#violencespolicières Une dame de 80 ans tuée par une grenade lacrymogène, un gilet jaune dans le coma et des tabassages. Le régime Macron a du sang sur les mains

La violence, les médias n’ont que ce mot à la bouche pour tenter de pourrir la colère populaire, la mobilisation massive et dans toute la France de la métropole aux outre- mer des travailleurs. Oui, la journée de samedi 1er décembre a été marquée par des violences. À Paris, la préfecture communique le chiffre officiel d’une vingtaine de policiers blessés et de plusieurs centaines de blessés parmi les manifestants. Mais derrière les chiffres, il y a la réalité d’une répression policière ultra violente, qui s’est soldée par un mort, des blessés très graves et un déchaînement de . La violence, la répression ce sont la seule réponse du régime Macron face aux travailleurs. Pour exploiter toujours plus, ils méprisent toujours plus, ils insultent toujours plus, ils frappent toujours plus. Cette escalade dangereuse à un nom, la .

Le PRCF fait part de son soutien à toutes les victimes et aux proches des victimes.

Une dame de 80 ans tuée à Marseille par une grenade lacrymogène

Marseille samedi après-midi, la mobilisation populaire est impressionnante. De nombre et de calme. À 14h, quelques centaines de se rassemblent sur le vieux port avant de converger sur le cours Lieutaud vers la station de métro Notre-Dame-du-Mont pour rejoindre l’appel à manifester contre le logement indigne, répondant à l’appel du collectif “5 novembre”, date de l’effondrement de deux immeubles rue d’Aubagne tuant 8 personnes. Devant la préfecture, l’UD CGT rassemble à 14h plusieurs milliers de manifestants, pour l’habituelle manifestation du premier samedi de décembre contre le chômage, et contre la vie chère. Ce cortège pacifique se met en mouvement pour rejoindre sur la Cannebière vers 16h, l’impressionnant cortège populaire descendant vers le vieux port. Ce sont plusieurs dizaines de milliers de personnes qui sont là rassemblées, avec pour mot d’ordre principal, Macron démission, Gaudin en prison. Une manifestation où les marseillais venus très nombreux sont pour la plupart en famille, entre amis. Dans un calme et une dignité impressionnante. Comme en témoigne les images tournées par les militants du PRCF 13 dans la manifestation et diffusées en direct.

Ils rejoignent tranquillement la mairie de Marseille. N’est-ce pas là qu’est censé se trouver Gaudin ? C’est en fait là que se trouvent en nombre des CRS lourdement armés qui immédiatement répriment. Les camarades du PRCF 13 racontent la suite :

À peine la tête de la manif arrivée devant la mairie, c’est une salve de grenades lacrymogènes qui est envoyée directement dans la foule. Pas un tir de barrage pour défendre l’accès à la mairie, non un tir nourri directement dans la foule. Sans sommation audible d’où nous étions. Sur des familles, des personnes âgées, bloquées entre les milliers de personnes derrière eux et l’eau du vieux port. Avec dignité, la manifestation recule, comme le peut une foule de plusieurs milliers de personnes. Qu’un mouvement de foule se soit produit à ce moment et des gens seraient sans aucun doute morts. Piétinés, écrasés sur les grilles du marché de noël ou noyés dans le vieux port. Les donneurs d’ordre de cette agression n’avaient que faire de la sécurité et de l’ordre public. Il s’agissait d’attaquer délibérément la foule. Comme d’ailleurs la police l’avait fait déjà le 15 novembre. La foule recule ? oui, mais les tirs de grenades lacrymogènes par salves de plusieurs continuent !

Évidemment cette agression a porté les esprits de quelques uns à chauffer. Quelques sapins de Noel sont enflammés, geste de rage face à la violence ou effet des explosions de grenades ? difficile de le dire. Puis ce sont les charges des CRS, et donc quelques affrontements. Profitant du trouble évidemment quelques esprits mal intentionnés pillent un commerce. La police arrose largement la Canebière de grenades lacrymogènes….

La suite tragique, c’est La Marseillaise qui la révèle lundi soir : une dame de 80 ans a été tuée, alors qu’elle se trouvait dans son appartement suite à un tir de grenade lacrymogène par les CRS.

La vieille dame se trouvait chez elle, fermant les volets de son appartement, au quatrième étage d’un immeuble proche de la Canebière, lorsqu’un projectile l’a heurtée au visage, ont indiqué ces sources. Transportée à l’hôpital de la Timone puis à l’hôpital de la Conception, elle y a été opérée mais est décédée “d’un choc opératoire”, a déclaré le procureur de la République à Marseille, Xavier Tarabeux.

“On a retrouvé chez elle des plots de grenades”, a précisé le procureur.

“La dame était en train de fermer ses volets pour éviter les fumées de bombes lacrymogènes et en a reçu une en pleine face”, a assuré à l’AFP Salim Moussa, avocat d’une amie de la victime qui habite l’immeuble en face, le projectile qui l’a touchée est bien une bombe lacrymogène.

Toulouse, un gilet jaune dans le coma après un tir de bal en caoutchouc

Un gilet jaune toulousain, Benoît, est dans le coma. Vraisemblablement touché par un tir de balle en caoutchouc à la tête. Très gravement blessé.

Sa sœur a expliqué à France Info qu’il manifestait avec sa compagne dans les rues de Toulouse samedi après-midi.
Au moment de la charge des CRS dans le quartier de la gare de Toulouse quelqu’un a crié “un homme à terre”, la compagne de Benoît s’est retournée et elle l’a vu allongé au sol.

Aidés par d’autres manifestants, ils se sont réfugiés dans un petit supermarché, Benoît saignait notamment au niveau de l’oreille et du nez.
Il a reçu un coup au dessus de l’oreille droite. Les images tournées par les manifestants en disent long, notamment les appels à faire venir des secours restant sans réponse.

« Ce soir M. Macron est le pire soir de ma vie à cause de vous. Cet après-midi, à cause de votre entêtement, je suis entrée dans une salle du service de réanimation de neurochirurgie de l’hôpital Purpan de Toulouse, accompagnée de ma fille. Un interne et deux infirmières se sont assis devant nous et mots après mots ont détruit ma vie. Plus ils parlaient et plus mon cœur se brisait à cause de vous. On m’a annoncé que, suite à un tir de flash-ball que mon fils a reçu en pleine tête, il était un traumatisé crânien sévère. Qu’on l’avait mis dans le coma pour une durée de 15 jours et qu’il pouvait nous quitter à tout moment. S’il arrive à passer ces 15 jours peut être se réveillera-t-il ou pas… Peut-être restera-t-il un légume ou aura d’énormes séquelles… Alors merci M. Macron, merci pour le beau cadeau de Noël que vous me faîtes. Si vous aviez calmé le jeu et cédé un peu aux gilets jaunes, mon fils n’aurait pas manifesté samedi et ma vie ne serait pas détruite ce soir… »

Ce sont les mots mis sur Facebook ce matin par la mère d’un jeune homme dans le coma suite à un tir de flashball samedi à Toulouse…

Medhi K. tabassé par les policiers de Macron témoigne

Le visage de Medhi est impressionnant et a déjà été vu plus d’un million de fois. Le jeune homme est un miraculé. Il sort vivant d’un tabassage ultra-violent par des gendarmes mobiles de Macron en marge des manifestations du 1er décembre à Paris. Alors que je jeune homme se trouvait au sol, il a été très violemment tabassé à coups de pied, de poings et de matraque par une dizaine de gendarmes. Le tabassage, ultra -violent qui aurait pu le laisser pour mort, a été filmé par un passant.

Ces images n’ont pas fait la une des télévisions, elles, Castaner, le ministre de l’Intérieur n’a pas condamné ces faits et au contraire s’est félicité des ordres qu’il a donnés. Une plainte a été déposée par la victime, qui raconte ce dont elle se souvient aux journalistes du Monde.

 

La répression dénoncé avec le compte twitter @PRCF_ du PRCF

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