Jacques TOUBON, le Défenseur des droits, exige l’interdiction des flashballs !…

Macron doit cesser de faire tirer sur les manifestants !

C’est une décision qui doit être appliquée immédiatement : le défenseur des droits exige l’interdiction des flashball contre les manifestatants. Saisi par des dizaines de victimes des frappant le mouvement social et notamment ces dernières semaines les des , le Défenseur des droits Jacques Toubon a demandé jeudi 17 janvier la “suspension” de l’usage des lanceurs de balle de défense (LBD). Il a dit  “espérer que le gouvernement prendra des dispositions” sur l’usage des lanceurs de balles de défense (LBD), utilisés par les forces de l’ordre notamment lors des manifestations de “Gilets jaunes”, “devant l’évidence aujourd’hui de (leur) dangerosité”.

Plus de 2000 manifestants ont été sérieusement blessés. D’après les différents recensement de la presse ou des Gilets jaunes sur les réseaux sociaux, que nous avons pu consulter, on peut évaluer à au moins une centaine le nombre de blessés graves. Libération dénombre de façon certaine 94 blessés graves dont 64 par des tirs de flashball. Il faut également rappeler qu’une vieille dame de 80 ans a été tuée suite à un tir de grenade lacrymogène par la police à Marseille. D’après Désarmons-les, 4 manifestants au moins ont eu la main arrachée (grenades GLI F4) et 17 ont été éborgnées (balles de LBD 40). Au moins deux manifestants se sont retrouvés dans le coma suite à un tir de balle en caoutchouc à la tête. Rappelons que si le ministère de l’intérieur communique sur le chiffre de 1000 blessés dans les rangs des forces de répressions, libération n’a pu dénombrer aucun blessés graves.

Cette revendication du défenseur des droits n’est pas une surprise. De fait, les violences policières employées de façon massive contre le mouvement social ne datent pas du mouvement des Gilets jaunes, même si de nouvelles limites dans l’horreur ont été franchies. C’est le gouvernement Valls-Macron, sous Hollande, qui a inauguré la méthode de l’attaque directe des manifestations syndicales, notamment lors des manifestations ultra massives du mouvement contre la Loi Travail, utilisant les mesures de l’état d’urgence pour réprimer la contestation sociale. Manifestation encagée, gazage systématique des cortèges, charges tous azimuts visaient alors les manifestants, tandis que les groupes de casseurs étaient bien évidemment laissés en action pour pouvoir utiliser les images de casse aux JT de 20h et en boucle sur les chaines d’infos. Des violences massives également contre la ZAD de Notre Dame des Landes ou celles de Sivens. Pour la première fois depuis des décennies, un jeune manifestant perdait la vie, explosé par une grenade sur le chantier illégal du barrage de Sivens. C’est pourquoi le défenseur des droits, abondamment saisi et dont c’est la mission, avait lancé une commission d’enquête.

Dans son rapport de décembre 2017 sur le maintien de l’ordre, il démontrait  ” le caractère inadapté au maintien de l’ordre des lanceurs de balles de défense” et ordonnait déjà comme recommandation n°2 :

“RECOMMANDATION n°2:
Au regard des réclamations liées à l’usage du LBD 40×46 dans le cadre du maintien de l’ordre , de sa dangerosité et des risques disproportionnés qu’il fait courir dans le
contexte des manifestations, le Défenseur des droits recommande d’interdire l’usage des lanceurs de balle de défense dans le cadre d’opérations de maintien de l’ordre, quelle que soit l’unité susceptible d’intervenir”

Normalement le préfet de police de Paris a interdit l’usage dans les opérations de maintien de l’ordre du LBD 40×46. Une décision suspendue puisque ces armes ont été massivement employées à Paris contre les Gilets jaunes, y compris par des voltigeurs circulant à moto ainsi que des unités non formées au maintien de l’ordre, sans aucun doute sur ordre de Macron et Castaner, qui porte l’entière responsabilité du sang versé en raison des violences policières résultant de la décision d’équiper les policiers et gendarmes de ces armes et de les autoriser à tirer sur les manifestants.

A l’opposé de l’ordre donné par le Défenseur des droits, Macron et Castaner ont ordonné l’achat de plus de 1000 LBD 40×46 supplémentaires ainsi que d’armes à répétition, ainsi que l’achat de millions d’euros de grenades explosives.

Pire le 12 janvier, ordre a été donné d‘équiper les CRS et gendarmes de fusils d’assault et de déployer des snipers dans le cadre des opérations de répression des manifestations.

Il y a donc urgence à faire appliquer la décision recommandé par le défenseur des droits. Il y a urgence à stopper la En Marche, et à se mobiliser tous ensemble et en même temps face au régime Macron UE MEDEF, dont la de classe ensanglante la France des travailleurs !

 


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