Le « jacobinisme » du député LFI Bernalicis
Par Dominique Mutel
Monsieur Bernalicis,
député LFI se réclame du jacobinisme et de l’héritage de Robespierre. Lors du
débat sur l’autonomie de la Corse dont il soutient le projet, devant Benjamin
Morel, constitutionnaliste hostile à l’autonomie de l’île, il a montré que son
jacobinisme avait des limites, bien qu’insoumis, et que sa position menaçait la
République Une et Indivisible de Robespierre, ce qui ouvrirait aussi la voie au
saut fédéral européen.
Faut-il citer Robespierre pour
justifier ce soutien à l’autonomie de la Corse conduisant logiquement à
l’indépendance ? D’ailleurs, la présence à l’Assemblée de Monsieur Simeoni, avec le drapeau corse à côté du drapeau européen (illégal car rejeté par les
Français en 2005) sans la présence du drapeau français, est révélateur de ce
qui pourrait suivre.
Faut-il se dire jacobin et invoquer le « camarade »
Robespierre pour être franchement attaché à la République Une et Indivisible,
héritage de ce grand révolutionnaire ?
Robespierre ne se méfiait-il pas de ceux qui faisaient
entendre des aboiements révolutionnaires (tout ce qui brille n’est pas or) mais qui
travaillaient à la perte de la République ?
À quelques mois des présidentielles, n’y aurait-il pas
peut-être des vues sur l’électorat corse ? Car la coïncidence est étrange…
Une Corse autonome puis indépendante exciterait les envies
des groupes financiers pour l’exploitation des réseaux d’eau, d’électricité,
des secteurs de la santé et de l’éducation, du littoral. Que se passerait-il
pour les Corses qui voudraient rester dans la République Une et Indivisible,
même si les autonomistes arguent du fait qu’à travers les scrutins électoraux
la population aspire à l’autonomie et qu’il faut respecter le choix des électeurs
(et celui de 2005) ?
Non, Monsieur Bernalicis, il ne suffit pas de citer
Robespierre et de s’en faire un camarade, voire un pote, pour être
authentiquement jacobin.
Dominique Mutel

