Ces luttes que les médias du système censurent : énergie, industrie, fonction publique…

Ces derniers temps, présidentielle oblige, les médias du système déversent à 100% de leurs émission “d’information” la propagande des candidats du système (Fillon, Macron, Hamon & Le Pen) ne s’interrompant guère que pour cogner sur les candidats qui s’élèvent – aussi timidement soit il – contre l’exploitation capitaliste et la dictature du Capital. Rigolant de l’ouvrier Philippe Poutou, attaquant violemment Jean Luc Mélenchon. Et pour faire bonne mesure, les chiens de garde du système comme les avaient surnommer le documentaire de G Balbastre censure totallement les luttes en cours. Pourtant, la présidentielle n’a pas effacée la des classes. Bien au contraire. Revue des luttes de ces derniers jours par la rédaction d’Initiative Communiste avec les syndicalistes du Front Syndical de classe.

ENERGIE : grève la 14 mars contre le gel des salaires

Contre le gel du salaire de base et les réductions d’effectifs, la CGT appelle jeudi 9 mars à une nouvelle dans le secteur français de l’électricité et du gaz. Celle-ci aura lieu mardi 14 mars.

La CGT a appelé jeudi les salariés à une nouvelle journée de grève mardi prochain dans le secteur français de l’électricité et du gaz, au coeur d’un conflit sur les salaires depuis le début de l’année.

« Les fédérations réunies ce jour ont partagé leur analyse suite à la journée d’action du 7 mars qui confirme la forte mobilisation du 31 janvier 2017 », a déclaré le syndicat, première fédération du secteur de l’énergie, dans un communiqué. « Constatant le refus des employeurs de répondre aux revendications des salariés, les cinq fédérations unanimes décident d’une nouvelle journée d’actions et de grève le mardi 14 mars 2017. »

Le syndicat, qui s’oppose au gel du salaire de base programmé en 2017 dans le secteur et aux réductions d’effectifs chez EDF, met aussi en garde contre une amplification du mouvement dans l’électricité et le gaz. Mardi, une grève similaire a réduit de 4,9 gigawatts la production française d’électricité.

ville de RENNES : la mobilisation face au refus de négocier !

À l’appel de l’intersyndicale CGT, FO et Sud, environ 200 agents territoriaux ont manifesté jeudi midi devant les locaux de Rennes métropole. Ils demandent la réouverture des négociations sur le Parcours professionnel carrières rémunérations (PPCR). Mais ils ont reçu une fin de non-recevoir et leur délégation n’a pas été reçue. Les syndicats dénoncent une politique du mépris.

Le 2 mars, Hubert Chardonnet, maire adjoint chargé du personnel et de la sécurité avait lancé un ultimatum. “Soit les organisations syndicales signent cet accord et ce sera une avancée majeure pour tous les agents territoriaux, soit il n’y aura rien du tout. Et il n’est pas question de nouvelles négociations.”

Pas de rencontre

Mais pour la CGT, FO et Sud le compte n’y est pas et les organisations syndicales ont demandé une nouvelle rencontre avec la maire de Rennes. Et pour appuyer leur demande, ils ont manifesté ce jeudi midi devant les locaux de Rennes métropole et bloqué une partie des accès à l’avenue Henri-Fréville.

« Ils refusent de nous rencontrer même pour discuter, regrette Daniel Mollo. Ça ne pourra conduire qu’à un durcissement du mouvement.  »

Bras de fer de la CGT chez Aréva Malvesi à Narbonne!

SOURCE : Le site de la CGT Unilever Le Meux

Plus d’une centaine de manifestants étaient présents, hier matin, sous la pluie, devant le site d’Areva Malvési, à l’appel de la CGT. On n’avait pas vu autant de monde depuis quelque temps. De sorte que Fabrice Péréa, élu CGT, était conforté dans la décision de poursuivre la lutte.

« La CGT ne rentrera pas dans l’usine sans rien et tant qu’il n’y aura pas signature de l’accord. Les gars sont remontés et déterminés. C’est une honte qu’un groupe comme Areva, détenu à 87 % par l’État, gère une situation de la sorte ».

La CGT demande l’arrêt des suppressions d’emplois (plan de départs volontaires de 24 % en 2016), une prime de compensation et déplore la suspension des contrats de travail de 95 salariés en lutte (Areva Malvési, c’est 260 salariés).

Lors de l’AG, il a été acté qu’une délégation irait, cet après-midi, à la rencontre de la direction, à Tricastin. Cette délégation sera accompagnée par de nombreux collègues. La CGT appelle à une manifestation de soutien devant la sous-préfecture de Narbonne, demain mercredi, à 17 heures.

Le communiqué de la direction d’Areva

“La direction d’Areva invite les organisations syndicales à une table ronde de concertation. Suite au mouvement social en cours sur le site Areva de Malvési, depuis le 31 janvier, afin de sortir durablement du conflit et permettre au site de retrouver un fonctionnement normal, Antoine Troesch, directeur de la Business Unit Chimie Enrichissement d’Areva et membre du comité exécutif du groupe, invite les organisations syndicales à une table ronde de concertation, aujourd’hui mardi 7 mars après-midi. Cette table ronde se tiendra sur le site du Tricastin, en présence de la direction de Malvési. La direction rappelle qu’elle s’est vu contrainte, jeudi dernier, après avoir informé et consulté le CHSCT et le CE, de suspendre les contrats de travail d’une partie du personnel affecté à la production de l’usine. Après plusieurs arrêts et redémarrages successifs, les installations ont en effet dû être mises progressivement à l’arrêt pour des raisons de sécurité liées au risque de saturation de ses cuves d’effluents recyclables.”

Noisy le Sec , OURRY, 3e jour de grève !

Les luttes se poursuivent et se développent sans attendre la présidentielle!

 

Forte mobilisation le 7 mars

Le communiqué de la CGT :

Aujourd’hui, des dizaines de milliers de salariés de la santé, des organismes sociaux, de la fonction publique d’État et des collectivités territoriales se sont mobilisés pour dire leur ras-le-bol de leurs conditions de travail, de l’épuisement professionnel, de leurs salaires insuffisants, du manque de personnel et de moyens.
Tous exigent un service public de qualité pour répondre aux besoins des usagers et non voué à la recherche effrénée de la rentabilité.
Les salariés des secteurs de l’Énergie restent toujours mobilisés, comme tous les mardis depuis plusieurs semaines, pour la revalorisation des salaires et contre la casse des industries électriques et gazières.

Les salariés d’Air France étaient aussi en grève aujourd’hui pour leurs salaires, tout personnel confondu.
À Paris, 35 000 manifestants ont défilé. En territoires, plus de 50 manifestations ont été décomptées ainsi que de très nombreux établissements en grève. Par exemple, à l’hôpital de Hauteville (01), on comptait 47% de grévistes. Du jamais vu !
À Tarbes (65), les salariés de la polyclinique de l’Ormeau étaient massivement présents dans la manifestation.
À Nice (06), 50% des crèches sont restées fermées, de même qu’une trentaine de cantines scolaires.
Partout, le climat était revendicatif et les salariés au rendez-vous de la mobilisation.
Demain, 8 mars, les initiatives prévues pour la journée de et de manifestations pour les droits des femmes sont très nombreuses.

Il s’agit maintenant de faire converger toutes les mobilisations pour réussir la journée interprofessionnelle du 21 mars prochain.

Montreuil, le 7 mars 2017