Face au bloc capitaliste du MEDEF, du pouvoir UMP, de l’Union européenne et du FMI, LES MILITANTS FRANCHEMENT COMMUNISTES de l’U.R.C.F. et du P.R.C.F. appellent les travailleurs à sauver les retraites en engageant un vrai bras de fer pour le retrait du projet scélérat de Sarko-Woerth.

En 1945, la France était ruinée: pourtant, le résistant communiste et dirigeant CGT A. Croizat, devenu ministre du Travail sur la base du programme du CNR, mettait en place les retraites par répartition et la Sécu.

Depuis la Libération, la productivité du travail a été multipliée par 50 en France : et pourtant, Sarko-MEDEF et l’Union européenne prétendent qu’ils n’ont plus d’argent pour payer nos retraites… Quel mensonge ! En réalité, les profits capitalistes s’envolent (cf l’envol du CAC 40) et l’affaire Woerth-Bettencourt révèle la soumission totale de l’UMP aux privilégiés de la fortune.

-en réalité, s’ajoutant aux contre-réformes Balladur-Fillon de 93, 2003, 2007 (allongement des annuités plus lourdes décotes), le texte Woerth obligerait 90% des salariés à « choisir » entre un départ retardé à 62 ans avec une pension minable et un départ à 67 ans pour toucher la pension à taux plein.

-Le but réel de cette contre-réforme est de diminuer, puis de supprimer ce salaire différé indirect et mutualisé que sont les cotisations patronales ; leur objectif est d’aller vers les retraites par capitalisation « à l’américaine ».

– Ce projet de casse n’est pas seulement défendu par Sarkozy et sa clique de milliardaires. Il a été programmé par l’U.E. en 2002 au Sommet de Barcelone où Chirac et Jospin ont signé l’engagement de tous les chefs d’Etat de « porter à 67 ans en moyenne le départ en retraite dans toute l’U.E. »… Mme Aubry était alors ministre du travail dans un gouvernement qui incluait aussi l’« écolo » Voynet et les « communistes » Buffet et Gayssot. Aujourd’hui, dans toute l’Europe, l’U.E. orchestre un méga-plan d’austérité dont le but est de faire payer la crise du capitalisme aux travailleurs. Ce plan est appliqué avec zèle non seulement par l’ultra-droite (Sarko, Merkel, Berlusconi…) mais par les « socialistes » Zapatero (Espagne), Socrates (Portugal) et Papandréou (Grèce), avec l’appui enthousiaste de Strauss-Kahn, l’homme que Sarkozy a placé lui-même à la tête du F.M.I..

Si la contre-réforme Sarkozy sur les retraites passait, non seulement ce serait un terrible recul de civilisation, mais l’énorme casse des services publics, de l’emploi industriel, des acquis sociaux et des salaires commandité par le MEDEF et l’UE s’accélèrerait avec en priorité de très graves attaques contre le remboursement des soins médicaux. Nous n’avons donc pas le choix : assez reculé depuis les grandes grèves de 95 qui avaient arrêté Juppé, il faut les arrêter ici et maintenant, en s’y mettant tous ensemble et en même temps ! Par conséquent la résignation et le fatalisme sont interdits aux salariés sous peine de trahir gravement leurs enfants !

Pourtant les états-majors du PS, des Verts et des confédés syndicales refusent d’appeler au RETRAIT de la contre-réforme. Chérèque et Thibault se préparent à négocier au rabais et à la marge en acceptant les mesures d’âge et le principe des décotes et sans remettre en cause ni les Accords de Barcelone, ni le plan général d’austérité de l’U.E., ni l’abrogation des contre-réformes Balladur/Fillon qui ont instauré les décotes et les 40, 41, 42 ans de cotisations ! La promesse d’Aubry de rétablir sur le papier le droit à partir à 60 ans est pure duperie : presque personne ne pourra la prendre, sauf à coucher sous les ponts ! Une nouvelle fois ils nous ont appelé à manifesté sans appeler clairement à la grève générale inter-pro et reconductible : si nous ne dénonçons pas cette stratégie suicidaire, le monde du travail sera défait et découragé. Seuls en profiteraient les fachos du FN, dont le programme se dit favorable à la « retraite à 65 ans à titre indicatif », qui attendent 2012 pour profiter des honteuses diversions racistes de Sarkozy.

C’est pourquoi, contrairement aux menteurs de la direction du PS qui soutiennent Woerth sur l’essentiel de sa contre-réforme, mais contrairement aussi aux dirigeants du PCF, du NPA et de LO qui nous vendent du vent quand ils parlent de « réorientation progressiste de la construction européenne », les vrais communistes que nous sommes disent :

-retrait total du projet Sarko-Woerth, annulation des contre-réformes sur les retraites de 94/2003/2007, retrait de la France des Accords européens de Barcelone !

-annulation des « baisses de charges » consenties au patronat par les gouvernements UMP et PS successifs depuis les années Mitterrand : si on fait payer leur dû aux patrons, le « problème » purement artificiel des retraites disparaît aussitôt et on peut maintenir la retraite à 60 ans à taux plein pour tous et permettre aux travailleurs des chantiers et de l’industrie de partir bien avant cet âge.

Il faut en outre en finir avec la confiance que trop de travailleurs font aux directions confédérales actuelles : rompant avec l’orientation « lutte de classe » de la grande CGT, Chérèque et Thibault négocient et accompagnent les régressions au lieu de construire la grève inter-pro reconductible et le blocage des profits capitalistes « tous ensemble et en même temps », qui peuvent seuls faire plier le fascisant gouvernement UMP, destructeur de la République et persécuteur des immigrés.

Tous ensemble et en même temps, reconstruisons le syndicalisme de lutte des classes auquel nous devons tous nos acquis ! Avec nos syndicats de lutte, participons aux AG inter-pro et fixons ensemble démocratiquement la conduite de l’action ! Aucune confiance au PS, à ses satellites et aux états-majors des Confédérations tenues en laisse par la Confédération « Syndicale » Européenne !

Cessons de croire qu’on peut « réformer » le capitalisme ! Cessons d’accorder la moindre légitimité démocratique à ses valets, Sarkozy, les dirigeants PS, l’U.E. et Strauss-Kahn-FMI : qui leur a donné mandat pour casser notre pays et ses acquis ? Par le combat  de classe et la résistance démocratique, sortons ce fascisant pouvoir UMP sans laisser Sarko-MEDEF casser tranquillement jusqu’en 2012 ! Et aussi, sortons notre pays de l’U.E. et de son maudits euro, construits de A à Z pour briser le pouvoir d’achat populaire, l’emploi, les services publics et les conquêtes sociales !

Pour reprendre l’offensive et reprendre la voie du progrès social, les travailleurs ont besoin de reconstruire un vrai parti communiste qui posera la question du socialisme pour notre pays !