Face a la crise politique, le pcf-pge accroit le trouble politique.

Une réponse unie des vrais  communistes  est urgente!

Le conseil national du PCF réuni les 8 et 9 avril 2011 a fait le constat juste, sinon exhaustif, que « notre pays est plongé dans une crise et une instabilité politiques inédites, qui appellent des réponses alternatives fortes à gauche. Faute de cela, les  dérives droitières, voire d’extrême-droite, risquent de s’accélérer ».

Mais,

la réponse qu’il en tire n’est que de « proposer notamment un front contre le pacte euro+ et pour une autre Europe avec l’organisation d’un meeting du Front de gauche et du PGE le 3 mai à Paris ». Cela signifie clairement que le PCF, dont le premier secrétaire Pierre Laurent est aussi Président du Parti de la Gauche Européenne, rabat de nouveau les communistes vers le mensonge social-maastrichtien de « l’Europe sociale ». D’ailleurs, Laurent mène une campagne virulente pour que la France reste dans la zone euro, au risque d’y perdre sa dernière usine, son dernier acquis social, sa dernière parcelle de souveraineté… et au risque non moins grand d’abandonner à Marine Le Pen le drapeau tricolore de l’indépendance nationale.

Or c’est ce refus obstiné du PCF-PGE de promouvoir une ligne patriotique et révolutionnaire de RUPTURE PROGRESSISTE avec l’UE sur la base des principes fédérateurs du CNR et dans la visée du socialisme, qui nourrit l’extrême droite. Où donc est passé le parti de Jacques Duclos, qui défendait à la fois l’internationalisme prolétarien, l’antifascisme et le patriotisme populaire du « produire en France » ?

Décidément, on ne peut servir deux maîtres, le peuple travailleur, et le P.G.E., cet appendice de la social-démocratie dont les euro-députés n’ont même pas été capables de voter ensemble contre la guerre impérialiste en Libye (Mélenchon a ardemment milité pour !).

En outre, bien que la résolution du PCF sur les présidentielles ne se distingue ni par la franchise ni par la clarté, il est clair que la direction du PCF soutient Mélenchon, si bien qu’il n’y aura pas de candidature issue du PCF aux présidentielles… à moins que les candidats PCF se réclamant du communisme ne fassent le nécessaire pour sortir de l’ambiance confinée de l’appareil du PCF, qu’ils se tournent démocratiquement vers l’ensemble des communistes (dont la majorité n’est plus adhérente au PCF !) et qu’ils engagent enfin démocratiquement des discussions avec l’ensemble des courants franchement communistes organisés. La vérité oblige cependant à dire que les candidats en question se sont surtout distingués jusqu’ici par leur refus de toutes les propositions unitaires visant à organiser une convergence d’action communiste indépendante de la direction euro-mutée du PCF-PGE. Bien entendu, nous ne demandons qu’à être démentis et mieux vaut tard que jamais ! Car comme l’a réaffirmé le dernier  Comité Politique  national du PRCF, ce qui compte le plus désormais, c’est que les vrais communistes défendent ensemble un programme de rupture avec l’U.E. du capital sur des bases anticapitalistes, antifascistes, patriotiques et anti-impérialistes.

Dans ces conditions, le PRCF s’adresse à tous les communistes qui entendent le rester, alors que la direction euro-mutée du PC-PGE fait un nouveau pas vers la liquidation officielle. Rencontrons-nous, discutons de propositions pour sortir la France de l’UE et de l’euro. Combattons ensemble les multiples interventions impérialistes de Sarkozy (aidé par le PS) en Afrique et ailleurs.

Développons ensemble une intervention politique indépendante du « Front de gauche »
, dont les positions sur la guerre impérialiste montrent qu’en l’absence d’un véritable combat unitaire des vrais communistes, il ne peut être qu’une force d’appoint à la social-eurocratie sans même pouvoir constituer un rempart tant soit peu solide contre l’extrême droite raciste et le fascisant régime UMP.

Le PRCF continuera à s’adresser à tous les communistes pour les unir dans l’action
INDEPENDAMMENT de la direction liquidatrice du PCF-PGE, à soutenir tous les efforts pour regrouper le syndicalisme de classe, à agir pour rassembler l’ensemble des forces républicaines, patriotiques et antifascistes pour sortir le pays du broyeur euro-atlantique et pour briser la double tenaille de l’UMPS et du « FNMI » qui veut prendre en tenailles le peuple travailleur de France entre les fascistes travestis en patriotes et l’euro-désintégration de la nation.