Macron-Castex : à droite (réactionnaire) toute !

du PRCF du 17 juillet 2020

Entre le 14 et le 17 juillet 2020, et le nouvel exécutant des basses œuvres, , ont définitivement entériné la politique réactionnaire mise en œuvre depuis 2017 par le tandem Macron-Philippe, dans la continuité des euro-gouvernements successifs appliquant les oukases du MEDEF et de la mortifère « Union européenne ».

            Le 14 juillet, répondant aux chiens de garde complaisants Léa Salamé et Gilles Bouleau, le Tartuffe de la République s’est une nouvelle fois lancé dans un exercice d’autosatisfaction faussement teinté d’une prétendue « autocritique », que ce soit sur le chômage, le pouvoir d’achat et même la lutte contre le coronavirus. Quel cynisme d’entendre Macron se féliciter de son action et de celle du gouvernement Philippe face au coronavirus qui a déjà coûté la vie à plus de 30.000 personnes en France ! Quel cynisme d’entendre Macron se féliciter de « moderniser le pays, avancer sur le marché du travail, la SNCF, la réforme des retraites » ! Autant de contre-réformes réactionnaires qui ont galvanisé d’importants mouvements populaires pour sauver le Code du travail, le service public ferroviaire, les retraites par répartition, et qui ont galvanisé les travailleurs en lutte, les syndicalistes de combat et les Gilets jaunes décidés à en finir avec un gouvernement réactionnaire accélérant l’euro-dissolution de la France et de la République, l’euro-démantèlement des services publics, l’euro-destruction des conquêtes sociales et démocratiques, et l’euro-fascisation arasant les libertés publiques et démocratiques. Et Macron de dénoncer, sans clairement désigner, la « haine », la « violence » et la « brutalité », autant de termes qui collent parfaitement aux intérêts de classe qu’il défend avec une férocité croissante, en attestent le matraquage, le gazage et l’éborgnage des opposants à sa politique réactionnaire de la part de « forces de l’ordre » dont la fascisation s’accélère également – à l’image du préfet Lallement.

            Le lendemain, le nouvel exécuteur des basses œuvres, Jean Castex, annonce la couleur du « monde d’après » : dislocation accrue de la République une et indivisible pour promouvoir les « territoires » et leurs « libertés » à travers le « droit à la différenciation » ; achèvement de la (contre)-« réforme » des retraites et de l’assurance chômage d’ici la fin du quinquennat, en insistant comme son mentor sur la nécessité d’avoir la bonne « méthode » et de faire preuve de « pédagogie » pour vendre une « réforme juste et solidaire » (comprenez : travailler davantage et réduire encore le montant des cotisations patronales !) mais « incomprise » par des Français trop sots pour comprendre la « pensée complexe » de Macron ; lutte contre les « séparatismes » ethniques et religieux (en ne ciblant que l’islamisme…), mais nullement le « séparatisme » de l’oligarchie bourgeoise corrompue et fraudeuse de dizaines de milliards d’euros chaque année. En somme, amplifier la désastreuse politique euro-capitaliste au service du grand patronat. Et ce ne sont pas les « annonces magiques » pour les jeunes ou pour lutter contre le chômage qui doivent faire illusion : comment seront-elles financées avec l’épée de Damoclès des imbéciles et dogmatiques « critères de stabilité et de convergence » de Maastricht et de la « règle d’or » budgétaire appliquée avec zèle par la Commission européenne ? Comment seront-elles financées en réduisant une nouvelle fois les impôts d’une oligarchie bourgeoise recevant cadeau fiscal sur cadeau fiscal, à commencer par les patrons du CAC-40 ?

            De même ne doit nullement faire illusion l’annonce, en ce vendredi 17 juillet, par l’homme qui a détruit l’hôpital français en imposant la TAA (tarification à l’acte), de « reporter » et de « rediscuter » les modalités des contre-réformes des retraites et de l’indemnisation du chômage. Ayant peur que la colère sociale accumulée avant et pendant la crise sanitaire ne se traduise à l’automne par un « tous ensemble en même temps » dangereux pour le pouvoir et pour l’UE qu’il sert docilement, Castex, sur les conseils des compères du MEDEF et de la jaune CFDT, souhaite que la résistance à ces contre-réformes ne fasse pas « boule de neige » avec le mouvement social qui monte contre les licenciements, pour les salaires, contre les privatisations et les délocalisations de masse prévues par le patronat. En un mot, Castex, sous couvert de « dialogue social », est chargé de « saucissonner » les problèmes pour fragmenter le front social et battre successivement les personnels en lutte. Les syndicats qui se prêtent à ce simulacre se déshonorent : il faut dès maintenant déclarer que nous ne voulons d’aucune contre-réforme, ni maintenant ni jamais.

Dans toutes nos luttes actuelles et futures, travaillons à construire le tous ensemble en même temps: pas de licenciement, nationalisation sans indemnité pour les actionnaires de toutes les boîtes ayant reçu de l’argent public et s’en servant pour licencier, retrait définitif des contre-réformes passées, présentes et à venir, refus de légitimer ce gouvernement patronal et minoritaire et assez de mensonges syndicaux sur l’« Europe sociale » à propos d’une UE qui n’a jamais été autre chose qu’une machine capitaliste contre les acquis sociaux, la démocratie et la souveraineté des peuples.

            Voilà pourquoi le Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF) et les Jeunes pour la Renaissance communiste en France (JRCF) appellent plus que jamais à combattre Macron-Castex et leurs affidés et satellites, des faussaires « Républicains » aux soi-disant « socialistes » et « écologistes » Macron-compatibles, mais aussi le mensonger « Rassemblement national » et les illusions euro-gauchistes condamnant les travailleurs à une agonie sociale sans fin. Pour cela, il faut en finir avec l’euro, l’UE, l’OTAN et le capitalisme exterministe, autant de verrous à la souveraineté nationale et populaire et à l’établissement d’une République une et indivisible, sociale et laïque, souveraine et démocratique, fraternelle et pacifique, dans laquelle les citoyens – et notamment les travailleurs – exerceraient enfin véritablement le pouvoir dégagé de toute féodalité politique et économique. Le PRCF et les JRCF appellent non pas au « dialogue social », mais à la Résistance et à la contre-offensive massive et populaire pour faire reculer toute nouvelle contre-réforme, en soutenant toutes les grèves, mobilisations, manifestations, etc., tout en portant un projet politique pour éviter un second tour de cauchemar Macron-Le Pen en 2022 et pour porter un véritable changement.

Un changement qui nécessite la renaissance d’un parti communiste franchement marxiste-léniniste et la mise en place d’un nouveau CNR antifasciste, patriotique, populaire et écologiste, fédérant les communistes, les insoumis, les progressistes et patriotes sincèrement antifascistes, les syndicalistes de combat, les travailleurs, les gilets jaunes, tous les opprimés désireux de briser toutes les chaînes asservissant la souveraineté nationale et populaire. Un changement que propose et porte le PRCF qui milite en faveur d’un large rassemblement afin de conduire les citoyens et les travailleurs, la France et la République vers de « nouveaux Jours heureux » !

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