Menacé par le régime Macron, le CNRS se demande s’il pourra fêter ses 100 ans !

Depuis l’automne dernier, le Centre National de la Scientifique (CNRS) est dirigé par un nouveau PDG, Antoine Petit, macronien de choc. Il assume depuis le début la politique de réduction d’emplois et de précarité croissante qui déstabilise l’organisme et l’ensemble de la , depuis plus de dix ans.

Le régime macronien s’attaque au CNRS !

Son objectif ouvert consiste à donner la priorité aux “stars” internationales et à faire progresser la France dans le sacro-saint classement de Shangaï, liste qui mesure annuellement, de façon purement quantitative et charlatanesque, la prétendue valeur scientifique des établissements d’ du monde. Pilotage par le pouvoir (notamment régional) et le patronat, diktat des résultats de court terme et réduction des postes de fonctionnaires constituent le triptyque infernal qui gangrène la . Le “modèle” états-unien pour les universités et la recherche, avec la langue afférente, est imposé de plus en plus ouvertement, par l’entremise de l’Union Européenne. Le Comité National de la Recherche Scientifique, instance constituée aux deux tiers d’élus, est vidé progressivement de sa substance au profit d’une gouvernance autoritaire. En témoigne le déclassement pour la troisième année consécutive d’un candidat sociologue au concours de chargé de recherche, classé sur liste principale par le jury d’admissibilité (constitué de scientifiques issus de ce Comité National) et sorti de la liste des reçus lors de la phase d’admission par la direction du CNRS – voir ce communiqué des syndicats CGT, SUD et FSU du CNRS.

Un dangereux abandon d’une vision scientifique nationale structurante et interdisciplinaire !

La crise au sein de l’organisme provient également de l’abandon progressif de sa vision scientifique nationale structurante et interdisciplinaire au profit d’une politique de site régie par des universités “autonomes” et les structures issues du Programme Investissements d’Avenir, adossées souvent aux régions et permettant d’accroître encore la précarité et de favoriser l’irruption du patronat dans la recherche académique au travers de fondations. Le malaise est si profond que de nombreux scientifiques, lauréats de l’ERC (European Reaserch Council, dans la langue des maîtres), se demandant, dans la tribune ci-dessous récemment parue dans Le Monde, si le CNRS, qui a 90 ans cette année, fêtera ses 100 ans.

DA pour www.initiative-communiste.fr


Tribune parue dans le Monde.

178 bénéficiaires de bourses d’excellence du Conseil européen de la recherche réclament un changement radical dans le recrutement et le financement du CNRS, qu’ils jugent menacé d’étiolement.

Le CNRS fêtera-t-il ses 100 ans ?

Pour ses 80 ans, le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) affiche un bilan flatteur. Par exemple, il abrite le plus grand nombre de projets financés par l’European Research Council (ERC), actuellement considéré comme la référence en Europe en termes d’excellence scientifique. Aujourd’hui, le CNRS compte 503 lauréat·e·s, contre 263 pour Oxford University en Angleterre et 250 pour le Max Planck Institute en Allemagne. Même en ramenant ces nombres de projets au budget total des établissements, notre organisme reste en tête.

La marque de fabrique du CNRS a été de faire confiance à ses chercheur·se·s en leur accordant une forte autonomie. Confiance, car le CNRS recrutait jusque récemment des jeunes chercheur·se·s en début de carrière faisant ainsi un pari sur l’avenir. Autonomie car les unités de recherche étaient assurées d’obtenir des crédits récurrents, qui, bien que dérisoires par rapport aux budgets des universités anglo-saxonnes, permettaient d’effectuer une recherche fondamentale sans être accaparé par une perpétuelle course aux financements. Cette confiance et cette autonomie sont les deux caractéristiques qui placent le CNRS à part dans la recherche européenne. Elles sont le socle de la qualité de ses recherches et de son succès.

Les politiques menées depuis plus de 20 ans mettent ce service public en péril. Selon l’UNESCO, la recherche et développement ne représentait que 2,23 % du Produit Intérieur Brut (PIB) en France en 2016, soit moins que la moyenne mondiale (2,31 %). À ce désintérêt de nos dirigeants, s’ajoutent des décisions dont l’inefficacité et le coût pour la collectivité sont manifestes. Ainsi, le Crédit Impôt Recherche, véritable niche fiscale étendue sous la présidence de M. Sarkozy, triplée sous celle de M. Hollande, cause un manque à gagner de plus de 5 milliards d’euros par an à l’État pour un bilan tellement choquant qu’aucun des gouvernements n’a osé l’établir avec précision. Le CNRS, lui, est au pinacle de la recherche européenne avec la moitié de ce budget.

Malgré sa réussite, de 2007 à 2018, le CNRS a perdu 338 postes de chercheur·se·s et 820 postes d’ingénieur·e·s et technicien·ne·s, et, comme pour les autres services publics, le sabordage s’accélère. Le mot n’est pas trop fort au vu de la complaisance du nouveau Président Directeur Général du CNRS, M. Antoine Petit, devant la faiblesse historique des recrutements – seuls 249 postes de chercheur·se·s fonctionnaires seront ouverts en 2019, soit une baisse de plus de 15 % par rapport à 2018. Le 1er février 2019, quand le premier ministre annonce une politique de renoncement à long terme pour la recherche devant les directeur·rice·s d’unités CNRS, M. Petit abonde qu’en effet, « on ne peut pas être les meilleurs partout »… Le 27 août 2018, il s’était déjà illustré devant la Conférence des Président·e·s d’Universités (CPU) en déclarant qu’un des problèmes de la recherche française est qu’elle n’attire pas les « stars », mais seulement des « chercheurs normaux ».

Leur boussole étant la réduction du nombre de fonctionnaires, nos dirigeants oublient ce qu’un engagement pérenne en faveur de la recherche publique avec une vision de long terme a produit ces dernières décennies, à l’opposé de la précarisation de l’emploi scientifique et de la de la recherche. Par exemple, les biotechnologies vivent un tournant avec la technologie CRISPR-Cas, produit direct du financement public en faveur d’une recherche fondamentale, menée par des « chercheurs normaux ». En électronique, les recherches fondamentales de l’équipe d’Albert Fert sur la magnétorésistance géante dans les années 80 ont révolutionné les technologies de stockage et de traitement de l’information. Notre quotidien change à une vitesse inégalée. Plus que jamais, nos sociétés ont besoin de chercheur·se·s indépendant·e·s pour interroger le monde et proposer des pistes pour faire face aux défis planétaires, tels que le changement climatique.

La pénurie de postes et la disparition des financements récurrents ont déjà nui à l’attractivité des carrières scientifiques et plongent toute une génération hautement qualifiée dans la précarité salariale et scientifique. Chacun·e dans nos laboratoires, nous constatons que la politique menée actuellement au CNRS ne nous permet pas d’envisager de recruter de façon pérenne les personnes pourtant excellentes qui travaillent avec nous.

Sans la confiance et l’autonomie que le CNRS nous a accordées pour mener nos recherches, peu d’entre nous auraient pu décrocher ces financements ERC. Il est urgent pour l’État français d’entendre les cris d’alarme des instances du CNRS publié dans Le Monde le 1er décembre 2018 comme ceux de 12.000 pétitionnaires « RogueESR », qui tou·te·s réclament crédits récurrents et postes permanents. Notre direction ne manque pas une occasion de se prévaloir de nos financements ERC mais nous refusons que l’on nous utilise pour masquer les conditions de travail imposées à l’immense majorité des laboratoires et prôner une recherche fondée sur l’individualisme et la compétition généralisée. Un changement radical d’orientation s’impose pour permettre au CNRS de rester un bien public capable de relever les défis scientifiques du XXIe siècle.

177 lauréat·e·s du Conseil Européen de la Recherche (ERC) pour le CNRS

Contact : tribune_CNRS@ouvaton.org

Signataires

Chantal Abergel (CNRS Marseille, ERC VIREVOL) ; Boris Adamczewski (CNRS Lyon, ERC ANT) ; Samuel Alizon (CNRS Montpellier, ERC EVOLPROOF) ; Clémence Allain (CNRS Cachan, ERC MECHANO-FLUO) ; Alberto Amo (CNRS Lille, ERC HONEYPOL) ; Jenny Andersson (CNRS Paris, ERC Futurepol) ; Bruno Antonny (CNRS Valbonne-Sophia Antipolis, ERC SensingWithArf) ; Fabrice Ardhuin (CNRS Brest, ERC IOWAGA) ; Elvira Astafyeva (CNRS Paris, ERC SIREAL) ; James Badro (CNRS Paris, ERC DECore) ; Benjamin Bailleul (CNRS PAris, ERC PhotoPHYTOMICS) ; Marie Balasse (CNRS Paris, ERC SIANHE) ; Sébastien Balibar (CNRS Paris, ERC SUPERSOLID) ; Laure Bally-Cuif (CNRS Paris, ERC SyStematics) ; François-Xavier Barre (CNRS Gif-sur-Yvette, ERC DNAtraffic) ; Agnès Barthelemy (Université Paris Sud Palaiseau, ERC FEMMES) ; Brice Bathellier (CNRS Gif-sur-Yvette, ERC DEEPEN) ; Frédérique Battin-Leclerc (CNRS Nancy, ERC Clean-ICE) ; Emmanuelle Bayer (CNRS Bordeaux, ERC BRIDGING) ; Stephanie Bedhomme (CNRS Montpellier, ERC HGTCODONUSE) ; Yohanns Bellaiche (CNRS Paris, ERC TiMorph) ; Irène Bellier (CNRS Paris, ERC SOGIP) ; Monsef Benkirane (CNRS Montpellier, ERC SilentHIV et RetroChrom) ; Pierre Berger (CNRS Villetaneuse, ERC Emergence) ; Gérard Besson (CNRS Grenoble, ERC GETOM) ; Manuel Bibes (CNRS Palaiseau, ERC ERC MINT et FRESCO) ; Erwann Bocquillon (CNRS Paris, ERC CASTLES) ; Geoffrey Bodenhausen (ENS-Paris Paris, ERC DiluteParaWater) ; Sandrine Bony (CNRS Paris, ERC EUREC4A) ; Ugo Boscain (CNRS Paris, ERC ARTIV1) ; Freddy Bouchet (CNRS Lyon, ERC TRANSITION) ; Hélène Bouchiat (CNRS Orsay, ERC BALLISTOP) ; Alexandre Bouhelier (CNRS Dijon, ERC SWIFT) ; Thomas Boulin (CNRS Lyon, ERC Kelegans) ; Jerome Bouvier (CNRS Grenoble, ERC SPIDI) ; Maud Boyet (CNRS Clermont-Ferrand, ERC ISOREE) ; Ignacio Bravo (CNRS Montpellier, ERC CODOVIREVOL) ; Pascal Buresi (CNRS Paris, ERC IGAMWI) ; Francois Burgat (CNRS Aix en Provence, ERC WAFAW) ; Alain Burgisser (CNRS Chambéry, ERC DEMONS) ; Boris Burle (CNRS Marseille, ERC ProReCont) ; Vincent Calvez (CNRS Lyon, ERC MESOPROBIO) ; Vincent Castric (CNRS Lille, ERC NOVEL) ; Giacomo Cavalli (CNRS Montpellier, ERC 3DEpi) ; Cecilia Ceccarelli (CNRS Grenoble, ERC DOC) ; Virginie Chamard (CNRS Marseille, ERC 3D-BioMat) ; Guillaume Chapuy (CNRS Paris, ERC CombiTop) ; Anne Charmantier (CNRS Montpellier, ERC SHE) ; Catherine Chauvel (CNRS Paris, ERC SHRED) ; Marc Cheneau (CNRS Palaiseau, ERC DYNAMIQS) ; Luis-Miguel Chevin (CNRS Montpellier, ERC FluctEvol) ; Daniel Choquet (CNRS Bordeaux, ERC Nano-Dyn-Syn, ADOS et DynSynMem) ; Sergio Ciliberto (CNRS Lyon, ERC OUTEFLUCOP) ; Marco Cirelli (CNRS Paris, ERC NewDark) ; Raf Cluckers (CNRS Lille, ERC MOTMELSUM) ; Eddy Collin (CNRS Grenoble, ERC ERC ULT-NEMS) ; Pierre Comon (CNRS Grenoble, ERC DecoDA) ; Daniel Comparat (CNRS Orsay, ERC COLDNANO) ; Pier Stefano Corasaniti (CNRS Paris, ERC EDECS) ; Richard Cordaux (CNRS Poitiers, ERC ENDOSEXDET) ; François-Loïc Cosset (CNRS Lyon, ERC HEPCENT) ; Bertrand Coste (CNRS Marseille, ERC Mechanogenomics) ; Julien Cote (CNRS Toulouse, ERC ECOFEED) ; Virginie Courtier (CNRS Paris, ERC ROBUST) ; Sylvain Crovisier (CNRS Orsay, ERC NUHGD) ; Leyla Dakhli (CNRS Berlin, ERC DREAM) ; Yohan Davit (CNRS Toulouse, ERC BEBOP) ; Bernard de Massy (CNRS Montpellier, ERC HotMeiosis) ; Ghislaine Dehaene-Lambertz (CNRS Saclay, ERC Babylearn) ; Frédéric Delsuc (CNRS Montpellier, ERC ConvergeAnt) ; Martien den Hertog (CNRS Grenoble, ERC e-See) ; Christelle Desnues (CNRS Marseille , ERC PATHOVIROME ) ; Sylvain Deville (CNRS Cavaillon, ERC FreeCo) ; Jean-Francois Donati (CNRS Toulouse, ERC NewWorlds) ; Guillaume Dubus (CNRS Grenoble, ERC GAMMARAYBINARIES) ; Raphaël Dupré (CNRS Orsay, ERC PartonicNucleus) ; Laura Eme (CNRS Orsay, ERC Macro-EpiK) ; André Estevez-Torres (CNRS Paris, ERC Mesomat) ; Jérôme Faure (CNRS Palaiseau, ERC FEMTOELEC) ; Yoël Forterre (CNRS Marseille, ERC PLANTMOVE) ; Emmanuel Francis (CNRS Paris, ERC DHARMA) ; Rémi Fronzes (CNRS Bordeaux, ERC TransfoPneumo) ; Sylvain Gandon (CNRS Montpellier, ERC EVOLEPID) ; Christian George (CNRS Lyon, ERC AIRSEA) ; Yad Ghavi-Helm (CNRS Lyon, ERC Enhancer3D) ; Antoine Girard (CNRS Gif-sur-Yvette, ERC PROCSYS) ; Tatiana Giraud (CNRS Orsay, ERC EvolSexChrom, BLUE et GenomeFun) ; Çağlar Girit (CNRS Paris, ERC JSPEC) ; Vladimir Vava Gligorov (CNRS Paris, ERC RECEPT) ; Raphaël Granier de Cassagnac (CNRS Paris, ERC CMSQuarkGluonPlasma) ; Stéphane Gros (CNRS Villejuif, ERC KHAM) ; Yael Grosjean (CNRS Dijon, ERC GliSFCo) ; Sebastien Guenneau (CNRS Marseille , ERC Anamorphism) ; Colin Guillarmou (CNRS Paris, ERC IPFLOW) ; Maude Guillier (CNRS Paris, ERC BactRNA) ; Irina Gutsche (CNRS Grenoble, ERC Chap4Resp) ; Robert Hawley (EPHE (ex-CNRS) Paris, ERC Floriental) ; Elisabeth Herniou (CNRS Tours, ERC GENOVIR) ; Alexandra Houssaye (CNRS Paris, ERC GRAVIBONE) ; Emmanuel Hugot (CNRS Marseille, ERC ICARUS et CURVE-X) ; Mathieu Husson (CNRS Paris, ERC ALFA) ; Vincent Jacques (CNRS Montpellier, ERC IMAGINE) ; Yvon Jaillais (CNRS Lyon, ERC APPL) ; Mathieu Joron (CNRS Montpellier, ERC MimEvol) ; Abderrahman Khila (CNRS Lyon, ERC WaterWalking) ; Bruno Klaholz (CNRS Illkirch/Strasbourg, ERC Translationmachinery) ; Romain Koszul (CNRS Paris, ERC Synarchic) ; Petya Violinova Krasteva (CNRS Gifsur- Yvette, ERC BioMatrix) ; Sylvestre Lacour (CNRS Meudon, ERC LITHIUM) ; Mounia Lagha (CNRS Montpellier, ERC SyncDev) ; Stefan Lalonde (CNRS Brest, ERC EARTHBLOOM ) ; Camille Lefebvre (CNRS Paris , ERC Langarchiv) ; Thomas Lenormand (CNRS Montpellier, ERC QuantEvol) ; Geoffroy Lesur (CNRS Grenoble, ERC MHDiscs) ; François Leulier (CNRS Lyon, ERC MutFlyGutBact) ; Mathieu Lewin (CNRS Paris, ERC MDFT) ; Purificacion Lopez-Garcia (CNRS Orsay, ERC ProtistWorld) ; Antoine Loquet (CNRS Pessac, ERC Weakinteract) ; Sylvie Lorthois (CNRS Toulouse, ERC BrainMicroFlow et VITAE) ; Chowra Makaremi (CNRS Paris, ERC OFF-SITE) ; Christophe Maurel (CNRS Montpellier, ERC HyArchi) ; Adrien Meguerditchian (CNRS Marseille, ERC GESTIMAGE) ; Cornelia Meinert (CNRS Nice, ERC A-LIFE) ; Etienne Meunier (CNRS Toulouse, ERC INFLAME) ; Nicolas Minc (CNRS Paris, ERC Forcaster) ; Jose M. Montoya (CNRS Moulis, ERC FRAGCLIM) ; Aziz Moqrich (CNRS Marseille, ERC Paineurons) ; David Moreira (CNRS Orsay, ERC PLAST-EVOL) ; Hélène Morlon (CNRS Paris, ERC PANDA) ; Julien Nicolas (CNRS Châtenay- Malabry, ERC THERMONANO) ; Tatiana Nikitina (CNRS Villejuif, ERC SpeechReporting) ; Patrik Nosil (CNRS Montpellier, ERC EE-Dynamics) ; Benjamin Péret (CNRS Montpellier, ERC LUPIN ROOTS) ; Julie Perroy (CNRS Montpellier, ERC VerticalCITY) ; Gabriel Peyre (CNRS Paris, ERC NORIA) ; Sébastien Pfeffer (CNRS Strasbourg, ERC RegulRNA) ; Vincent Pilloni (CNRS Lyon, ERC HiCoShiVa) ; Thierry Poinsot (CNRS Toulouse, ERC INTECOCIS et SCIROCCO) ; Damien Pous (CNRS Lyon, ERC CoVeCe) ; Thomas Pradeu (CNRS Bordeaux, ERC IDEM) ; Benjamin Prud’Homme (CNRS Marseille, ERC SPOT.COM) ; Benoit Pujol (CNRS Perpignan, ERC ANGI) ; Lluis Quintana Murci (CNRS Paris, ERC EVOIMMUNOPOP) ; Sylvain Raffaele (INRA Toulouse, ERC VariWhim) ; Laurent Remusat (CNRS Paris, ERC HYDROMA) ; Sébastien Renaux-Petel (CNRS Paris, ERC ERC GEODESI) ; Simon Riche (Université Clermont Auvergne (ex-CNRS) Clermont-Ferrand, ERC ModRed) ; Mickael Rigault (CNRS Lyon, ERC USNAC) ; Eduardo Rocha (CNRS Paris, ERC Evomobilome) ; Barbara Romanowicz (College de France Paris, ERC WAVETOMO) ; Nicolas Rougerie (CNRS Grenoble, ERC CORFRONMAT) ; Anne Royou (CNRS Bordeaux, ERC NoAneuploidy) ; Jean-baptiste Sallée (CNRS Paris, ERC WAPITI) ; Anne-Virginie Salsac (CNRS Compiègne, ERC MultiphysMicroCaps) ; Laurent Sanchez-Palencia (CNRS Palaiseau, ERC ALoGlaDis) ; Gilles Schaeffer (CNRS Palaiseau, ERC ExploreMaps) ; Alexandre Schubnel (CNRS Paris, ERC REALISM) ; Fekrije Selimi (CNRS Paris, ERC SynID) ; Justine Serrano (CNRS Marseille, ERC NEPAL) ; Antoine Simonneau (CNRS Toulouse, ERC OrFuNCo) ; Agathe Subtil (CNRS Paris, ERC NUChLEAR) ; Maria Tchernycheva (CNRS Palaiseau, ERC NANOHARVEST) ; teresa Teixeira (CNRS Paris, ERC D-END) ; Olivier Tenaillon (INSERM Paris, ERC GENPHENBACT) ; Simon Thorpe (CNRS Toulouse, ERC M4) ; Wilfried Thuillier (CNRS Grenoble, ERC TEEMBIO) ; Bertrand Toen (CNRS Toulouse, ERC NEDAG) ; Laszlo Tora (CNRS Illkirch, ERC BIRTOACTION) ; Alice Travers (CNRS Paris, ERC TibArmy) ; Rufin Vanrullen (CNRS Toulouse, ERC P-CYCLES) ; Kenneth Vernick (CNRS Paris, ERC ANOPATH) ; Damien Voiry (CNRS Montpellier, ERC 2D-4- CO2) ; Claire Waelbroeck (CNRS Gif-sur-Yvette, ERC ACCLIMATE) ; Timothy Wai (CNRS Paris, ERC Mitomorphosis) ; Aleksandra Walczak (CNRS Paris, ERC RECIGNIZE et STRUGGLE) ; Florian Waszak (CNRS Paris, ERC HUVAC) ; Henri Weimerskirch (CNRS Chizé, ERC EARLYLIFE et OCEAN SENTINEL) ; Jean-Yves Welschinger (CNRS Lyon, ERC RealUman) ; Claire Wilhelm (CNRS Paris, ERC MaTissE) ; Antoine Wystrach (CNRS Toulouse, ERC EMERG-ANT) ; Gael Yvert (CNRS Lyon, ERC SiGHT) ; Francesco Zamponi (CNRS Paris, ERC GlassUniversality)

RogueESR est un collectif de membres de la communauté académique. Il rassemble celles et ceux qui font vivre ses institutions au quotidien et qui souhaitent défendre un service public de l’enseignement supérieur et de la recherche, ouvert à toutes et tous.