Lettre ouverte du PRCF à destination des gardiens de la paix

À plusieurs reprises, le Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF) s’est exprimé sur la situation de la police et des policiers en France, réalisant récemment un entretien avec Alexandre Langlois sur ce sujet (https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/video-police-surete-democratie-alexandre-langlois-policier-debat-avec-fadi-kassem/).

À l’occasion de la journée de mobilisation des policiers devant l’Assemblée nationale, le PRCF a rédigé cette lettre ouverte à destination des gardiens de la paix. Comme cela a déjà été affirmé à diverses occasions, le PRCF :

  1. Apporte son soutien à tous les éléments intègres et honnêtes opérant au sein de l’institution policière afin de garantir la sûreté générale et la tranquillité publique ainsi que de combattre tous les crimes et délits, y compris ceux perpétrés par l’ qui, se croyant au-dessus des lois qu’elle instaure, s’illustre notamment par sa corruption – mal fondamental selon la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (DDHC) du 26 août 1789. En ce sens, le PRCF rejette les slogans gauchistes irresponsables tels que « Tout le monde déteste la police » ou « La police est raciste ».
  2. Condamne la surenchère ultrasécuritaire fascisante orchestrée par des « syndicats » opposant la police à la justice et relayée chaque jour par des médias dominants réactionnaires (C-News en tête) et des politicards eux-mêmes sous le coup de la loi comme Le Pen. Le prétendu « Rassemblement national », les pseudo « Républicains », la Macronie, les idiots utiles du PS et d’EELV (et de plus en plus, au sein même du PCF) : tous poussent le pays à la guerre civile en réduisant l’ennemi aux seuls délinquants et criminels des « banlieues » (qui seront naturellement combattus, à commencer par les courants intégristes menaçant la République une et indivisible), sans jamais parler des « criminels en col blanc » et de tous les séparatismes, dont celui des euro-régionalistes s’acoquinant avec l’extrême droite comme en Alsace.
  3. Appuie les revendications sociales des syndicats progressistes (CGT-Police et Vigi) en faveur d’une meilleure rémunération et d’une meilleure formation, de moyens de lutter contre les trop nombreux suicides ayant lieu chaque année, pour une politique non plus du chiffre mais de l’éradication réelle de tout ce qui pourrit la vie de millions de citoyens et de travailleurs honnêtes (trafics de toute nature, corruption, violences verbales et physiques), etc.
  4. Défend une restructuration profonde de l’institution policière, mais aussi du système pénitentiaire et de la justice, au service des, et contrôlée par les, travailleurs, afin que « la loi protège la liberté publique et individuelle contre l’oppression de ceux qui gouvernent » (article 9 de la DDHC du 24 juin 1793) et que la police et la justice ne soient pas le « bras armé de la bourgeoisie ». Ce qui implique notamment d’en finir avec les éléments réactionnaires et fascistes opérant en leur sein, la création de centres d’éducation et de travail (CEDTRA) visant à se substituer à terme à des prisons aussi surpeuplées qu’inefficaces mais aussi d’accroître fortement les moyens humains, matériels et intellectuels d’institutions indispensables à l’établissement d’un ordre au détriment du désordre généré par le capitalisme.

Davantage de propositions ont été formulées dans le cadre des mesures d’urgence, afférant aux questions de la corruption (https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/mesure-n4-eradiquer-toutes-les-formes-de-corruption/) et de la sûreté générale dans le pays (https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/mesure-n5-etablir-les-bases-regaliennes-dun-etat-socialiste/). Le PRCF les soumet à discussion et comme propositions pour faire face à tous les violences, délits et crimes, mais sans céder aux sirènes fascisantes de l’extrême droite et de toutes les forces qui lui emboîtent le pas, les forces de la pseudo « gauche » établie incluses (PS, EELV, PCF-PGE).


210518-Lettre aux gardiens de la paix[24977]


crédit photo : Le miroir d’eau, Place de la Bourse, Bordeaux, France