacobinisme. C’est là que s’installent les services de l’Etat pour se développer.»  (p. 127)

A bas la France, à bas la République une et indivisible ! Paris doit cesser d’être la capitale de la France et devenir le chef-lieu d’une euro-région où règnera le pâle Huchon 1er… Retour à Hugues Capet…
Question de Denis Jeambar : « Sur quel territoire pourrait-on rompre le principe d’unicité de la loi ? ». Réponse de Huchon : « Le seul possible, aujourd’hui, c’est la région. » (p. 132)

A BAS LA FRANCE et LA REGION CAPITALE !

« Je vous livre le fond de ma pensée : je me sens plus européen que français. Il m’est très facile d’imaginer une cosmogonie institutionnelle dans laquelle il y aurait l’Europe, directement branchée sur les régions, et les régions sur des communes regroupées par l’intercommunalité. C’est la logique à venir de la chaîne du pouvoir. Je n’ai pas d’attachement national. Je me sens plus à l’aise dans certains pays qui sont moins violents, moins durs, moins discutailleurs. J’ai une sympathie naturelle pour les Anglo-Saxons, les Scandinaves : ce sont des gens qui font la queue, qui ne vous klaxonnent pas quand vous êtes perdus, il y a une discipline. Cette civilisation n’existe malheureusement pas en France ! Autrement dit, je n’aurais aucune difficulté à vivre dans une patrie qui serait l’Europe, avec une patrie secondaire qui serait la région dans laquelle je vis, à condition qu’elle ait un dessein culturel suffisamment compréhensible et partagé. La Nation ? Je ne crois pas à son avenir parce que je n’ai jamais cru à cette histoire d’identité nationale. Je ne m’accroche pas à ces idées-là ! » ( p.142-143)

L’enjeu réel du rapport de forces entre PCF et PS dans les années 70 selon Huchon : détruire la gauche

« La SFIO puis le nouveau parti socialiste, à partir du congrès d’Epinay, ont toujours dû prouver qu’ils étaient à gauche. Le PCF a contraint les socialistes à une permanente surenchère.» (p. 28). « Nous sommes un parti d’élus relativement pragmatiques. Le socialisme municipal ne s’est, en effet, jamais soumis au communiste ou au marxisme. » (p. 29). « La stratégie d’Union de la gauche a été d’une redoutable efficacité. Elle a inversé très vite le rapport de force entre PS et PC. Mais nous avons payé un prix idéologique très élevé. » (p. 54)

Le mépris sanglant d’Huchon pour ses  alliés régionaux, triste résultat de la « mutation » du PC

«  Les communistes peuvent évoluer mais ce n’est plus un parti véritablement national : il contrôle des poches électorales, il n’a plus de doctrine, ses dirigeants sont perdus, une partie d’entre eux pensent qu’ils sont encore les porte-parole des damnés de la terre mais cela ne va pas au-delà. Et plus personne ne croit, par ailleurs, au communisme salvateur. Dans une certaine mesure, on peut dire, tant pis si ça choque, que le communisme, au sens historique, messianique, a disparu.» (p. 85)

Communistes, encore un effort pour assumer votre « mutation » social-démocrate !

« Donc le seul chemin possible, c’est de continuer à refuser la domination idéologique des communistes…J’ai la conviction que nous n’avons jamais été aussi proches de cette alliance entre la gauche et le centre. Avec les communistes, il faut leur proposer (sic) un chemin commun, les aider à évoluer : ce n’est pas impossible, ils représentent une sensibilité réelle, mais ils doivent avec nous assumer le monde d’aujourd’hui et les contraintes du pouvoir, au rebours d’une tradition purement tribunitienne. » (p. 86 & 87)