(MPEP) TROIS CAMPAGNES, TROIS CIRCONSCRIPTIONS EN CHIFFRES, EN HOMMES ET EN FEMMES

Trois équipes de campagne, 65 militants participants, 50 donateurs, 1000 affiches, 200 000 tracts, 20 réunions publiques, des dizaines d’interventions sur les marchés… Voici les chiffres. Et plus encore, il y a la formidable fraternité qui s’est encore consolidée au sein du M’PEP, la rencontre avec des militants du PRCF qui ont partagé avec nous ces mois de terrain parfois abrupts. Ensemble, nous avons construit de la confiance et de la complicité, en portant en commun les mêmes idées, les mêmes mots d’ordre. Précieux pour l’avenir de notre Mouvement!

Ils et elles ont battu la campagne, c’est le moins qu’on puisse dire et écrire ! Faisant suite à la décision du congrès extraordinaire du M’PEP en janvier 2012, trois candidats M’PEP se sont présentés aux élections législatives, en toute indépendance, pour porter les idées prioritaires du M’PEP : la sortie de l’Union européenne et de l’euro pour reconquérir la souveraineté nationale, indispensable étape à la mise en œuvre de politiques réellement de gauche, la démondialisation pour échapper au libre-échange, le démantèlement des marchés financiers, le droit opposable à l’emploi.

Face à Gollnisch du FN, dans la 3e circonscription du Var, Jacques Nikonoff; face à Marine Le Pen, dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, Michèle Dessenne, et dans la 9e circonscription de l’Hérault, Waldeck Moreau.

65 militants du M’PEP ont participé à ces campagnes: ils et elles ont tracté sur les marchés, « boîté » dans toutes les communes concernées – plus de 25 –, arpenté des dizaines de marchés, sous le soleil ou la pluis, organisé et participé à une vingtaine de réunions publiques, discuté avec les habitants, notamment par du porte-à-porte.

Venus des 4 coins de France, ils ont partagé le quotidien du militant de campagne : cohabitation en gîte ou en appartement, partage des repas, définition des zones géographiques concernées, planning des arrivées et départs, répartition des tâches, contact avec la presse, les préfectures, etc. Chacun-e l’a fait selon ses disponibilités. Certains ont vaillamment assuré du début à la fin, d’autres sont venus régulièrement, d’autres ont participé une fois. Mais tous ont apporté leur force, leur énergie, leur enthousiasme et leur expérience.

Les directeurs/trices de campagne ont été sur le pont sans relâche : Danielle Goussot dans le Var, Marie Dutro dans le Pas-de-Calais, Marie-Lou Benoit dans l’Hérault. Les mandataires financiers – Sylvie Pille, Marie Dutro et Sylvie Quéré – se sont coltinées les réjouissances administratives en lien avec les strictes indications officielles et en articulation avec la trésorière du M’PEP, Valérie Coignard et le secrétaire général, Michel Quinet.

Il a également été crucial d’organiser les livraisons d’affiches officielles, professions de foi et bulletins de vote aux dates clés d’ouverture officielle de la campagne, de vérifier leur adéquation avec la législation.

Peu de couacs se sont produits à l’occasion de ces actions clés.

La bonne humeur l’a toujours emporté sur l’inquiétude et parfois le manque d’expérience collective d’une campagne électorale.

Malgré le peu de fraternité avec les autres candidats de gauche, notamment dans le Pas-de-Calais, les militant-e-s du M’PEP ont su garder une détermination sans faille.

Au beau milieu des caméras et autres photographes dont les objectifs et les micros évitaient soigneusement la parole dérangeante de ce M’PEP, résolument à gauche, qui prône la sortie de l’UE et de l’euro par la gauche, les candidats et leurs suppléants – Véronique Bouazzi du PRCF dans l’Hérault, Jean-François Maison du PRCF dans le Pas-de-Calais et André Bertrand du M’PEP dans le Var – n’ont jamais baissé les bras. Ils et elles ont tenté d’arracher des voix, une à une, en argumentant sur le fond, sans céder à la démagogie, sans outrance, et toujours dans le respect des citoyens et de leur intelligence.

Ce sont environ 200 000 tracts qui ont été distribués : tract de candidature, tract sortie de l’euro, tract sur la démondialisation, tract sur le droit opposable à l’emploi, professions de foi.

1000 affiches environ ont été collées : les officielles destinées aux panneaux électoraux (et parfois au « sauvage »), les affiches de pré-campagne, les affichettes appelant à des réunions publiques. A ceci s’ajoutent plusieurs flyers.

La campagne de terrain a été, dans les 3 circonscriptions, l’occasion d’échanges réguliers avec la population et l’établissement de relations fraternelles et efficaces avec des militants du PRCF notamment, qui ont mis la main à la pâte avec ardeur. Dans l’Hérault il faut également noter le soutien apporté par le POI à la candidature de Waldeck Moreau et la tenue d’un meeting commun des trois organisations sur le TSCG.

Il faut saluer également l’engagement financier des adhérents et militants du M’PEP puisqu’environ 30 000 Euros ont été récoltés pour compléter les provisions prévues par le M’PEP en début de campagne. C’est grâce à ces sommes recueillies qu’aucun tract n’a manqué, qu’aucun militant-e n’a été empêché de participer à la campagne pour des raisons financières.

Enfin, disons un mot du travail accompli par Waldeck Moreau, candidat mais pas seulement. Il a conçu graphiquement et réalisé tout le matériel de campagne, sans jamais rechigner alors même que de multiples corrections ont été apportées sur les documents, souvent dans des délais improbables.

L’équipe Web du M’PEP a, elle, assuré avec brio la création du site internet de campagne et la mise en ligne quotidienne de nouvelles informations. Clin d’œil à ceux – Marco et Christine – qui ont réalisé des vidéos dans l’Hérault, et à Valérie, toujours prête à sortir l’appareil photo et la caméra et à inciter les équipes de campagne à faire des photos et à rédiger des carnets de campagne périodique. Vous l’aurez sans doute vu sur le site internet.

Bref, vous l’aurez compris, le M’PEP a su être à la hauteur des décisions prises lors de son congrès extraordinaire. Les résultats électoraux peuvent sembler modestes au regard des efforts fournis. Mais le pas a été franchi : nous savons que nous avons l’énergie de mettre en pratique, sur le terrain politique et électoral, les engagements que nous prenons.

La presse locale, dans les 3 circonscriptions, est seule à ne pas avoir boudé le M’PEP. Pour les militants des fédérations concernées cela constitue un socle sur lequel ils pourront s’appuyer à l’avenir. Le M’PEP a commencé inconnu des citoyens, il en sort comme une composante de la gauche de gauche indépendante et capable de s’afficher comme telle.

Ailleurs, dans les autres fédérations, il est aussi désormais possible, non seulement de partager la fierté du combat mené, mais de se l’approprier. Car cette campagne dans les 3 circonscriptions, est celle du M’PEP tout entier.

Sur le plan politique, les leçons ont été tirées lors du Conseil national des 23 et 24 juin. L’Université d’automne, à laquelle nous vous incitons vivement à participer du 1er au 4 novembre près de Aix-en-Provence, sera aussi l’occasion de revenir sur les élections législatives. Nous y affirmerons avec vigueur, à nouveau, la nécessaire reconquête de la souveraineté nationale, le caractère internationaliste de notre démarche et la volonté d’aller vers la création nouveau conseil national de la résistance.

Le programme de cette université d’automne sera disponible à la fin du mois de juin.

Alors, merci à toutes et tous les adhérents qui ont relevé les manches, qui ont donné de leur temps, leur énergie et du carburant monétaire à cette campagne qui soude encore un peu plus les membres de notre mouvement.