L’oligarchie capitaliste est aux abois, elle utilise le 49.3 : organisons la contre-offensive populaire !

Samedi 29 février 2020, Édouard Philippe a décidé d’utiliser l’article 49-3 de la Constitution pour faire imposer la contre-réforme des , détruisant ainsi l’actuel système de retraites par répartition. Spécialistes du cynisme, Macron et ses laquais – dont les pseudo- « journalistes » servant d’officine de propagande à LREM – réalisent cette annonce alors que sévit l’épidémie du coronavirus… et après avoir annoncé l’interdiction possible de rassemblements publics…

Une fuite en avant inévitable dans la

Une (énième) preuve supplémentaire que le pouvoir macronien, acculé et aux abois, accélère l’euro-fascisation du pays : après avoir matraqué et mutilé les retraité(e)s, les lycéen(nes) et enseignant(e)s opposés aux E3C, les chercheurs, professeurs et étudiant(e) combattant la loi LPPR, les pompiers, les avocats, les syndicalistes, les gilets jaunes, les militants associatifs et politiques (de gauche), etc., le pouvoir macronien amplifie la répression de tous les opposants travailleurs et citoyens. Les députés d’opposition PCF et Insoumis sont même intimidés, insultés et réduits au silence par une majorité fanatique désireuse d’assouvir les desiderata de leur maître.

Mais faut-il s’en étonner quand on sait que Macron, qui se plait à citer Maurras, affirmait en juillet 2015 que « le peuple français n’a pas voulu la mort » du roi ? Faut-il s’indigner de la destruction des conquêtes sociales et démocratiques de la part d’un homme qui protège Benalla, qui a détruit le Code du travail en 2016 – en tant que ministre de l’Économie – avec le 49-3, qui légitime toutes les violences policières ? Macron et sa clique ne sont objectivement que les dignes successeurs de tous ces industriels, banquiers et technocrates qui liquidèrent le Front populaire, assassinèrent la Troisième République, portèrent Pétain au pouvoir et collaborèrent massivement avec l’Allemagne nazie.

Macron/Philippe… et leurs complices Berger-MEDEF-UE

Cibler le seul pouvoir macronien dans la mise en pièce des retraites par répartition serait toutefois mentir par omission. Comment passer sous silence l’attitude du « jaune » (et même carrément bleu) Berger, le président en titre de la Confédération européenne des syndicats (CES, visant à domestiquer le syndicalisme de classe et de masse, et dont font hélas partie la CGT et FO) qui cautionne la « conférence du financement » bidon et valide le système par points réclamé par les fonds de pensions privés ?! Une politique qui désarçonne nombre de syndiqués CFDT désorientés.

Comment ne pas évoquer le MEDEF, dont la politique a été clairement énoncée en 2007 par son ancien vice-président, Denis Kessler, quand celui-ci se réjouissait de la politique menée par Sarkozy-Fillon :

« La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! » ?

Enfin, comment ne pas voir le rôle central et funeste de l’Union européenne, qui « recommande » depuis le printemps 2019 que la France

« réforme le système de retraite pour uniformiser progressivement les règles des différents régimes de retraite, en vue de renforcer l’équité et la soutenabilité de ces régimes » ?!

Une UE qui impulse et orchestre l’eurodissolution de la République une et indivisible, laïque et fraternelle, sociale et démocratique, déroulant ainsi un tapis brun à toutes les forces réactionnaires et fascisantes du continent, de Paris à Varsovie, de Berlin à Kiev, de Rome à Riga.

En finir avec Macron-Philippe, le MEDEF et l’UE !

C’est pourquoi le PRCF et son mouvement de jeunesse JRCF appellent plus que jamais :

  • À participer à toutes les manifestations et actions pour obtenir le retrait de la, voire DES, contre(s)-réforme(s) en cours, sans tomber dans le piège des provocations policières ;
  • À co-organiser une grande unitaire de combat sur les Champs-Élysées : syndicats de lutte, Gilets jaunes, militants politiques et citoyens progressistes, tous ensemble, en même temps ET dans le même sens !
  • À construire, à l’approche du 15ème anniversaire du Non français à la constitution européenne (29 mai 2005), la seule alternative politique possible pour vaincre Macron/Philippe, le MEDEF et l’UE, mais aussi la droite réactionnaire et fascisante, à savoir une gauche patriotique et populaire unissant les drapeaux rouge et tricolore, antifasciste, anti-impérialiste et anti-Union européenne !

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200308-14 Mars