par Floréal – PRCF – le 13/12/2021 – Déjà en 2017, ce parti de rentiers nantis que sont devenus les LR, pas plus « républicains » (sauf par antiphrase, comme l’est Trump aux USA) qu’ils ne sont gaullistes (car, quoi que l’on pense d’autres aspects de son héritage, de Gaulle n’a jamais rampé ni devant Berlin – bien évidemment – ni devant Washington, ni… devant Bruxelles, à la différence de celui que, même ses amis, appelaient « Sarko l’Américain ») avait choisi pour les représenter à la présidentielle le candidat le plus réac (certes la concurrence était rude!), le plus antisocial (il voulait massacrer la Fonction publique et c’était lui qui, en 2003 et en 2010, avait déjà démoli les droits à pension), le plus clérical… et le plus frico-obsédé: le dénommé Fillon, actuellement en délicatesse devant les juges pour cause d’emploi fictif, mais hautement lucratif, attribué à son épouse: il n’y a pas de petits profits dans ces milieux de squales dont le vrai Dieu est le Tout-Profit!

Les LR ont désormais en Valérie Pécresse une candidate qui, comme eût dit Lénine, est « réactionnaire sur toute la ligne »: elle aussi veut saigner à blanc la fonction publique, comme si ce n’étaient pas ces maudits agents publics qui, en première ligne de l’épidémie, venaient de sauver le pays (infirmières, pompiers, enseignants, les voilà les « budgétivores »…), elle se réclame de l’odieuse Thatcher (joli modèle pour une candidate qui parle sans rire de « fierté française »), et comme elle, elle compte employer la manière forte contre le mouvement ouvrier tout en réduisant encore et encore l’impôt des riches. Pire que Thatcher, qui tenait du moins la dragée haute aux eurocrates au nom du patriotisme britannique, Pécresse n’a rien à redire à l’euro-dissolution en cours de la France; elle s’acharne même comme personne sur la langue française dont elle prétend qu’elle est « une langue en déclin », qu’elle bafoue à Région francilienne avec son nouveau « pass Navigo Easy ». C’est Lady Pécresse aussi qui s’est vantée, quand elle était ministre des Universités de Sarkozy, de « faire sauter le tabou des cours en anglais à l’Université »…

Quant à Ciotti, les « républicains » qui ont voté pour lui et l’ont placé en tête de la primaire ont voté du même coup pour la mise en place en France d’un « Guantanamo à la française » (comme si, au pays de Voltaire, l’homme qui réhabilita Callas, et d’Henri Alleg, l’auteur de « la Question », le retour de la torture pouvait être un projet « à la française »!): c’est-à-dire pour un lieu  de non-droit où, sur simple décision de l’autorité civile ou militaire, on pouvait détenir des gens sans procès et même les torturer à merci pourvu qu’ils fussent « musulmans » et suspects de terrorisme. Joli « républicain », vraiment, ce Ciotti!

Et ce n’est pas tout: ces nantis bien-pensants, qui vont-à-la-messe mais pour qui, comme dit Brassens, « l’Évangile c’est de l’hébreu », n’ont rien à redire au fait que Sarko, leur idole, passe sa vie à comparaître devant les tribunaux, que Fillon s’est discrédité par sa cupidité maladive, et que Guéant, ancien ministre de l’Intérieur (chef de la police, donc!), est actuellement en cabane suite à ses tripatouillages financiers…

Mon Dieu, débarrassez-nous de tels « républicains »: des ennemis de la République, nous nous en chargerons nous-mêmes !