Léon Landini FTP MOI : “entrons dans la nouvelle résistance, celle qui vise à relancer la lutte pour le socialisme en brisant les chaînes de l’Union européenne !” [30 mai 2015 – Discours]

30mai paris (66)Je demande aux camarades suivant :        

  • William Roger, pour le des Cercles Communistes.
  • Georges Gastaud, pour le Pôle de Renaissance  en France.
  • Marie-Christine Burricand, pour le réseau,  faire vivre et renforcer le PCF.

De bien vouloir venir me rejoindre.     

 Si un ou une représentante des autres partenaires des Assises le souhaitent, ils ou elles seront les bienvenus à nos côtés.

Notre camarade Saïd Bouamama assurera l’animation.

Mais avant de passer la parole aux orateurs, je voudrais en quelques mots faire le lien entre la Résistance Communiste d’hier et celle d’aujourd’hui et cela est d’autant plus nécessaire, que vous avez pu observer que Hollande a scandaleusement maintenu l’exclusion contre les communistes de pénétrer au Panthéon, en ne laissant aucune place aux grands Résistants issus du Parti des fusillés.

 Chers amis, camarades et citoyens

Je tiens à saluer les organisations étrangères et les personnalités qui, non membres du Comité de Liaison des Assises, soutiennent le rassemblement de ce jour :

Nous avons reçu le soutien de personnalités et organisations étrangères sans qu’il ne soit possible de tous les citer, il s’agit :

  • du Parti Communiste de Pologne par la voix de Zbignew Wictor.
  • Le Parti Communiste de la Suisse italienne par la voix de son secrétaire général Massimiliano Arif-Ay
  • Le Parti Communiste de Biélorussie
  • Le Parti SADI du Mali
  • Le Parti Communiste ouvrier de Russie
  • Nines Maestro, une camarade d’Espagne, militante de Red Roja, très active dans la lutte contre l’OTAN, elle est parmi nous et que nous remercions particulièrement de s’être déplacée.
  • Miguel Orbano Rodriguez ancien député Communiste portugais au Conseil de l’Europe.
  • Georges Hallermayer militant communiste allemand.
  • Quim Boïs, membre du Conseil présidentiel de la FSM, secrétaire général de l’Union Internationale des pensionnés et retraités de la FSM.
  • Parti Communiste Danois.
  • Le PPK.   Le parti communiste Grec.

En France, pardonnez-moi de ne pas citer toutes les personnalités qui nous soutiennent, faute de temps. Mais je vais tout de même citer quelques noms :

  • Pierre  Pranchère, ancien député communiste, ancien des maquis de Corrèze.
  • Aurélien Djament, Chercheur scientifique et syndicaliste.
  • Roger Silvain,  importante figure de la métallurgie CGT en 1968.
  • Annie Lacroix-Riz, historienne.
  • Yves Vargas, philosophe.
  • Gilbert Rodriguez, syndicaliste.
  • Gautier Weimann, secrétaire de la cellule PCF de Leforest.
  • Hermine Landini – Pulvermacher, Ancienne FTP-MOI, ancienne secrétaire générale du groupe parlementaire  PCF à l’Assemblée Nationale.
  • Pasquale Noizet et Caroline Andréani membre du Conseil National du PCF.
  • Jean-Luc Pujo, Président des Clubs penser la France.
  • Francis Arzalier, Historien.
  • Odile Hage maire adjointe de Douai, secrétaire de la section du PCF de Douai

         Très chers amis,

C’est un honneur pour moi, ainsi qu’une grande émotion, que de pourvoir au soir de ma vie  présider ce meeting de Résistance.

Meeting réalisé à l’appel des Assises du Communisme  et en présence de nombreuses personnalités syndicalistes et de véritables républicains.

Cette émotion chez moi se perpétue en voyant, comme cela se passait dans notre maquis,  flotter côte à côte le drapeau tricolore des sans culottes et le drapeau rouge des travailleurs frappé de la faucille et du marteau.

Qui aurait pu imaginer il y a 70 ans qu’un jour nous serions contraints, pour faire respecter la démocratie, de descendre dans la rue.

En effet, il y a dix ans le 25 mai 2005 près de 16 millions de français ont refusé, lors d’un référendum, d’être assujetti à une Union européenne que nous ne voulions pas.

Bien avant l’invasion de l’URSS par les nazis, mes camarades et moi-même avions déjà pris les armes pour libérer notre pays.

A l’époque, pour nous, les motivations étaient claires, il s’agissait de combattre le fascisme qui menaçait d’engloutir la France et l’Europe.

Nous étions portés par le PCF de Maurice Thorez et de Jacques Duclos, patriote et internationaliste, ce qui faisait que même dans les moments les plus difficiles, nous avions au fond du cœur la conviction que l’URSS serait le rempart des peuples contre le nazisme.

Cette conviction se changea en certitude après la bataille de Stalingrad.

Après cette victoire nous savions que désormais tous nos sacrifices ne seraient pas vains et qu’ils allaient nous permettre d’aller, le cœur rayonnant de joie,  vers des Jours Heureux.

C’est sous la bannière du vrai Front National pour la Libération et  l’indépendance de la France, qui était animé par le PCF clandestin, que nous avons combattu.

Ensuite ce fut sous la bannière du Conseil National de la Résistance et de son programme inspiré par Pierre Villon, que nous avons mené nos combats.

Avec ce programme, nous avions la certitude, que nous n’avions pas combattu pour rien, que notre pays allait enfin pouvoir vivre dans un monde pour lesquels nous avions fait tant de sacrifices.

La victoire sur le nazisme et la mise en place du  programme du , permirent, qu’entre 1945 et 1947 les Ministres Communistes suivants : Croizat, Thorez, Marcel Paul, Billoux, Tillon, Wallon, et Joliot-Curie, purent appliquer ce programme, qui nous assurait : La Sécurité Sociale, les retraites par répartition, les conventions collectives, les statuts, les nationalisations, le renouveau de l’éducation nationale et de la recherche.

C’est sous l’égide de cette Union Européenne que nous imposent le MEDEF, l’UMP, le PS, que nous voyons notre indépendance nationale piétinée, que notre pays n’a plus aucune souveraineté et que parler de démocratie n’est plus de mode.

Tous les acquis du programme du CNR sont attaqués et disparaissent les uns après les autres.

Que la souveraineté du peuple qui avait refusé cette Constitution, soit amené à voir violés les  services publics, les statuts, les Conventions salariale de branche, le secteur public industriel, la bataille du produire en France menée contre les trusts en 1945, soient attaqués sans relâche au nom du MEDEF.

C’est d’ailleurs Denis Kessler, qui avait appelé à « Démanteler le programme du CNR ».

C’est dans son manifeste « besoin d’aire » que le MEDEF invite à mettre fin à l’histoire de France, puisqu’il propose de substituer à la République, une, laïque et indivisible, des euro-régions et des métropoles, s’adonnant au tout anglais, des Etats-Unis d’Europe pilotés depuis Berlin et Washington, avec pour finalité d’écraser le monde du travail et d’expulser définitivement de la scène historique ce peuple français qui a donné au monde la Révolution, la Commune de , le Front Populaire et les conquêtes de la Libération.

Ah qu’ils seraient heureux les oligarques qui dominent le monde s’ils pouvaient, après avoir vaincu provisoirement la Révolution d’octobre, déshonorer définitivement le pays de Robespierre, de Louise Michel, d’Henri Barbusse et de Pierre Villon !

Ce n’est pas tout : non content de détruire les conquêtes de notre pays, les eurocrates ont fait le nécessaire pour que face à leurs exactions, la seule alternative apparente soit le FN, c’est-à-dire l’extrême droite xénophobe et raciste, qui feint de défendre l’indépendance de notre pays alors qu’elle ne veut ni sortir de l’euro, ni sortir de l’UE.

Un piège terrible s’ouvre devant les travailleurs, sommés de choisir entre les maastrichtiens du PS et de l’UMP, et le rassemblement bleu marine qui, en collusion avec toute une partie de l’UMP, n’offre pour toute perspective à notre peuple désorienté que la perspective  du capitalisme avec ses guerres extérieures et communautaires, sa guerre contre les travailleurs, les chômeurs, les fonctionnaires et les immigrés.

Eh bien nous communistes disons : cet étau mortel sera brisé en abandonnant le mensonge désarmant d’une Union Européenne sociale, pacifique et démocratique que cultivent le Parti de la Gauche Européenne et la Confédération Européenne des Syndicats.

Nous sommes ici pour appeler, dans l’unité et avec nos différences, les communistes à l’unité d’action, les syndicalistes au combat de classe, les patriotes progressistes au rassemblement, à rompre avec ce mensonge de l’Europe sociale qui abandonne le terrain à la droite, au PS et au FN.

Action communiste normande – Polex rouge – Rouges vifs – Rassemblement des cercles communistes –  Pôle de Renaissance Communiste en France, Réseau Faire vivre et développer le PCF, tous ensembles nous appelons aux trois sorties,

  •  Sorties de l’euro, ce dispositif monétaire    visant à étrangler les peuples.
  • Sortie de l’OTAN, qui strangule l’Ukraine et nous mène à la guerre.
  • Sortie de l’Union Européenne, qui n’est qu’une dictature supranationale du grand capital.

 

On ne « démocratise » pas les dictatures capitalistes, on ne les « humanise »  pas, on les affronte et on les brises !

 C’est seulement ainsi qu’on rouvrira à notre peuple une alternative antifasciste, populaire et patriotique.

Pour conclure, je tiens à féliciter les Assises du communisme pour le meeting d’aujourd’hui.

Tous ensemble, dans nos différences, et sans redouter de nous adresser à tous les vrais démocrates, entrons dans la nouvelle résistance, celle qui vise à relancer la lutte pour le socialisme en brisant les chaînes de l’Union européenne !

 

 

 

 

Commentaire de lecteur “Léon Landini FTP MOI : “entrons dans la nouvelle résistance, celle qui vise à relancer la lutte pour le socialisme en brisant les chaînes de l’Union européenne !” [30 mai 2015 – Discours]