#Lubrizol de la catastrophe industrielle à la catastrophe écologique et sanitaire ?

Au petit matin du 26 septembre 2019, l’usine de conditionnement de produits pétroliers Lubrisol dans la banlieue de prend feu. Un gigantesque incendie fait rage dans les dépôts de cette entreprise classée SEVESO en raison des risques industriels qu’elle présente. La situation est très sérieuse puisque le plan d’opération interne a été déclenché puis le PPI – plan particulier d’intervention- qui n’est déclenché qu’en cas de conséquences graves à l’extérieur du site

D’impressionnant panaches de fumée se dégagent de l’usine toute la journée, atteignant plus de 25km en continue, les fumées et odeurs sont perceptibles jusque dans la Somme voir dans le nord de la France.

Le préfet de département fait une communication peu rassurante, indiquant que les fumées n’ont pas une “toxicité aigues” puisqu’elles ne contiendraient essentiellement que des oxydes de soufre et d’azote mais pas de trace d’hydrogène sulfuré, gaz très dangereux.

L’usine se situe en bordure de Seine et il était craint que des rejets d’hydrocarbures atteignent la Seine.

Devant l’ampleur de la pollution, nombreux sont ceux qui a proximité de l’usine craignent pour leur santé, d’autant plus inquiets que l’on se souvient que le régime Macron avait écarté toute pollution au plomb lors de l’incendie de la cathédrale de Paris, avant que des mois plus tard, les analyses révèlent qu’il y avait bien eu une pollution problématique pour la santé.

Des fumées sans “toxicité aigue”… mais des pluies noires tombent sur la région

Les nombreux témoignages qui remontent sur les réseaux sociaux font état, malgré la communication rassurante jusqu’au déclaration de Castaner, de personnes affectées de maux de tête et de nausées.

Surtout de nombreuses images montrent des phénomènes de pluies noires sur des kilomètres alentours.

Les habitants craignent des pollutions par les hydrocarbures à grande échelle. Le gouvernement est silencieux, Macron préférant faire un mauvais coup de com’ sur le décès de Jacques Chirac.

Des fumées “pas extrêmement toxiques”… mais des mesures de confinement

Si la préfecture a refuser de procéder à des mesures d’évacuation, ordonnant toutefois le confinement des populations sensibles, tout en faisant usage des sirènes d’alerte, elle a fait procéder à la fermeture des établissements scolaires dans un large périmètre.

Surtout, la chambre d’agriculture, constatant de larges retombées d’hydrocarbures a demandé à ses agricultures de rentrer de toutes urgences leurs animaux et de ne pas procéder aux récoltes.

La situation est d’autant plus inquiétante que le journaliste de Télérama Samuel Gontier a révelé que des produits radioactifs étaient également stockés sur le site

Des manquements constatées dans cette usine par le passé

Le site Seveso a connu plusieurs incidents, ces dernières années, notamment une fuite de gaz en 2013 et de l’huile minérale déversée dans le réseau d’évacuation des eaux pluviales en 2015.

L’accident de 2013, une fuite importante de gaz Mercaptan, avait incommodé des dizaines de milliers de personnes (lire ici).

Il y a deux ans, les services de contrôle du Ministère de l’ avait du proposer au préfet de mettre en demeure l’industriel de procéder à des mises en sécurité, notamment en raison de manquement … dans la protection incendie.

Cela n’empêchait évidemment pas la promotion immobilière, non loin du site

Rappelons que le régime Macron c’est la réduction constante des moyens du ministère de l’écologie, qui a la charge entre autre, du contrôle des installations industrielles (ICPE). C’est également le régime qui a institué un droit discrétionnaire pour les préfets de déroger aux normes environnementales. Des normes faites pour protéger non seulement les écosystèmes, mais surtout la sécurité et la santé.

JBC pour www.initiative-communiste.fr