#BlanquerDémission Non à la dissolution de l’UNEF exigée par Blanquer !

Pour une riposte d’ensemble aux surenchères liberticides et fascisantes du pouvoir et de l’extrême droite.

Communiqué commun du secrétariat national du PRCF et de la Commission JRCF

La demande de dissolution de l’UNEF, nouvel exemple de la (de moins en moins) rampante du pouvoir macroniste.

Signe flagrant des temps de fascisation rapide que nous vivons, le dangereux ministre Jean-Michel Blanquer prend prétexte des groupes de paroles organisés par l’UNEF autour de personnes victimes de racisme pour exiger la dissolution du syndicat étudiant Union Nationale des Etudiants de France (UNEF) que le ministre présente fallacieusement comme… raciste ! Pendant ce temps, Blanquer n’a évidemment pas un mot pour exiger que les Zemmour, Le Pen et autres étoiles de la “droite forte” des LR continuent de distiller en permanence leur venin xénophobe et leur haine fétide du “musulman” sur les chaînes publiques et privées ! Et pendant que l’on amuse le tapis en focalisant l’attention du public sur les “groupes de parole” dit “racisés” de l’UNEF, Blanquer et la secrétaire d’Etat aux Universités Dominique Vidal laissent des centaines de milliers d’étudiants pointer aux Restos du coeur ou au Secours populaire pour, tout simplement, pouvoir se nourrir !

Libéralisme ou libéral-fascisation macroniste ?

Une chose est de juger très discutable l’approche qu’a l’actuelle direction de l’UNEF des questions de discrimination et de considérer, comme c’est le cas des marxistes, que l’engagement contre le racisme, contre le machisme et contre les discriminations visant les travailleurs musulmans ou présumés tels, est, par-delà ses spécificités légitimes, foncièrement indissociable de la construction du “tous ensemble en même temps” de la classe travailleuse et de la jeunesse contre Macron-MEDEF, l’UE et le capitalisme. Tout autre chose est l’attitude du gouvernement Macron qui, dans sa surenchère liberticide permanente avec le Rassemblement lepéniste, voudrait dissoudre un syndicat étudiant dont le sigle, historiquement porteur de bien des luttes émancipatrices, symbolise encore pour une part les grandes batailles anticoloniales des années 1960, les grandes luttes de mai 68 et des années 1970 et nombre de combats humanistes pour les libertés, la justice sociale, la démocratie, la souveraineté des peuples (notamment algérien et vietnamien) et la paix.  On voit ainsi combien ce gouvernement mérite peu le nom de “libéral” qu’il se décerne : car une chose est de discuter, voire de réprouver telle ou telle manière de faire et de penser, une tout autre est d’appeler aussitôt à l’interdiction et à la dissolution quand telle ou telle manière de concevoir les discriminations et de les combattre déplait au pouvoir ! Et dire que la plupart des dirigeants de la “gauche” établie et des grandes confédérations syndicales ont osé appeler à voter Macron en mai 2017 sous prétexte de “faire barrage à l’extrême droite”!

Une menace répressive visant l’ensemble du mouvement populaire

En réalité, derrière les prétextes avancés par Blanquer, on assiste à une nouvelle offensive du pouvoir, et derrière lui, de l’oligarchie capitaliste que personnifie, entre autres, Macron, pour attaquer l’ensemble du mouvement populaire, syndicaliste et progressiste. En effet, la demande de dissolution formulée par Blanquer a pour contexte politique national la répression violente systématique des manifestations de Gilets jaunes et/ou de syndicalistes, l’empilement des lois liberticides telles que la “loi de sécurité globale” et de textes grossièrement antimusulman initialement dit de “lutte contre le séparatisme”, sans parler de l’extrême mansuétude du pouvoir à l’égard de certains pseudo syndicats policiers d’extrême droite manifestant en armes et en uniformes à une encâblure de l’Elysée. Il s’agit aussi pour l’Irrépublique en marche de tenter systématiquement et grossièrement de “prendre de droite” le Rassemblement lepéniste à la veille d’une année électorale décisive. Quant au contexte européen de ces dérives fascisantes de plus en plus assumées, il est celui d’un flirt permanent des autorités européennes et des gouvernements de l’UE avec les régimes extrémistes de droite (Hongrie, Pologne, Pays baltes, Ukraine, Croatie, Flandre belge…), d’une montée sans précédent depuis les années 1930 des mouvements racistes, fascistes, voire néonazis, y compris en Allemagne et en Autriche, le tout s’effectuant à l’ombre d’un anticommunisme et d’un antisoviétisme dignes de Mac Carthy, dont le Parlement européen a délibérément pris la tête avec sa résolution odieuse de septembre 2019 renvoyant dos à dos les nazis et les communistes; le Troisième Reich et son vainqueur soviétique, pour mieux criminaliser les seconds et mieux banaliser insidieusement les premiers.

Riposter ensemble sur tous les aspects de la fascisation

Dans ces conditions, non seulement le PRCF et les JRCF appellent les vrais démocrates à condamner avec indignation la demande liberticide de Blanquer, de même que la chasse aux sorcières universitaires de Vidal, non seulement il appelle ses militants et sympathisants à participer partout aux actions visant à faire échec à cette dissolution scélérate, mais il invite l’ensemble des forces progressistes et antifascistes politiques, syndicales et associatives à réfléchir à une riposte commune de grande ampleur contre la fascisation de moins en moins rampante de l’UE et d’une Vème “République” de plus en plus grossièrement versaillaise et fascisante. Mesures liberticides, racisme d’Etat, comportements factieux de certains policiers, acharnement contre les gilets jaunes et les syndicalistes de classe, il est temps de mettre le holà en associant la bataille des libertés démocratiques et syndicales menacées au combat de classe anticapitaliste et anti-UE “tous ensemble et en même temps” pour l’emploi, le pouvoir d’achat populaire, les conquêtes sociales et les services publics. Enfin, il est plus que temps, étant donné les postures fascisantes à répétition de Blanquer et le bilan catastrophique de ce naufrageur de l’Education nationale, de réclamer tous ensemble, enseignants et étudiants en tête, la démission de ce personnage dangereux ainsi que celle de son acolyte, la sinistre Dominique Vidal, instigatrice non repentante de la chasse aux sorcières à l’Université.


Le communiqué du 23 mars 2021 des JRCF

La fascisation c’est Blanquer, pas l’UNEF ! – 23/03/2021

Aucun obstacle, aucune limite à l’irresponsabilité chronique de cet euro-gouvernement.

Tandis qu’une épidémie meurtrière continue de ravager notre pays, nous découvrons que la priorité de la macronie, et plus précisément du ministre de l’éducation de moins en moins « nationale » Blanquer, consiste à relancer la polémique des « réunions en non-mixités » qu’organiserait le syndicat étudiant UNEF.

La manœuvre est suffisamment grossière de la part du gouvernement pour comprendre qu’il n’y a là aucun autre intérêt que celui de mettre le projecteur sur ce qui, légitimement, questionne quant aux pratiques de certains et certaines à l’UNEF plutôt que de mettre en lumière sa propre incompétence servile aux intérêt du MEDEF, du CAC40 et de l’UE capitaliste, anti-démocratique et supra-nationale qui détruit l’université « à la française », la recherche universitaire, la république une et indivisible, la laïcité et l’universalisme populaire.

Il est clair pour les jeunes militants communistes, républicains et patriotes antifascistes que nous sommes, qu’interdire strictement, physiquement et hors de tout cadre légal à quelqu’un l’accès à un groupe de parole, ou à une réunion, de par ses origines, son sexe, sa couleur de peau ou sa foi, n’est pas dans notre ADN et ne nous semble pas être, notamment quand on en fait la promotion, vecteur de progrès.
Cependant parce qu’il n’y a pour nous, avant toute chose, que des citoyens et des citoyennes au sein de la République, la libre réunion de personnes se sentant pour telle ou telle raison exclues de ce pacte républicain, national et progressiste que tente de détruire l’euro-mondialisation capitaliste et ses laquais réactionnaires, ne devrait pas poser à priori de problèmes si cette pratique est consentie par tous les participants, par les statuts de l’organisation et qu’elle n’entre pas en contradiction avec la loi.

Sans nier les dérives idéologiques profondes de l’UNEF qui ont fait de ce syndicat étudiant, autrefois à l’avant-garde des combats progressistes, laïcs et anti-colonialistes à l’université, désormais un syndicat désorganisé, peu au fait des questions qu’il prétend mettre en avant, qui tient difficilement ses adhérents et enchaîne les démentis publics, à notre connaissance, l’UNEF en tant qu’organisation n’a jamais pris de décisions, n’a contrevenu à ses statuts ni à la loi en permettant à des concitoyens et concitoyennes de se réunir entre eux pour telle ou telle raison d’ordre sociologique.

Les propos du ministre Blanquer sont inacceptables et il est évident, après bientôt 5 ans d’arrestations de syndicalistes, d’éborgnements de gilets jaunes, de mise à genoux de lycéens, de racisme voire de néo-nazisme exacerbé au sein de certaines sections des forces de l’ordre, de découpe à la vente de la France républicaine, de gestion totalement non-démocratique de la crise sanitaire, de signature d’euro-résolutions anti-communistes et révisionnistes, ou encore d’évocation et de glorification de Pétain ou de Maurras, que c’est cet euro-gouvernement capitaliste et non l’UNEF, malgré ses dérives, qui a des pratiques « qui ressemblent au fascisme ».

Face à ce constat, nous appelons avant tout à faire bloc contre la fascisation galopante de cet euro-gouvernement qui mène notre pays à la ruine en s’appuyant, comme toujours, sur les « éléments les plus chauvins et les plus réactionnaires du capital financer » pour museler la contestation grandissante.
Et pour pouvoir en finir une bonne fois pour toute, sortons définitivement de l’UE, de l’euro et de l’OTAN pour nous donner les moyens de combattre ce capital financier mondialisé et nous donner une chance de construire le socialisme pour notre pays, gage de progrès, de paix républicaine et de fraternité universelle.

Jeunes pour la Renaissance Communiste en France