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Accueil articles 1-PRCF

Résistances, contre‑attaques et devoir d’avant‑garde [ 3 mai 1936 – 2026 : 90 ans du Front Populaire, même combat ]

4 mai 2026
Temps de lecture33 mins de lecture
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À l’occasion des 90 ans du Front populaire, le philosophe marxiste Georges Gastaud, dirigeant du PRCF, signe une tribune percutante. Face à l’escalade géopolitique et aux tensions sociales, il appelle à l’unité des forces progressistes pour contrer l’hégémonisme euro-atlantique et la marche à la guerre. Une analyse engagée, entre urgence anti-impérialiste et reconstruction des avant-gardes populaires, pour redonner espoir à la lutte des classes et à la paix mondiale.

Par Georges Gastaud – le 3 mai 2026, 90è anniversaire du Front populaire

Accélération des périls géopolitiques et explosivité de la situation française

Comme nous l’avons maintes fois démontré, l’hégémonisme euro‑israélo‑étatsunien est le moteur principal de la marche, déjà largement engagée, à la guerre mondiale. On le voit des Pays baltes à l’Ukraine, où l’avance continue de l’UE‑OTAN vers les frontières russes, agrémentée par l’acharnement occidental à déstabiliser les ex-Républiques soviétiques du Caucase (Arménie et Géorgie notamment), fut le vrai déclencheur du conflit dit russo-ukrainien, jusqu’à la Palestine martyrisée, à l’Iran par deux fois agressé, à l’Indopacifique et à la péninsule coréenne où la présence obsédante d’armadas navales étatsuniennes porteuses d’armes atomiques menace la paix régionale et mondiale. On le constate aussi en examinant les fronts africain et latino‑américain de la recolonisation du Grand Sud, qu’a du reste froidement annoncée le secrétaire d’Etat de Trump, l’anticastriste débridé Marco Rubio. La volonté de mainmise étasunienne directe ou indirecte sur le Venezuela bolivarien, sur Cuba socialiste ou sur le Nicaragua sandiniste, s’inscrivent dans cette logique planétairement prédatrice tout comme l’offensive en cours contre l’Afrique francophone rebelle (Congo démocratique et Etats sahéliens en rupture de Françafrique néocoloniale : Mali, Niger, Burkina Faso, Sénégal) prise entre les manœuvres revanchardes des puissances occidentales, l’instrumentalisation du terrorisme islamiste, les guerres par procuration et la militarisation des crises régionales.

Face à ce Grand Rift Planétaire, qui dessine les contours d’un possible méga-conflit préparé par Washington et relayée, voire devancée en Europe par le bloc militariste UE‑OTAN, l’heure est à l’unité d’action pressante des militants du mouvement ouvrier, populaire et progressiste. Les prochaines années, peut‑être les prochains mois, seront décisifs pour la paix mondiale, la souveraineté des peuples et à terme, pour l’avenir de l’humanité qui ne survivrait sans doute pas – ou alors, dans quel état ! – à un conflit continental voire mondial dégénérant tôt ou tard en un échange de tirs nucléaires dévastateurs. Pourtant…

… les résistances populaires sont appelées à se multiplier

Car il ne faut surtout pas céder à la peur devant l’hégémon maléfique. Cet empire de la guerre s’accompagnant de processus de fascisation galopants des deux côtés de l’Atlantique ne détruit pas seulement les souverainetés nationales ; il cherche aussi et surtout in fine à prolonger un mode de production capitaliste de plus en plus sénescent et obscurantiste que rejettent désormais non seulement le prolétariat international de plus en plus rebelle à l’exploitation, mais aussi la masse de citoyens épris de progrès et de Lumières, sans oublier la jeunesse du monde qui veut vivre et bien vivre.

En effet, si le court terme peut encore sembler appartenir au camp impérialiste, le moyen et le long termes appartiennent aux peuples souverains ainsi, redisons-le, qu’aux prolétaires qui retrouvent, en de nombreux pays (Inde, Québec, USA eux‑mêmes, mais on pourrait aussi évoquer les récentes grèves générales réussies en Grèce, Italie, Belgique et Portugal) le chemin de la grève de masse souvent accompagnée de piquets de grève et de blocages résolus de sites industriels et urbains. Encore nous faut‑il franchir l’épreuve immédiate : stopper par la lutte, voire par la ou par des révolution(s) la marche à la guerre mondiale dont l’hégémonisme atlantiste peut espérer qu’elle effacerait d’un coup les résistances populaires par un coup d’ « ardoise magique » aussi criminellement global que globalement criminel.

Or, les peuples agressés tiennent bon. Le peuple ouvrier du Donbass a résisté de 2014 à 2022 sous le feu nourri des brigades néonazies de Kiev avant que la Russie ne vienne à son secours à la demande des communistes russes. Malgré l’armement massif du régime de Kiev par l’OTAN, l’armée russe continue d’avancer dans le Donbass et sape méthodiquement une armée ukrainienne exsangue que l’UE‑OTAN instrumentalise pour tenter vainement d’infliger une « défaite stratégique » à la Russie.

À Gaza, au Yémen et au Liban, malgré les moyens militaires gigantesques mobilisés par Israël et par son parrain étasunien, malgré le soutien financier illimité accordé à la guerre israélo-étasunienne par les pétromonarchies arabes (de « grandes amies » des féministes iraniennes comme chacun sait…), les peuples agressés refusent de capituler et le peuple iranien mobilisé toutes tendances patriotiques confondues pour préserver son existence mêmes, a résisté de manière quasi unanime à l’agression israélo-étasunienne en frappant les bases américaines dans le Golfe et en mettant fin au mythe du « Dôme de fer » israélien. Téhéran a aussi eu le cran de bloquer le Détroit d’Ormuz sans crainte d’infliger une thrombose majeure à l’économie capitaliste mondiale à flux tendus, c’est-à-dire en percutant de front ce profit capitaliste réalisé à flux tendus dont Washington se prétendait le veilleur de nuit mondial. A également été ébranlée à cette occasion cette énorme vampirisation permanente de la production mondiale dont bénéficient depuis plus d’un demi-siècle les USA au moyen de la pétro-dollarisation du commerce planétaire. Cet exemple de résistance anti-hégémonique constitue déjà une victoire morale qui n’a pas fini d’éveiller la conscience anti-impérialiste de bien d’autres peuples présentement humiliés, malmenés ou paralysés.

Dans les Caraïbes, le peuple vénézuélien organisé en « communes » armées relève la tête, exige le retour de son président légitime et reprend la route de la résistance de masse. À Cuba, le Premier mai 2026 a encore montré la vitalité d’un peuple soumis à un siège économique prolongé et créativement uni derrière ses dirigeants communistes Miguel Diaz‑Canel et Raúl Castro.

En Amérique du Nord (USA, mais aussi Québec), le mouvement ouvrier recommence à utiliser la grève de masse, signe que la crise capitaliste pousse à nouveau les exploités vers la lutte. Plus que jamais retentira de nouveau tôt ou tard la devise du Komintern redevenant celle d’une future Internationale Communiste et Ouvrière aujourd’hui encore dans les limbes « prolétaires de tous les pays, peuples opprimés du monde, unissez-vous ! ».

Quant à la jeunesse populaire mondiale, il y a peu encore séduite par le « capitalisme par les promesses mensongères du néolibéralisme, son état d’esprit pourrait bien être en passe de basculer dans le camp mondial des résistances. L’engagement anti-impérialiste réaffirmé de figures comme Greta Thunberg, passée de l’écologie institutionnelle à la solidarité active avec Cuba et Gaza, symbolise ce possible basculement qui fait face à la menace symétrique de flambées racistes, communautaristes (Inde) et préfascistes qu’attise partout l’extrême et l’ultradroite. De même aux États‑Unis, des millions de personnes ont manifesté contre la monarchisation du pouvoir, les guerres d’agression et la répression trumpiste frappant les travailleurs migrants. Longtemps tabou aux USA, le mot « socialisme » redevient audible et des villes emblématiques de la finance mondiale comme New‑York élisent aujourd’hui des responsables qui se réclament de l’antiracisme et de la solidarité avec la Palestine.

La gauche populaire face à l’union sacrée, à la fascisation et aux menées bellicistes

En France, la scène politique reste dominée par le tête-à-tête mortifère entre l’euro-bellicisme atlantique et le national‑suprémacisme lepéniste (non moins OTAN-compatible que son « adversaire » macroniste). Mais l’électorat populaire refuse de plus en plus la criminalisation médiatique systématique de La France insoumise (cf. les récentes percées municipales de ce mouvement de Roubaix à St-Denis). Ce refus est positif, comme l’a été la récente élection d’un maire PCF à Nîmes, même si l’état‑major de LFI, soumis aux pressions internes de son aile européiste (de l’eurodéputée Manon Aubry notamment), se refuse à mener une campagne claire contre l’UE, l’OTAN et la « défense » européenne. Comme on le sait, LFI a initialement, comme les députés du PCF, approuvé l’envoi d’armes au régime de Kiev truffé de néonazis, oppresseur de la gauche ukrainienne, admirateur du pogromiste ukrainien antisémite Stepan Bandera et liquidateur du Code du travail protégeant jusqu’alors les salariés ukrainiens…

Il faut donc ici être net et précis : le problème n’est pas seulement la droite et l’ultradroite, ni seulement le macronisme, que la gauche européiste a laissé investir, sur des bases racistes dévoyées, l’espace politique parfaitement légitime en soi du patriotisme républicain en tant qu’il ne fait qu’un avec l’autodéfense des classes populaires[1]. Le problème est aussi l’européisme « de gauche », c’est‑à‑dire la tendance à accepter l’UE comme cadre indiscutable, à relativiser la nocivité de l’OTAN, à repousser aux calendes grecques la sortie de la France de l’Alliance atlantique, voire à soutenir le principe d’une « défense » européenne compatible avec la construction d’un Etat fédéral européen antinomique tout à la fois du progrès social, de la paix continentale et de la souveraineté (politique, culturelle, linguistique, industrielle, agricole, financière, militaire, technologique, voire éducative…) de notre pays. Sur ce point, le PCF et LFI doivent être interpellés sans détour car une gauche qui choisirait de ménager l’UE, l’OTAN et la politique européenne de surarmement, finirait vite par s’aligner sur les impératifs austéritaires, fascisants et guerriers de l’ordre euro‑atlantique : on l’a vu naguère en Grèce avec la capitulation d’Alexis Tsipras, le leader félon de la prétendue gauche radicale qui s’est couché devant la « Troïka » formée par l’UE, le FMI et la BCE.

Certes, il faut se réjouir qu’en janvier 2026, LFI ait déposé une résolution pour sortir la France de l’OTAN. Mais cela ne mène à rien si l’on continue de cultiver, au mieux, l’entre deux à propos de l’économie de guerre macroniste, l’Europe « de la défense » (en réalité, de l’agression contre la Russie, la Chine, le Proche-Orient et l’Afrique), le fédéralisme militariste et l’acceptation du cadre néolibéral de la « construction européenne » indissociable de l’OTAN. Une gauche vraiment populaire ne saurait en effet s’accommoder d’une politique extérieure qui ménagerait l’OTAN, qui ne mobiliserait pas les travailleurs pour en sortir et qui déjà, se ment à elle‑même quand elle prétend défendre la paix tout en restant dans un cadre euro-atlantique conçu de A à Z pour mener la guerre extérieure contre l’Asiate et l’Africain et pour conduire une insidieuse guerre civile de chaque instant à l’encontre des conquis sociaux.

Bien entendu, ces critiques et demandes de clarification s’adressent bien plus rudement aux états-majors confédéraux des syndicats qui sont soutiennent l’union sacrée russophobe, qui encensent le régime de Kiev et qui protègent obstinément la « construction » européenne en refusant agressivement, lors des congrès syndicaux, toute motion critiquant si peu que ce soit les institutions européennes et leur courroie de transmission au sein du monde du travail, à savoir la Confédération Européenne des Syndicats, cette courroie « sociale » notoire de la Commission de Bruxelles.

Crise de l’hégémonie capitaliste… et du consentement à l’oppression impérialiste

Justement parce qu’il sait que le temps joue contre lui, le camp impérialiste‑hégémoniste‑exterministe est très dangereux. Plus sa crise s’aggrave, plus il cherche à imposer son ordre par la force et précipitamment. Cette fuite en avant se traduit par la liquidation du droit international, par l’humiliation répétée (et résignée !) de l’ONU, par la censure politique qui frappe des analystes mal-pensants comme Jacques Baud et par la militarisation des sociétés. Mais cette agressivité est aussi un signe de grande fébrilité. Elle révèle une crise profonde de l’hégémonie culturelle capitaliste mondiale, c’est-à-dire, pour parler comme Antonio Gramsci, une crise croissante du consentement des peuples à l’exploitation capitaliste et à l’oppression impériale. En France, cela se marque à l’incapacité croissante des élites pro‑UE et pro‑OTAN, malgré le bourrage de crâne médiatique et même… scolaire, à faire accepter la « construction européenne » : on pense au Non populaire de 2005 à la Constitution européenne, au contournement odieux de ce vote par le duo Sarkozy/Hollande (le traité de Lisbonne est un copié‑collé de la Constitution rejetée par le suffrage universel), à la répression aveugle des Gilets jaunes, à l’entêtement macroniste à imposer la contre‑réforme des retraites imposée en foulant aux pieds l’opinion très majoritaire des salariés.

Tout cela signifie que le capitalisme n’est plus aucunement porteur, s’il l’a jamais été, d’un avenir humain. Il n’engendre plus que guerres, fascisation, terrorisme d’Etat, destruction sociale, paupérisation, uniformisation et aliénation culturelle, sans parler de la dégradation environnementale nourrie par la quête du tout‑profit. Mais en réalité, plus les dirigeants hégémonistes du monde capitaliste prétendent sauver la civilisation occidentale à coups de guerres de menaces nucléaires d’ « anéantir une civilisation » (Trump parlant de la Perse), plus ils entraînent le monde vers la barbarie… mais plus ils dressent contre eux la majorité mondiale, lasse des inégalités croissantes, du gaspillage des ressources, des massacres et des génocides, des crises économiques à rebondissements, de l’absence totale de perspective mobilisatrice pour la jeunesse du monde.

Reconstruire l’(les) avant‑garde(s)

L’heure n’est donc pas à accuser les masses d’apathie, mais à reconstruire de vraies avant‑gardes. Fidèle à son histoire séculaire, la social‑démocratie a désarmé idéologiquement le mouvement ouvrier. En France, elle a colonisé les directions syndicales et contribué à diluer la conscience de classe. Le PCF lui‑même, par sa dérive euro-réformiste de longue durée, a nui à l’ancrage des communistes en classe ouvrière. Il faut donc revenir à l’exigence qui inspira la fondation de l’Internationale communiste et du PCF lui‑même : former des organisations aptes à déployer une « analyse concrète de la situation concrète » (Lénine) capable de fonder une stratégie de rassemblement antifasciste, pacifique, populiste, patriotique et écologiste orienté par le monde du travail vers la transformation révolutionnaire de la société.

Cette reconstruction implique d’articuler correctement, et non d’opposer, l’internationalisme prolétarien et le très légitime patriotisme populaire tout en rejetant à la fois le racisme et l’euro-mondialisme néolibéral. Défendre la production en France, la souveraineté nationale, la langue française broyée par le tout-anglais et les conquêtes sociales de 1936 et de 1945 n’a rien de xénophobe ; c’est même, dirions-nous, le minimum syndical pour que la gauche puisse à nouveau se rendre audible et crédible auprès des masses.

La reconstruction de l’avant‑garde implique aussi de défendre, en France et à l’international, un socialisme‑communisme de nouvelle génération : un socialisme qui ne renie ni la Commune, ni les Révolutions ouvrières et paysannes du XXème siècle, ni les guerres de libération nationale, ni la nécessité de conquérir le pouvoir d’État et d’imposer aux capitalistes la socialisation des grands moyens de production, mais qui sache répondre aux tâches actuelles de l’humanité, notamment la reconstruction de la paix mondiale, la coopération internationale entre pays égaux et souverains, l’usage rationnel des sciences et des techniques, le redéploiement des forces productives sur des bases humanistes et la préservation des bases environnementales et anthropologiques de la vie humaine.

Oser rompre l’union sacrée euro‑belliciste

C’est pourquoi les militants communistes, syndicaux et insoumis doivent débattre et agir ensemble tout en affrontant les fauteurs d’union sacrée qui sévissent au sein même du mouvement populaire. Il ne suffit plus de dénoncer l’extrême droite ; il faut aussi combattre les compromissions européistes et militaristes qui, sur fond d’anticommunisme recuit, contaminent lourdement une partie de la gauche et lui font même regarder avec indulgence l’ « économie de guerre » macroniste et le grand rebond d’un militarisme allemand rêvant ouvertement par la bouche de Fr. Merz d’une forme odieuse de revanche sur le pays de Koursk et de Stalingrad. Un pays à propos duquel de Gaulle disait pourtant en 1944, lors de sa visite d’Etat à Moscou : « les Français savent que la Russie soviétique a joué le rôle principal dans leur libération »…

Le danger de dérive vers l’union sacrée militariste est pourtant très réel dans le contexte actuel. Une partie de la gauche, y compris certains secteurs… droitiers de la gauche « radicale », est tentée par l’euro‑surarmement, par la « défense » européenne, ou par toutes sortes de formules ambiguës qui finissent par normaliser l’ordre euro-atlantique archi-dominant dans cette arène irréformable et percluse d’antisoviétisme à retardement qu’est le « parlement » européen. À l’inverse, les organisations qui veulent réellement rompre avec la guerre doivent porter des mots d’ordre clairs, tels que les a largement proposés le PRCF depuis des années : « l’argent pour les salaires, pas pour la guerre ! » ; « brisons les chaînes de l’Union européenne ! » ; « à bas l’OTAN, non au surarmement ! »…

Dans les luttes sociales comme dans les batailles anti‑impérialistes, il faut choisir maintenant : les peuples comme les prolétaires gagneront ensemble ou perdront séparément, vaincus qu’ils seraient assurément s’ils ne décryptent pas à temps la tactique capitaliste et/ou impérialiste systématiquement appliquée aux résistances : celle du guerrier romain Horace affrontant successivement et séparément les frères Curiace, pour les tuer l’un après l’autre.

Appel aux militants du mouvement populaire et de l’émancipation

Communistes, syndicalistes, insoumis, patriotes républicains, organisons le débat et l’action populaire à la base en formant des comités d’action pour la paix, la souveraineté et le progrès. Et surtout, ne laissons pas la gauche, et surtout celle qui se veut radicale, se laisser entraîner par électoralisme dans une union sacrée belliciste autour de l’UE‑OTAN. Ce serait du reste une impasse électorale car jamais la classe ouvrière n’enverrait au second tour de la présidentielle, ni a fortiori à l’Elysée, un candidat euro- et OTAN-compatible que l’électorat populaire pût soupçonner de près ou de loin de pouvoir trahir l’aspiration à la République sociale, fraternelle et souveraine à laquelle aspire le monde du travail : celle-là même que dessinait le programme du CNR intitulé Les Jours heureux et qui fut torpillée dès 1947 par l’ingérence des USA dans les affaires françaises[2] vite relayée par les prémices de la « construction » européenne portée par Schuman et Monnet soutenus par la servilité atlantiste des gouvernants anticommunistes dits de Troisième Force (cléricaux du MRP et « socialistes » SFIO).

L’urgence est ainsi tout à la fois de percuter l’extrême droite et de fracturer – par le débat et par l’action populaire résolue – le bloc euro-belliciste avant qu’il n’entraîne les peuples vers une catastrophe sans précédent pour la France, voire pour toute l’humanité. Si nous savons agir et nous unir à temps, nous pourrions au contraire rouvrir ensemble le chemin des luttes, des révolutions et d’une nouvelle coopération entre peuples libres, égaux et solidaires. Ce travail d’avant‑garde pour reconstituer les avant-gardes est donc une nécessité vitale pour la paix, la Nation et le monde du travail.


[1] Qui sont réduites à n’être plus qu’une plèbe écrasée sans l’existence du produire en France industriel et agricole, sans les services publics d’Etat et le secteur industriel nationalisé, sans l’existence d’une Recherche publique et d’une Education nationale fortes, et sans la protection sociale mise en place à la Libération sous l’égide des ministres communistes Maurice Thorez, Marcel Paul et Ambroise Croizat. Or c’est cela que percute de front « l’économie de marché ouverte où la concurrence est libre et non faussée » qui structure de A à Z la « construction » européenne. « Constructive » pour quelles classes, destructive, voire liquidatrice et puissamment humiliante pour quelles autres classes ?

[2] En 1947, c’est sur pression des USA que les ministres communistes furent chassés des gouvernements belge, français et italien.

3 mai 1936 – 2026 : il y a 90 le Front Populaire lancé par les communistes barre la route au fascisme, fait gagner la France des travailleurs.

Un véritable « Front populaire », ça veut dire quoi dans la France de 2024 ? Par Georges Gastaud, philosophe, Annie Lacroix-Riz, historienne

3 mai 1936 : victoire du Front populaire, coalition de partis de gauche, qui gouverne la 🇨🇵 jusqu'en 1938. Il réunit les 3 principaux partis de la gauche : la SFIO, le Parti radical et le Parti communiste, mais également de nombreux autres mouvements de gauche et antifascistes. pic.twitter.com/NTfWPH2xKm

— PRCF 74-01-38-73 (@PRCF_74) May 3, 2023

Quand Thorez appelle à un front populaire pour isoler le grand capital stopper le fascisme

17 avril c’est anniversaire du discours fondateur de Maurice Thorez tendant la main à toutes les composantes du peuple français pour isoler le grand capital et les partisans du fascisme.

Le 17 avril 1936, le jeune secrétaire du PCF, Maurice Thorez prononçait un discours proprement fondateur. Le jeune PCF, alors marxiste-léniniste, appelait la classe ouvrière à prendre la tête d’un large Front antifasciste, populaire et patriotique contre le fascisme menaçant et les « deux cents familles » capitalistes.

Thorez y tendait notamment la main aux travailleurs catholiques. Les conditions sociopolitiques actuelles sont bien différentes aujourd’hui, mais le grand capital menace toujours notre pays de fascisation et d’euro-dissolution. Alors, plus que jamais, pour sortir la France de l’euro-broyeur atlantique, remettre le monde du travail à l’offensive et rouvrir la voie du socialisme à notre peuple, le PRCF propose d’unir les deux drapeaux issus de la Révolution française, le tricolore et le rouge, pour sortir notre pays de l’euro, de l’UE, de l’OTAN… et du capitalisme !

Se souvenir de ce discours de Thorez est d’autant plus indispensable que la municipalité RN d’Hénin-Beaumont vient odieusement de débaptiser la maison de quartier Maurice Thorez (le PRCF-62 s’est associé à l’Association des amis d’E. Gierek pour inviter les antifascistes du Pas-de-Calais, dont Thorez était originaire, à contre-attaquer ensemble).

L’appel du parti communiste à un front populaire antifasciste contre les 200 familles –

Maurice Thorez appelle au Front populaire antifasciste et tend la main aux catholiques, ouvriers, paysans, artisans…

Le 17 avril 1936, quelques jours avant le premier tour des élections législatives, Maurice Thorez lance, sur les ondes de Radio Paris, un appel vibrant à l’union des forces populaires contre la menace fasciste et contre l’exploitation capitaliste. Âgé de 36 ans, le jeune ouvrier, secrétaire général du PCF, rompt avec l’ancienne politique de « classe contre classe » qui était celle des communistes depuis les lendemains du congrès de Tours (décembre 1920) et qui a lancé le mot d’ordre de « Front populaire pour le pain, la paix, la liberté » ; la coalition, qui réunit les communistes, les socialistes et les radicaux, est soutenue par des centaines d’organisations sociales, dont la plus importante est la CGT réunifiée. Le discours de Thorez, a un écho considérable. Il est entré dans l’histoire comme le symbole de « la politique de la main tendue ». Une démarche de rassemblement qui sera validée par les électeurs. Le 26 avril, puis le 3 mai, la victoire de la gauche sera d’abord due à la poussée du PCF, qui double le nombre de ses suffrages et envoie 72 députés à la Chambre. C’est le début du Front Populaire et des plus grandes conquêtes sociales des travailleurs, arrachées par la grève et l’occupation des entreprises.​

 » Peuple de France,Un vent de détresse souffle sur notre beau pays. Depuis cinq années déjà, la crise économique sévit dans l’industrie, l’agriculture, le commerce et les finances publiques et privées. Les conséquences en sont surtout douloureuses pour les travailleurs des villes et des champs.

Les 200 familles responsables de la crise

Nous pourrions cependant vivre heureux dans notre France que la nature et l’industrie de ses fils ont pourvue d’abondantes richesses.Sur notre sol fertile lèvent de belles moissons. La production du vignoble français est la première du monde. L’élevage reste une des ressources essentielles de notre agriculture.Pays traditionnel de riches cultures, la France est devenue un grand pays industriel qui dispose de puissantes entreprises ; houillères, centrales hydro-électriques, hauts fourneaux, aciéries, usines de construction mécanique, de produits chimiques ou de textile. La France fut le berceau de l’aviation, ses appareils et ses moteurs restent parmi les plus réputés.L’industrie parisienne, la couture et la mode font apprécier à travers le monde les qualités et le goût de notre peuple.Mais les usines ferment leurs portes, les machines tournent au ralenti. Les ateliers se vident. La classe ouvrière est condamnée au chômage et le peuple connaît la misère.C’est que les richesses, fruit du travail accumulé de nombreuses générations sont devenues la propriété d’une minorité parasite qui les exploite à son seul profit.Les ouvriers n’ont pas la possibilité de se procurer les marchandises qu’ils fabriquent.Les paysans ne peuvent obtenir en échange de leurs produits aux prix avilis, les objets manufacturés et les machines que les groupements capitalistes leur imposent au prix fort.Obligation de produire, interdiction de consommer, de cette contradiction résultent la crise, le chômage et la misère généralisée.Oui, les responsables de la crise et des souffrances qu’elle provoque, sont ces « 200 familles qui dominent l’économie et la politique » de la France.Dans un de ses chefs d’oeuvre « L’île des Pingouins » Anatole France observe ironiquement : « Après s’être soustraite à l’autorité des rois et des empereurs, après avoir proclamé trois fois sa liberté, la France s’est soumise à des compagnies financières qui disposent des richesses du pays et, par le moyen d’une presse achetée, dirigent l’opinion. « 

La dictature des banques

Les représentants de cette oligarchie financière siègent au conseil de régence de la Banque de France depuis sa fondation par Bonaparte en 1803.La France depuis 130 ans a connu trois révolutions, elle a changé cinq fois de régime politique. A travers ces vicissitudes diverses, ces naufragés et ces bouleversements, seuls les maîtres du pouvoir financier sont demeurés immuables, incarnant la domination constante du capital.La Banque de France, voilà la puissance qui tient en échec le gouvernement légal et lui dicte ses volontés. C’est elle qui renverse les ministères, en violation du suffrage universel. C’est elle qui impose au peuple de France des gouvernements chargés d’appliquer une politique favorable aux riches, dure aux pauvres et aux travailleurs.On l’a vu à la suite du 06 février 1934. Les gouvernements nés de l’émeute fasciste n’ont pas inquiété les spéculateurs, les profiteurs, les voleurs ! Au mépris des engagements sacrés, ils ont prélevé 13 % sur les pensions des anciens combattants et des victimes de la guerre. A coups de décrets-lois, ils ont réduit les salaires, les traitements, les indemnités des petits fonctionnaires, les allocations aux nécessiteux, aux vieillards, aux infirmes, aux familles des soldats mobilisés. Ils ont réduit les crédits pour les hôpitaux et les laboratoires, les subventions pour les œuvres d’assistance maternelle et la protection de l’enfance.

Les conséquences de la crise

Les restrictions imposées ont aggravé la crise économique. Les petits commerçants, les artisans, ont vu diminuer un peu plus encore leur chiffre d’affaires. Les boutiques se ferment faute de clients. Certains quartiers de Paris et de nos grandes villes de province offrent le spectacle désolant de leurs magasins fermés et de leurs devantures sur lesquelles on lit : « A vendre ou à louer ».Les petites gens des classes moyennes, le fonctionnaire licencié, le commerçant en faillite, l’épargnant ruiné, l’ingénieur sans emploi, l’avocat sans cause, le médecin sans clients, l’étudiant sans avenir, toute une jeunesse inquiétée et déprimée. TOUS sont condamnés à une vie de misère et d’humiliation.Nos campagnes sont ravagées par la crise agraire. Le paysan connaît les pires difficultés parce que son grenier regorge de blé et que le vin reste dans sa cave, tandis que des millions d’hommes, de femmes et d’enfants manquent du plus strict nécessaire.

La ruine des paysans

Les petits propriétaires, fermiers ou métayers peuvent payer leurs redevances ou leurs impôts. Le paysan ne peut payer les intérêts des sommes qu’il a parfois empruntées pour développer sa modeste exploitation. 11 est grevé de lourdes hypothèques. Il est la victime des usuriers et des grandes compagnies. Ayant obtenu une maigre nourriture pour lui et les siens, il ne peut renouveler son matériel, réparer une grange, drainer un champ, acheter des engrais pour sa terre et lui restituer, quand elle est épuisée, les éléments fertilisants. C’est la dégradation et la ruine de l’agriculture française.Comme on l’a remarqué justement, l’histoire du paysan français est faite de plus de misère et de privations que de profit et de bonheur.Et ce sont ces paysans misérables que M. André Tardieu apostrophait le 23 juin dernier à Blérancourt de la façon suivante :« Vous ne vous êtes préoccupés que de chiffres et de gros sous. Vous ne pensez qu’à savoir combien vous vendrez, vos veaux, vos cochons, votre blé. Cela n’a aucune importance. Tant que vous croirez que la vie est laite pour cela et que vous ne songerez pas à assurer l’unité spirituelle et morale de la nation, vous perdrez de l’argent et ce sera bien fait. »M. Tardieu, comme beaucoup d’ennemis du peuple affecte de parler de l’unité spirituelle et morale de la nation.Or, le règne des 200 familles ne provoque pas seulement la ruine de notre pays, la détresse matérielle de notre peuple !

Dégradation morale

II conduit à une lamentable déchéance. Parallèlement à l’étalage de corruption des classes dominantes, éclaboussées par la boue et le sang de retentissants scandales financiers, la crise et la misère déterminent un fléchissement inquiétant de la moralité. On constate le développement de la prostitution.La criminalité prend des proportions effrayantes. Voila que tendent à s’implanter chez nous les mœurs des gangsters de Chicago y compris cet aspect le plus odieux du banditisme, le rapt des enfants.Mais c’est tout le régime qui délaisse et condamne l’enfance, notre plus doux et notre plus bel espoir. La dénatalité est l’un des fléaux les plus redoutables qui menace l’avenir de notre pays.Ce problème angoissant : retient l’attention du Parti Communiste qui veille aux intérêts les plus immédiats et les plus modestes des travailleurs et qui a l’ambition de conduire le peuple de France vers de nouvelles et hautes destinées, vers un avenir radieux de prospérité et de bonheur.Les familles nombreuses ne se trouvent d’ailleurs que dans les milieux ouvriers et parmi les paysans les plus pauvres. Mais les papas et les mamans ont beaucoup de peine à nourrir convenablement et à habiller décemment leur petit monde. Il faudrait aider réellement et efficacement les familles nombreuses, donner du travail et des salaires plus élevés aux pères. Il faudrait loger les grandes familles dans des appartements plus grands, mieux aérés et au loyer modeste au lieu de les enterrer dans les ruelles et les cours sans air, sans soleil et sans joie de nos quartiers ouvriers II faudrait veiller à la formation des jeunes apprentis et à l’instruction des enfants mieux doués qui devraient poursuivre leurs études avec la certitude pour eux et leurs parents qu’au sortir de nos grandes écoles et de nos universités ils pourront mettre leurs connaissances et leurs talents au service de la collectivité.Dans le même ordre d’idées, il est urgent de sauver le sport français. Nos équipes n’ont guère brillé dans les dernières compétitions internationales. C’est qu’il n’y a pas une large politique qui tende à favoriser le sport, a donner à nos jeunes gens les moyens de la pratiquer.

Décadence culturelle

La décadence culturelle s’ajoute à la dégradation morale. La France a été longtemps un centre de rayonnement dans le domaine de la pensée, de la littérature et des arts. Dans le pays qui a donné Rabelais, Molière, Voltaire, Balzac, Victor Hugo, Zola, la production littéraire devient d’une platitude désespérante. La pornographie le dispute aux niaiseries. Il en est de même pour le théâtre et le cinéma, sauf rares exceptions. El pourtant les talents ne manquent pas.Ainsi les 200 familles conduisent notre, pays à la ruine et à la catastrophe. Elles prétendent au surplus ravir à notre peuple les libertés qu’il a su conquérir par une lutte ardente et séculaire contre les forces d’oppression et de réaction.De l’affranchissement des communes et des Jacqueries du moyen âge à la grande Révolution, puis aux soulèvements populaires de 1830 et de 1848 et de la Commune de Pans. c’est un même besoin de justice sociale et une même soif de liberté qui ont animé et dressé le peuple de France.Or, pour rejeter tout le poids de la crise sur le peuple laborieux pour assurer leur domination ébranlée, les 200 familles rêvent d’instaurer dans notre pays un régime de dictature terroriste et sanglante dont le 06 février a donné un avant-goût. Les rois de la finance organisent, subventionnent et arment les ligues de guerre civile qui prétendent s’imposer au peuple par la violence et la démagogie. Des ouvriers sont assassinés, des républicains sont molestés, blessés grièvement. Les parlementaires honnêtes, les hommes d’Etat soucieux du salut de la République sont bassement outragés et désignés publiquement au « couteau » ou au « revolver » des assassins.

Les fascistes diviseurs de Français

Le peuple de France est excédé de ces manœuvres de guerre civile qui déforment à l’étranger le clair visage de notre pays, qui font se détourner de Paris et de nos centres de tourisme les visiteurs qui autrefois affluaient chez nous de toutes parts. Au surplus, le peuple veut pouvoir vivre et travailler en toute tranquillité. Ceux qui divisent le peuple de France prétendent se présenter non sans impudence comme les champions de l’union nationale. Or ils sont profondément divisés entre eux-mêmes, surtout là où leur Comité d’arbitrage intervient en faveur de l’un ou de l’autre. Seules la haine du peuple, la haine de la démocratie établissent un lien entre ces hommes qui prennent modèle sur les dictateurs de Rome et de Berlin.Les dirigeants des ligues factieuses méconnaissent et heurtent le sentiment de notre peuple épris de liberté et fier de son indépendance. Ce n’est ni à Rome, ni à Berlin, ni dans aucune autre capitale étrangère et pas même à Moscou pour laquelle nous ne dissimulons pas notre profond attachement que se déterminera le destin de notre peuple ; c’est à Pans !Le peuple de France répugne à l’esclavage et à la servitude à la discipline du troupeau soumis à la dictature d’un seul qui parle au nom des maîtres capitalistes. Car le fascisme c’est en effet l’avilissement, l’anéantissement de l’individu, c’est l’impossibilité pour le savoir et le talent de donner leur pleine mesure dans le plein épanouissement de la liberté assurée à chacun et à tous, c’est le refoulement de tout .esprit d’initiative et de progrès.

Le fascisme, c’est la guerre

Le fascisme c’est aussi à l’extérieur, une politique d’aventure et de provocations. Le fascisme, c’est la guerre.Nul honnête homme n’en peut douter. Après l’agression de Mussolini contre le peuple d’Abyssinie, après l’invasion par les militaristes japonais de la Chine du Nord, c’est Hitler qui fait peser une lourde menace sur le monde angoissé.Nous communistes, qui n’avons jamais cessé de dénoncer la politique des dirigeants réactionnaires de notre pays à l’égard du peuple allemand, nous avons d’autant plus le droit de nous dresser avec indignation contre le dernier coup de force de Hitler. La rupture unilatérale du pacte de Locarno, la marche des bataillons hitlériens à travers l’ancienne zone rhénane démilitarisée constituent une grave menace contre la France, contre la Belgique, contre les petits peuples de l’Europe centrale et orientale.C’est la menace contre la paix, le bien le plus précieux de l’humanité. Hitler se refuse à l’organisation de la sécurité collective. Il se prononce contre la paix indivisible. La leçon tragique de i914 doit pourtant suffire. Que la guerre éclate sur un point quelconque de l’Europe et ce sera de nouveau le monde à feu et à sang, ce sera une guerre qui dépasserait en horreurs, eu deuils, en sang versé et en cadavres amoncelés, en dévastations et en ruines ce que nous avons connu de 1914 à 1918.

Avec une rare insolence Hitler insulte notre peuple qu’il considère comme un « peuple abâtardi et négroïde »

Dans ses dernières harangues Hitler prétend nous interdire à nous, Français, fils de plusieurs révolutions, le droit de proclamer notre amitié et notre admiration pour le peuple de l’Union soviétique qui construit, la nouvelle cité du travail, du bonheur et de la paix. Hitler prétend même qu’il doit prendre des précautions contre les changements possibles dans la politique intérieure de notre pays. Eh quoi ! Notre peuple va-t-il demander la permission à M. Hitler pour se donner un gouvernement attaché à la cause de la liberté et de la paix à la cause du travail et de la démocratie ?Hitler veut partager le monde en deux zones, l’une comprenant la race élue qui doit dominer, l’autre où seraient reléguées les races abâtardies et inférieures destinées à subir le joug.En vérité, les Etats apparaissent divisés en deux camps. Dans l’un sont les Etats du fascisme qui veulent déclencher une nouvelle guerre sous prétexte de manquer d’espace. Dans l’autre les États où subsistent des institutions parlementaires et démocratiques qui sont en général, et au moins, pour le moment, intéressés au statu quo, opposés à la guerre. Ce deuxième groupe est appuyé par l’Union soviétique. Il trouve aussi des appuis dans la classe ouvrière de tous les pays. Il possède des alliés parmi les populations malheureuses qui gémissent sous la dictature du fascisme.

Complices d’Hitler

En revanche Hitler peut se flatter du concours de ses agents, les chefs fascistes français.Ne voyons-nous pas à l’œuvre les de La Rocque, les Taittinger, les Henriot et les Maurras ?Nous les avons vus derrière M. Laval, l’homme des accords de Rome, qui ont préludé au déclenchement de la guerre en Afrique. Nous les avons vus derrière M. Laval, s’élevant contre les décisions cependant toutes platoniques de la Société des Nations. Une telle attitude fut le plus bel encouragement a Hitler, assuré qu’il ne serait pas davantage inquiété que les agresseurs précédents.Nous les avons vus déchaînés contre un pacte qui tend à organiser la sécurité collective et qui place au service de la Nous les voyons ces dignes rejetons des émigrés de Coblentz qui jadis combattaient au service du roi de Prusse contre nos arrières grands-pères, les soldats de la Première République. Nous les voyons ces Nadaillac que nos ancêtres de la Convention eussent condamnés promptement pour intrigue avec l’étranger dirigées contre la sécurité du pays.Nous les voyons les de Wendel, régent de la Banque France et croix de feu n° 13, qui expédie à Hitler le minerai de fer destiné à fondre les canons. Nous les voyons les Neukolm du Comité des Forges, les comtes de Douhet de Villosande, les M. de Chaffray, les Bucard, les Louis Bertrand, académicien de son métier, qui adressent de dégradants témoignages d’admiration à celui qui parle ouvertement d’anéantir la France. Aussi comprend-on, que nous, communistes, dans notre lutte pour la paix, fidèles à l’esprit des grands Jacobins qui assuraient le salut du pays et de la République en mettant les aristocrates et les ci-devant hors d’état de nuire : fidèles au vers de Pottier « Paix entre nous, guerre aux tyrans » : fidèles à la doctrine de Lénine, admirateur et continuateur des Jacobins : nous combattions à la fois contre Hitler ci contre ses complices dans notre propre pays.Nous réclamons le désarmement et la dissolution des ligues factieuses, succursales de la Gestapo, agences de propagande et de renseignements de la Wilhelmstrasse

Nous combattons pour l’avenir de notre peuple

Oui, nous communistes, qui aimons notre pays, nous voulons faire une France forte, libre et heureuse, une France dont le gouvernement ouvrier et paysan sera le plus fort que le pays ait jamais connu, une France qui ne craindra plus les menaces de Hiller, lequel spécule sur les divisions entre Français provoquées et entretenues par les deux cents familles et leurs mercenaires.Oui nous voulons et nous ferons une France, dont les fils unis et libérés du joug du Capital pourront dire « Nous ne convoitons pas un pouce de territoire étranger, mais nous ne laisserons pas toucher à un pouce de notre sol », une France ayant retrouvé dans le monde, par l’effort pacifique de notre peuple, une place digne de son rayonnement au cours des siècles écoulés. Il n’est pas vrai que notre histoire appartienne au passé.Nous combattons pour l’avenir de notre peuple, pour son bonheur et pour sa grandeur matérielle, intellectuelle et morale. Nous croyons que la République française des Conseils ouvriers et paysans assurera à jamais à notre peuple le travail de bien-être, le bonheur, la liberté et la paix.

Les riches doivent payer

Dans l’immédiat nous voulons que les riches paient afin de soulager la misère des pauvres, de donner du travail et du pain aux chômeurs, de rajuster les salaires ouvriers, de rétablir les traitements et indemnités des petits fonctionnaires, les retraites des anciens serviteurs de l’Etat, les pensions des anciens combattants et des victimes de la guerre, afin de venir en aide aux artisans, aux petits commerçants et d’assurer la revalorisation des produits agricoles.Nous sommes résolument pour la défense du franc, contre la dévaluation, méthode hypocrite pour faire payer les pauvres.Pour assurer la défense du franc et protéger l’épargne pour équilibrer le budget de l’Etat il faut également faire payer les riches. Le parti communiste propose un prélèvement extraordinaire et progressif sur les grosses fortunes au-dessus de 500 000 francs, soit

  • 3 % de 500 000 à 1 million de francs
  • 5 % de 1 a 2 millions
  • 7 % de 2 à 5 millions
  • 9 % de 5 a 10 millions
  • 12 % de 10 à 20 millions
  • 16 % de 20 à 50 millions
  • Et 20 % au-dessus de 50 millions de francs

Cette mesure parfaitement réalisable proposée autrefois par M. Louis Marin, n’a pu être jusqu’alors l’objet d’aucune réfutation sérieuse. Le président Doumergue l’avait trouvée trop modeste. En effet ce n’est pas une mesure révolutionnaire qui vise à l’expropriation. Les possédants ne seraient pas mis sur la paille, parce qu’un peu de leur superflu serait attribué aux malheureux. Le peuple de France peut et doit faire payer les riches. Dans ce but comme pour défendre la liberté et la paix, le peuple doit être uni.

Unir

Le Parti communiste s’honore de n’obéir qu’à une préoccupation exclusive : servir la cause du peuple. Le Parti communiste s’honore de ne connaître qu’un seul mot d’ordre : UNIR.Nous avons travaillé avec passion a l’unité de la classe ouvrière, proposant et faisant heureusement accepter le pacte d’unité d’action qui nous lie à nos frères socialistes et nous conduit au parti unique de la classe ouvrière. Nous avons soutenu les efforts des syndicats et des militants unitaires et confédérés qui ont abouti à la reconstitution d’une seule CGT.Nous avons œuvré à l’unité entre les travailleurs des villes et des champs, entre les travailleurs manuels et intellectuels. Nous sommes heureux d’avoir propagé l’idée du Front populaire du travail de la liberté et de la paix et de collaborer loyalement à une action commune avec les radicaux, les républicains et les démocrates. Nous avons travaillé à l’union de la jeunesse de France.

Pour la réconciliation du peuple de France

Et maintenant nous travaillons à l’union de la nation française contre les 200 familles et leurs mercenaires. Nous travaillons à la véritable réconciliation du peuple de France.Nous te tendons la main, catholique, ouvrier, employé, artisan, paysan, nous qui sommes des laïques parce que tu es notre frère et que lu es comme nous accablé par les mêmes soucis.Nous te tendons la main, volontaire national, ancien combattant devenu croix de feu parce que tu es un fils de notre peuple que tu souffres comme nous du désordre et de la corruption, parce que tu veux comme nous éviter que le pays ne glisse à la ruine et à la catastrophe.Nous sommes le Grand Parti communiste, aux militants dévoués et pauvres, dont les noms n’ont jamais été mêlés à aucun scandale et que la corruption ne peut atteindre. Nous sommes les partisans du plus pur et du plus noble idéal que puissent se proposer les hommes.Nous communistes, qui avons réconcilié le drapeau tricolore de nos pères et le drapeau rouge de nos espérances, nous vous appelons tous, ouvriers, paysans et intellectuels, jeunes et vieux, hommes et femmes, vous tous, peuple de France, à lutter avec nous et à vous prononcer le 26 avril.Pour le bien-être, contre la misère, pour la liberté. Contre l’esclavage, pour la paix, contre la guerre. Nous vous appelons avec confiance à voter communiste. A voter pour la France forte, libre et heureuse que veulent et que feront les communistes ! »

Tags: front populaire
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