Avec Macron, la dictature du Capital tombe le masque

Sur les réseaux sociaux se répand une qualification du gouvernement d’Emmanuel qui met une emphase de plus en plus lourde sur ses aspects autoritaires, dictatoriaux. Mais cette emphase est parfois exprimée de telle manière qu’elle pourrait dédouaner les gouvernements précédents des soupçons d’autoritarisme qui les ont touchés eux aussi.

Il faut rappeler que lorsque les formes de la “démocratie parlementaire” fonctionnaient, elle n’a jamais été que le paravent, ou plutôt le parapet protecteur de la dictature de la classe bourgeoise:
Les propositions de décisions politiques faites dans l’assemblée des députés y ont toujours été soit vidées de leur substance, soit rejetées purement et simplement, sauf en trois circonstances: le mouvement des grèves de 1936, les gouvernements qui, de l’automne 1944 au printemps 1947, prolongeaient la victoire de la Résistance fédérée dans son Conseil national, et le mouvement de grèves de 1968.
Pour tout le reste des années que nous vivons depuis que le régime établi après la guerre franco-prussienne de 1870 s’est baptisé du nom de république, (c’était, il me semble, en 1875, sous la présidence d’un monarchiste, le maréchal de Mac-Mahon), la démocratie en France n’a jamais été que formelle, et les communistes ont toujours eu raison de toujours accompagner de l’adjectif “formelle” le mot de “démocratie” lorsqu’il désigne les régimes des gouvernements bourgeois.

Jean-Pierre Combe