La Résistance dans la rue face à la collaboration par Léon Landini résistant FTP MOI #RueVSlesNazis

Dès dimanche matin nous assistons dans nos médias à une attaque en règle, (à laquelle s’est joint le secrétaire confédéral de FO, Jean Claude Mailly, notoirement encarté au PS) à l’encontre de Jean -Luc Mélenchon, parce que hier dans son discours il a dit que c’est la rue qui a participé à la libération de notre pays.

Voici un texte que j’ai écrit il y a plusieurs mois et qui prouve que « la rue » a effectivement contribué centralement à la libération de notre pays. .

D’ailleurs de Gaulle n’avait-il pas déclaré : “ Paris Libéré ! Libéré par lui même “ . et c’étaient alors les FFI parisiens, au sein desquels les communistes et les FTP jouaient le rôle moteur, qui ont conduit l’insurrection victorieuse, qu’a conclue la 2ème DB.

Le texte ci-joint prouve que la rue a effectivement participé à la , beaucoup plus que les grands financiers et que les patrons des grandes entreprises qui avaient continué à s’enrichir en collaborant avec l’occupant..

Ces 15 divisions désignées par le Général David Eisenhower n’étaient-elles pas sorties de la rue ?  Alors pourquoi vouloir minimiser la participation du peuple français à sa propre Libération.

J’ajouterai que les 94 000 soldats de l’armée française débarqués le 15 aout 1944 sur les côtes de Provence n’étaient-ils pas sortis de la rue, alors que nos gouvernants n’évoquent que le débarquement du 6 juin mais jamais celui du 15 août.

Léon Landini, président du PRCF

Léon Landini est FTP main d’oeuvre immigré, torturé par Klaus Barbie. Il est également le président de l’amical des bataillons FTP MOI Carmagnole Liberté.


La Française entre 1940 et 1945

Il y a quelques jours  j’écoutais d’une oreille distraite, des « historiens » qui débattaient de la Résistance Française à la télévision.

Même distrait, il y a une professeure (dont j’ai oublié le nom) qui a retenu mon attention. Elle a, à quelques mots près déclaré cela : « Lorsque l’on évoque la Résistance, on affirme souvent que beaucoup de français se seraient battus contre l’occupant, alors qu’en réalité, il n’y a eu que 8 % de Résistants »

Ce n’est pas la première fois que j’entends dire ces inepties, par de soit disant « spécialistes » de l’ contemporaine, mais qui n’ont de spécialistes que le nom.

Ancien Résistant, j’ai 91 ans et me voici à la fin de ma vie dans l’obligation d’intervenir une fois encore, pour corriger ces falsifications historiques qui n’ont qu’un but, amoindrir la Résistance du peuple français, afin de permettre aux adversaires du programme du Conseil National de la Résistance, de déclarer comme l’a fait le sinistre Denis Kessler, que ce programme n’était en fait qu’un arrangement entre gaullistes et communistes et qu’en conséquence il fallait le faire disparaître.

C’est en profitant de ces fausses affirmations que nos gouvernants œuvrent effectivement à faire disparaitre les conquis du programme du CNR et que l’étude de cette période de notre histoire n’est pratiquement plus enseignée dans nos écoles.

Il est vrai que relater cette période à nos enfants, cela obligeraient les professeurs à indiquer que les Résistants se sont battus pour une France Libre, Forte, Indépendante, Démocratique et Souveraine et que ce que nos gouvernants nous imposent actuellement, c’est-à-dire l’assujettissement de notre pays à une Union Européenne et à son euro, (choses que notre peuple avait largement rejeté lors du référendum du 29 mai 2005) ne correspond absolument pas à la France pour laquelle mes meilleurs camarades ont fait le sacrifice de leur vie.

Léon landini, Réponse à Michel Onfray et autres textes sur la Résistance et l’engagement

Lorsque madame « la professeure » affirme, comme beaucoup d’autres  falsificateurs de l’histoire contemporaine l’ont fait avant elle, que seulement 8 % des français ont combattu l’occupant, elle ne doit tenir compte que de certains chiffres émanent du Ministère des Anciens  Combattants, chiffres qui ne peuvent désigner que ceux et celles qui ont obtenu la Carte de Combattant.

Toutefois, il est pratiquement impossible de dire exactement combien de Résistants il y a eu. En 1941 environ 100 000 mineurs se sont mis en grève, les occupants en ont fusillés près d’un millier qu’ils considéraient comme des meneurs. Sont-ils comptabilisés dans les 8 % ?

Fin 1943 et début 1944 je me trouvais en Creuse, les groupes de dix, quinze ou vingt maquisards, passaient régulièrement d’un village à l’autre. Ils étaient reçus par les habitants qui les accueillaient et les nourrissaient de 8 à 15 jours. Ceux et celles qui accueillaient les maquisards sont-ils comptés comme Résistants ?

Pourtant tous ceux et toutes celles qui recevaient des maquisards savaient qu’ils prenaient de grands risques pour eux et pour leur famille. Les massacres effectués par les SS à Oradour-sur-Glane à Maillet ou à Tulle, étaient là pour leur rappeler que les risques encourut étaient extrêmes et que s’ils étaient suspectés d’abriter des maquisards tout leur village subirait le même sort.

Cela étant, non seulement ils ne sont pas reconnus comme Résistants, mais jamais ils n’ont bénéficié d’une reconnaissance quelconque de la part de nos gouvernants.

Par ailleurs en France, 75 mille juifs  ont été durant toute la guerre, sauvés  dans des familles d’accueils françaises, ces familles-là aussi prenaient de grands risques, ils savaient bien qu’en hébergeant chez eux des juifs ils risquaient leur vie et celle de leur famille.  Sont-ils comptés dans les 8% ?

Pourtant, durant cette période en acceptant de faire courir de pareils risques à leur famille, Ils ont été l’honneur de notre pays.

Et bien, non seulement ils ne sont pas reconnus comme Résistants, mais nos différents gouvernements, n’ont jamais eu le moindre geste pour les honorer un tant soit peu.

En aout 1944, certains départements du sud-ouest de la France ont été entièrement libérés par des Résistants et plus particulièrement par les Républicains espagnols. Ont-ils tous été comptabilisé dans les 8 % ?

Au moment du débarquement des alliées en Normandie, la Division de blindés, « S.S Das Reich », cantonnée dans le sud de la France, a reçu de Berlin l’ordre de se rendre le plus rapidement possible sur les lieux des combats.

Hors, pour se rendre du sud de la France  en Normandie le chemin le plus direct traversait le Limousin. Le plus direct peut-être, mais également probablement le plus dangereux, car dans le Limosin il y avait de nombreux Résistants.

Des milliers et des milliers de Combattants de la Résistance s’opposèrent à eux.

La bataille fut si dure que les SS avaient baptisés le département de la Corrèze « La petite Russie ».

La Division SS dû batailler environ trois jours pour forcer ce barrage. Tous ceux et toutes celles qui portaient les armes à ce moment-là sont-ils comptés dans les 8 % ?

Il est certain que si les maquisards ne les avaient pas bloqués, ils y avaient de forts risques pour que les troupes alliées soient rejetées à la mer, ce qui a d’ailleurs été reconnu par le Général Eisenhower.

Le Général David Eisenhower qui commandait les troupes Alliées débarqué le 6 juin 1944 en France, a estimé que la contribution de la Résistance Française à l’arrière des troupes allemandes, a représenté l’équivalent de 15 divisions. Tous ceux qui combattirent les SS d’une façon ou d’une autre ont-ils tous été comptabilisés dans les 8% ?

Dernier point, grâce à la Résistance Française, notre pays a été la seule Nation occupée par les forces nazies, à être présente le 8 mai 1945 à Berlin au moment de la capitulation sans condition des troupes allemandes.

Si seule la France a été invitée ce jour-là, c’est que probablement les alliés ont considéré qu’elle avait pris toute sa place dans le combat contre le .

Vouloir aujourd’hui minimiser la Résistance française relève, soit de la méconnaissance du problème, soit d’une volonté délibérée de falsifier l’histoire de la Résistance Française dans le but de servir ceux qui veulent totalement faire disparaitre le peu qu’il nous reste des conquis du Programme du Conseil National de la Résistance.

Alors, Professeurs ou non, avant de s’exprimer publiquement sur nos médias, ils devraient prendre la peine d’étudier sérieusement le problème et de ne pas affirmer n’importe quoi, en pontifiant.