La Confédération européenne des syndicats. Contre-pouvoir ou instrument d’intégration au service de la construction européenne ? par Stéphane Sirot

L’historien spécialiste des luttes sociales et du syndicalisme en France poursuit son travail de recherche. Il publiera au mois de décembre 2019 une nouvelle borchure, la 6e d’une série consacrée aux problématiques sociales et syndicale, qui est déjà commandable par un bon de souscription auprès des éditions l’Arbre Bleu.

Sont déjà parus :

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  • « Démocratie sociale » et « dialogue social » en France depuis 1945. Construction idéologique et politique d’une pratique sociale, mai 2017.
  • L’institutionnalisation du syndicalisme. Etapes, formes et problèmes, octobre 2017.
  • La grève en France au XXIe siècle. Epuisement ou métamorphose de la régulation conflictuelle ?, juin 2018.
  • Syndicalisme et politique. Des liaisons dangereuses ou des liens qui libèrent ?, décembre 2018.
  • Quelle unité syndicale en France ? Histoire et actualité d’un vieux problème, août 2019.

La Confédération européenne des syndicats. Contre-pouvoir ou instrument d’intégration au service de la construction européenne ? par Stéphane Sirot

Lors du dernier congrès confédéral de la CGT en mai 2019, la question de ses affiliations internationales a donné lieu à de vifs débats. C’est notamment l’appartenance de la centrale à la Confédération européenne des syndicats () qui était ainsi contestée. Ce rassemblement aujourd’hui
présidé par le dirigeant de la CFDT Laurent Berger et qui annonce compter « 90 confédérations syndicales nationales réparties dans 38 pays ainsi que dix fédérations syndicales européennes », illustre aux yeux d’un nombre croissant de militants l’intégration de leur confédération dans des processus
institutionnels d’accompagnement de l’ordre dominant, contraires au syndicalisme de « classe et de masse » historiquement défendu par la CGT.
Fondée en 1973-1974 et prenant racine dans de précédentes initiatives de coordination du syndicalisme dans le cadre de la construction européenne, la CES rassemble longtemps pour l’essentiel des organisations marquées pas leurs origines chrétiennes ou social-démocrates. Les syndicats de culture communiste s’y rallient plus tardivement, après avoir revisité leurs conceptions du syndicalisme, leur rapport aux institutions et, plus généralement, au politique.
Alors, la CES s’inscrit-elle parmi les instruments d’émancipation du monde du travail ? Peut-elle à tout le moins participer à l’amélioration de ses conditions d’existence au sein d’une Union européenne résolument libérale ? Est-elle au contraire un rouage institutionnel parmi d’autres, symbolisant la porosité contemporaine d’une part du champ syndical avec les sphères du pouvoir ?


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